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One moment.
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1l’initiation 194 Mais, après avoir vu repousser par des savants des faits comme celui de la transmission de la pensée, du transfert des sens, qui, quoique très rares, n’en sont pas moins très réels, et que j’avais constaté de visu, j’ai commencé à croire que mon scepticisme pour les phénomènes spiritiques était de même nature que celui d’autres savants pour les phénomènes hypno tiques. Sur ces entrefaites, il me fut offert d’étudier des phénomènes chez un médium certainement extraor dinaire, la Eusapia; j’acceptai avec empressement, d’autant plus que je pouvais l’étudier avec d’autres aliénistes distingués, tels que Tamburini, Virgillio, Bianchi, Vizioli, qui étaient aussi sceptiques que moi dans cette matière et qui pouvaient m’aider à contrôler les observations. Nous avons pris toutes les plus grandes précautions possibles; nous avons examiné cette femme avec la méthode de psychiâtrie moderne, et nous lui avons trouvé l’obtusité tactile, des troubles hystériques peutêtre même épileptiques, et de profondes cicatrices à l’os pariétal gauche; nous lui avons lié un pied et une main avec un pied et une main des nôtres, Tamburini et moi. Nous avons commencé et terminé les expériences avec la lampe allumée ; de temps en temps l’un de nous allumait subitement aussi une allumette pour empêcher des tromperies quelconques. Les faits observés furenttrès étranges. Je constatai, à la lumière, une table qui s’élevait en même temps que nos chaises; par un effort fait avec nos mains
2LES FAITS SPIRITIQUES ig5 pour abaisser cette table, je notai une résistance de 5 à 6 kilos à peu près. On entendit ensuite, sur demàndedeM. Ciolii, qui connaissait beaucoup le médium, des coups dans l’intérieur de la table, et ces coups répondaient parfai tement (dans leur langage spiritiqueet conventionnel), aux demandes qui leur étaient adressées sur l’âge des personnes présentes et sur ce qui devait arriver et qui arriva, par œuvre d’un esprit ou d’un génie ! On éteignit la lumière et on entendit des coups plus vigoureux dans la table, et, peu de temps après, une sonnette, placée sur une table à la distance de plus de i mètre d’Eusapia, se mit à sonner et à tourner sur nos têtes; ensuite elle se plaça sur notre table et après sur un lit éloigné du médium d’environ 2 mètres. Tandis qu’on entendait le son de cette clochette qui remuait en l’air, le docteur Asceasi, qui, d’après notre conseil, s’était placé derrière Eusapia, alluma une allumette et put voir la sonnette lancée dans l’air juste ment quand elle allait tomber sur le lit derrière le médium. Plongés de nouveau dans l’obscurité, nous enten dîmes une table en bois qui se remuait et, tandis que les mains du médium étaient gardées par moi et le professeur Tamburini, le professeur Vizioli se sentait tirer les moustaches ou pincer les genoux et avait l’impression d’être touché par une main petite et froide. Moi, j'entendis qu’on ôtait ma chaise et qu’on me la replaçait ensuite.
3l’initiation 196 Un grand rideau, qui divisait la chambre d’une alcôve qui était à 1 mètre de distance du médium, se souleva comme agité par un coup de vent et enve loppa toute ma personne ; ¡’essayai de le soulever, mais je n’y réussis qu’avec beaucoup de difficulté. Mes autres compagnons observèrent, à 10 centi mètres de distance, sur ma tête et sur celle du profes seur Tamburini, des petites flammes jaunâtres; mais ce qui me frappa le plus, ce fut la transfusion d’une assiette de farine, de telle sorte que la farine restait unie et coagulée comme la gélatine. Cette assiette avait été placée derrière l’alcôve à un mètre et demi de dis tance de nous ; le médium avait pensé la remuer, mais, de la manière que cela se produisit, elle voulait nous jeter de la farine sur le visage ; car, en effet, elle nous avait dit : « Faites attention, je vais vous jeter la farine qui est ici sur le visage. » On alluma la lampe. Nous brisâmes la chaîne que nous faisions autour de la table et nous trouvâmes la farine renversée. Peu de temps après, nous vîmes un gros meuble qui était derrière l’alcôve, à deux mètres de nous, se remuer lentement et venir vers nous comme s’il était poussé par quelqu’un ; il ressemblait à un gros pachyderme qui s’avançait près de nous. De semblables expériences furent faites avec Eusapia par les médecins Barth etDefiosa,qui m’écrivirent les faits suivants : Ils virent plusieurs fois une sonnette remuer dans l’air, sonner sans être remuée par personne. Deux fois ils entendirent claquer des mains. Le banquier Hirsch, qui était avec eux, demanda