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1L’Initiation du 15 mars 1892 Georges CARRÉ, éditeur, 58, rue St-André-des-Arts, Paris. VIENT DE PARAITRE : LES MAISONS DE TOLÉRANCE LEUR FERMETURE Pat L. FIAUX, ancien membre du Conseil municipal Un fort vol. in-18. Prix................... 3 fr. 5o Au moment où l’attention publique est de nouveau fixe'e sur l’irritante question de la police des mœurs, par les arrestations répétées de femmes honnêtes et par le projet de loi relatif aux logeurs, voici un livre qui vient à propos. M. L. Fiaux, dont les études sur la prostitution, pendant son séjour au Conseil municipal, ont été justement remarquées, fait paraître un volume exclusivement consacré aux maisons publiques. Il y étudie leur grandeur et leur décadence : bien avant l’appa rition des brasseries de femmes et caboulots, les maisons étaient en effet en pleine décroissance à Paris, dans les principales villes de France et même d’Europe. M. Fiaux dévoile sans ambages les indignes traitements auxquels les femmes internées sont soumises par les tenancières dont il donne une vivante psychologie : le recrutement des pensionnaires, les syndicats de proxénètes, les séquestrations authentiques de mineures, les vols, les dettes impo sées, la vie., professionnelle obligée, etc., sont tour à tour passés en revue. Plusieurs chapitres sont consacrés aux révoltantes et délictueuses immoralités qu’hospitalisent un grand nombre de maisons avec la tolérance administrative : la tenancière y paraît digne fille du marquis de Sades. M. Fiaux montre en terminant quels désastres les maisons ont causé dans la santé publique, contrairement au préjugé en cours sur la fameuse garantie, et quels efforts malencontreux à faits l’Administration pour conjurer la disparition des maisons, allant jusqu’à déchirer en faveur des proxénètes les règlements qu’elle a elle-même édictés. Au nom de la dignité humaine, du respect de la femme, de la moralité et de la santé publiques, l’auteur réclame la fermeture de ces repaires. Iln’estpas inutile défaire remarquer qu’un des plus éminents professeurs de la Faculté de Médecine, M. Alfred Fournier, s’est associé à cette vive campagne, en accep tant Ja dédicace de ce livre hardi.
2PARTIE INITIATIQUE W --------------------------- J1 est quelque chose d'aussi grave que la Mort : la Naissance. La Vie est le sourire de la Nature ; la Naissance est le baiser qu’elle donne à l’âme humaine. Respect à la Femme : la présence réelle de la Na ture est en elle. Ionah, la vertu plastique de la nature, l’habite et s’y plaît. Tous nos amis connaissent M. le marquis de Saint-Yves d’Alvevdre comme l’un des savants contemporains les plus versés dans l’étude de la sociologie. La première partie de la vie publique de M. de Saint-Yves a été consacrée à l’étude de l’ésotérisme, et dès 1876 paraissait sa première œuvre d’occul tisme. Nous détachons de cette œuvre tort peu connue l’extrait suivant sur la Naissance. On voit que M. de Saint-Yves est véritablement le doyen des écrivains français s’occupant de ces questions. Après la publication de ses œuvres d’ésotérisme M. de SaintYves s’est exclusivement consacré à l’étude de la Science sociale et, aujourd’hui, il doit être considéré comme un savant appli quant à des réalisations pratiques, les efforts théoriques de la première partie de sa vie. Nous le remercions vivement de nous avoir donné l'autori sation spéciale de reproduire des extraits de ses premiers essais sur l’Ontologie. 7
3l’initiation 194 Rouah, ¡’Esprit, ¡’Amour, descend du Ciel se reposer et se jouer dans son cœur; le grand secret de la Création lui sourit dans un enfant, lorsqu’une âme descendue en elle la regarde à travers des yeux. Immortelle après la Mort, l’Ame l’est avant la Nais sance. Par la Femme, dans ¡’État Social, les Ancêtres ren trent dans les Générations. Evoqué à la Vie sociale conformément aux Mys tères du Saint-Esprit, et à ceux du Père, ou d’une manière profane, ¡’Ancêtre immortel qui va devenir ¡’Enfant sujet à la Mort physique, vient, à son temps, marque là où il doit venir. Pendant cette évocation, qui commence par une promesse et un vertige d’immortalité, selon son degré dans les Hiérarchies psycurgiques, l’âme quitte l’un de ses séjours cosmogoniques, et vient. Invisible, mais sensible aux cœurs épris, elle hante doucement la femme qu’elle doit hanter, et durant neuf révolutions lunaires, noue ses effluves sidérales, par le sang et parl’Amede la Mère, au corps terrestre dont la première aspiration va l'engloutir. Ce nom d’Ame, en français, est magiquement con forme au Verbe céleste. Il est la racine même d’Amour. Qu’est-ce que l’Ame ? Ouvrez avec les clefs voulues, le texte hébreu du Sépher Bœreshith, le livre des principes cosmogo niques, et, si Dieu le veut, la science divine des Sanctuaires Egyptiens vous répondra par Moïse, et vous dira ce qu’est Aïsha, faculté volitive d’Aïsh.