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1VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 203 Cross Lz‘brary ou « Bibliothèque de la Croix Blanche; » ' C’est peut-être ce qui a été pensé et écrit de plus précis et de plus remarquable dans le domaine de la magie pratique. L’auteur prend les faits de la vie quo tidienne et applique aux moindres d’entre eux une méthode d’une extraordinaire simplicité, mais dont la mise en pratique régulière et réelle ne peut man quer de conduire l’homme à la perfection de son évo lution individuelle. L’auteur estAméricain. Il se nomme Prentice Mul ford. Il naquit à Sag Harbor (Long Island) le 5 avril 1834., et mourut le 27 mai 1891, sur son bateau ancré près de Long Island. Il n’y avait personne avec lui à ce moment, mais il est évident qu’il passa en dormant et sans aucune souffrance. On le trouva couché, enveloppé de ses couvertures, sur un lit improvisé dans son bateau. La voile était repliée et toute chose était en ordre. Nulle trace de souffrance sur son visage, nul signe d’excitation ou d’agitation. Quelqu’un a dit : « Si Prentice Mulford avait pu choisir son genre de mort, c’eût été cellequi lui advint. » Nous raconterons ultérieurement l’histoire de la vie très étrange et très dure de cet homme de bien qui sut mourir'comme il avait vécu, avec une par faite égalité d’âme dans les circonstances les plus pénibles et les plus malheureuses qui, certes, ne lui firent pas défaut. En attendant, nous reproduirons en tête de cet opuscule la seule photographie qu’on ait de lui. Nous , __ . ..«. . n..gwxxæ:z};, _,‘., 7. ’_V
2204 L’INITlATION donnons aussi sa profession de foi telle qu‘elle se trouve au commencement de chacun des six volumes de la Whz'te Cross Lz‘brary, pour que le lecteur puisse se faire une idée des opinions de l’auteur avant d’entreprendre la lecture et la méditation de ses conseils pratiques. DIEU Une Suprême Puissance et Sagesse régit l’Univers. L’Intelligence Suprême est infinie et pénètre l’espace illimité. La Suprême Sagesse, Puissance et Intelli— gence est dans tout ce qui existe depuis l’atome jus qu’à la planète. La Suprême Puissance et Sagesse est plus qu’en toute chose. L’Intelligence Suprême est toute chose. L’lntelligence Suprême constitue chaque atome de la montagne, la mer, l’arbre, l'oiseau, l’animal, l’homme , la femme. Ni l’homme, ni les êtres supérieurs à l’homme ne peuvent concevoir la Sagesse Suprême. Mais l’homme recevra joyeusement la Suprême Intel ligence et Sagesse, et la laissera œuvrer en lui pour sa félicité, sans chercher à sonder son mystère. La Puissance Suprême nous a à sa charge, ainsi que ies soleils et tous les systèmes d’univers qui se meuvent dans l’espace. A mesure que nous prendrons connaissance de cette sublime et inépuisable sagesse. nous saurons de mieux en mieux demander que cette sagesse nous pénètre, devienne une partie de nous mêmes et par là effectue en nous un renouvellement éternel. Ceci améliorera notre santé, augmentera notre faculté de jouir de tout ce qui existe, et graduelle—
3VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 205 ment nous amènera à un état de vie supérieur, déve loppant des forces que nous ne réalisons pas mainte nant comme nous appartenant. Nous sommes les parties et les manifestations limitées et pourtant toujours évoluant du Tout Su prême et Infini. La destinée de chacun dans le temps consiste à saisir son rapport avec l’Etre Suprême et à concevoir que le sentier direct et étroit qui mène à la béatitude éternellement croissante est la parfaite con fiance et l’abandonà l’Etre Suprême en ce qui concerne la sagesse et l’idée circulaires et symétriques que nous ne pouvons pas individuellement engendrer. Deman dons donc quotidiennement la foi, car la foi est la faculté de croire et de voir que toutes choses sont les particules de l’Esprit infini de Dieu, que toutes choses renferment en elles du bien, c’est-à-dire Dieu,et que toutes choses, quand nous les reconnaissons comme étant des parties de Dieu, doivent travailler à notre salut. LES MYSTÈRES DU SOMMEIL On voyage quand le corps est dans l’état nommé sommeil. Le « moi» réel n’est pas dans le corps; mais c’est un organisme invisible qui est l’esprit. L’esprit a des sens comme ceux du corps, mais bien supérieurs. Il peut voir des formes et entendre des voix distantes du corps de plusieurs milles. L’esprit n’est pas dans le corps. Il n’y fut jamais totalement; il agit sur lui et s’en sert comme d’un instrument. C’est une force qui peut se faire sentir à plusieurs milles du corps.