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1102 L’INITIATION _a.____a ___ __fi. m. .. __ _. ,__.,_,,,. II Les monuments actuels ne sont guère qu’au nom bre de deux, le plus important étant sans contes— tation Notre-Dame de Paris. D’après la tradition, la plupart des hiéroglyphes hermétiques de la cathé drale auraient été exécutés sur les indications de Guillaume, évêque de Paris et savant alchimiste. La partie spécialement alchimique du monument est son triple portail; on en trouve l’explication au quatrième volume de la Bibliothèque des philosophes chimiques, sous ce titre : « Explication très curieuse « des énigmes et figures hiéroglyphiques, physiques. « qui sont au grand portail de l’église cathédrale et « métropolitaine de Notre-Dame de Paris, par le sieur « Esprit Gobineau de Montluisant, ami de la philo— « sophie naturelle et alchimique. » Voici le résumé de cette explication. Le portail de gauche représente, en haut, Dieu le père, tenant un homme et un ange, c’est l’esprit ou plutôt la matière universelle, l’humide radical, l’Hylé des Grecs, qui, en se différenciant, engendre les deux principes : Soufre et Mercure. C’est le monde supercéleste. Au-dessous, nous trou vons deux anges; ils figurent la semence céleste ou esprit universel descendant du monde supérieur pour féconder le second monde ou zone céleste. Les autres symboles représentent le monde terrestre ou inférieur. On y voit trois enfants dans des nuages, ce sont,paraît il, les trois principes : Soufre, Sel et Mercure; puis viennent les symboles de l’air, de l’eau et de la terre,
2LES MONUMENTS ALCHIMIQUES DE PARIS 103 . <, . -« -Jrw w.g W-OA.ar qui sont les éléments inférieurs, le feu étant l’élément supérieur. Un taureau et un bélier indiquent les mois de mars et d’avril : en mars on prépare la matière, et en avril on fait le mélange, on scelle le matras et on commence l’œuvre. Un homme endormi et deux ampoules ou matras signifient le se] radical de toutes choses attirant la Vie universelle ou lumière astrale. Enfin on remarque au-dessous quatre figures de pierre à hauteur d’homme: un dragon, c’est la pierre philoso— phale; un mascaron, qui représente les sophistes, soui fleurs et cacochimistes; un chien et une chienne, ce sont le chien d’Arménie et la chienne de Corascène, animaux mythiques symbolisant le fixe et le volatil, et que l’on rencontre Cités à chaque page dans les écrits des philosophes; enfin un lion, qui symbolise le sel animé. Il faut remarquer qu’il y a bien d’autres figures dans ce portail, mais elles n’avaient aucune importance aux yeux des alchimistes, puisque Gobi neau de Montluisant les laisse dédaigneusement de côté. Il passe ensuite à la description des hiéro glyphes hermétiques du portail de droite. Les douze signes du zodiaque attirent d‘abord le regard; mais laissons la parole à Gobineau : « En la première partie du côté droit sont les signes du verseur d’eau et les poissons, qui sont hors d’œuvre, ce qu’il faut remarquer et noter. Puis en œuvre sont le bélier, le taureau et les jumeaux, au—dessus l’un de l’autre. Et au-dessus des jumeaux est le signe du lion, quoique ce ne soit pas son rang, car il appartient à l’écrevisse, mais il faut considérer cela comme mystérieux. Les signes du verseau et des poissons sont mis hors I..q..:}‘ ‘ - —n
3I 04 L’IN1TlATION d’œuvre; c’est expressément pour faire connaître qu’aux deux mois de janvier et lévrier on ne peut avoir ni recueillir la matière universelle. Pour le bélier et le taureau, ainsi que les jumeaux qui sont en œuvre, l’un au—dessous de l‘autre, et qui règnent au mois de mars, d’avril et de mai, ils apprennent que c’est dans ce temps—là que le sage alchimique doit aller au-devant de la matière et la prendre à l’instant qu’elle descend du ciel et du fluide aérien, où elle ne fait que baiser les lèvres des mixtes et passer par-dessus le ventre des bourgeons et des feuilles végétales qui lui sont sujettes, pour entrer triom phante sous ses trois principes universels dans les corps, par leurs portes dorées, etydevenir la semence de la rosée céleste, ce qui s’entend par sym— bole. » Un dragon volant regarde le bélier, le taureau et les gémeaux, mois pendant lesquels s’accomplissent les principales opérations de l’œuvre. A signaler encore les figures des quatre saisons correspondant aux quatre éléments. Enfin Gobineau nous traduit les symboles du por tail central. A droite on voit un aigle qui est l’Esprit universel, un caducée qui figure les deux principes, Soufre et Mercure, Fixe et Volatil, un Phénix qui est la Pierre au rouge, un Bélier qui indique comme ci dessus le mois dans lequel il faut commencer l’œuvre; un homme qui tient un calice, c’est l’aimant fait par l’adapte dont parle tant le Philalèthe en son « Entrée ouverte au palais fermé du roi. » Enfin une croix, symbole universel des quatre éléments. C’est encore
