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1La reproduction des articles inédits publiés par l'Iniliation est ormellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE i,”ælruravcuur 1ÏNTÊŒRME INSTRUCTION PRIMAIRE Partie Métaphysique 3° CLASSE : FAITS MÉTAPHYSIQUES 166. — 1° La puissance la fortune, le génie même ou le talent, sont des forces que la Providence confie non pour la satisfaction de celui qui les reçoit, mais pour qu’il en use pour le perfectionnement de ses sem« blables. Ceux qui les possèdent sont appréciés par leurs contemporains et la postérité d’après l’usage qu’ils en ont fait, non d’après la grandeur de cette puissance. (Exemples historiques à l’appui.) L’abus de ces pouvoirs (consistant en une tyrannie de quelque genre : gouvernemental, financier, criti— que, etc.) entraîne autant de désordres dans la so ‘ciété que pour le despote lui—même : il produit d’une part les guerres civiles ou nationales, de l’autre les
2L’INSTRUCTION INTÉGRALE les craintes, les défiances, les cruautés qui troublent la vie et la conscience des tyrans. 2° Il y a donc une morale sociale comme une mor rale individuelle ; elle n’est que l’application aux rap ports sociaux des principes supérieurs de la morale. C’est surtout dans les rapports sociaux qu’il faut se rappeler l’ordre, que nous donne la conscience en même temps que l’étude de la nature, de tendre vers l’unité par l’équilibre et l’harmonie. Il faut s’y attacher au moins à équilibrer les deux forces opposées de l’intérêt personnel et de l’intérêt général auquel correspondent les groupements de la famille, de la commune et de la patrie. Cet équilibre constitue la Justice. Il est même indispensable de faire prévaloir l’intérêt général sur le particulier, sous peine de nuire à ce dernier même. On montrera en effet à l’élève, par des exemples simples (emplois divers de l’impôt, sécurités, facilités pour le commerce, etc.), ce que la société fait pour l’individu, mais en lui rappelant que la société n’est que la synthèse immatérielle des indi vidus, on lui fera comprendre la nécessité pour l’indi— vidu de consacrer une partie de ses efforts aux grou pements sociaux (famille, commune, patrie). C’est ce qui constitue la Solidarité. 3° Ce sont là les devoirs communs ; aux plus forts incombe quelque chose de plus : le dévouement, et il n’est presque personne qui ne soit plus fort que quelque autre ou qui n’ait l’occasion de se dévouer de temps en temps. Ce n’est que par le dévouement que la société progresse, remédie aux soufirances qu’elle
3102 L’INITIATION n’a pu encore éviter, comme la misère, ou que le groupe social est sauvé (qu’il soit famille, commune ou patrie), quand quelque danger extraordinaire le menace. 4° Ainsi le devoir prime le droit, qui n’en est qu’une conséquence due à l’effet de la justice et de la solidarité. et le devoir augmente avec la puissance matérielle, intellectuelle ou spirituelle. Les inégalités naturelles produisent des inégalités sociales, mais elles sont hiérarchisées à la fois par la fonction et le devoir; il n’est personne qui n’ait la même somme de force morale à développer en pro portion de sa force, quelle que soit sa position so ciale. On appuiera ces enseignements par de nombreux exemples de fautes ou de vertus sociales, empruntés à l’histoire anecdotique de tous les temps. SYNTHÈSE SPIRITUELLE 244. — 1° La première chose qui frappe quand on observe la nature, c’est la multiplicité infinie de ses êtres et de ses phénomènes; aussi avons-nous dû les classer avant tout. 2° En les rapprochant ensuite, nous avons vu cepen dant ces phénomènes et ces êtres soumis à des lois fixes et invariables, simples, qui y mettent un prin cipe d’unité (lois physico—chimiques produisant l’équi libre mobile des deuxforces, réglées par le nombre; tous les êtres inertes ou vivants y sont invariablement assujettis).
