Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1206 L’INITIATION Une moitié de notre existence est une lacune pour nous: c’est celle de notre esprit quand il quitte le corps à la nuit. Il s’en va alors dans des régions loin taines, et voit des êtres que nous ne connaissons jamais dans la chair. Le sommeil est un procédé d’automagnétisarion, inconsciemment accompli. De même que le magnéti— seur fait volontairement passer un autre individu à l’état inconscient, de même chaque soir vous vous mettez, ou plutôt mettez—vous votre corps dans l’état d’insensibilité. L’opération du magnétiseur consiste réellement à tirer l’esprit hors du corps de la personne qu’il ma gnétise. Il amène la pensée de son sujet à un foyer au centre, comme une pièce de monnaie dans la main. Ainsi concentré, l’esprit du sujet se trouve placé dans des conditions telles qu’il peut très aisé— ment l’affecter au moyen de sa volonté. Il ordonne alors à l’esprit du sujet de sortir de son corps. Ceci fait, il pénètre ce.corps de sa propre pensée, qui est comme une maison abandonnée par son propriétaire. Le magnétiseur prend alors possession de ce corps par la puissance de sa propre pensée. Ce n’est pas le sujet qui voit, sent ou goûte au gré de l’opérateur, mais ,c’est l’esprit ou la pensée du magnétiseur s’exer— çant dans un autre corps, temporairement laissé vacant par l’esprit qui l’occupait. La pensée est une substance tout comme l’air ou quelque autre élément invisible que nous fait con naître la chimie. Sa force a des degrés nombreux et variés. - ‘u:'i.K»lÏàŒ
2j.) . _ WwW-Q‘Jäm«»—m Au... .1.. VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 207 Une intelligence puissante équivaut à une volonté ferme. Quelques personnes ont un esprit si débile, com \ paré a celui du magnétiseur exercé, qu’elles ne peu4 vent pasjlui résister. D’autres, d’un esprit plus fort, peuvent volontairement se soumettre à lui. Nul ne pourra s’emparer de vous de cette manière, si vous résistez par la pensée, et si vous appelez à votre aide une puissance supérieure, quand vous sentez qu’on l’emporte sur vous. Quand nous « allons dormir », l’esprit, par ses tra vaux du jour, s’est répandu loin du corps; et il lui reste si peu de force, que le corps tombe dans l’état de trance nommé sommeil. De même que le magné tiseur fait sortir l’esprit du corps du sujet, de même notre esprit se retire de notre corps à cause des nom breux efforts effectués durant le jour. Votre corps n’est pas votre moi réel. La force qui le meut à votre gré, c’est votre esprit. C’est un orga nisme invisible, totalement distinct et séparé du corps. Votre esprit (votre moi véritable) se sert du corps comme le charpentier de son marteau ou d’un outil quelconque pour effectuer un travail. C’est l’espritqui est fatigué le soir. Il est épuisé, et, en conséquence, ne peut plus se servir du corps avec vigueur. Le corps est en réalité aussi fort que d’habi tude, de même que le marteau du charpentier a la même force, quand son bras est trop débile pour s’en servir. Le soir, l’esprit est débile, parce que durant le jour, ses forces pensantes ont rayonné en tant de directions différentes qu’il ne peut plus les rassembler, Toute '1'. dilJ»Af-æ'“".-’. .' z."
3208 L'INITIATION "“û“.WË"” pensée est une de ces forces, une portion de votre es prit. Toute pensée, profe’rée ou non, est une chose, une substance aussi réelle, quoique invisible, que l’eau ou le métal. Toute pensée, bien que non proférée, est quelque chose qui va à la personne, à la chose ou au lieu vers lequel elle est dirigée. Votre esprit s’est donc dirigé, dans le cours d’une journée, dans mille et peut-être dans dix mille directions différentes. En pensant, vous œuvrez... Chaque pensée représente une émission de force. En projetant ainsi de la force pendant seize ou dix-huit heures consécutives, le soir il n'en reste plus suffisamment dans le corps pour l’alimenter. C’est pourquoi le corps tombe dans l’état d’insensibilité nommé sommeil. Dans cet état l’esprit rassemble ses forces dispersées, ses pensées projetées au loin ; il rentre dans le corps avec les forces ainsi concentrées et en prend de nouveau pleine et entière possession. C’est comme plusieurs petits ruisseaux coulant en maintes directions différentes: rassemblez les en un seul, et vous aurez la force qui fait tourner la roue du moulin. Si vous pouviez ramener immédiatement tout votre esprit à son centre, et rassembler ainsi ses forces dispersées,“vous seriez frais et dispos en autant de. minutes qu’il vous faut d’heures pour vous reposer. Ce secret était connu du premier Napoléon; c’est ainsi qu’il se soutenait avec fort peu de sommeil du— rant ses campagnes où il avait besoin du maximum de ses forces. C’est un pouvoir que tout le monde peut acquérir par un certain entraînement. On tâche_ d’abord de mettre le corps dans un état