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1102 L’INITIATION _a.____a ___ __fi. m. .. __ _. ,__.,_,,,. II Les monuments actuels ne sont guère qu’au nom bre de deux, le plus important étant sans contes— tation Notre-Dame de Paris. D’après la tradition, la plupart des hiéroglyphes hermétiques de la cathé drale auraient été exécutés sur les indications de Guillaume, évêque de Paris et savant alchimiste. La partie spécialement alchimique du monument est son triple portail; on en trouve l’explication au quatrième volume de la Bibliothèque des philosophes chimiques, sous ce titre : « Explication très curieuse « des énigmes et figures hiéroglyphiques, physiques. « qui sont au grand portail de l’église cathédrale et « métropolitaine de Notre-Dame de Paris, par le sieur « Esprit Gobineau de Montluisant, ami de la philo— « sophie naturelle et alchimique. » Voici le résumé de cette explication. Le portail de gauche représente, en haut, Dieu le père, tenant un homme et un ange, c’est l’esprit ou plutôt la matière universelle, l’humide radical, l’Hylé des Grecs, qui, en se différenciant, engendre les deux principes : Soufre et Mercure. C’est le monde supercéleste. Au-dessous, nous trou vons deux anges; ils figurent la semence céleste ou esprit universel descendant du monde supérieur pour féconder le second monde ou zone céleste. Les autres symboles représentent le monde terrestre ou inférieur. On y voit trois enfants dans des nuages, ce sont,paraît il, les trois principes : Soufre, Sel et Mercure; puis viennent les symboles de l’air, de l’eau et de la terre,
2LES MONUMENTS ALCHIMIQUES DE PARIS 103 . <, . -« -Jrw w.g W-OA.ar qui sont les éléments inférieurs, le feu étant l’élément supérieur. Un taureau et un bélier indiquent les mois de mars et d’avril : en mars on prépare la matière, et en avril on fait le mélange, on scelle le matras et on commence l’œuvre. Un homme endormi et deux ampoules ou matras signifient le se] radical de toutes choses attirant la Vie universelle ou lumière astrale. Enfin on remarque au-dessous quatre figures de pierre à hauteur d’homme: un dragon, c’est la pierre philoso— phale; un mascaron, qui représente les sophistes, soui fleurs et cacochimistes; un chien et une chienne, ce sont le chien d’Arménie et la chienne de Corascène, animaux mythiques symbolisant le fixe et le volatil, et que l’on rencontre Cités à chaque page dans les écrits des philosophes; enfin un lion, qui symbolise le sel animé. Il faut remarquer qu’il y a bien d’autres figures dans ce portail, mais elles n’avaient aucune importance aux yeux des alchimistes, puisque Gobi neau de Montluisant les laisse dédaigneusement de côté. Il passe ensuite à la description des hiéro glyphes hermétiques du portail de droite. Les douze signes du zodiaque attirent d‘abord le regard; mais laissons la parole à Gobineau : « En la première partie du côté droit sont les signes du verseur d’eau et les poissons, qui sont hors d’œuvre, ce qu’il faut remarquer et noter. Puis en œuvre sont le bélier, le taureau et les jumeaux, au—dessus l’un de l’autre. Et au-dessus des jumeaux est le signe du lion, quoique ce ne soit pas son rang, car il appartient à l’écrevisse, mais il faut considérer cela comme mystérieux. Les signes du verseau et des poissons sont mis hors I..q..:}‘ ‘ - —n
3I 04 L’IN1TlATION d’œuvre; c’est expressément pour faire connaître qu’aux deux mois de janvier et lévrier on ne peut avoir ni recueillir la matière universelle. Pour le bélier et le taureau, ainsi que les jumeaux qui sont en œuvre, l’un au—dessous de l‘autre, et qui règnent au mois de mars, d’avril et de mai, ils apprennent que c’est dans ce temps—là que le sage alchimique doit aller au-devant de la matière et la prendre à l’instant qu’elle descend du ciel et du fluide aérien, où elle ne fait que baiser les lèvres des mixtes et passer par-dessus le ventre des bourgeons et des feuilles végétales qui lui sont sujettes, pour entrer triom phante sous ses trois principes universels dans les corps, par leurs portes dorées, etydevenir la semence de la rosée céleste, ce qui s’entend par sym— bole. » Un dragon volant regarde le bélier, le taureau et les gémeaux, mois pendant lesquels s’accomplissent les principales opérations de l’œuvre. A signaler encore les figures des quatre saisons correspondant aux quatre éléments. Enfin Gobineau nous traduit les symboles du por tail central. A droite on voit un aigle qui est l’Esprit universel, un caducée qui figure les deux principes, Soufre et Mercure, Fixe et Volatil, un Phénix qui est la Pierre au rouge, un Bélier qui indique comme ci dessus le mois dans lequel il faut commencer l’œuvre; un homme qui tient un calice, c’est l’aimant fait par l’adapte dont parle tant le Philalèthe en son « Entrée ouverte au palais fermé du roi. » Enfin une croix, symbole universel des quatre éléments. C’est encore
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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