Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1NOTES I I ®©T]1 SUR LES NOMS DES NOMBRES HÉBRAÏQUES Au point de vue de leur composition hiéroglyphique (. “HÑ. — Ce mot se décompose de la façon sui vante : Trrx. La racine “n indiquée par Fabre d’Olivet comprend le signe de la divisibilité physique (T) régi par celui de la puissance (N); c’est l’individuali sation d’une partie divisionnelle, toute idée désigna tive. Le signe n renforce cette signification, en y ajou tant une idée d’arrêt circonscriptif. Au sens hiéroglyphique, le mot tout entier semble être l’image de toute action normalement polarisée (n) où tend le mouvement universel de l’existence physique (") et lui servant de médium pour arriver au centre intérieur, au principe abstrait adéquat. D’ailleurs, on sait que nous ne pouvons avoir l’idée de l’unité absolue et principiante; les remarques pré cédentes ne pourront donc s’appliquer qu’aux émana tions considérées dans leurs séités relatives. Si l’on con sidère que le féminin Fins* se forme en remplaçant le “ par un n, signe de toute fermeture de cycle et si l’on aperçoit le sens supérieur de la racine contractée nn, on trouvera une fois de plus la preuve éclatante de la méthode admirable qui a guidé les prêtres égyptiens dans le perfectionnement de leur alphabet : le cher cheur perspicace rencontrera dans l’étude de ce mot note 13 générateur que les anciens Orientaux attachaient au nom de Sheth. Si l’on remarque, avec d’Olivet, que cette racine peut signifier aussi toute espèce de bois son, c’est-à-dire tout aliment de matérialité et d’aggrégation, — si l’on considère en outre, que la tradi tion générale fait sortir, pour être bref, Vénus des eaux, on pourra acquérir des lumières toutes neuves sur l’appétit sexuel, l’un des plus puissants mobiles des sphères de l’Homme intérieur. Mais revenons aux principes cosmogoniques. L’étude du Se/er,en nous faisant mieux connaître la genèse du principe Shethien, nous éclairera sans doute aussi sur l’essence du binaire féminin. « Et Adam connut son épouse intellectuelle ; et elle enfanta un fils; et elle lui assigna ce nom ; Sheth, parce que, Lui les Dieux, a fondé pour moi une autre semence de l’abattement d’Habel, lorsque Kaîn l’ac cabla » (ch. iv, v. 2 5) . La semence de Seth provient donc de l’accablement (nom) d’Habel. Reportons-nous à ce dernier mouve ment : « Et ensuite, il déclara sa pensée, Kaîn, à Habel, son frère : et c’était lorsqu’ils existaient en semble dans la nature productrice : or, il s’insurgea (ap1) contre Habel, son frère et l’immola (ch. iv, v. 8). » Dans la Nature, la Force expansive et la Force astringente agissaient donc simultanément ; le point important c’est le mode d’action de Kaîn contre Habel. Le verbe insurger repose sur la racine ap ou mieux a_ip; remarquons tout d’abord la répétition du signe
212 l’initiation une les mêmes idées que Moïse nous a laissées entre voir dans son Septur, ch. 11, v. 23 . 2. W, DW.—• Nous avons vu tout à l’heure que l’unité ne se pouvait concevoir d’une façon abso lue : le nombre 2, nous dit la théosophie, ne pourra pas l’être davantage. Étant une différenciation de l’unité qui prend conscience d’elle-même, de l’unité évoluée, nous n’apercevrons dans le binaire que « l’ac tion passive et repliée sur soi » (3) du mouvement ou de la durée relatifs ®). On peut voir dans cette racine le signe de toute Force déployant son action dans le Temps et dans l’Espace mesurables (ti?) tandis que par une opération particulière, sa portion active s’est isolée de ce mouvement qu’elle regarde accomplir par sa partie passive ( ]), sa faculté volitive. Si l’on considère W, ce sera le mouvement, Fac tion même de toute espèce de « mutation, de transi tion de passage d’un état à un autre. » Si l’on considère DW, on aura l’idée générale des mutations collectives. Le nombre deux féminin fait W, TlU?, D'ITO. Sa racine est digne de toute l’attention des chercheurs et Fabre d’Olivet en a indiqué les principaux sens que je me contenterai de résumer d’après lui (i). Formée du signe de la Croix réalisatrice et de celui du Désir, il indique la disposition du fondement des choses, la réalisation, ce vers quoi tend le binaire. On sait d’autre part, les significations opposées de destructeur et de ( i ) Cf. Sepher, p 146. 14 l’initiation dernier signifie le développement de l’existence maté rielle mécanique, la substance, la matière. Voici donc comment je crois qu’on peut interpréter toute cette révolution cosmique.