de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation 194 Mais, après avoir vu repousser par des savants des faits comme celui de la transmission de la pensée, du transfert des sens, qui, quoique très rares, n’en sont pas moins très réels, et que j’avais constaté de visu, j’ai commencé à croire que mon scepticisme pour les phénomènes spiritiques était de même nature que celui d’autres savants pour les phénomènes hypno tiques. Sur ces entrefaites, il me fut offert d’étudier des phénomènes chez un médium certainement extraor dinaire, la Eusapia; j’acceptai avec empressement, d’autant plus que je pouvais l’étudier avec d’autres aliénistes distingués, tels que Tamburini, Virgillio, Bianchi, Vizioli, qui étaient aussi sceptiques que moi dans cette matière et qui pouvaient m’aider à contrôler les observations. Nous avons pris toutes les plus grandes précautions possibles; nous avons examiné cette femme avec la méthode de psychiâtrie moderne, et nous lui avons trouvé l’obtusité tactile, des troubles hystériques peutêtre même épileptiques, et de profondes cicatrices à l’os pariétal gauche; nous lui avons lié un pied et une main avec un pied et une main des nôtres, Tamburini et moi. Nous avons commencé et terminé les expériences avec la lampe allumée ; de temps en temps l’un de nous allumait subitement aussi une allumette pour empêcher des tromperies quelconques. Les faits observés furenttrès étranges. Je constatai, à la lumière, une table qui s’élevait en même temps que nos chaises; par un effort fait avec nos mains
2LES FAITS SPIRITIQUES ig5 pour abaisser cette table, je notai une résistance de 5 à 6 kilos à peu près. On entendit ensuite, sur demàndedeM. Ciolii, qui connaissait beaucoup le médium, des coups dans l’intérieur de la table, et ces coups répondaient parfai tement (dans leur langage spiritiqueet conventionnel), aux demandes qui leur étaient adressées sur l’âge des personnes présentes et sur ce qui devait arriver et qui arriva, par œuvre d’un esprit ou d’un génie ! On éteignit la lumière et on entendit des coups plus vigoureux dans la table, et, peu de temps après, une sonnette, placée sur une table à la distance de plus de i mètre d’Eusapia, se mit à sonner et à tourner sur nos têtes; ensuite elle se plaça sur notre table et après sur un lit éloigné du médium d’environ 2 mètres. Tandis qu’on entendait le son de cette clochette qui remuait en l’air, le docteur Asceasi, qui, d’après notre conseil, s’était placé derrière Eusapia, alluma une allumette et put voir la sonnette lancée dans l’air juste ment quand elle allait tomber sur le lit derrière le médium. Plongés de nouveau dans l’obscurité, nous enten dîmes une table en bois qui se remuait et, tandis que les mains du médium étaient gardées par moi et le professeur Tamburini, le professeur Vizioli se sentait tirer les moustaches ou pincer les genoux et avait l’impression d’être touché par une main petite et froide. Moi, j'entendis qu’on ôtait ma chaise et qu’on me la replaçait ensuite.
3l’initiation 196 Un grand rideau, qui divisait la chambre d’une alcôve qui était à 1 mètre de distance du médium, se souleva comme agité par un coup de vent et enve loppa toute ma personne ; ¡’essayai de le soulever, mais je n’y réussis qu’avec beaucoup de difficulté. Mes autres compagnons observèrent, à 10 centi mètres de distance, sur ma tête et sur celle du profes seur Tamburini, des petites flammes jaunâtres; mais ce qui me frappa le plus, ce fut la transfusion d’une assiette de farine, de telle sorte que la farine restait unie et coagulée comme la gélatine. Cette assiette avait été placée derrière l’alcôve à un mètre et demi de dis tance de nous ; le médium avait pensé la remuer, mais, de la manière que cela se produisit, elle voulait nous jeter de la farine sur le visage ; car, en effet, elle nous avait dit : « Faites attention, je vais vous jeter la farine qui est ici sur le visage. » On alluma la lampe. Nous brisâmes la chaîne que nous faisions autour de la table et nous trouvâmes la farine renversée. Peu de temps après, nous vîmes un gros meuble qui était derrière l’alcôve, à deux mètres de nous, se remuer lentement et venir vers nous comme s’il était poussé par quelqu’un ; il ressemblait à un gros pachyderme qui s’avançait près de nous. De semblables expériences furent faites avec Eusapia par les médecins Barth etDefiosa,qui m’écrivirent les faits suivants : Ils virent plusieurs fois une sonnette remuer dans l’air, sonner sans être remuée par personne. Deux fois ils entendirent claquer des mains. Le banquier Hirsch, qui était avec eux, demanda de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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