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1L’1NSTRUCTION INTÉGRALE 103 =*'*“” ' 3° Si ces lois de la nature matérielle étaient les seules qui régissent l’univers, elles n’y produiraient l’unité qu'en renouvelant sans cesse les formes et les êtres, fondant la vie éphémère de chacun sur la mort des autres: loi rigoureuse, fatale, lugubre, désolante, que nous voyons en effet en jeu, surtout chez les êtres inférieurs (les minéraux, la forêt vierge, les drames du fond des mers, etc.). LA FATALITÉ serait la reine de l’univers, reine gouvernant par la MORT un monde toujours le même et toujours en transformation. 4° Mais la loi physique n’est pas la seule que nous ayons trouvée. Nous avons vu à côté d’elle d’abord la loi d’harmonie (dont le nombre est une première expression), qui nous a permis de classer les êtres in nombrables de la création assez sûrement pour que la science puisse nommer et reconnaître chacun de ceux qu’elle a trouvés. Nous avons vu que cette harmonie résultait d’une loi de synthèse qui tend constamment à rassembler les êtres (les atomes en corps; les corps en organismes, d’abord élémentaires (la cellule), puis de plus en plus complexes, donnant la suite de tou; les êtres vivants). Nous avons vu enfin qu’à mesure que l’on s’élève dans cette série des êtres, on yvoit naître le sentiment, la conscience, la spontanéité, la volonté, qui domine de plus en plus la fatalité (l’homme est maître de régler, comme il lui plaît, son organisme même dans la vie végétative, en modifiant sa nourriture, son milieu ou son activité; c’est sur ce principe qu’est basée la science de l’hygiène. 5° La synthèse générale nous apprend quelque chose
2t 04 L’INITIATION de plus : c’est que le monde s’arrache de plus en plus à la loi fatale de la multiplicité mortelle pour s’éle ver vers une unité harmonique. Il monte du chaos informe et turbulent aux splendeurs de la plus belle synthèse, de la guerre universelle à l’universelle paix, de l’individualisme à la solidarité. 215. — Il y a donc dans le monde une puissance supérieure à la fatalité, de qui celle—ci n’est que le moyen, qu‘elle règle par la loi de vie et de progrès. Cette puissance est celle qu’on nomme la PROVI DENCE. Il faut faire ressortir son mode d’action par le résumé de notre synthèse générale; on y distingue trois temps: rf‘ Le Chaos. — Etat d’équilibre absolu des deux. forces, expansive et astrigente, tel que les atomes, ré artis en masse homogène, sontimmo— biles. -— ( tat théorique antérieur à la Création . 2° Les Eléments. -— Rupture de l’Equilibre(création , 1" Temps opposition des deux forces, doù naissance des (Mécanique) corps simples et composés. Création 3“ Passage par les divers états (Matérialisation) : Force et Matière. D’Air radiant; Prédominance De Feu dissocié et azeux (formation des nébu de la Fatalité. leuses et des solei s ; D’Eau —- Etat de fusion ——Grande activité chi mi ne : les premiers minéraux ; De erre — Achèvement des astres éteints, par refroidissement : condensation des nuages, formation des continents. , 1° Apparition de la vie — (la cellule, élément ma tériel, vitalisé) les Proto:{oaires. 2‘ temps 2° Évolution des organismes végétaux (cryptogames, (Biologiq u es) gymnospermes et phane’rogames). Peuplement. 3“ Evolution presque parallèle d’abord, mais bien Vie et Matière. plus prolongée, des animaux (des zoophytes aux Prédominance mammifères supérieurs); développement crois— de la Providence. ' sant de l'instinct qui fait place ensuite de plus en plus à l’intelligence, à la conscience. et à l’initiative. m...” .-. .g... __._4.4—————-_