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiés par l'Iniliation est ormellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE i,”ælruravcuur 1ÏNTÊŒRME INSTRUCTION PRIMAIRE Partie Métaphysique 3° CLASSE : FAITS MÉTAPHYSIQUES 166. — 1° La puissance la fortune, le génie même ou le talent, sont des forces que la Providence confie non pour la satisfaction de celui qui les reçoit, mais pour qu’il en use pour le perfectionnement de ses sem« blables. Ceux qui les possèdent sont appréciés par leurs contemporains et la postérité d’après l’usage qu’ils en ont fait, non d’après la grandeur de cette puissance. (Exemples historiques à l’appui.) L’abus de ces pouvoirs (consistant en une tyrannie de quelque genre : gouvernemental, financier, criti— que, etc.) entraîne autant de désordres dans la so ‘ciété que pour le despote lui—même : il produit d’une part les guerres civiles ou nationales, de l’autre les
2L’INSTRUCTION INTÉGRALE les craintes, les défiances, les cruautés qui troublent la vie et la conscience des tyrans. 2° Il y a donc une morale sociale comme une mor rale individuelle ; elle n’est que l’application aux rap ports sociaux des principes supérieurs de la morale. C’est surtout dans les rapports sociaux qu’il faut se rappeler l’ordre, que nous donne la conscience en même temps que l’étude de la nature, de tendre vers l’unité par l’équilibre et l’harmonie. Il faut s’y attacher au moins à équilibrer les deux forces opposées de l’intérêt personnel et de l’intérêt général auquel correspondent les groupements de la famille, de la commune et de la patrie. Cet équilibre constitue la Justice. Il est même indispensable de faire prévaloir l’intérêt général sur le particulier, sous peine de nuire à ce dernier même. On montrera en effet à l’élève, par des exemples simples (emplois divers de l’impôt, sécurités, facilités pour le commerce, etc.), ce que la société fait pour l’individu, mais en lui rappelant que la société n’est que la synthèse immatérielle des indi vidus, on lui fera comprendre la nécessité pour l’indi— vidu de consacrer une partie de ses efforts aux grou pements sociaux (famille, commune, patrie). C’est ce qui constitue la Solidarité. 3° Ce sont là les devoirs communs ; aux plus forts incombe quelque chose de plus : le dévouement, et il n’est presque personne qui ne soit plus fort que quelque autre ou qui n’ait l’occasion de se dévouer de temps en temps. Ce n’est que par le dévouement que la société progresse, remédie aux soufirances qu’elle
3102 L’INITIATION n’a pu encore éviter, comme la misère, ou que le groupe social est sauvé (qu’il soit famille, commune ou patrie), quand quelque danger extraordinaire le menace. 4° Ainsi le devoir prime le droit, qui n’en est qu’une conséquence due à l’effet de la justice et de la solidarité. et le devoir augmente avec la puissance matérielle, intellectuelle ou spirituelle. Les inégalités naturelles produisent des inégalités sociales, mais elles sont hiérarchisées à la fois par la fonction et le devoir; il n’est personne qui n’ait la même somme de force morale à développer en pro portion de sa force, quelle que soit sa position so ciale. On appuiera ces enseignements par de nombreux exemples de fautes ou de vertus sociales, empruntés à l’histoire anecdotique de tous les temps. SYNTHÈSE SPIRITUELLE 244. — 1° La première chose qui frappe quand on observe la nature, c’est la multiplicité infinie de ses êtres et de ses phénomènes; aussi avons-nous dû les classer avant tout. 2° En les rapprochant ensuite, nous avons vu cepen dant ces phénomènes et ces êtres soumis à des lois fixes et invariables, simples, qui y mettent un prin cipe d’unité (lois physico—chimiques produisant l’équi libre mobile des deuxforces, réglées par le nombre; tous les êtres inertes ou vivants y sont invariablement assujettis).
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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