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1LES GÉNIES PLANÉTAIRES I 9 7 Créateur souverain arrachant éternellement aux ténèbresdu Non-Être la fouleininterrompue des âmes pour les appeler à la participation de sa Gloire, comme à une apothéose triomphante au sortir des luttes de la vie matérielle et finie. Essayons, sur ces données, de nous rendre compte de cette vie universelle, où se dissout la dualité des Principes. Pour fixer nos idées, représentons ces deux frères ennemis par deux points distincts appelés à se réunir. Ils ne le pourront sans l’intervention d'une troisième puissance capable de se joindre également à l’un et à l'autre, analogue, par exemple, au circuit conducteur de la pile. Nous savons qu’en cet intermédiaire ils ne doivent pas trouver cependant un équilibre parfait qui serait leur anéantissement réciproque. Il faut donc que ce troisième centre soit double lui-même, tout en con servant son unité ; autrement dit, qu'il soit polarisé, de façon que ses deux extrémités rassemblent les deux oppositions primitives en une position moyenne où elles trouvent un commencement d’union. A l’opposition de contrariété primitive ce troisième centre ajoute une opposition d'analogie aux extré mités de laquelle la première peut se rassembler sans se dénaturer. On saisira facilement ce mouvement par l’image sensible de la croix dont les deux extré mités verticales (i et 4) représentent les principes contraires, et les deux extrémités horizontales (3 et 2) représentent les principes analogues, et en se figurant que chacun des points contraires (1 et 4) soit attiré Digitized by Google
2l ' in it ia t io n 198 simultanément par chacun des points analogues (2 et 3), comme l’indiquent les flèches. Par exemple Y Infini et le Fini, étant les deux extrêmes, auront pour intermédiaire YIndéfini (commencé non fini), lequel sera double : croissant ou décroissant, de sorte que les quatre termes formeront comme une suite continue. Cet ensemble a pour premier résultat de tendre à scinder chacun des deux principes antagonistes pour les porter à l’analogie, et, réciproquement, de scinder chacun des deux principes d’analogie (2 et 3) pour les porter vers l’opposition, selon la loi naturelle de l’at traction qui est toujours mutuelle, réciproque, entre deux centres. Par suite, la réunion de nos quatre puis sances deux à deux tendra à former quatre nouveaux centres intermédiaires (A, B, C, D, sur la figure) dont chacun sera une synthèse de premier ordre, un accou plement (A est l’union de 1 et de 2 ; B, celle de 1 et de 3, et ainsi de suite). Ainsi, pour l’exemple particu lier choisi tout à l’heure, l’infini et l’indéfini se ras sembleront dans la limite mathématique, le fini et l’indéfini dans le nombre arithmétique (entier ou frac tionnaire). Mais le mouvement de concentration ne peut s'ar rêter à la production de ces quatre centres intermé diaires, sinon nous nous trouverions encore en pré sence de l’équilibre, c’est-à-dire de la mort, que nous avons exclue de nos solutions. On voit assez, du reste, une cause de mouvements nouveaux. Chacun des centres secondaires (A, B, C ou D), contenant quel que chose des deux centres primaires qui l’ont produit, se trouve par là même plus rapproché des deux autres; Digitized byGoogle
3. LES GÉNIES PLANÉTAIRES ÎÇ ÿ centres que n’étaient ces deux premiers. Ainsi, pour suivant notre exemple particulier, nous voyons que le nombre mathématiquesst plus rapproché du fini que ne l’étaient Findéfini et l’infini (ou, sur la figure, que A, né de i et de 2,est plus rapproché de 3 que ne l’était 2 ; de même B par rapport à 2, et ainsi de suite, comme aussi A et B plus près de 4 que ne Fêtait 1, etc. ). Il en résultera de nouvelles attractions, produisant des centres intermédiaires, un troisième quaternaire, de principes analogues aux premiers, mais plus rap prochés qu’eux du centre commun, ainsi qu’on le voit immédiatement par la figure suivante, en a, p, y et B. Cette première synthèse, décomposable en trois temps, comme on vient de le voir, se produira en un second cycle par les mêmes motifs, pour engendrer une seconde synthèse de même genre, et ainsi de suite indéfiniment, s’approchant toujours du centre commun, sans que les principes extrêmes s’annulent. Seulement chaque cycle sera séparé du suivant par une période de réaction des premiers centres. En résumé, on voit que l’antagonisme originaire se résout par l’intervention d’un troisième principe double, polarisé, qui a pour effet, à la fois, d’empêcher l’annulation réciproque des deux Principes opposés dans un équilibre mortel et, à l’inverse, de faciliter leur rapprochement harmonieux par une succession indéfiniment progressive de synthèses qui ramène le dualisme à l’Unité suprême. C’est l’image fidèle de la création, de la vie et de l’immortalité. Nous avons le type de l’Universel progrès dans la
