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1108 L’INITIATION . ._vM.aæ æwæu_..u _ . \ innombrable de points mathématiques en mouvement rectiligne. Elle s’achève par le concours successifde deux spon tanéités hiérarchisées qui rassemblent ces points en deux synthèses progressives. Ces pensées créatrices produisent les premières. formes dans le néant. C’est ainsi que l’on voit appa raître l’un après l’autre, et l’un au sein de l’autre: l’Eon, fluide primitif, inerte ; l’Ether, fluide élastique, et le Protyle (Ether additionné d’atomes chimiques) que nous pouvons appeler la Lumière (I), fluide élas tique mis en vibration par les atomes qui y flottent, l’aspirent en tourbillons, y rayonnent, s’y condensent en matière, en soleils. ’ Crookes nous a dit comment les corps simples se sont formés dans ce protyle en quatre types princi paux (2); la chimie nous enseigne les innombrables produits qui résultent de leurs combinaisons ; la géo logie et l’astronomie nous disent comment ils se ras semblent en systèmes planétaires, solaires et nébuleux. Le P. Leray s’arrête au seuil de toutes ses construc tions cosmiques, sansy pénétrer, parce que là finissait la tâche qu’il s’était imposée. Nos positivistes se sont arrêtés à la même limite, mais en sens inverse, se refusant à entrer sur le domaine si admirablement exploré par ce savant géomètre; ils n’ont donc trouvé (1) On sait que, dans le spectre solaire, celui de la lumière qui a son maximun vers le milieu pénètre à sa gauche celui des rayons calorifiques, à sa droite celui des rayonschimiques ; il représente donc suffisamment les trois à lui seul. Le P. Leray observe lui-même qu’il entend les unir dans ses explications. (2) Voir la Chimie synthétique, chez Chamuel, éditeur.
2L’ASTRAL 1 09 d’autre puissance dans le monde que la force physique, et encore n’a-l-elle été reconnue que par les, plus hardis d’entre eux. Si telle était la réalité du Monde, il est clair qu’au bout d’un temps limité, un équilibre dynamique s’établirait entre tous les corps ainsi constitués et que dèslorsils rouleraient sans fin, dans un éternel silence, glacés, inertes, sur leurs orbes inutiles, ou que, tout au plus, finissant par tomber sur leurs centres solaires, ils seraient relancés au loin pour le recommencement indéfini des mêmes phases et de la même mort, sans cause, sans but, sans résultat! Ce cauchemar de désolation de nos savants positi vistes se dissipe aisément pour qui se pénètre des théories si simples du P. Leray ; on voit clairement par où pèchent les prémisses de cet immense para doxe : Laforce n’est pas une puissance, elle n’est, nous l’avons remarqué déjà, que l’instrument de la seule Puissance réelle, la spontanéité, l’Etre, en lutte contre la seule Résistance concevable, le néant, toutes deux formant l’essence de l’A bsolu. On ne s’explique pas pourquoi cette victoire crois sante de la Puissance sur la Résistance qui constitue le Travail évolutif du Monde, ou pour mieux dire cette fécondation progressive de l’Être par le Néant qui engendre l’Eon, l'Ether et le Protyle, s’arrêterait tout à coup, succombant dans une éternelle stérilité ! En fait, si la formation desindividualités minérales et géologiques, si celle des combinaisons chimiques elles-mêmes, si cette incessante modification de la matière première qui nous frappe partout ne paraissent
31 I0 L’INITIATION pas des preuves suffisantes d’une activité toujours plus grande, il faut bien en reconnaître au moins le progrès dans l’apparition de la cellule vivante au milieu des molécules minérales. Car nos matérialistes ont fait de vains efforts jusqu’ici pour expliquer la vie par le seul jeu des forces physiques; bien plus, ils ne peuvent interpréter même la moindre de ces variations darwiniennes sans faire intervenir à quelque instant, dans l’œuf, une force nouvelle, modificatrice, une spontanéité, par conséquent, absolument analogue à celle que le P. Leray nous montre élaborant la subs tance (I). Admettantdonc, de parles faits eux-mêmes, la réalité de ces Puissances secondes, essayons d’en lire la suite dans la nature, au delà de ce que notre savant et pro fond physicien vient de nous démontrer. a une Nos sciences positives l’ont tracée clairement : Aprèsla molécule minérale, nous trouvons la cellule vivante, puis l’individu complexe, végétal et animal dont cette cellule est l’élément. Une analyse plus approfondie nous donnerait une série plus complète, mais ce serait une recherche inutile ici, nous pouvons parfaitement nous contenter de cette série très large : L’Éon inerte. (I) . Lesda“l’mes .è L’Éther élastique. (2) (Créan°n e‘ a ma“ re)‘ Le Protyle, attractifet lumineux. (3) (I) Voir Quatrefages, Charles Darwin et le Darwinisme par Ed. de Hartmann.