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1L'Initiation du i5 Mai 1894 GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ESOTERIQUES Secrétariat : M. Paul SÉDIR 4, Avenue de l’Opéra, 4 PARIS Quartier Général : 29, Rue de Trévise, 29 PARIS But. — Le Groupe a pour but principal d’étudier théoriquement et expérimentalement les forces encore non définies de la Nature et de l’Homme — en dehors de oute secte et de toute personnalité. Membres. — Les membres ne payent ni cotisation ni droit u’entrée. — Tout abonné de l’initiation ou du Voile d’Isis reçoit sa carte de membre sur demande affranchie adressée au Secrétariat. Organisation. —Le Groupe comprend 22 commissions d’études au Quartier Général à Paris. Il compte actuellement 80 branches et correspondants au dehors. Des conférences et des cours ont lieu régulièrement au Quartier Général. Renseignements. — Pour tous renseignements sur le Groupe ou les sociétés adhérents dans les différents pays, écrire en joignant un timbre pour la réponse à M. Paul Sédir, 4, Avenue de l’Opéra, Paris. ARBRE SËPH1R0TIQUE DRUIDIQUE
2La reproduction des articles inédits publiés p r V Initiation est ormellenient interdite, à moins d’autorisation spéciale . PARTIE INITIATIQUE Les celtes des temps historiques, mais encore pri mitifs, qu'ils aient habité la Gaule, la Bretagne, la Germanie ou la Scandinavie, avaient.au dire de leurs rares historiens (i), une tradition orale conservée soi gneusement par leurs prêtres, les druides, ennemis de toute inscription, de tout monument écrit qui, pour jamais, aurait fixé parmi les profanes la lettre d’un dogme ; ils n’avaient pas écrit le nom de Dieu sur un anneau. Ils gardaient, pour transmettre la doctrine, le mode initiatique, et, pour la graver en les esprits, le ( i ' La tradition celtique si ancienne, si personnelle à l’Europe et son véritable patrimoine, est cependant celle qui eut le moins d’historiens, quelques mots de Strabon. d’Hérodote ; des notes dans Val. Maxime, Ammian Marc, Pomponius Mêla, Pline, Ta cite et J. César, voilà les seuls documents ou à peu près N’estce pas bien plus au mépris ignorant des Roma.ns qu’à la soidisant barbarie de nos pères que nous devons cette pénurie de renseignements ?
3100 l’initiation rythme moyen mnémotechnique et langue hiérogly phique qui, par le nombre, permet de modeler sur la pensée la forme la plus approchée de tel idiome vul gaire 11). Remplis de crainte à l’égard des sciences et des lettres dont ils prévoyaient l’apostasie (Pelloutier, Hist. des Celtes, 1. Il, ch. x), ils ne livraient pas à l’érudition factice d’enfants sans expérience le savoir (i) On réunit généralement dans une même catégorie hiéra tique, mais on distingue entre eux les Druides, les Prophètes (Owates ou Vates) et les Bardes. Les premiers sont les maîtres, les philosophes conservateurs du dogme. Les Prophètes, astro nomes et médecins vivant dans la société et transmettant au monde la volonté des Druides, représentent la portion jupitérienne du Sacerdoce. Les Bardes enfin sont les poètes, les révé lateurs. Ce sont eux qui vont nous occuper ici spécialement; leur puissance était telle sur les guerriers, sur le peuple, que eur voix arrêtait parfois des armées prêtes à en venir aux mains (Diod. de Sicile, v. 213-214). Ils narraient en Triades, soit les origines des races, l’histoire des Celtes, les migrations des Gaëls ou des Kimris, soit les dogmes de la religion (Tacite, Ger mait., ch. 11, et Prud. Apoth.,l 296); leur voix accompagnait les cérémonies du culte et de la vie (Sidon. Appolin., Panégyr. Major , f 219 et Tacite, ch vm). Sans doute, cette influence immense au début tant que le culte resta pur et puissant, di minua et se pervertit dans la suite, et le barde devint un bouffon lorsque l'Owate devint un valet, « mais les corporations bar diques qui se maintinrent dans le pays de Galles à travers les invasions successives des Romains, des Anglo-Saxons et des An glais sous la forme d'une espèce de franc-maçonnerie conservè rent avec la ténacité celtique les débris traditionnels des vieilles croyances nationales et les triades que nous possédons encore en sont certainement la dernière expression. » (Pictet, Mystère des Bardes, p. 18 . C'est à cet excellent volume, le Mystère des Bardes, que nous renverrons sans cesse au cours de cette étude : on ne saurait trouver réunis plus d’érudition et de large philo sophie.D autres triades historiques ou philosophiques sontaussi parvenues. On trouve dans Myvyrian, Archeology oj Wales, London et Défense de l'authenticité des anciens poèmes bre tons. Londres, 1703, tous les textes réunis.