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1COMMENT JE DEVlNS MYSTIQUE 205 - _ ; «"‘-"" il faut être professeur, et, quand on est professeur, il faut être de l’Institut, et, quand enfin un membre de l’Académie des sciences ose affirmer sa foi en Dieu et en l’immortalité de l’âme, comme le fit Pasteur, on dit alors qu’il était âgé et que le ramollissement ex plique de telles doctrines. Tels sont les faux-fuyants habituels des matérialistes, mais il suffit de les con— naître pour les ramener à leurs juste valeur. Il n’est donc pas toujours juste de dire que la foi' est une grâce spéciale accordée à quelques natures; j ce suis persuadé,.d’après ce que j’appellerai mon évolu tion personnelle, que la foi s’acquiert par l’étude, comme tout le reste. Mais la vaccination matérialiste a cependant une grande importance. Elle permet en effet d’aborder la psychologie et les problèmes de l’âme en se basant sur la physiologie et donne par là même une très grande importance à la doctrine des trois principes de l’homme et de ce qu’on appelle, en histoire de la philosophie, la théorie du médz'aleurplastz‘quç Cette théorie admet entre le corps physique et l’ana tomie, et l’esprit immortel et la psychologie, un prin cipe intermédiaire chargé d’assurer les relations des deux extrêmes et qui relève du domaine de la physio logie. Ce principe, connu aujourd’hui sous le nom de vie organique et qui exerce son action exclusivement sur les organes à fibres lisses par l’intermédiaire du nerfgrand sympathique, a une existence bien définie, à mon avis, et ne relève en rien des déductions méta— physiques.
2206 L’INITIATION Les anciens hermétistes nommaient ce principe corps formateur ou corps astral, et c’est à lui qu'ils attribuaient cette conservation et cet entretien des formes de l‘organisme. Or je puis dire que l’étude de ce corps astral, que je poursuis depuis bientôt dix ans, m’a permis d’établir une explication très scientifique de ces étranges phénomènes hypnotiques et spirites qui déconcertent tant en ce moment certains profes seurs de la Faculté de Paris. Bien plus, un examen sérieux de toutes les théories présentées pour expliquer ces faits me permet d’affirmer que la théorie de l’her métisme sur la constitution de l’homme, théorie qui n’a pas varié depuis la XVIII" dynastie égyptienne, c’est—à-dire depuis 36 siècles, est la seule qui rende compte d’une manière logique et satisfaisante de tous les faits observés. On peut aussi aborder l’étude du problème de la mort et du problème de la survivance de la personnalité au delà de la tombe, et cette étude doit présenter un certain intérêt, puisque beaucoup de « jeunes » contemporains appartenant à la classe intellectuelle préfèrent ces recherches aux chinoiseries de la politique et des luttes de partis. Une autre fois je parlerai peut-être de ma voie ésotérique. Pour l’instant, j’ai simplement voulu montrer la route suivie éxote‘rz‘quement, de mes con victions matérialistes jusqu’à mes études mystiques actuelles. Parus. -, ,,,,æ
3LE LOGOS 207 m.___ _._ _ _ . . _ _._. . . . .. »ç.._-‘ m.......- e lav—Q/u”"vv; ME Œ@©S "’ I Tout est dans tout: telle est, selon son expression hellénique, la formule absolue de la loi des correspon dances. Telle est la raison pour laquelle celui qui aspire à recevoir la Gnose ne devient capable d’ac complir son objet qu’après avoir disposé en consé quence toutes les puissances de son Être. C’est pourquoi il a été écrit: « Au moment d’étu— dier, le novice, ayant fait une ablution conformément à la loi, le visage tourné vers le Nord, doit adresser au Livre saint l’hommage respectueux et recevoir sa leçon étant couvert d’un vêtement pur et maître de ses sens. « En commençant et en finissant la lecture du Véda, que toujours il touche avec respect les pieds de son initiateur : qu’il aie les mains jointes, car tel est l’hommage dû à la Sainte Écriture... « Qu’il prononce toujours le monosyllabe sacré au commencement et à la fin de l’étude de la Sainte Ecri ture : toute lecture qui n’est pas précédée de AUM s’ef face peu à peu, et celle qui n’en est pas suivie ne laisse pas de traces dans l’esprit. » (Manaua Darnza Shastra, II, 70-73) (2). (I) Extrait d’un volume de P. Sédir, sous presse. (2) Traduction de A. Loiseleur-Deslongchamps. Paris I833, in-8. ..’-\‘Ir' ;_ .‘ '““‘M*M—. n u -. .___.—.....»_—.—‘.__.