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1LA NAISSANCE 201 des Réalités physiques, l’Enfer, le Purgatoire, le Para dis, selon l’Ame qui s’incarne, selon l’Esprit qui règne dans la chair des Ames incarnées, selon la Eoi, la Loi, les Mœurs de l’Etat social. Voici les cercles de pierres des Métropoles, des Cités, des Villes et des Villages, avec le bourdonne ment des voix d'airain qui, du haut des dômes et des clochers scande et annonce au-dessus du fracas des grandes eaux populaires, la Naissance et la Mort. L’Immortelle s’arrête brusquement; s’attachant avec force à la clarté des Astres; elle mesure l’espace parcouru, la distance qui la sépare des Cieux. — Grâce ! dit-elle à son guide ! « — Courage! Tu l’as juré! Là-haut la couronne de la Foi, là-bas l’Epreuve. » — Pardonne! oui, j’ai peur! Si là-bas, j’allais ne plus pouvoir rassembler mes souvenirs! « — Tu le pourras en rassemblant les Sciences. » — Du moins, dis : dans quel Etat social, dans quelle Race, dans quelle Nation, dans quel Foyer. » « — Ici, répond le Guide ailé des âmes, ici la Généthliaque céleste indique la trame de ta destinée. — Pour longtemps ? « — Jusqu’à l’accomplissement. » — 0 mon Génie ailé, quels sont ces chœurs d’Ames qui nous suivent? « — Ce sont les ancêtres qui te font cortège; car je vais remonter. » — Déjà? Je me sens de nouveau défaillir ! «— Courage donc, Ame immortelle ! Je reviendrai, si tu sais vouloir. »
2202 l'initiation — Où suis-je? Ciel, Terre, tout adisparu ; mais une attraction invincible m’enchaîne tout entière. « — Ame immortelle, voici ta Mère ! « — Au nom de Dieu, au nom de la Nature, au nom i’iod et de Hévah, voici ta patrie vivante ici-bas. « — Sois unie à elle par toutes les puissances ma giques de la Vie ! « — Adieu ! » Elle se rappelle encore ses entretiens avec l’Ame maternelle, leur indivisible et mutuelle pénétration, leurs communions mystérieuses, pleines de souvenirs et d’espérances sur-terrestres, douleurs et joies, fris sons, extases, musiques muettes, le lent enroulement des neuf cercles séléniques, l’incantation des épigénèses, puis... une souffrance cruciante, terrible, une vapeur sulfureuse, un effluve ferrugineux montant brusquement des Gouffres ignés de la Terre, tourbillon nant, l’arrachant à l’Ame maternelle, la clouant à un vide pneumatique, à un antre pulmonaire chaud, mouvant... un cri dans cet antre, dans cette effigie creuse et... le Souvenir rentre dans ses profondeurs avec les Innéités célestes. Il ne revivra plus que par la Science. O vous qui mettez votre honteux honneur à des cendre du gorille, vous mériteriez de n’en pas remon ter. Éloignez-vous de ce Mystère céleste ; laissez prier ici les femmes. Elles sauront dire au moins : « Notre Père qui êtes aux Cieux. » Vous, restez, Vierges, Épouses, Mères, Aïeules,
3LA NAISSANCE 203 Druidesses de l’Arbre de Vie ; restez près de ce Gui vivant, priez l’Ancêtre des ancêtres. Et sachez que si, dans le cercle des Générations, le Père donne le germe de l’effigie, le mouvement initial de l’Espèce, la Mère sa substance et la forme spécifiée, contrairement aux âmes des animaux, qui viennent du feu terrestre, l’Ame humaine vient du Ciel. — Appelez donc le prêtre pour qu’au nom de l’Etat social, l’Espèce humaine salue la loi du Règne et l’ordre du Royaume. — Quel prêtre, direz-vous? — Celui de votre Foi et de vos mœurs sociales ; pope, curé, pasteur, rabbin ou marabout. Faites accueillir solennellement ce nouveau-né. Car. en vérité, je vous le dis : La Naissance est chose aussi grave que la Mort, et c'est un des mys tères qu’il fallait entrouvrir à vos yeux. Saint-Yves d’Alveydre. PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE LINDE ANTIQUE I Grâce aux travaux encore troppeu connus des India nistes modernes, on ne peut plus mettre en doute aujourd’hui la très haute antiquité de la civilisation hindoue. Il y a cinquante ans environ, des hommes de très grande valeur et dont l’esprit intuitif devançait celui de leur époque, se doutaient bien que l’Inde avait été le berceau du monde ; cependant ils n’osaient pas encore l’avouer ouvertement. Ainsi Bâtissier, dans son Histoire de l'art monu mental, disait : « Il n’est pas de pays qui se présente à notre imagination entouré de plus d’intérêt et de prestige que l’Hindoustan, c’est par cette contrée que commence l’histoire du . monde, et c’est là qu’ont dû vivre et s’assembler les premières familles humaines.