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’Initiation du 15 mars 1892 Georges CARRÉ, éditeur, 58, rue St-André-des-Arts, Paris. VIENT DE PARAITRE : LES MAISONS DE TOLÉRANCE LEUR FERMETURE Pat L. FIAUX, ancien membre du Conseil municipal Un fort vol. in-18. Prix................... 3 fr. 5o Au moment où l’attention publique est de nouveau fixe'e sur l’irritante question de la police des mœurs, par les arrestations répétées de femmes honnêtes et par le projet de loi relatif aux logeurs, voici un livre qui vient à propos. M. L. Fiaux, dont les études sur la prostitution, pendant son séjour au Conseil municipal, ont été justement remarquées, fait paraître un volume exclusivement consacré aux maisons publiques. Il y étudie leur grandeur et leur décadence : bien avant l’appa rition des brasseries de femmes et caboulots, les maisons étaient en effet en pleine décroissance à Paris, dans les principales villes de France et même d’Europe. M. Fiaux dévoile sans ambages les indignes traitements auxquels les femmes internées sont soumises par les tenancières dont il donne une vivante psychologie : le recrutement des pensionnaires, les syndicats de proxénètes, les séquestrations authentiques de mineures, les vols, les dettes impo sées, la vie., professionnelle obligée, etc., sont tour à tour passés en revue. Plusieurs chapitres sont consacrés aux révoltantes et délictueuses immoralités qu’hospitalisent un grand nombre de maisons avec la tolérance administrative : la tenancière y paraît digne fille du marquis de Sades. M. Fiaux montre en terminant quels désastres les maisons ont causé dans la santé publique, contrairement au préjugé en cours sur la fameuse garantie, et quels efforts malencontreux à faits l’Administration pour conjurer la disparition des maisons, allant jusqu’à déchirer en faveur des proxénètes les règlements qu’elle a elle-même édictés. Au nom de la dignité humaine, du respect de la femme, de la moralité et de la santé publiques, l’auteur réclame la fermeture de ces repaires. Iln’estpas inutile défaire remarquer qu’un des plus éminents professeurs de la Faculté de Médecine, M. Alfred Fournier, s’est associé à cette vive campagne, en accep tant Ja dédicace de ce livre hardi.
2PARTIE INITIATIQUE W --------------------------- J1 est quelque chose d'aussi grave que la Mort : la Naissance. La Vie est le sourire de la Nature ; la Naissance est le baiser qu’elle donne à l’âme humaine. Respect à la Femme : la présence réelle de la Na ture est en elle. Ionah, la vertu plastique de la nature, l’habite et s’y plaît. Tous nos amis connaissent M. le marquis de Saint-Yves d’Alvevdre comme l’un des savants contemporains les plus versés dans l’étude de la sociologie. La première partie de la vie publique de M. de Saint-Yves a été consacrée à l’étude de l’ésotérisme, et dès 1876 paraissait sa première œuvre d’occul tisme. Nous détachons de cette œuvre tort peu connue l’extrait suivant sur la Naissance. On voit que M. de Saint-Yves est véritablement le doyen des écrivains français s’occupant de ces questions. Après la publication de ses œuvres d’ésotérisme M. de SaintYves s’est exclusivement consacré à l’étude de la Science sociale et, aujourd’hui, il doit être considéré comme un savant appli quant à des réalisations pratiques, les efforts théoriques de la première partie de sa vie. Nous le remercions vivement de nous avoir donné l'autori sation spéciale de reproduire des extraits de ses premiers essais sur l’Ontologie. 7
3l’initiation 194 Rouah, ¡’Esprit, ¡’Amour, descend du Ciel se reposer et se jouer dans son cœur; le grand secret de la Création lui sourit dans un enfant, lorsqu’une âme descendue en elle la regarde à travers des yeux. Immortelle après la Mort, l’Ame l’est avant la Nais sance. Par la Femme, dans ¡’État Social, les Ancêtres ren trent dans les Générations. Evoqué à la Vie sociale conformément aux Mys tères du Saint-Esprit, et à ceux du Père, ou d’une manière profane, ¡’Ancêtre immortel qui va devenir ¡’Enfant sujet à la Mort physique, vient, à son temps, marque là où il doit venir. Pendant cette évocation, qui commence par une promesse et un vertige d’immortalité, selon son degré dans les Hiérarchies psycurgiques, l’âme quitte l’un de ses séjours cosmogoniques, et vient. Invisible, mais sensible aux cœurs épris, elle hante doucement la femme qu’elle doit hanter, et durant neuf révolutions lunaires, noue ses effluves sidérales, par le sang et parl’Amede la Mère, au corps terrestre dont la première aspiration va l'engloutir. Ce nom d’Ame, en français, est magiquement con forme au Verbe céleste. Il est la racine même d’Amour. Qu’est-ce que l’Ame ? Ouvrez avec les clefs voulues, le texte hébreu du Sépher Bœreshith, le livre des principes cosmogo niques, et, si Dieu le veut, la science divine des Sanctuaires Egyptiens vous répondra par Moïse, et vous dira ce qu’est Aïsha, faculté volitive d’Aïsh.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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