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1L INITIATION Trinité des quaternaires qui vient d'être analysée, puisque cette Trinité doit se répéter indéfiniment. Etudions-la d'un peu plus près encore, elle va nous faire connaître la suite et les créations de la vie uni verselle. Les Anciens ou, pour mieux dire, Aristote, de qui l'autorité a dominé si longtemps notre civilisation européenne, expliquaient comme voici la cosmologie {De Generatione..., liv. II,chap. Ier). En un premier principe infini, sensible (qu'il ne définit pas, qu on a nommé, depuis, la substance, aîcr37)Tov àpx^i) se forment nécessairement quatre oppositions, ou con traires (IvavTtwcxcç) qu'il nomme le Chaud, le Froid, le Sec et l'Humide, en les opposant, comme on sait, deux à deux. Il se fait ensuite une combinaison de ces contraires, deux à deux, mais entre les plus proches seulement, non entre les opposés qu’il dit absolument inconci liables. Ces combinaisons sont les éléments: Feu, le chaud et sec, etc. (sur notre figure, les quatre points A, B, C, D, tandis que les contraires sont nos points i, 2, 3, 4). A leur tour, ces éléments, se transformant l’un dans l'autre, engendrent les corps ou les décom posent, selon le sens du mouvement de transforma tion, la génération des corps n'étant pour lui qu'une transformation rapide. C’est par ce moyen que la Potentialité renfermée dans un cinquième principe, supérieur aux autres (l'Ether), passé à Y Acte par le mouvement, c'est-à-dire produit la création. Digitized byGoogle
2LES GÉNIES PLANÉTAIRES 201 Cette théorie est-elle acceptable ? Je ne parle pas des objections que nos sciences positives lui opposent * trop facilement, ni du défaut de définition des quatre contrairesqu’il serait facile de rattacher à des Principes plus élevés; il y a des difficultés plus fondamentales. Elle exige, pour éviter l’équilibre mortel signalé plus haut, qu'en chaque élément un contraire domine l’autre, et, cependant, à l’inverse, un contraire doit pouvoir y croître ou y décroître pour devenir inférieur après avoir été, par définition, le plus puissant ; sinon les mutations créatrices et décomposantes sont égale ment impassibles. Or ces hypothèses ne sont justifiées d’aucune manière autre que le besoin de la cause ; on en peut même, il semble, démontrer l’inutilité par l’explication suivante : Dans notre analyse précédente nous avons raisonné comme le font les mécaniciens (par exemple les astro nomes) pour s’expliquer un ensemble complexe de for ces : on isole chacune d’elles pour en étudier l’effet, et l’on y ajoute successivement toutes les autres. Ainsi, il n’est pas complètement exact de dire qu’il y a d'abord attraction réciproque de chacun de nos quatre prin cipes sur ses voisins, suivie de l’attraction de la résul tante par les plus éloignées. Le résultat réel est dû à la simultanéité de toutes les attractions, c’est-à-dire dans un mouvement superficiel (1) qui rapproche les (i) Nous ne le disons même superficiel que pour en étudier plus aisément le jeu dans chaque plan, mais il se fait suivant trois plans perpendiculaires deux à deux (les axes du cube); leur intersection est le centre d'attraction (de création) d’une sphère à la surface de laquelle les quatre éléments se répètent trois fois. "Digitized by Google
3l’initiation lignes d’attraction (1-2, 2-1, t-3, 3-i, etc.) pour les concentrer en quatre points nouveaux ( a . p, y , 8, etc.)* Autrement dit notre mouvement en trois temps, type du mouvement général, est une onde prise dans l’ensemble des rayonnements de chaque centre vers les trois autres, ondulation qui se concentre en quatre foyers ou ventres reproduisant une deuxième ondula tion vers le centre, et ainsi de suite indéfiniment; la longueur d’onde diminuant en série décroissante. La première conséquence de cette remarque est de faire voir que les quatre points intermédiaires (A, B, C, D) sont réellement de pures entités (les limites des ondes qui vont l’une au devant de l’autre, les ventres dont les nœuds se reproduisent en a , p, y , 8 ) . Aristote a donc eu tort de les prendre pour des élé ments ayant une puissance réelle (1). Us représentent, au contraire, l’interférence, VInertie. Ainsi nous n’avons réellement que quatre principes, non huit comme le veut Aristote ; les éléments, au lieu d’être leurs combinaisons latérales deux à deux, sont les développements de chacun de ces quatre principet en mouvement vers le centre commun et pendant le cours d’une onde. (Sur la figure, le quadrilatère 1 A, a B représente le Feu, celui 2 B p D représente l’air, et ainsi de suite). 1 (1) L’occultiste reconnaîtra dans les trois temps de cette première onde typique la manifestation des trois mondes : le divin est dans les quatre principes primordiaux, émanation directe du centre principal ; le réel dans les reflets a, p, y, de ces quatre principes, et l’intellectuel dans les produits inter médiaires, ce monde étant* par nature, celui des entités et des antinomies. Digitized by L . o o Q l e
