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1LES FAITS SPIRITIQUES J97 parler avec une personne qui lui était chère fil vit l’image de cette personne, en entendit la parole en français (car elle était française, morte il y a vingt ans). La même chose fut observée par M. Barth, qui vit son père mort et reçut deux baisers ; tout le monde vit aussi des petites flammes sur la tête d’Eusapia. Voilà les faits. Or ces faits (il faut les admettre, car qui pourrait nier les expériences vues ?) sont de nature à nous faire supposer, pour les expliquer, un monde bien différent de celui qui est admis par les névropathologues. Il faut observer tout d’abord qu’Eusapia est une névropathe, qu’elle a eu dans son enfance, au parié tal gauche, une blessure si profonde que le doigt s’y enfonce, et qu’elle resta ensuite atteinte d’attaques épileptiques, cataleptiques, hystériques, et ces accès se produisent principalement pendant les phénomènes médianiques, et elle présente une remarquable obtusitédes sens. Des autres médiums très habiles, comme Hume, Slade, etc., n’étaient que des névropathes. Or je ne puis pas trouver absolument inadmis sible que de même chez les hystériques et les hypno tisés, l’excitation de certains centres qui se prononcent puissamment, par la paralysie des autres, donnent lieu à une transposition et à une transmission des forces psychiques ; ainsi elle peut donner lieu à une transposition et à une transmission des forces psy chiques ; ainsi elle peut donner lieu à une transfor mation en force lumineuse et mouvante. Alors on
2l’initiation 198 comprend comment la force, nous dirons corticale et cérébrale, d’un médium puisse, par exemple, sous une table, tirer la barbe, battre, carresser, qui sont les phé nomènes les plus connus dans ces cas. Quand la trans position des sens arrive, quand le menton, par exemple, ou le nez voient dans l’état d’hystérisme, le centre cortical de la vision qui réside dans le cerveau, acquiert une telle énergie qu’il se substitue à l’œil. Nous avons pu constater cela avec des lentilles et un spectroscope, —chez trois hypnoses, — M. Ottolenghi et moi, dans l’hallucination hypnotique. Quand le suggestionné hypnotique voit un objet qu’on lui impose de voir et quand, surtout, il ne voit pas une chose que nous lui suggérons ne pas exister (suggestion négative), malgré qu’il l’ait sous ses yeux, le centre visuel cortical prend la place de l’œil : il voit sans le secours de l’œil. Les images qui proviennent par l’excitation inté rieure (comme les hallucinations suggérées, quand on montre au sujet une mouche imaginaire sur un morceau de papier blanc); chez certains hypnotisés, ces images se présentent comme si elles étaient réelles ; ainsi il faut admettre qu’elles procèdent du cerveau à la périphérie et en sens contraire, de la même ma nière que les images réelles se portent de la périphérie au centre. En effet, elles sont sujettes à ces modifica tions qui peuvent parvenir par les moyens interposés: ainsi, nous avons essayé de montrer une mouche ima ginaire à un sujet hypnotisé, et nous avons fait avan cer et reculer cette image dans l’espace, et la pupille du sujet changeait comme si l’image avait été réelle ;
3LES FAITS SP1R1TIQUES 199 de plus, la mouche imaginaire était par le sujet aug mentée de grosseur avec une lentille grossissante, ou diminuée de volume par une lentille qui la rendait plus petite, comme $i en effet le suggestionné se servait d’un spectroscope réel, tandis qu’il était ima ginaire. Mais, pour que cela arrive, il faut que le centre cérébral de la vision soit substitué à l’organe de la vision même, c’est-à-dire que le cerveau puisse voir, au lieu de l’œil. Quand on a la transmission delà pensée, qu’arrivet-il ? Evidemment, dans une certaine condition qu’on trouve bien rarement, ce mouvement cortical dans lequel la pensée consiste se transmet à une petite ou grande distance. Or, comme cette force se transmet, elle peut aussi se transformer, ou la force psychique peut devenir force mouvante, d’autant plus que nous avons dans l’écorce cérébrale des amas de substance nerveuse, centres moteurs qui président précisément aux mou vements, et que, quand ils sont irrités, comme chez les épileptiques, ils provoquent des mouvements très violents aux extrémités. Mais on dira que ces mouvements spiritiques n’ont pas pour intermédiaire le muscle, qui est le moyen le plus commun de transmission des mouvements. C’est vrai ; mais la pensée aussi, dans les cas de trans mission, ne parcourt pas ses sentiers habituels de trans mission, qui sont la main et le larynx. Dans ces cas, il faut admettre l’hypothèse que le moyen de communi cation soit celui qui sert à toutes autres énergies,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES FAITS SPIRITIQUES J97 parler avec une personne qui lui était chère fil vit l’image de cette personne, en entendit la parole en français (car elle était française, morte il y a vingt ans). La même chose fut observée par M. Barth, qui vit son père mort et reçut deux baisers ; tout le monde vit aussi des petites flammes sur la tête d’Eusapia. Voilà les faits. Or ces faits (il faut les admettre, car qui pourrait nier les expériences vues ?) sont de nature à nous faire supposer, pour les expliquer, un monde bien différent de celui qui est admis par les névropathologues. Il faut observer tout d’abord qu’Eusapia est une névropathe, qu’elle a eu dans son enfance, au parié tal gauche, une blessure si profonde que le doigt s’y enfonce, et qu’elle resta ensuite atteinte d’attaques épileptiques, cataleptiques, hystériques, et ces accès se produisent principalement pendant les phénomènes médianiques, et elle présente une remarquable obtusitédes sens. Des autres médiums très habiles, comme Hume, Slade, etc., n’étaient que des névropathes. Or je ne puis pas trouver absolument inadmis sible que de même chez les hystériques et les hypno tisés, l’excitation de certains centres qui se prononcent puissamment, par la paralysie des autres, donnent lieu à une transposition et à une transmission des forces psychiques ; ainsi elle peut donner lieu à une transposition et à une transmission des forces psy chiques ; ainsi elle peut donner lieu à une transfor mation en force lumineuse et mouvante. Alors on
2l’initiation 198 comprend comment la force, nous dirons corticale et cérébrale, d’un médium puisse, par exemple, sous une table, tirer la barbe, battre, carresser, qui sont les phé nomènes les plus connus dans ces cas. Quand la trans position des sens arrive, quand le menton, par exemple, ou le nez voient dans l’état d’hystérisme, le centre cortical de la vision qui réside dans le cerveau, acquiert une telle énergie qu’il se substitue à l’œil. Nous avons pu constater cela avec des lentilles et un spectroscope, —chez trois hypnoses, — M. Ottolenghi et moi, dans l’hallucination hypnotique. Quand le suggestionné hypnotique voit un objet qu’on lui impose de voir et quand, surtout, il ne voit pas une chose que nous lui suggérons ne pas exister (suggestion négative), malgré qu’il l’ait sous ses yeux, le centre visuel cortical prend la place de l’œil : il voit sans le secours de l’œil. Les images qui proviennent par l’excitation inté rieure (comme les hallucinations suggérées, quand on montre au sujet une mouche imaginaire sur un morceau de papier blanc); chez certains hypnotisés, ces images se présentent comme si elles étaient réelles ; ainsi il faut admettre qu’elles procèdent du cerveau à la périphérie et en sens contraire, de la même ma nière que les images réelles se portent de la périphérie au centre. En effet, elles sont sujettes à ces modifica tions qui peuvent parvenir par les moyens interposés: ainsi, nous avons essayé de montrer une mouche ima ginaire à un sujet hypnotisé, et nous avons fait avan cer et reculer cette image dans l’espace, et la pupille du sujet changeait comme si l’image avait été réelle ;
3LES FAITS SP1R1TIQUES 199 de plus, la mouche imaginaire était par le sujet aug mentée de grosseur avec une lentille grossissante, ou diminuée de volume par une lentille qui la rendait plus petite, comme $i en effet le suggestionné se servait d’un spectroscope réel, tandis qu’il était ima ginaire. Mais, pour que cela arrive, il faut que le centre cérébral de la vision soit substitué à l’organe de la vision même, c’est-à-dire que le cerveau puisse voir, au lieu de l’œil. Quand on a la transmission delà pensée, qu’arrivet-il ? Evidemment, dans une certaine condition qu’on trouve bien rarement, ce mouvement cortical dans lequel la pensée consiste se transmet à une petite ou grande distance. Or, comme cette force se transmet, elle peut aussi se transformer, ou la force psychique peut devenir force mouvante, d’autant plus que nous avons dans l’écorce cérébrale des amas de substance nerveuse, centres moteurs qui président précisément aux mou vements, et que, quand ils sont irrités, comme chez les épileptiques, ils provoquent des mouvements très violents aux extrémités. Mais on dira que ces mouvements spiritiques n’ont pas pour intermédiaire le muscle, qui est le moyen le plus commun de transmission des mouvements. C’est vrai ; mais la pensée aussi, dans les cas de trans mission, ne parcourt pas ses sentiers habituels de trans mission, qui sont la main et le larynx. Dans ces cas, il faut admettre l’hypothèse que le moyen de communi cation soit celui qui sert à toutes autres énergies,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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