3Les phénomènes na turels avaient été concentrés et transformés dans leur ensemble de par le principe centripète selon une loi contraire à celle de IEVE. C’est pourquoi cette éma nation fut réfléchie par IEVE, et porta dans le sein de celui qui l’avait émise une fermentation violente, une ardeur obsure qui fut le principe de la Substance (1). Résultat tout à fait opposé à celui de l’action d’Habel, qui avait extrait les quintessences des choses. Dès lors, nous pouvons présumer que la Force caïnique immola (Ain) l’Expânsion en la désorganisant, le résultat de cette agression est décrit au v. 2 5 du même chapitre par le mot nnn {accablement'), dont nous retrouvons la racine nn un peu plus haut, comme constituante de l’unité féminine. Ainsi donc, en Cosmogonie, nous voyons la Base des choses cons tituée par la réaction qui suit le dernier effort de l’Expânsion ; en Arithmétique qualitative, la Dyade symbolisée par le signe de ¡’Unité, dans lequel l’N principiant est remplacé par le H réalisateur, pour aboutir à une consommation septénaire (rw). Je crois qu’à la réflexion, ces données élémentaires s’assure- ( 1) Je n’oserais affirmer la réalité de ce que j’avance ici ; mais la comparaison suivante fera peut-être mieux concevoir le phé nomène queje décris obscurément. Un des sens physiques de la racine Kaîn est un roi. Or, qu'est-ce qu’un roi ? C’est le cen tralisateur de la vie économique artistique et intellectuelle d’une collectivité : émanation que, en effet, il élabore et trans forme pour la faire servir à l’issue de l’Athanor vivant qu'il devrait pire anv deççpins nrnvidpntiplc
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1NOTES I I ®©T]1 SUR LES NOMS DES NOMBRES HÉBRAÏQUES Au point de vue de leur composition hiéroglyphique (. “HÑ. — Ce mot se décompose de la façon sui vante : Trrx. La racine “n indiquée par Fabre d’Olivet comprend le signe de la divisibilité physique (T) régi par celui de la puissance (N); c’est l’individuali sation d’une partie divisionnelle, toute idée désigna tive. Le signe n renforce cette signification, en y ajou tant une idée d’arrêt circonscriptif. Au sens hiéroglyphique, le mot tout entier semble être l’image de toute action normalement polarisée (n) où tend le mouvement universel de l’existence physique (") et lui servant de médium pour arriver au centre intérieur, au principe abstrait adéquat. D’ailleurs, on sait que nous ne pouvons avoir l’idée de l’unité absolue et principiante; les remarques pré cédentes ne pourront donc s’appliquer qu’aux émana tions considérées dans leurs séités relatives. Si l’on con sidère que le féminin Fins* se forme en remplaçant le “ par un n, signe de toute fermeture de cycle et si l’on aperçoit le sens supérieur de la racine contractée nn, on trouvera une fois de plus la preuve éclatante de la méthode admirable qui a guidé les prêtres égyptiens dans le perfectionnement de leur alphabet : le cher cheur perspicace rencontrera dans l’étude de ce mot note 13 générateur que les anciens Orientaux attachaient au nom de Sheth. Si l’on remarque, avec d’Olivet, que cette racine peut signifier aussi toute espèce de bois son, c’est-à-dire tout aliment de matérialité et d’aggrégation, — si l’on considère en outre, que la tradi tion générale fait sortir, pour être bref, Vénus des eaux, on pourra acquérir des lumières toutes neuves sur l’appétit sexuel, l’un des plus puissants mobiles des sphères de l’Homme intérieur. Mais revenons aux principes cosmogoniques. L’étude du Se/er,en nous faisant mieux connaître la genèse du principe Shethien, nous éclairera sans doute aussi sur l’essence du binaire féminin. « Et Adam connut son épouse intellectuelle ; et elle enfanta un fils; et elle lui assigna ce nom ; Sheth, parce que, Lui les Dieux, a fondé pour moi une autre semence de l’abattement d’Habel, lorsque Kaîn l’ac cabla » (ch. iv, v. 2 5) . La semence de Seth provient donc de l’accablement (nom) d’Habel. Reportons-nous à ce dernier mouve ment : « Et ensuite, il déclara sa pensée, Kaîn, à Habel, son frère : et c’était lorsqu’ils existaient en semble dans la nature productrice : or, il s’insurgea (ap1) contre Habel, son frère et l’immola (ch. iv, v. 8). » Dans la Nature, la Force expansive et la Force astringente agissaient donc simultanément ; le point important c’est le mode d’action de Kaîn contre Habel. Le verbe insurger repose sur la racine ap ou mieux a_ip; remarquons tout d’abord la répétition du signe