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L INITIATION Trinité des quaternaires qui vient d'être analysée, puisque cette Trinité doit se répéter indéfiniment. Etudions-la d'un peu plus près encore, elle va nous faire connaître la suite et les créations de la vie uni verselle. Les Anciens ou, pour mieux dire, Aristote, de qui l'autorité a dominé si longtemps notre civilisation européenne, expliquaient comme voici la cosmologie {De Generatione..., liv. II,chap. Ier). En un premier principe infini, sensible (qu'il ne définit pas, qu on a nommé, depuis, la substance, aîcr37)Tov àpx^i) se forment nécessairement quatre oppositions, ou con traires (IvavTtwcxcç) qu'il nomme le Chaud, le Froid, le Sec et l'Humide, en les opposant, comme on sait, deux à deux. Il se fait ensuite une combinaison de ces contraires, deux à deux, mais entre les plus proches seulement, non entre les opposés qu’il dit absolument inconci liables. Ces combinaisons sont les éléments: Feu, le chaud et sec, etc. (sur notre figure, les quatre points A, B, C, D, tandis que les contraires sont nos points i, 2, 3, 4). A leur tour, ces éléments, se transformant l’un dans l'autre, engendrent les corps ou les décom posent, selon le sens du mouvement de transforma tion, la génération des corps n'étant pour lui qu'une transformation rapide. C’est par ce moyen que la Potentialité renfermée dans un cinquième principe, supérieur aux autres (l'Ether), passé à Y Acte par le mouvement, c'est-à-dire produit la création. Digitized byGoogle
2LES GÉNIES PLANÉTAIRES 201 Cette théorie est-elle acceptable ? Je ne parle pas des objections que nos sciences positives lui opposent * trop facilement, ni du défaut de définition des quatre contrairesqu’il serait facile de rattacher à des Principes plus élevés; il y a des difficultés plus fondamentales. Elle exige, pour éviter l’équilibre mortel signalé plus haut, qu'en chaque élément un contraire domine l’autre, et, cependant, à l’inverse, un contraire doit pouvoir y croître ou y décroître pour devenir inférieur après avoir été, par définition, le plus puissant ; sinon les mutations créatrices et décomposantes sont égale ment impassibles. Or ces hypothèses ne sont justifiées d’aucune manière autre que le besoin de la cause ; on en peut même, il semble, démontrer l’inutilité par l’explication suivante : Dans notre analyse précédente nous avons raisonné comme le font les mécaniciens (par exemple les astro nomes) pour s’expliquer un ensemble complexe de for ces : on isole chacune d’elles pour en étudier l’effet, et l’on y ajoute successivement toutes les autres. Ainsi, il n’est pas complètement exact de dire qu’il y a d'abord attraction réciproque de chacun de nos quatre prin cipes sur ses voisins, suivie de l’attraction de la résul tante par les plus éloignées. Le résultat réel est dû à la simultanéité de toutes les attractions, c’est-à-dire dans un mouvement superficiel (1) qui rapproche les (i) Nous ne le disons même superficiel que pour en étudier plus aisément le jeu dans chaque plan, mais il se fait suivant trois plans perpendiculaires deux à deux (les axes du cube); leur intersection est le centre d'attraction (de création) d’une sphère à la surface de laquelle les quatre éléments se répètent trois fois. "Digitized by Google
3l’initiation lignes d’attraction (1-2, 2-1, t-3, 3-i, etc.) pour les concentrer en quatre points nouveaux ( a . p, y , 8, etc.)* Autrement dit notre mouvement en trois temps, type du mouvement général, est une onde prise dans l’ensemble des rayonnements de chaque centre vers les trois autres, ondulation qui se concentre en quatre foyers ou ventres reproduisant une deuxième ondula tion vers le centre, et ainsi de suite indéfiniment; la longueur d’onde diminuant en série décroissante. La première conséquence de cette remarque est de faire voir que les quatre points intermédiaires (A, B, C, D) sont réellement de pures entités (les limites des ondes qui vont l’une au devant de l’autre, les ventres dont les nœuds se reproduisent en a , p, y , 8 ) . Aristote a donc eu tort de les prendre pour des élé ments ayant une puissance réelle (1). Us représentent, au contraire, l’interférence, VInertie. Ainsi nous n’avons réellement que quatre principes, non huit comme le veut Aristote ; les éléments, au lieu d’être leurs combinaisons latérales deux à deux, sont les développements de chacun de ces quatre principet en mouvement vers le centre commun et pendant le cours d’une onde. (Sur la figure, le quadrilatère 1 A, a B représente le Feu, celui 2 B p D représente l’air, et ainsi de suite). 1 (1) L’occultiste reconnaîtra dans les trois temps de cette première onde typique la manifestation des trois mondes : le divin est dans les quatre principes primordiaux, émanation directe du centre principal ; le réel dans les reflets a, p, y, de ces quatre principes, et l’intellectuel dans les produits inter médiaires, ce monde étant* par nature, celui des entités et des antinomies. Digitized by L . o o Q l e
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