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L'Initiation du i5 Mai 1894 GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ESOTERIQUES Secrétariat : M. Paul SÉDIR 4, Avenue de l’Opéra, 4 PARIS Quartier Général : 29, Rue de Trévise, 29 PARIS But. — Le Groupe a pour but principal d’étudier théoriquement et expérimentalement les forces encore non définies de la Nature et de l’Homme — en dehors de oute secte et de toute personnalité. Membres. — Les membres ne payent ni cotisation ni droit u’entrée. — Tout abonné de l’initiation ou du Voile d’Isis reçoit sa carte de membre sur demande affranchie adressée au Secrétariat. Organisation. —Le Groupe comprend 22 commissions d’études au Quartier Général à Paris. Il compte actuellement 80 branches et correspondants au dehors. Des conférences et des cours ont lieu régulièrement au Quartier Général. Renseignements. — Pour tous renseignements sur le Groupe ou les sociétés adhérents dans les différents pays, écrire en joignant un timbre pour la réponse à M. Paul Sédir, 4, Avenue de l’Opéra, Paris. ARBRE SËPH1R0TIQUE DRUIDIQUE
2La reproduction des articles inédits publiés p r V Initiation est ormellenient interdite, à moins d’autorisation spéciale . PARTIE INITIATIQUE Les celtes des temps historiques, mais encore pri mitifs, qu'ils aient habité la Gaule, la Bretagne, la Germanie ou la Scandinavie, avaient.au dire de leurs rares historiens (i), une tradition orale conservée soi gneusement par leurs prêtres, les druides, ennemis de toute inscription, de tout monument écrit qui, pour jamais, aurait fixé parmi les profanes la lettre d’un dogme ; ils n’avaient pas écrit le nom de Dieu sur un anneau. Ils gardaient, pour transmettre la doctrine, le mode initiatique, et, pour la graver en les esprits, le ( i ' La tradition celtique si ancienne, si personnelle à l’Europe et son véritable patrimoine, est cependant celle qui eut le moins d’historiens, quelques mots de Strabon. d’Hérodote ; des notes dans Val. Maxime, Ammian Marc, Pomponius Mêla, Pline, Ta cite et J. César, voilà les seuls documents ou à peu près N’estce pas bien plus au mépris ignorant des Roma.ns qu’à la soidisant barbarie de nos pères que nous devons cette pénurie de renseignements ?
3100 l’initiation rythme moyen mnémotechnique et langue hiérogly phique qui, par le nombre, permet de modeler sur la pensée la forme la plus approchée de tel idiome vul gaire 11). Remplis de crainte à l’égard des sciences et des lettres dont ils prévoyaient l’apostasie (Pelloutier, Hist. des Celtes, 1. Il, ch. x), ils ne livraient pas à l’érudition factice d’enfants sans expérience le savoir (i) On réunit généralement dans une même catégorie hiéra tique, mais on distingue entre eux les Druides, les Prophètes (Owates ou Vates) et les Bardes. Les premiers sont les maîtres, les philosophes conservateurs du dogme. Les Prophètes, astro nomes et médecins vivant dans la société et transmettant au monde la volonté des Druides, représentent la portion jupitérienne du Sacerdoce. Les Bardes enfin sont les poètes, les révé lateurs. Ce sont eux qui vont nous occuper ici spécialement; leur puissance était telle sur les guerriers, sur le peuple, que eur voix arrêtait parfois des armées prêtes à en venir aux mains (Diod. de Sicile, v. 213-214). Ils narraient en Triades, soit les origines des races, l’histoire des Celtes, les migrations des Gaëls ou des Kimris, soit les dogmes de la religion (Tacite, Ger mait., ch. 11, et Prud. Apoth.,l 296); leur voix accompagnait les cérémonies du culte et de la vie (Sidon. Appolin., Panégyr. Major , f 219 et Tacite, ch vm). Sans doute, cette influence immense au début tant que le culte resta pur et puissant, di minua et se pervertit dans la suite, et le barde devint un bouffon lorsque l'Owate devint un valet, « mais les corporations bar diques qui se maintinrent dans le pays de Galles à travers les invasions successives des Romains, des Anglo-Saxons et des An glais sous la forme d'une espèce de franc-maçonnerie conservè rent avec la ténacité celtique les débris traditionnels des vieilles croyances nationales et les triades que nous possédons encore en sont certainement la dernière expression. » (Pictet, Mystère des Bardes, p. 18 . C'est à cet excellent volume, le Mystère des Bardes, que nous renverrons sans cesse au cours de cette étude : on ne saurait trouver réunis plus d’érudition et de large philo sophie.D autres triades historiques ou philosophiques sontaussi parvenues. On trouve dans Myvyrian, Archeology oj Wales, London et Défense de l'authenticité des anciens poèmes bre tons. Londres, 1703, tous les textes réunis.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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