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1_ .. . ..,-n. e c Ô Œ v . ‘; . ä"Î Lu. reproduction des articles inédits publiés par l'1nitîatian est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE \ ŒE MEE ET L’©CCUEÆÆSME L’ARRIVÊE AU POUVOIR DU POSITIVISME ATHÉE. \ PLUS DE RELIGION, PLUS DE MORALE. La réaction considérable provoquée par le triomphe du positivisme sur tous les autres systèmes philoso phiques, et l’arrivée au pouvoir des générations éle vées dans le culte exclusif de l’argent, modifièrent grandement l‘esprit général de la France. L’athe’isme triomphant établit partout sa suprématie, et les quelques philosophes qui voulurent résister à ce courant furent considérés comme des rêveurs d’un autre âge, et éloignés du haut enseignement. Oncon tinua bien, hypocritement, à demander au baccalau— réat les preuves de l’immortalité de l’âme; mais les facultés de médecine se chargeaient de remettre au point les « naïvetés » imposées aux collégiens par la Sorbonne. ' - (1; Extrait d’une brochure qui vient de paraître chez Cha muel.
298 L’INITIATION Les Églises, dédaignant l’étude de la Science qu’elles traitaient en dahgereuse ennemie, s’éloignè rent de plus en plus de la vie publique, et la morale, méconnue, fut tournée en dérision jusqu’au moment où éclatèrent dans presque tous les pays d’Éurope les scandales politiques et financiers provoqués par cette génération de sceptiques. NOTRE ŒUVRE, NOTRE BUT. C’est alors, devant ce désarroi physique, social et moral que certains jeunes, 'dégoûtés d’avance des compromissions et des fausses joies de la politique, confiants en la générosité et dans le bon sens de la France intellectuelle, prirent à cœur d'accomplir une œuvre peut-être trop élevée pour leurs efforts, mais noble assurément par son but : le retour à la Foi par la science elle-même, pour justifier l’axiome: Un peu de science élozgne de Dieu, beaucoup de science y ramène. Anciens adeptes, pour la plupart, du matérialisme et de l’athéisme, sachant par expérience tousles déses— poirs qu’engendre en l’intimité de la conscience ce pessimisme, issu de l’absence de croyance en un idéal quelconque, ces chercheurs demandèrent, non pas à une foi sectaire, non pas à un culte particulier, mais àtoutes les aspirations de la terre vers Dieu et vers l’Au delà, des preuves rationnelles àüopposer à leurs adver— saires, qui ne pouvaient attacher aucune importance soit à la mystique enseignée par le curé de campagne, soit aux affirmations des divers cultes. La Tradition, évoquée,jrépondit par la voie de l’his
3LE DIABLE ET L’OCCUL’I‘ISME 99 toire en montrant dans la Science occulte ce flambeau synthétique si longtemps cherché; l’âme immortelle prouva son existence par des faits aussi étranges qu’inat tendus et, s’emparant de cette double base: la théo rie fournie par l'hermétisme, l’expérience fournie par les bribes de magie connues sous le nom d’Hypno tisme et de Psychologie transcendante, ceux qu’on appela les Occultistes cherchèrent à ramener l’élite intellectuelle de la Franceà la croyance en l’Au delà, en la certitude de l’existence d’une justice imma— nente, devant exercer son action après la mort, si la volonté humaine avait pu lui échapper pendant la vie, en la certitude de l’Immortalité de l‘esprit et de l’existence de Dieu. Nous consacrâmes à cette œuvre le plus clair de notre jeunesse, de nos gains et de nos efforts. Revues, Sociétés d’études, Congrès, Conférences, Groupes formés et Sociétés d’initiation, tout fut mis en œuvre et, en quelques années, nous avions ému beaucoup de consciences, ramené à la foi beaucoup d’âmes égarées, et intéressé à ces phénomènes\ trou— blants ce grand monde et ces gens en place dont le froid scepticisme glaçait l’âme nationale dans ses plus intimes ressorts. Confiant en la puissance du Christianisme large ment compris pour régénérer notre Occident, nous n’eûmes pas à prendre parti pour une confession plus que pour une autre. Une seule fois, nous avons dû ramener à sa juste place une secte qui voulait établir la prééminence du Bouddhisme sur le Christianisme, et nos efforts ont été, là encore, couronnés de succès. ‘L
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1_ .. . ..,-n. e c Ô Œ v . ‘; . ä"Î Lu. reproduction des articles inédits publiés par l'1nitîatian est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE \ ŒE MEE ET L’©CCUEÆÆSME L’ARRIVÊE AU POUVOIR DU POSITIVISME ATHÉE. \ PLUS DE RELIGION, PLUS DE MORALE. La réaction considérable provoquée par le triomphe du positivisme sur tous les autres systèmes philoso phiques, et l’arrivée au pouvoir des générations éle vées dans le culte exclusif de l’argent, modifièrent grandement l‘esprit général de la France. L’athe’isme triomphant établit partout sa suprématie, et les quelques philosophes qui voulurent résister à ce courant furent considérés comme des rêveurs d’un autre âge, et éloignés du haut enseignement. Oncon tinua bien, hypocritement, à demander au baccalau— réat les preuves de l’immortalité de l’âme; mais les facultés de médecine se chargeaient de remettre au point les « naïvetés » imposées aux collégiens par la Sorbonne. ' - (1; Extrait d’une brochure qui vient de paraître chez Cha muel.