3L’INSTRUCTION INTÉGRALE 105 imw‘vv—‘zv—r‘“ .. >r"fi“'Ih.<cr‘." w-« ..n» .r. .—n.—y—-Iæ-h —uwvuwév-wuwurn.»avuhäwænw‘à. 5-av .Jsiaæw î. . 1= La vqlonté,l‘intelligence capable d’abstraire le lan gage, s’ajoutent aux dons de lanimal; d’où l’homme qui passe par quatre états principaux (d'après toutes 3' Temps les traditions) : (bis toriq ue) l“ Etat d’innocence et d’ignorance, d’instinct provi L’humamté. dentiel (les paradis— l’âge des Dieux). Vie et Pensée. 2° État d’individualisme, la conscience du soi pro— Prédominance de duisant la guerre et le chaos tumultueux (les Liberté âges de pierre— Gain — l’âge des héros). responsable. 3“ Etat social tumultueux, divisé, de guerre (les âges historiques). 4° Etat social harmonieux, synthétique, fraternel (en tendance actuellement). 216. — Ce tableau nous dit que: I“ Une puis sance supérieure, l’Esprit, crée la matière (corps chi miques), l’anime successivement, en lui donnant d’abord la force, ensuite la vie, puis la sensibilité, l’intelligence et enfin la liberté: liberté relative, mais croissante avec l’intelligence, et devant laquelle la Providence instinctive se retire à mesure qu’elle grandit, remplacée par la responsabilité; 2° Ainsi l’homme est l’agent supérieur du progrès qui appelle la matière à la vie de l’esprit en en uni fiant la multiplicité dans une synthèse harmonique. Mais il est responsable de son action: soit comme individu, soit comme famille, soit comme peuple,,soit comme race, s’il agit dans le sens du progrès promi dentiel, de la synthèse, de l’harmonie, de la charité fraternelle, sa vie se prolonge et s’élève dans cette échelle qui, évidemment, ne s’arrête pas à l’homme (d’où, pourl’individu, récompenses de vie future; pour le groupe social, survivance en puissance qui n’est vivace que par l’autorité). S’il agit contre le grand mouvement providentiel) en égoïste, il est replongé dans .la fatalile’, retombe
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’1NSTRUCTION INTÉGRALE 103 =*'*“” ' 3° Si ces lois de la nature matérielle étaient les seules qui régissent l’univers, elles n’y produiraient l’unité qu'en renouvelant sans cesse les formes et les êtres, fondant la vie éphémère de chacun sur la mort des autres: loi rigoureuse, fatale, lugubre, désolante, que nous voyons en effet en jeu, surtout chez les êtres inférieurs (les minéraux, la forêt vierge, les drames du fond des mers, etc.). LA FATALITÉ serait la reine de l’univers, reine gouvernant par la MORT un monde toujours le même et toujours en transformation. 4° Mais la loi physique n’est pas la seule que nous ayons trouvée. Nous avons vu à côté d’elle d’abord la loi d’harmonie (dont le nombre est une première expression), qui nous a permis de classer les êtres in nombrables de la création assez sûrement pour que la science puisse nommer et reconnaître chacun de ceux qu’elle a trouvés. Nous avons vu que cette harmonie résultait d’une loi de synthèse qui tend constamment à rassembler les êtres (les atomes en corps; les corps en organismes, d’abord élémentaires (la cellule), puis de plus en plus complexes, donnant la suite de tou; les êtres vivants). Nous avons vu enfin qu’à mesure que l’on s’élève dans cette série des êtres, on yvoit naître le sentiment, la conscience, la spontanéité, la volonté, qui domine de plus en plus la fatalité (l’homme est maître de régler, comme il lui plaît, son organisme même dans la vie végétative, en modifiant sa nourriture, son milieu ou son activité; c’est sur ce principe qu’est basée la science de l’hygiène. 5° La synthèse générale nous apprend quelque chose
