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1102 L’INITIATION C’est dans ce but qu’est soumis au lecteur ce simple essai de définition de l’Astral, non comme un égal des travaux profonds qu’il pourra consulter plus utilement, mais comme une actualité pressante, comme un appel à l’étude d’un sujet qu’on ne peut considérer sous trop d’aspects divers pour l’embrasser suffisamment. II On nous représente la Lumière astrale comme l’in termédiaire entre le monde supérieur et celui des choses terrestres, comme le médium plastique, le réceptacle de tous les germes, le moule de toutes les formes, le grand livre Où s’inscrivent les actes et les pensées elles—mêmes. Mais toutes ces indications, qui nous disent les qualités plutôt que la définition de la lumière astrale, ne nous en donnent pas une image assez nette; elles ne nous permettent pas de com prendre comment la pensée se traduit en réalités et se conserve dans ce médium invisible lui—même. Pour s’en faire une idée plus précise, il faut remonter jusqu’aux origines cosmogoniques. Nous devons au P. Leray sur ce magnifique sujet des notions d’une netteté et d’une autorité inconnues jusqu’à lui. Traitant la constitution atomique comme Newton a traité l’attraction, et Fresnel l’optique, selon la méthode normale qui complète l’une par l’autre l'intuition et la logique, il commence par une première hypothèse sur l’origine de la matière et la confirme ensuite par le calcul en prouvant qu’elle explique toutes les lois physiques et chimiques. J’ai dit hypo
2L’ASTRAL I03 thèse, il faut entendre plutôt la reprise de la tradition antique transmise notamment par le disciple et vul garisateur d’Albert le Grand, Saint Thomas : celle de la hiérarchie des esprits dans la nature. Par un trait de génie véritable, le P. Leray éclaire d’abord et complète cette tradition d’une définition toute nouvelle de l’atome. Il le représente comme la sphère d‘action d'un point mathématique animé dans cet espace d’une vitesse infinie, doué par conséquent de l’ubiquité complète, image réduite de la puissance Divine. Ce point, qu'il nomme la manade de l'atome, donnant ainsi un corps à la conception que Leibnitz tenait de Van Helmont, est, par sa mobilité, capable de résister en tous points aux forces extérieures qui atteignent la sphère et, par ainsi, de conserver la double intégrité de volume et de forme de son atome. Notez bien dès le début l’importance d’une pareille conception: L’atome, élément primaire de toute ma tière, n’a rien, absolument rien, de matériel; tout y est abstrait. La monade est un point mathématique, sans dimensions; sa sphère d’action n’est pas une enveloppe concrète, c’est une simple limite; on ne la peut concevoir que par la pensée; mais le mouvement, propriété essentielle de l’être, suffit à donner à ces deux entités un corps résistant, solide, impénétrable. Voilà donc subtilisée, idéalisée complètement, cette substance sur laquelle est fondée l’école matérialiste de tous les temps; elle n’est plus rien qu’une trinité d’entités spirituelles. Une initiative spontanée, celle de la Monade ; Une inertie, l’espace qui limite cetteactivité;
3104 L’lNIT1ATION Un acte, le Mouvement par lequel elle s’exerce. Autrement dit: Une volonté, un espace et une Force! Voilà rompu le fameux dilemme : « Pas de matière sans force ou pas de force sans matière. » La Matière n’est plus qu’une abstraction, un produit de la Force; la Force elle-même n’est que le mode d’action dans le Temps, de la Volonté sur l’Espace — de l’Etre sur le Néant l Physiquement, c’est-à—dire en se bornant comme les positivistes aux apparences révélées par nos sens, on n’aperçoit plus que la Force; mais, en remontant plus haut, on voit, dans la réalité des choses, qu’il n’y a rien dans le monde que l’Esprit; rien que les mani festations de son activité perpétuelle qui, dans l’infini des temps, épuise l’inépuisable Néant, par l’aspira tion de son amour infini l Cette manifestation, c’est la vie universelle, c’est le Monde, créé pour évoluer du néant à Dieu graduelle ment pressenti, découvert, aimé; à Dieu au sein de qui nous sommes, nous vivons et nous nous mou vons, suivant la profonde expression de saint Paul, puisque le Néant et I’Etre sont également de son essence absolue, sans s’y confondre. Du même coup, la Force trouve une représentation positive : c’est le point mathématique en mouvement ; mouvement nécessairement en ligne droite qui ne s’in fléchira qu’en s’opposant à lui-même par le choc d’autres points semblables, et selon les Lois de l’ini tiative suprême, Verbe de Dieu. ‘ La Force, en elle—même, est inerte, dénuée d’initia tive conservant, sans pouvoir la modifier, l’impulSion - +...r ....w..æW. _ .z.æ-«,»a-- mrÏè"mær——- -—.A—N. W?ævh?.æ.fi