298 L’INITIATION Les Églises, dédaignant l’étude de la Science qu’elles traitaient en dahgereuse ennemie, s’éloignè rent de plus en plus de la vie publique, et la morale, méconnue, fut tournée en dérision jusqu’au moment où éclatèrent dans presque tous les pays d’Éurope les scandales politiques et financiers provoqués par cette génération de sceptiques. NOTRE ŒUVRE, NOTRE BUT. C’est alors, devant ce désarroi physique, social et moral que certains jeunes, 'dégoûtés d’avance des compromissions et des fausses joies de la politique, confiants en la générosité et dans le bon sens de la France intellectuelle, prirent à cœur d'accomplir une œuvre peut-être trop élevée pour leurs efforts, mais noble assurément par son but : le retour à la Foi par la science elle-même, pour justifier l’axiome: Un peu de science élozgne de Dieu, beaucoup de science y ramène. Anciens adeptes, pour la plupart, du matérialisme et de l’athéisme, sachant par expérience tousles déses— poirs qu’engendre en l’intimité de la conscience ce pessimisme, issu de l’absence de croyance en un idéal quelconque, ces chercheurs demandèrent, non pas à une foi sectaire, non pas à un culte particulier, mais àtoutes les aspirations de la terre vers Dieu et vers l’Au delà, des preuves rationnelles àüopposer à leurs adver— saires, qui ne pouvaient attacher aucune importance soit à la mystique enseignée par le curé de campagne, soit aux affirmations des divers cultes. La Tradition, évoquée,jrépondit par la voie de l’his
3LE DIABLE ET L’OCCUL’I‘ISME 99 toire en montrant dans la Science occulte ce flambeau synthétique si longtemps cherché; l’âme immortelle prouva son existence par des faits aussi étranges qu’inat tendus et, s’emparant de cette double base: la théo rie fournie par l'hermétisme, l’expérience fournie par les bribes de magie connues sous le nom d’Hypno tisme et de Psychologie transcendante, ceux qu’on appela les Occultistes cherchèrent à ramener l’élite intellectuelle de la Franceà la croyance en l’Au delà, en la certitude de l’existence d’une justice imma— nente, devant exercer son action après la mort, si la volonté humaine avait pu lui échapper pendant la vie, en la certitude de l’Immortalité de l‘esprit et de l’existence de Dieu. Nous consacrâmes à cette œuvre le plus clair de notre jeunesse, de nos gains et de nos efforts. Revues, Sociétés d’études, Congrès, Conférences, Groupes formés et Sociétés d’initiation, tout fut mis en œuvre et, en quelques années, nous avions ému beaucoup de consciences, ramené à la foi beaucoup d’âmes égarées, et intéressé à ces phénomènes\ trou— blants ce grand monde et ces gens en place dont le froid scepticisme glaçait l’âme nationale dans ses plus intimes ressorts. Confiant en la puissance du Christianisme large ment compris pour régénérer notre Occident, nous n’eûmes pas à prendre parti pour une confession plus que pour une autre. Une seule fois, nous avons dû ramener à sa juste place une secte qui voulait établir la prééminence du Bouddhisme sur le Christianisme, et nos efforts ont été, là encore, couronnés de succès. ‘L
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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