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1l'initiation 104 réfléchit dans les deux mondes inférieurs des lois et des faits sous les deux aspects successifs de Vérité et de Liberté (t. I) au ternaire supérieur. Amour Sagesse Force correspond dans le monde des lois le ternaire Bien Justice Beauté ■et dans le monde des faits, le ternaire Déclin Accroissement Génération La génération de ces ternaires se fait par les canaux des influences et des mélanges réciproques, ce qui revient à dire que nous sommes dès le deuxième ternaire dans le monde de la formation (1). Le Bien vient de l’union de l'amour et de l’intelli gence, la justice de l’union de la sagesse et de la force ; le Beau est le reflet du ternaire supérieur dans sa tota lité. Le dernier ternaire est presque mot pour mot la tra duction du dernier ternaire sephirotique : il corres- (1) Sepher Ietzirah : « Il les sculpta, les pesa, les permuta entre elles, x avec toutes et toutes avec x, 3 avec toutes et toutes avec 3, etc. » Les canaux sephirotiques donnent leur nom aux lettres par où se manifeste l’exhilaration de Dieu.
2LA TRADITION CHEZ LES DRUIDES IO5 pond au monde du devenir, monde d'Abred et le fondementde l’alliance y permet seul unestabilité relative. Enfin détaché du reste de l’arbre est l’abîme infé rieur Annwm (i) reflet sombre du cercle lumineux d’en haut, limite matérielle du monde moyen comme Ceugant en est l’idéale limite. Mais ici nous devons remarquer qu’à proprement parler c’est Abred qui correspond à Malkuth, c’est Abred qui représente le monde quaternaire des mixtes si Annwn symbolise d’autre parties eaux féminines, l’épouse. Deux termes, opposés en apparence traduisent donc en celtique l’idée double de Malkuth chez les Khabbalistes. Ces mondes, ces états que nous venons de considé rer dans leur essence, c’est-à-dire dans la manière dont ils réfléchissent chacun à leur point de vue l'ab solu, ne sont pas des statues immobiles. Un grand mouvement s’y accomplit éternellement, mélangeant l’ombre à la lumière, mouvement de libration (2) qui fait sans cesse absorber et épuiser Annwn par Ceu gant, qui projette du ciel les torrents dans l'abîme ( Voluspa, p. 37, Pictet). L’esprit, revêtu de ténèbres, émerge de la profondeur, et c'est le commencement ; il remporte dans Abred les trois victoires de l’évolu tion (tr. XXVIII) ; il s’épanouit dans Gwynfyd où il retrouve son caractère primitif, céleste, spirituel (3). (1) Abyssos, sans fond. ci. Voluspa. p. 61 et Pictet, t. XIV,. p. 38. (2) Dinwn *w- vi, 7. (3) Tr. XIV : « Les Druides soutiennent l’immortalité de l’âme » (Cœsar, de Bello gallico. Tr. IV, chap. XIV), ce qui fait sourire de pitié l’historien romain.
3l’initiation 106 Ce circuit est celui de l'amour, il a pour moteur la série des termes moyens, la colonne centrale de l'arbre séphirotique, tout comme l’ésotérisme judéo-chré tien (i). Ces bardes enseignent quelaSagesse divine(Père), la manifestation divine (Fils), l'amour divin (Esprit) sont la cause originelle des êtres vivants (2). Voilà les trois sphères et leur triple mouvement : l’homme créature limitée encore plongée dans le monde d’Abred (3) en perçoit seulement la double po larisation, vie et mort, fas et nef as. binaire. Placéentre le démon de l’abîme. Cythraul (4) et l’esprit de luLe ternaire chrétien, Père-Fils-St-Esprit, est le ternaire moteur vivant et véritablement catholique de l’être. (Cf Lacuria, les Harmonies de l’ètre p. 29) Père, Fils, Esprit du nom divin N'bjN. Voilà pourquoi xSjN ne correspond pas à une Séphire et s’explique: « Tu potens in sœculum, Do mine. » (2) Triade XI différente de la Triade IX, ce que n’a pas vu M. Pictet. (3) 'Monde de la rigueur, de la mort: trois forces astringentes y régnent, qui sont à la fois des calamités et des sauvegardes contre le triomphe du mal (Tr. XVIII et XXI). La nécessité (destruction du mal par lui-même) la perte de mémoire (mérite de l’épreuve), la mort (génération). CfF. d'Olivet Caïn, pp. 206 et 180 (4) Cet attract de l’abîme dont le nom Cythraul veut dire des tructeur d'après M. Pictet, mais aussi adversaire, se rapproche beaucoup du Satan des langues sémitiques (Cf. Caïn de F. d’Olivet, p. 1 g3.) Sa nature est plus particulièrement indiquée dans une triade très remarquable que nous tenons à transcrire ici : Tri phrif anflfawd Abred : Angen, anghof ag angeu Trois calamités primitives d’Abied, nécessité, Oubli et mort. Cette racine galloise ang trois fois reprise à la façon hiéro glyphique de Moïse au Sepher Bereschith nous spécifie l’action de Cithraul dans Abred. La syllabe Ang-qui se trouve dans les mots Ay/io, Ayxttjp, Uncus, Angst, Ongle, Angoisse, Ancre,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l'initiation 104 réfléchit dans les deux mondes inférieurs des lois et des faits sous les deux aspects successifs de Vérité et de Liberté (t. I) au ternaire supérieur. Amour Sagesse Force correspond dans le monde des lois le ternaire Bien Justice Beauté ■et dans le monde des faits, le ternaire Déclin Accroissement Génération La génération de ces ternaires se fait par les canaux des influences et des mélanges réciproques, ce qui revient à dire que nous sommes dès le deuxième ternaire dans le monde de la formation (1). Le Bien vient de l’union de l'amour et de l’intelli gence, la justice de l’union de la sagesse et de la force ; le Beau est le reflet du ternaire supérieur dans sa tota lité. Le dernier ternaire est presque mot pour mot la tra duction du dernier ternaire sephirotique : il corres- (1) Sepher Ietzirah : « Il les sculpta, les pesa, les permuta entre elles, x avec toutes et toutes avec x, 3 avec toutes et toutes avec 3, etc. » Les canaux sephirotiques donnent leur nom aux lettres par où se manifeste l’exhilaration de Dieu.