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1108 L’INITIATION . ._vM.aæ æwæu_..u _ . \ innombrable de points mathématiques en mouvement rectiligne. Elle s’achève par le concours successifde deux spon tanéités hiérarchisées qui rassemblent ces points en deux synthèses progressives. Ces pensées créatrices produisent les premières. formes dans le néant. C’est ainsi que l’on voit appa raître l’un après l’autre, et l’un au sein de l’autre: l’Eon, fluide primitif, inerte ; l’Ether, fluide élastique, et le Protyle (Ether additionné d’atomes chimiques) que nous pouvons appeler la Lumière (I), fluide élas tique mis en vibration par les atomes qui y flottent, l’aspirent en tourbillons, y rayonnent, s’y condensent en matière, en soleils. ’ Crookes nous a dit comment les corps simples se sont formés dans ce protyle en quatre types princi paux (2); la chimie nous enseigne les innombrables produits qui résultent de leurs combinaisons ; la géo logie et l’astronomie nous disent comment ils se ras semblent en systèmes planétaires, solaires et nébuleux. Le P. Leray s’arrête au seuil de toutes ses construc tions cosmiques, sansy pénétrer, parce que là finissait la tâche qu’il s’était imposée. Nos positivistes se sont arrêtés à la même limite, mais en sens inverse, se refusant à entrer sur le domaine si admirablement exploré par ce savant géomètre; ils n’ont donc trouvé (1) On sait que, dans le spectre solaire, celui de la lumière qui a son maximun vers le milieu pénètre à sa gauche celui des rayons calorifiques, à sa droite celui des rayonschimiques ; il représente donc suffisamment les trois à lui seul. Le P. Leray observe lui-même qu’il entend les unir dans ses explications. (2) Voir la Chimie synthétique, chez Chamuel, éditeur.
2L’ASTRAL 1 09 d’autre puissance dans le monde que la force physique, et encore n’a-l-elle été reconnue que par les, plus hardis d’entre eux. Si telle était la réalité du Monde, il est clair qu’au bout d’un temps limité, un équilibre dynamique s’établirait entre tous les corps ainsi constitués et que dèslorsils rouleraient sans fin, dans un éternel silence, glacés, inertes, sur leurs orbes inutiles, ou que, tout au plus, finissant par tomber sur leurs centres solaires, ils seraient relancés au loin pour le recommencement indéfini des mêmes phases et de la même mort, sans cause, sans but, sans résultat! Ce cauchemar de désolation de nos savants positi vistes se dissipe aisément pour qui se pénètre des théories si simples du P. Leray ; on voit clairement par où pèchent les prémisses de cet immense para doxe : Laforce n’est pas une puissance, elle n’est, nous l’avons remarqué déjà, que l’instrument de la seule Puissance réelle, la spontanéité, l’Etre, en lutte contre la seule Résistance concevable, le néant, toutes deux formant l’essence de l’A bsolu. On ne s’explique pas pourquoi cette victoire crois sante de la Puissance sur la Résistance qui constitue le Travail évolutif du Monde, ou pour mieux dire cette fécondation progressive de l’Être par le Néant qui engendre l’Eon, l'Ether et le Protyle, s’arrêterait tout à coup, succombant dans une éternelle stérilité ! En fait, si la formation desindividualités minérales et géologiques, si celle des combinaisons chimiques elles-mêmes, si cette incessante modification de la matière première qui nous frappe partout ne paraissent
31 I0 L’INITIATION pas des preuves suffisantes d’une activité toujours plus grande, il faut bien en reconnaître au moins le progrès dans l’apparition de la cellule vivante au milieu des molécules minérales. Car nos matérialistes ont fait de vains efforts jusqu’ici pour expliquer la vie par le seul jeu des forces physiques; bien plus, ils ne peuvent interpréter même la moindre de ces variations darwiniennes sans faire intervenir à quelque instant, dans l’œuf, une force nouvelle, modificatrice, une spontanéité, par conséquent, absolument analogue à celle que le P. Leray nous montre élaborant la subs tance (I). Admettantdonc, de parles faits eux-mêmes, la réalité de ces Puissances secondes, essayons d’en lire la suite dans la nature, au delà de ce que notre savant et pro fond physicien vient de nous démontrer. a une Nos sciences positives l’ont tracée clairement : Aprèsla molécule minérale, nous trouvons la cellule vivante, puis l’individu complexe, végétal et animal dont cette cellule est l’élément. Une analyse plus approfondie nous donnerait une série plus complète, mais ce serait une recherche inutile ici, nous pouvons parfaitement nous contenter de cette série très large : L’Éon inerte. (I) . Lesda“l’mes .è L’Éther élastique. (2) (Créan°n e‘ a ma“ re)‘ Le Protyle, attractifet lumineux. (3) (I) Voir Quatrefages, Charles Darwin et le Darwinisme par Ed. de Hartmann.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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