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1La reproduction des articles inédits publiés par l’Initiation est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE L’étude de Barlet, que nous publions aujourd’hui, est le résumé de plusieurs années d’efforts. Elle donne enfin Ja solution du problème du zodiaque qui n’a vait pu être résolu jusqu’ici. ' C’est une des affirmations les plus grandioses des théories de l’occultisme. Nos lecteurs nous sauront gré de ne pas couper outre mesure cette étude, dont la plus grande partie occupe ce numéro. — Depuis le Timée de Platon, aucune étude aussi synthétique n’avait paru, à notre avis. La D irectio n . 7 Digitized by Google *94 tflMTIATKW» LES GÉNIES PLANÉTAIRES ET LE EOM&Q0B ( É T U D E CO S M O G O N IQ U E) (i) PRÉLIMINAIRES Quel qu$ soit h monde vers lequel le philosophe tourne ses régals : celui du phénomène, celui de l’intelligence, ou le monde métaphysique, il s’y trouve toujours en face d’une dualité de principes fondâmes taux complètement opposés, mais qui tendent à ré soudre leur antagonisme comme une souffrance insap* portable. Telles sont les forces attractives et répul' sives de la matière ; les antinomies intellectuelles, désespoir de Kant ; tels encore le bien çt le mal, tour ment du moraliste ; le néant qui se dresse en face de l’Etre en l’esprit du métaphysicien ! La fusion de ces contrastes essentiels en un terme neutre ne peut être une solution satisfaisante de ce (i) Cette étude succincte serait beaucoup trop rapide si elle devait être considérée autrement que comme la simple position provisoire d’un important problème : l’Esotérisme de l’Onto logie autant qu’il peut être abordé par le raisonnement. F.-Ch. B. Digitized by Google
2LES GÉNIES PLANETAIRES ï§ 5 douloureux dilemme partout répété : l’équilibre n’est que la mort , l’anéantissement, la désolation contré laquelle se révoltent le plus nos instincts naturels. Quelle répugnance ne soulève pas en nos cœurs l'af firmation des savants qui veulent que dans quelques milliers d’années, minute dans l’éternité, notre monde sidéral roule dans l’immortel silence de l’équilibré obscur ses astres refroidis, cellules inanimées d’un éternel cadavre ? La seule fin acceptable, rationnelle, annoncée par l’entendement comme par l'instinct, est celle qui nous promet, de par l’antagonisme dualistique lui-mème, f absorption de l’un de ses termes en l’autfe ; et celui qüe nos aspirations les plus vivaCes nous désignent comme le futur vainqueur est le Principe qui caracté rise Y Etre eA face du Non-Etre. C’est dans ce passage du Non-Etre à l’Etre que nous nous plaisons tant à vôir l’épanouissement dè nos désirs les plus invin cibles, le but de toute vie, l’accomplissement de tous lès vœux, de toutes les espérances dont la nature pal pite. C’est pourquoi ce dénouement est écrit dans les sym boles de toutes les religions. Cependant un examen plus approfondi de ce grand mystère ajoute à ce premier aspect des modifications essentielles. La fin dé l’antagonisme entre les Principes lui sup pose un commencement, nécessiteune Unité antérieure à ce dualisme et, par les raisons déjà déduites, une unité de Gloire, non dé ténèbres. ËA outre, comme il n’y a pas de motif rationnel Digitized byGoogle
3l ’in it ia t io n de préférence entre les deux Principes opposés, comme ils sont également absolus, infinis, métaphy siques, bien plus, comme ils sont également néces saires l’un à l’autre, l’Unité primitive n’a pu se trouver dans aucun des deux; la fin cherchée, le but de la Vie Universelle qui doit résoudre leur antagonisme ne peut être en l’un d’eux exclusivement. Ils sont comme l’émanation polarisée d’une source supérieure, d’une Unité absolue, qui embrasse tout infini, en qui s’accomplit l’éternelle résolution de toute relativité de toute contradiction, l’éternel apai« sement de toute souffrance. Autant qu’il nous est possible de la concevoir, cette source ineffable s’aperçoit comme émanant sans cesse les deux oppositions latentes en elle afin de leur apprendre à se reconnaître, en se mesurant dans le cours d’une longue épreuve qui les ramène réconciliées au seindeleur père commun. Cette incessante création de la conscience dans l’inconscient constitue, selon l’expression deLacuria, lafoafrYwafedel’Unité suprême, et le cours de la lutte qui la produit forme la Vie uni verselle. C’est ainsi que nos piles, après avoir opposé les deux électricités latentes en leurs éléments, les y rassemblent comme fatiguées du long circuit où elles; se sont croisées à travers la chaleur, la lumière où la. vie chimique, manifestant par cette activité l’infé riorité et la soumission de la plus faible à l’attraction de la plus puissante. Cette doctrine est encore exprimée dans les sym boles de toutes les religions qui nous montrent un Digitized by L j O O Q l e