2LA TRADITION CHEZ LES DRUIDES IO5 pond au monde du devenir, monde d'Abred et le fondementde l’alliance y permet seul unestabilité relative. Enfin détaché du reste de l’arbre est l’abîme infé rieur Annwm (i) reflet sombre du cercle lumineux d’en haut, limite matérielle du monde moyen comme Ceugant en est l’idéale limite. Mais ici nous devons remarquer qu’à proprement parler c’est Abred qui correspond à Malkuth, c’est Abred qui représente le monde quaternaire des mixtes si Annwn symbolise d’autre parties eaux féminines, l’épouse. Deux termes, opposés en apparence traduisent donc en celtique l’idée double de Malkuth chez les Khabbalistes. Ces mondes, ces états que nous venons de considé rer dans leur essence, c’est-à-dire dans la manière dont ils réfléchissent chacun à leur point de vue l'ab solu, ne sont pas des statues immobiles. Un grand mouvement s’y accomplit éternellement, mélangeant l’ombre à la lumière, mouvement de libration (2) qui fait sans cesse absorber et épuiser Annwn par Ceu gant, qui projette du ciel les torrents dans l'abîme ( Voluspa, p. 37, Pictet). L’esprit, revêtu de ténèbres, émerge de la profondeur, et c'est le commencement ; il remporte dans Abred les trois victoires de l’évolu tion (tr. XXVIII) ; il s’épanouit dans Gwynfyd où il retrouve son caractère primitif, céleste, spirituel (3). (1) Abyssos, sans fond. ci. Voluspa. p. 61 et Pictet, t. XIV,. p. 38. (2) Dinwn *w- vi, 7. (3) Tr. XIV : « Les Druides soutiennent l’immortalité de l’âme » (Cœsar, de Bello gallico. Tr. IV, chap. XIV), ce qui fait sourire de pitié l’historien romain.
3l’initiation 106 Ce circuit est celui de l'amour, il a pour moteur la série des termes moyens, la colonne centrale de l'arbre séphirotique, tout comme l’ésotérisme judéo-chré tien (i). Ces bardes enseignent quelaSagesse divine(Père), la manifestation divine (Fils), l'amour divin (Esprit) sont la cause originelle des êtres vivants (2). Voilà les trois sphères et leur triple mouvement : l’homme créature limitée encore plongée dans le monde d’Abred (3) en perçoit seulement la double po larisation, vie et mort, fas et nef as. binaire. Placéentre le démon de l’abîme. Cythraul (4) et l’esprit de luLe ternaire chrétien, Père-Fils-St-Esprit, est le ternaire moteur vivant et véritablement catholique de l’être. (Cf Lacuria, les Harmonies de l’ètre p. 29) Père, Fils, Esprit du nom divin N'bjN. Voilà pourquoi xSjN ne correspond pas à une Séphire et s’explique: « Tu potens in sœculum, Do mine. » (2) Triade XI différente de la Triade IX, ce que n’a pas vu M. Pictet. (3) 'Monde de la rigueur, de la mort: trois forces astringentes y régnent, qui sont à la fois des calamités et des sauvegardes contre le triomphe du mal (Tr. XVIII et XXI). La nécessité (destruction du mal par lui-même) la perte de mémoire (mérite de l’épreuve), la mort (génération). CfF. d'Olivet Caïn, pp. 206 et 180 (4) Cet attract de l’abîme dont le nom Cythraul veut dire des tructeur d'après M. Pictet, mais aussi adversaire, se rapproche beaucoup du Satan des langues sémitiques (Cf. Caïn de F. d’Olivet, p. 1 g3.) Sa nature est plus particulièrement indiquée dans une triade très remarquable que nous tenons à transcrire ici : Tri phrif anflfawd Abred : Angen, anghof ag angeu Trois calamités primitives d’Abied, nécessité, Oubli et mort. Cette racine galloise ang trois fois reprise à la façon hiéro glyphique de Moïse au Sepher Bereschith nous spécifie l’action de Cithraul dans Abred. La syllabe Ang-qui se trouve dans les mots Ay/io, Ayxttjp, Uncus, Angst, Ongle, Angoisse, Ancre,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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