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES GÉNIES PLANÉTAIRES I 9 7 Créateur souverain arrachant éternellement aux ténèbresdu Non-Être la fouleininterrompue des âmes pour les appeler à la participation de sa Gloire, comme à une apothéose triomphante au sortir des luttes de la vie matérielle et finie. Essayons, sur ces données, de nous rendre compte de cette vie universelle, où se dissout la dualité des Principes. Pour fixer nos idées, représentons ces deux frères ennemis par deux points distincts appelés à se réunir. Ils ne le pourront sans l’intervention d'une troisième puissance capable de se joindre également à l’un et à l'autre, analogue, par exemple, au circuit conducteur de la pile. Nous savons qu’en cet intermédiaire ils ne doivent pas trouver cependant un équilibre parfait qui serait leur anéantissement réciproque. Il faut donc que ce troisième centre soit double lui-même, tout en con servant son unité ; autrement dit, qu'il soit polarisé, de façon que ses deux extrémités rassemblent les deux oppositions primitives en une position moyenne où elles trouvent un commencement d’union. A l’opposition de contrariété primitive ce troisième centre ajoute une opposition d'analogie aux extré mités de laquelle la première peut se rassembler sans se dénaturer. On saisira facilement ce mouvement par l’image sensible de la croix dont les deux extré mités verticales (i et 4) représentent les principes contraires, et les deux extrémités horizontales (3 et 2) représentent les principes analogues, et en se figurant que chacun des points contraires (1 et 4) soit attiré Digitized by Google
2l ' in it ia t io n 198 simultanément par chacun des points analogues (2 et 3), comme l’indiquent les flèches. Par exemple Y Infini et le Fini, étant les deux extrêmes, auront pour intermédiaire YIndéfini (commencé non fini), lequel sera double : croissant ou décroissant, de sorte que les quatre termes formeront comme une suite continue. Cet ensemble a pour premier résultat de tendre à scinder chacun des deux principes antagonistes pour les porter à l’analogie, et, réciproquement, de scinder chacun des deux principes d’analogie (2 et 3) pour les porter vers l’opposition, selon la loi naturelle de l’at traction qui est toujours mutuelle, réciproque, entre deux centres. Par suite, la réunion de nos quatre puis sances deux à deux tendra à former quatre nouveaux centres intermédiaires (A, B, C, D, sur la figure) dont chacun sera une synthèse de premier ordre, un accou plement (A est l’union de 1 et de 2 ; B, celle de 1 et de 3, et ainsi de suite). Ainsi, pour l’exemple particu lier choisi tout à l’heure, l’infini et l’indéfini se ras sembleront dans la limite mathématique, le fini et l’indéfini dans le nombre arithmétique (entier ou frac tionnaire). Mais le mouvement de concentration ne peut s'ar rêter à la production de ces quatre centres intermé diaires, sinon nous nous trouverions encore en pré sence de l’équilibre, c’est-à-dire de la mort, que nous avons exclue de nos solutions. On voit assez, du reste, une cause de mouvements nouveaux. Chacun des centres secondaires (A, B, C ou D), contenant quel que chose des deux centres primaires qui l’ont produit, se trouve par là même plus rapproché des deux autres; Digitized byGoogle
3. LES GÉNIES PLANÉTAIRES ÎÇ ÿ centres que n’étaient ces deux premiers. Ainsi, pour suivant notre exemple particulier, nous voyons que le nombre mathématiquesst plus rapproché du fini que ne l’étaient Findéfini et l’infini (ou, sur la figure, que A, né de i et de 2,est plus rapproché de 3 que ne l’était 2 ; de même B par rapport à 2, et ainsi de suite, comme aussi A et B plus près de 4 que ne Fêtait 1, etc. ). Il en résultera de nouvelles attractions, produisant des centres intermédiaires, un troisième quaternaire, de principes analogues aux premiers, mais plus rap prochés qu’eux du centre commun, ainsi qu’on le voit immédiatement par la figure suivante, en a, p, y et B. Cette première synthèse, décomposable en trois temps, comme on vient de le voir, se produira en un second cycle par les mêmes motifs, pour engendrer une seconde synthèse de même genre, et ainsi de suite indéfiniment, s’approchant toujours du centre commun, sans que les principes extrêmes s’annulent. Seulement chaque cycle sera séparé du suivant par une période de réaction des premiers centres. En résumé, on voit que l’antagonisme originaire se résout par l’intervention d’un troisième principe double, polarisé, qui a pour effet, à la fois, d’empêcher l’annulation réciproque des deux Principes opposés dans un équilibre mortel et, à l’inverse, de faciliter leur rapprochement harmonieux par une succession indéfiniment progressive de synthèses qui ramène le dualisme à l’Unité suprême. C’est l’image fidèle de la création, de la vie et de l’immortalité. Nous avons le type de l’Universel progrès dans la
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