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA NAISSANCE 201 des Réalités physiques, l’Enfer, le Purgatoire, le Para dis, selon l’Ame qui s’incarne, selon l’Esprit qui règne dans la chair des Ames incarnées, selon la Eoi, la Loi, les Mœurs de l’Etat social. Voici les cercles de pierres des Métropoles, des Cités, des Villes et des Villages, avec le bourdonne ment des voix d'airain qui, du haut des dômes et des clochers scande et annonce au-dessus du fracas des grandes eaux populaires, la Naissance et la Mort. L’Immortelle s’arrête brusquement; s’attachant avec force à la clarté des Astres; elle mesure l’espace parcouru, la distance qui la sépare des Cieux. — Grâce ! dit-elle à son guide ! « — Courage! Tu l’as juré! Là-haut la couronne de la Foi, là-bas l’Epreuve. » — Pardonne! oui, j’ai peur! Si là-bas, j’allais ne plus pouvoir rassembler mes souvenirs! « — Tu le pourras en rassemblant les Sciences. » — Du moins, dis : dans quel Etat social, dans quelle Race, dans quelle Nation, dans quel Foyer. » « — Ici, répond le Guide ailé des âmes, ici la Généthliaque céleste indique la trame de ta destinée. — Pour longtemps ? « — Jusqu’à l’accomplissement. » — 0 mon Génie ailé, quels sont ces chœurs d’Ames qui nous suivent? « — Ce sont les ancêtres qui te font cortège; car je vais remonter. » — Déjà? Je me sens de nouveau défaillir ! «— Courage donc, Ame immortelle ! Je reviendrai, si tu sais vouloir. »
2202 l'initiation — Où suis-je? Ciel, Terre, tout adisparu ; mais une attraction invincible m’enchaîne tout entière. « — Ame immortelle, voici ta Mère ! « — Au nom de Dieu, au nom de la Nature, au nom i’iod et de Hévah, voici ta patrie vivante ici-bas. « — Sois unie à elle par toutes les puissances ma giques de la Vie ! « — Adieu ! » Elle se rappelle encore ses entretiens avec l’Ame maternelle, leur indivisible et mutuelle pénétration, leurs communions mystérieuses, pleines de souvenirs et d’espérances sur-terrestres, douleurs et joies, fris sons, extases, musiques muettes, le lent enroulement des neuf cercles séléniques, l’incantation des épigénèses, puis... une souffrance cruciante, terrible, une vapeur sulfureuse, un effluve ferrugineux montant brusquement des Gouffres ignés de la Terre, tourbillon nant, l’arrachant à l’Ame maternelle, la clouant à un vide pneumatique, à un antre pulmonaire chaud, mouvant... un cri dans cet antre, dans cette effigie creuse et... le Souvenir rentre dans ses profondeurs avec les Innéités célestes. Il ne revivra plus que par la Science. O vous qui mettez votre honteux honneur à des cendre du gorille, vous mériteriez de n’en pas remon ter. Éloignez-vous de ce Mystère céleste ; laissez prier ici les femmes. Elles sauront dire au moins : « Notre Père qui êtes aux Cieux. » Vous, restez, Vierges, Épouses, Mères, Aïeules,
3LA NAISSANCE 203 Druidesses de l’Arbre de Vie ; restez près de ce Gui vivant, priez l’Ancêtre des ancêtres. Et sachez que si, dans le cercle des Générations, le Père donne le germe de l’effigie, le mouvement initial de l’Espèce, la Mère sa substance et la forme spécifiée, contrairement aux âmes des animaux, qui viennent du feu terrestre, l’Ame humaine vient du Ciel. — Appelez donc le prêtre pour qu’au nom de l’Etat social, l’Espèce humaine salue la loi du Règne et l’ordre du Royaume. — Quel prêtre, direz-vous? — Celui de votre Foi et de vos mœurs sociales ; pope, curé, pasteur, rabbin ou marabout. Faites accueillir solennellement ce nouveau-né. Car. en vérité, je vous le dis : La Naissance est chose aussi grave que la Mort, et c'est un des mys tères qu’il fallait entrouvrir à vos yeux. Saint-Yves d’Alveydre. PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE LINDE ANTIQUE I Grâce aux travaux encore troppeu connus des India nistes modernes, on ne peut plus mettre en doute aujourd’hui la très haute antiquité de la civilisation hindoue. Il y a cinquante ans environ, des hommes de très grande valeur et dont l’esprit intuitif devançait celui de leur époque, se doutaient bien que l’Inde avait été le berceau du monde ; cependant ils n’osaient pas encore l’avouer ouvertement. Ainsi Bâtissier, dans son Histoire de l'art monu mental, disait : « Il n’est pas de pays qui se présente à notre imagination entouré de plus d’intérêt et de prestige que l’Hindoustan, c’est par cette contrée que commence l’histoire du . monde, et c’est là qu’ont dû vivre et s’assembler les premières familles humaines.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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