2t 04 L’INITIATION de plus : c’est que le monde s’arrache de plus en plus à la loi fatale de la multiplicité mortelle pour s’éle ver vers une unité harmonique. Il monte du chaos informe et turbulent aux splendeurs de la plus belle synthèse, de la guerre universelle à l’universelle paix, de l’individualisme à la solidarité. 215. — Il y a donc dans le monde une puissance supérieure à la fatalité, de qui celle—ci n’est que le moyen, qu‘elle règle par la loi de vie et de progrès. Cette puissance est celle qu’on nomme la PROVI DENCE. Il faut faire ressortir son mode d’action par le résumé de notre synthèse générale; on y distingue trois temps: rf‘ Le Chaos. — Etat d’équilibre absolu des deux. forces, expansive et astrigente, tel que les atomes, ré artis en masse homogène, sontimmo— biles. -— ( tat théorique antérieur à la Création . 2° Les Eléments. -— Rupture de l’Equilibre(création , 1" Temps opposition des deux forces, doù naissance des (Mécanique) corps simples et composés. Création 3“ Passage par les divers états (Matérialisation) : Force et Matière. D’Air radiant; Prédominance De Feu dissocié et azeux (formation des nébu de la Fatalité. leuses et des solei s ; D’Eau —- Etat de fusion ——Grande activité chi mi ne : les premiers minéraux ; De erre — Achèvement des astres éteints, par refroidissement : condensation des nuages, formation des continents. , 1° Apparition de la vie — (la cellule, élément ma tériel, vitalisé) les Proto:{oaires. 2‘ temps 2° Évolution des organismes végétaux (cryptogames, (Biologiq u es) gymnospermes et phane’rogames). Peuplement. 3“ Evolution presque parallèle d’abord, mais bien Vie et Matière. plus prolongée, des animaux (des zoophytes aux Prédominance mammifères supérieurs); développement crois— de la Providence. ' sant de l'instinct qui fait place ensuite de plus en plus à l’intelligence, à la conscience. et à l’initiative. m...” .-. .g... __._4.4—————-_
3L’INSTRUCTION INTÉGRALE 105 imw‘vv—‘zv—r‘“ .. >r"fi“'Ih.<cr‘." w-« ..n» .r. .—n.—y—-Iæ-h —uwvuwév-wuwurn.»avuhäwænw‘à. 5-av .Jsiaæw î. . 1= La vqlonté,l‘intelligence capable d’abstraire le lan gage, s’ajoutent aux dons de lanimal; d’où l’homme qui passe par quatre états principaux (d'après toutes 3' Temps les traditions) : (bis toriq ue) l“ Etat d’innocence et d’ignorance, d’instinct provi L’humamté. dentiel (les paradis— l’âge des Dieux). Vie et Pensée. 2° État d’individualisme, la conscience du soi pro— Prédominance de duisant la guerre et le chaos tumultueux (les Liberté âges de pierre— Gain — l’âge des héros). responsable. 3“ Etat social tumultueux, divisé, de guerre (les âges historiques). 4° Etat social harmonieux, synthétique, fraternel (en tendance actuellement). 216. — Ce tableau nous dit que: I“ Une puis sance supérieure, l’Esprit, crée la matière (corps chi miques), l’anime successivement, en lui donnant d’abord la force, ensuite la vie, puis la sensibilité, l’intelligence et enfin la liberté: liberté relative, mais croissante avec l’intelligence, et devant laquelle la Providence instinctive se retire à mesure qu’elle grandit, remplacée par la responsabilité; 2° Ainsi l’homme est l’agent supérieur du progrès qui appelle la matière à la vie de l’esprit en en uni fiant la multiplicité dans une synthèse harmonique. Mais il est responsable de son action: soit comme individu, soit comme famille, soit comme peuple,,soit comme race, s’il agit dans le sens du progrès promi dentiel, de la synthèse, de l’harmonie, de la charité fraternelle, sa vie se prolonge et s’élève dans cette échelle qui, évidemment, ne s’arrête pas à l’homme (d’où, pourl’individu, récompenses de vie future; pour le groupe social, survivance en puissance qui n’est vivace que par l’autorité). S’il agit contre le grand mouvement providentiel) en égoïste, il est replongé dans .la fatalile’, retombe
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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