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiés par l’Initiation est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE L’étude de Barlet, que nous publions aujourd’hui, est le résumé de plusieurs années d’efforts. Elle donne enfin Ja solution du problème du zodiaque qui n’a vait pu être résolu jusqu’ici. ' C’est une des affirmations les plus grandioses des théories de l’occultisme. Nos lecteurs nous sauront gré de ne pas couper outre mesure cette étude, dont la plus grande partie occupe ce numéro. — Depuis le Timée de Platon, aucune étude aussi synthétique n’avait paru, à notre avis. La D irectio n . 7 Digitized by Google *94 tflMTIATKW» LES GÉNIES PLANÉTAIRES ET LE EOM&Q0B ( É T U D E CO S M O G O N IQ U E) (i) PRÉLIMINAIRES Quel qu$ soit h monde vers lequel le philosophe tourne ses régals : celui du phénomène, celui de l’intelligence, ou le monde métaphysique, il s’y trouve toujours en face d’une dualité de principes fondâmes taux complètement opposés, mais qui tendent à ré soudre leur antagonisme comme une souffrance insap* portable. Telles sont les forces attractives et répul' sives de la matière ; les antinomies intellectuelles, désespoir de Kant ; tels encore le bien çt le mal, tour ment du moraliste ; le néant qui se dresse en face de l’Etre en l’esprit du métaphysicien ! La fusion de ces contrastes essentiels en un terme neutre ne peut être une solution satisfaisante de ce (i) Cette étude succincte serait beaucoup trop rapide si elle devait être considérée autrement que comme la simple position provisoire d’un important problème : l’Esotérisme de l’Onto logie autant qu’il peut être abordé par le raisonnement. F.-Ch. B. Digitized by Google
2LES GÉNIES PLANETAIRES ï§ 5 douloureux dilemme partout répété : l’équilibre n’est que la mort , l’anéantissement, la désolation contré laquelle se révoltent le plus nos instincts naturels. Quelle répugnance ne soulève pas en nos cœurs l'af firmation des savants qui veulent que dans quelques milliers d’années, minute dans l’éternité, notre monde sidéral roule dans l’immortel silence de l’équilibré obscur ses astres refroidis, cellules inanimées d’un éternel cadavre ? La seule fin acceptable, rationnelle, annoncée par l’entendement comme par l'instinct, est celle qui nous promet, de par l’antagonisme dualistique lui-mème, f absorption de l’un de ses termes en l’autfe ; et celui qüe nos aspirations les plus vivaCes nous désignent comme le futur vainqueur est le Principe qui caracté rise Y Etre eA face du Non-Etre. C’est dans ce passage du Non-Etre à l’Etre que nous nous plaisons tant à vôir l’épanouissement dè nos désirs les plus invin cibles, le but de toute vie, l’accomplissement de tous lès vœux, de toutes les espérances dont la nature pal pite. C’est pourquoi ce dénouement est écrit dans les sym boles de toutes les religions. Cependant un examen plus approfondi de ce grand mystère ajoute à ce premier aspect des modifications essentielles. La fin dé l’antagonisme entre les Principes lui sup pose un commencement, nécessiteune Unité antérieure à ce dualisme et, par les raisons déjà déduites, une unité de Gloire, non dé ténèbres. ËA outre, comme il n’y a pas de motif rationnel Digitized byGoogle
3l ’in it ia t io n de préférence entre les deux Principes opposés, comme ils sont également absolus, infinis, métaphy siques, bien plus, comme ils sont également néces saires l’un à l’autre, l’Unité primitive n’a pu se trouver dans aucun des deux; la fin cherchée, le but de la Vie Universelle qui doit résoudre leur antagonisme ne peut être en l’un d’eux exclusivement. Ils sont comme l’émanation polarisée d’une source supérieure, d’une Unité absolue, qui embrasse tout infini, en qui s’accomplit l’éternelle résolution de toute relativité de toute contradiction, l’éternel apai« sement de toute souffrance. Autant qu’il nous est possible de la concevoir, cette source ineffable s’aperçoit comme émanant sans cesse les deux oppositions latentes en elle afin de leur apprendre à se reconnaître, en se mesurant dans le cours d’une longue épreuve qui les ramène réconciliées au seindeleur père commun. Cette incessante création de la conscience dans l’inconscient constitue, selon l’expression deLacuria, lafoafrYwafedel’Unité suprême, et le cours de la lutte qui la produit forme la Vie uni verselle. C’est ainsi que nos piles, après avoir opposé les deux électricités latentes en leurs éléments, les y rassemblent comme fatiguées du long circuit où elles; se sont croisées à travers la chaleur, la lumière où la. vie chimique, manifestant par cette activité l’infé riorité et la soumission de la plus faible à l’attraction de la plus puissante. Cette doctrine est encore exprimée dans les sym boles de toutes les religions qui nous montrent un Digitized by L j O O Q l e
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