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 203 Cross Lz‘brary ou « Bibliothèque de la Croix Blanche; » ' C’est peut-être ce qui a été pensé et écrit de plus précis et de plus remarquable dans le domaine de la magie pratique. L’auteur prend les faits de la vie quo tidienne et applique aux moindres d’entre eux une méthode d’une extraordinaire simplicité, mais dont la mise en pratique régulière et réelle ne peut man quer de conduire l’homme à la perfection de son évo lution individuelle. L’auteur estAméricain. Il se nomme Prentice Mul ford. Il naquit à Sag Harbor (Long Island) le 5 avril 1834., et mourut le 27 mai 1891, sur son bateau ancré près de Long Island. Il n’y avait personne avec lui à ce moment, mais il est évident qu’il passa en dormant et sans aucune souffrance. On le trouva couché, enveloppé de ses couvertures, sur un lit improvisé dans son bateau. La voile était repliée et toute chose était en ordre. Nulle trace de souffrance sur son visage, nul signe d’excitation ou d’agitation. Quelqu’un a dit : « Si Prentice Mulford avait pu choisir son genre de mort, c’eût été cellequi lui advint. » Nous raconterons ultérieurement l’histoire de la vie très étrange et très dure de cet homme de bien qui sut mourir'comme il avait vécu, avec une par faite égalité d’âme dans les circonstances les plus pénibles et les plus malheureuses qui, certes, ne lui firent pas défaut. En attendant, nous reproduirons en tête de cet opuscule la seule photographie qu’on ait de lui. Nous , __ . ..«. . n..gwxxæ:z};, _,‘., 7. ’_V
2204 L’INITlATION donnons aussi sa profession de foi telle qu‘elle se trouve au commencement de chacun des six volumes de la Whz'te Cross Lz‘brary, pour que le lecteur puisse se faire une idée des opinions de l’auteur avant d’entreprendre la lecture et la méditation de ses conseils pratiques. DIEU Une Suprême Puissance et Sagesse régit l’Univers. L’Intelligence Suprême est infinie et pénètre l’espace illimité. La Suprême Sagesse, Puissance et Intelli— gence est dans tout ce qui existe depuis l’atome jus qu’à la planète. La Suprême Puissance et Sagesse est plus qu’en toute chose. L’Intelligence Suprême est toute chose. L’lntelligence Suprême constitue chaque atome de la montagne, la mer, l’arbre, l'oiseau, l’animal, l’homme , la femme. Ni l’homme, ni les êtres supérieurs à l’homme ne peuvent concevoir la Sagesse Suprême. Mais l’homme recevra joyeusement la Suprême Intel ligence et Sagesse, et la laissera œuvrer en lui pour sa félicité, sans chercher à sonder son mystère. La Puissance Suprême nous a à sa charge, ainsi que ies soleils et tous les systèmes d’univers qui se meuvent dans l’espace. A mesure que nous prendrons connaissance de cette sublime et inépuisable sagesse. nous saurons de mieux en mieux demander que cette sagesse nous pénètre, devienne une partie de nous mêmes et par là effectue en nous un renouvellement éternel. Ceci améliorera notre santé, augmentera notre faculté de jouir de tout ce qui existe, et graduelle—
3VIE ET ŒUVRES DE PRENTICE MULFORD 205 ment nous amènera à un état de vie supérieur, déve loppant des forces que nous ne réalisons pas mainte nant comme nous appartenant. Nous sommes les parties et les manifestations limitées et pourtant toujours évoluant du Tout Su prême et Infini. La destinée de chacun dans le temps consiste à saisir son rapport avec l’Etre Suprême et à concevoir que le sentier direct et étroit qui mène à la béatitude éternellement croissante est la parfaite con fiance et l’abandonà l’Etre Suprême en ce qui concerne la sagesse et l’idée circulaires et symétriques que nous ne pouvons pas individuellement engendrer. Deman dons donc quotidiennement la foi, car la foi est la faculté de croire et de voir que toutes choses sont les particules de l’Esprit infini de Dieu, que toutes choses renferment en elles du bien, c’est-à-dire Dieu,et que toutes choses, quand nous les reconnaissons comme étant des parties de Dieu, doivent travailler à notre salut. LES MYSTÈRES DU SOMMEIL On voyage quand le corps est dans l’état nommé sommeil. Le « moi» réel n’est pas dans le corps; mais c’est un organisme invisible qui est l’esprit. L’esprit a des sens comme ceux du corps, mais bien supérieurs. Il peut voir des formes et entendre des voix distantes du corps de plusieurs milles. L’esprit n’est pas dans le corps. Il n’y fut jamais totalement; il agit sur lui et s’en sert comme d’un instrument. C’est une force qui peut se faire sentir à plusieurs milles du corps.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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