212 l’initiation une les mêmes idées que Moïse nous a laissées entre voir dans son Septur, ch. 11, v. 23 . 2. W, DW.—• Nous avons vu tout à l’heure que l’unité ne se pouvait concevoir d’une façon abso lue : le nombre 2, nous dit la théosophie, ne pourra pas l’être davantage. Étant une différenciation de l’unité qui prend conscience d’elle-même, de l’unité évoluée, nous n’apercevrons dans le binaire que « l’ac tion passive et repliée sur soi » (3) du mouvement ou de la durée relatifs ®). On peut voir dans cette racine le signe de toute Force déployant son action dans le Temps et dans l’Espace mesurables (ti?) tandis que par une opération particulière, sa portion active s’est isolée de ce mouvement qu’elle regarde accomplir par sa partie passive ( ]), sa faculté volitive. Si l’on considère W, ce sera le mouvement, Fac tion même de toute espèce de « mutation, de transi tion de passage d’un état à un autre. » Si l’on considère DW, on aura l’idée générale des mutations collectives. Le nombre deux féminin fait W, TlU?, D'ITO. Sa racine est digne de toute l’attention des chercheurs et Fabre d’Olivet en a indiqué les principaux sens que je me contenterai de résumer d’après lui (i). Formée du signe de la Croix réalisatrice et de celui du Désir, il indique la disposition du fondement des choses, la réalisation, ce vers quoi tend le binaire. On sait d’autre part, les significations opposées de destructeur et de ( i ) Cf. Sepher, p 146. 14 l’initiation dernier signifie le développement de l’existence maté rielle mécanique, la substance, la matière. Voici donc comment je crois qu’on peut interpréter toute cette révolution cosmique.
3Les phénomènes na turels avaient été concentrés et transformés dans leur ensemble de par le principe centripète selon une loi contraire à celle de IEVE. C’est pourquoi cette éma nation fut réfléchie par IEVE, et porta dans le sein de celui qui l’avait émise une fermentation violente, une ardeur obsure qui fut le principe de la Substance (1). Résultat tout à fait opposé à celui de l’action d’Habel, qui avait extrait les quintessences des choses. Dès lors, nous pouvons présumer que la Force caïnique immola (Ain) l’Expânsion en la désorganisant, le résultat de cette agression est décrit au v. 2 5 du même chapitre par le mot nnn {accablement'), dont nous retrouvons la racine nn un peu plus haut, comme constituante de l’unité féminine. Ainsi donc, en Cosmogonie, nous voyons la Base des choses cons tituée par la réaction qui suit le dernier effort de l’Expânsion ; en Arithmétique qualitative, la Dyade symbolisée par le signe de ¡’Unité, dans lequel l’N principiant est remplacé par le H réalisateur, pour aboutir à une consommation septénaire (rw). Je crois qu’à la réflexion, ces données élémentaires s’assure- ( 1) Je n’oserais affirmer la réalité de ce que j’avance ici ; mais la comparaison suivante fera peut-être mieux concevoir le phé nomène queje décris obscurément. Un des sens physiques de la racine Kaîn est un roi. Or, qu'est-ce qu’un roi ? C’est le cen tralisateur de la vie économique artistique et intellectuelle d’une collectivité : émanation que, en effet, il élabore et trans forme pour la faire servir à l’issue de l’Athanor vivant qu'il devrait pire anv deççpins nrnvidpntiplc
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.