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1102 L’INITIATION C’est dans ce but qu’est soumis au lecteur ce simple essai de définition de l’Astral, non comme un égal des travaux profonds qu’il pourra consulter plus utilement, mais comme une actualité pressante, comme un appel à l’étude d’un sujet qu’on ne peut considérer sous trop d’aspects divers pour l’embrasser suffisamment. II On nous représente la Lumière astrale comme l’in termédiaire entre le monde supérieur et celui des choses terrestres, comme le médium plastique, le réceptacle de tous les germes, le moule de toutes les formes, le grand livre Où s’inscrivent les actes et les pensées elles—mêmes. Mais toutes ces indications, qui nous disent les qualités plutôt que la définition de la lumière astrale, ne nous en donnent pas une image assez nette; elles ne nous permettent pas de com prendre comment la pensée se traduit en réalités et se conserve dans ce médium invisible lui—même. Pour s’en faire une idée plus précise, il faut remonter jusqu’aux origines cosmogoniques. Nous devons au P. Leray sur ce magnifique sujet des notions d’une netteté et d’une autorité inconnues jusqu’à lui. Traitant la constitution atomique comme Newton a traité l’attraction, et Fresnel l’optique, selon la méthode normale qui complète l’une par l’autre l'intuition et la logique, il commence par une première hypothèse sur l’origine de la matière et la confirme ensuite par le calcul en prouvant qu’elle explique toutes les lois physiques et chimiques. J’ai dit hypo
2L’ASTRAL I03 thèse, il faut entendre plutôt la reprise de la tradition antique transmise notamment par le disciple et vul garisateur d’Albert le Grand, Saint Thomas : celle de la hiérarchie des esprits dans la nature. Par un trait de génie véritable, le P. Leray éclaire d’abord et complète cette tradition d’une définition toute nouvelle de l’atome. Il le représente comme la sphère d‘action d'un point mathématique animé dans cet espace d’une vitesse infinie, doué par conséquent de l’ubiquité complète, image réduite de la puissance Divine. Ce point, qu'il nomme la manade de l'atome, donnant ainsi un corps à la conception que Leibnitz tenait de Van Helmont, est, par sa mobilité, capable de résister en tous points aux forces extérieures qui atteignent la sphère et, par ainsi, de conserver la double intégrité de volume et de forme de son atome. Notez bien dès le début l’importance d’une pareille conception: L’atome, élément primaire de toute ma tière, n’a rien, absolument rien, de matériel; tout y est abstrait. La monade est un point mathématique, sans dimensions; sa sphère d’action n’est pas une enveloppe concrète, c’est une simple limite; on ne la peut concevoir que par la pensée; mais le mouvement, propriété essentielle de l’être, suffit à donner à ces deux entités un corps résistant, solide, impénétrable. Voilà donc subtilisée, idéalisée complètement, cette substance sur laquelle est fondée l’école matérialiste de tous les temps; elle n’est plus rien qu’une trinité d’entités spirituelles. Une initiative spontanée, celle de la Monade ; Une inertie, l’espace qui limite cetteactivité;
3104 L’lNIT1ATION Un acte, le Mouvement par lequel elle s’exerce. Autrement dit: Une volonté, un espace et une Force! Voilà rompu le fameux dilemme : « Pas de matière sans force ou pas de force sans matière. » La Matière n’est plus qu’une abstraction, un produit de la Force; la Force elle-même n’est que le mode d’action dans le Temps, de la Volonté sur l’Espace — de l’Etre sur le Néant l Physiquement, c’est-à—dire en se bornant comme les positivistes aux apparences révélées par nos sens, on n’aperçoit plus que la Force; mais, en remontant plus haut, on voit, dans la réalité des choses, qu’il n’y a rien dans le monde que l’Esprit; rien que les mani festations de son activité perpétuelle qui, dans l’infini des temps, épuise l’inépuisable Néant, par l’aspira tion de son amour infini l Cette manifestation, c’est la vie universelle, c’est le Monde, créé pour évoluer du néant à Dieu graduelle ment pressenti, découvert, aimé; à Dieu au sein de qui nous sommes, nous vivons et nous nous mou vons, suivant la profonde expression de saint Paul, puisque le Néant et I’Etre sont également de son essence absolue, sans s’y confondre. Du même coup, la Force trouve une représentation positive : c’est le point mathématique en mouvement ; mouvement nécessairement en ligne droite qui ne s’in fléchira qu’en s’opposant à lui-même par le choc d’autres points semblables, et selon les Lois de l’ini tiative suprême, Verbe de Dieu. ‘ La Force, en elle—même, est inerte, dénuée d’initia tive conservant, sans pouvoir la modifier, l’impulSion - +...r ....w..æW. _ .z.æ-«,»a-- mrÏè"mær——- -—.A—N. W?ævh?.æ.fi
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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