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1206 L’INITIATION Une moitié de notre existence est une lacune pour nous: c’est celle de notre esprit quand il quitte le corps à la nuit. Il s’en va alors dans des régions loin taines, et voit des êtres que nous ne connaissons jamais dans la chair. Le sommeil est un procédé d’automagnétisarion, inconsciemment accompli. De même que le magnéti— seur fait volontairement passer un autre individu à l’état inconscient, de même chaque soir vous vous mettez, ou plutôt mettez—vous votre corps dans l’état d’insensibilité. L’opération du magnétiseur consiste réellement à tirer l’esprit hors du corps de la personne qu’il ma gnétise. Il amène la pensée de son sujet à un foyer au centre, comme une pièce de monnaie dans la main. Ainsi concentré, l’esprit du sujet se trouve placé dans des conditions telles qu’il peut très aisé— ment l’affecter au moyen de sa volonté. Il ordonne alors à l’esprit du sujet de sortir de son corps. Ceci fait, il pénètre ce.corps de sa propre pensée, qui est comme une maison abandonnée par son propriétaire. Le magnétiseur prend alors possession de ce corps par la puissance de sa propre pensée. Ce n’est pas le sujet qui voit, sent ou goûte au gré de l’opérateur, mais ,c’est l’esprit ou la pensée du magnétiseur s’exer— çant dans un autre corps, temporairement laissé vacant par l’esprit qui l’occupait. La pensée est une substance tout comme l’air ou quelque autre élément invisible que nous fait con naître la chimie. Sa force a des degrés nombreux et variés. - ‘u:'i.K»lÏàŒ
2j.) . _ WwW-Q‘Jäm«»—m Au... .1.. VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 207 Une intelligence puissante équivaut à une volonté ferme. Quelques personnes ont un esprit si débile, com \ paré a celui du magnétiseur exercé, qu’elles ne peu4 vent pasjlui résister. D’autres, d’un esprit plus fort, peuvent volontairement se soumettre à lui. Nul ne pourra s’emparer de vous de cette manière, si vous résistez par la pensée, et si vous appelez à votre aide une puissance supérieure, quand vous sentez qu’on l’emporte sur vous. Quand nous « allons dormir », l’esprit, par ses tra vaux du jour, s’est répandu loin du corps; et il lui reste si peu de force, que le corps tombe dans l’état de trance nommé sommeil. De même que le magné tiseur fait sortir l’esprit du corps du sujet, de même notre esprit se retire de notre corps à cause des nom breux efforts effectués durant le jour. Votre corps n’est pas votre moi réel. La force qui le meut à votre gré, c’est votre esprit. C’est un orga nisme invisible, totalement distinct et séparé du corps. Votre esprit (votre moi véritable) se sert du corps comme le charpentier de son marteau ou d’un outil quelconque pour effectuer un travail. C’est l’espritqui est fatigué le soir. Il est épuisé, et, en conséquence, ne peut plus se servir du corps avec vigueur. Le corps est en réalité aussi fort que d’habi tude, de même que le marteau du charpentier a la même force, quand son bras est trop débile pour s’en servir. Le soir, l’esprit est débile, parce que durant le jour, ses forces pensantes ont rayonné en tant de directions différentes qu’il ne peut plus les rassembler, Toute '1'. dilJ»Af-æ'“".-’. .' z."
3208 L'INITIATION "“û“.WË"” pensée est une de ces forces, une portion de votre es prit. Toute pensée, profe’rée ou non, est une chose, une substance aussi réelle, quoique invisible, que l’eau ou le métal. Toute pensée, bien que non proférée, est quelque chose qui va à la personne, à la chose ou au lieu vers lequel elle est dirigée. Votre esprit s’est donc dirigé, dans le cours d’une journée, dans mille et peut-être dans dix mille directions différentes. En pensant, vous œuvrez... Chaque pensée représente une émission de force. En projetant ainsi de la force pendant seize ou dix-huit heures consécutives, le soir il n'en reste plus suffisamment dans le corps pour l’alimenter. C’est pourquoi le corps tombe dans l’état d’insensibilité nommé sommeil. Dans cet état l’esprit rassemble ses forces dispersées, ses pensées projetées au loin ; il rentre dans le corps avec les forces ainsi concentrées et en prend de nouveau pleine et entière possession. C’est comme plusieurs petits ruisseaux coulant en maintes directions différentes: rassemblez les en un seul, et vous aurez la force qui fait tourner la roue du moulin. Si vous pouviez ramener immédiatement tout votre esprit à son centre, et rassembler ainsi ses forces dispersées,“vous seriez frais et dispos en autant de. minutes qu’il vous faut d’heures pour vous reposer. Ce secret était connu du premier Napoléon; c’est ainsi qu’il se soutenait avec fort peu de sommeil du— rant ses campagnes où il avait besoin du maximum de ses forces. C’est un pouvoir que tout le monde peut acquérir par un certain entraînement. On tâche_ d’abord de mettre le corps dans un état
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.