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1COMMENT JE DEVlNS MYSTIQUE 205 - _ ; «"‘-"" il faut être professeur, et, quand on est professeur, il faut être de l’Institut, et, quand enfin un membre de l’Académie des sciences ose affirmer sa foi en Dieu et en l’immortalité de l’âme, comme le fit Pasteur, on dit alors qu’il était âgé et que le ramollissement ex plique de telles doctrines. Tels sont les faux-fuyants habituels des matérialistes, mais il suffit de les con— naître pour les ramener à leurs juste valeur. Il n’est donc pas toujours juste de dire que la foi' est une grâce spéciale accordée à quelques natures; j ce suis persuadé,.d’après ce que j’appellerai mon évolu tion personnelle, que la foi s’acquiert par l’étude, comme tout le reste. Mais la vaccination matérialiste a cependant une grande importance. Elle permet en effet d’aborder la psychologie et les problèmes de l’âme en se basant sur la physiologie et donne par là même une très grande importance à la doctrine des trois principes de l’homme et de ce qu’on appelle, en histoire de la philosophie, la théorie du médz'aleurplastz‘quç Cette théorie admet entre le corps physique et l’ana tomie, et l’esprit immortel et la psychologie, un prin cipe intermédiaire chargé d’assurer les relations des deux extrêmes et qui relève du domaine de la physio logie. Ce principe, connu aujourd’hui sous le nom de vie organique et qui exerce son action exclusivement sur les organes à fibres lisses par l’intermédiaire du nerfgrand sympathique, a une existence bien définie, à mon avis, et ne relève en rien des déductions méta— physiques.
2206 L’INITIATION Les anciens hermétistes nommaient ce principe corps formateur ou corps astral, et c’est à lui qu'ils attribuaient cette conservation et cet entretien des formes de l‘organisme. Or je puis dire que l’étude de ce corps astral, que je poursuis depuis bientôt dix ans, m’a permis d’établir une explication très scientifique de ces étranges phénomènes hypnotiques et spirites qui déconcertent tant en ce moment certains profes seurs de la Faculté de Paris. Bien plus, un examen sérieux de toutes les théories présentées pour expliquer ces faits me permet d’affirmer que la théorie de l’her métisme sur la constitution de l’homme, théorie qui n’a pas varié depuis la XVIII" dynastie égyptienne, c’est—à-dire depuis 36 siècles, est la seule qui rende compte d’une manière logique et satisfaisante de tous les faits observés. On peut aussi aborder l’étude du problème de la mort et du problème de la survivance de la personnalité au delà de la tombe, et cette étude doit présenter un certain intérêt, puisque beaucoup de « jeunes » contemporains appartenant à la classe intellectuelle préfèrent ces recherches aux chinoiseries de la politique et des luttes de partis. Une autre fois je parlerai peut-être de ma voie ésotérique. Pour l’instant, j’ai simplement voulu montrer la route suivie éxote‘rz‘quement, de mes con victions matérialistes jusqu’à mes études mystiques actuelles. Parus. -, ,,,,æ
3LE LOGOS 207 m.___ _._ _ _ . . _ _._. . . . .. »ç.._-‘ m.......- e lav—Q/u”"vv; ME Œ@©S "’ I Tout est dans tout: telle est, selon son expression hellénique, la formule absolue de la loi des correspon dances. Telle est la raison pour laquelle celui qui aspire à recevoir la Gnose ne devient capable d’ac complir son objet qu’après avoir disposé en consé quence toutes les puissances de son Être. C’est pourquoi il a été écrit: « Au moment d’étu— dier, le novice, ayant fait une ablution conformément à la loi, le visage tourné vers le Nord, doit adresser au Livre saint l’hommage respectueux et recevoir sa leçon étant couvert d’un vêtement pur et maître de ses sens. « En commençant et en finissant la lecture du Véda, que toujours il touche avec respect les pieds de son initiateur : qu’il aie les mains jointes, car tel est l’hommage dû à la Sainte Écriture... « Qu’il prononce toujours le monosyllabe sacré au commencement et à la fin de l’étude de la Sainte Ecri ture : toute lecture qui n’est pas précédée de AUM s’ef face peu à peu, et celle qui n’en est pas suivie ne laisse pas de traces dans l’esprit. » (Manaua Darnza Shastra, II, 70-73) (2). (I) Extrait d’un volume de P. Sédir, sous presse. (2) Traduction de A. Loiseleur-Deslongchamps. Paris I833, in-8. ..’-\‘Ir' ;_ .‘ '““‘M*M—. n u -. .___.—.....»_—.—‘.__.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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