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One moment.
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1igS l’initiation Comme un reflet d’étoile sur une eau qui fris sonne, un souvenir tombe et tremble encore en elle de la grande réalité. Elle exhale encore la céleste ambroisie des Mystères éternels du Saint-Esprit : et les effluves de l’autre Monde ne s’évaporent que lentement de sa balsa mique essence que la Mère boit, respire et baise avec une ivresse étrange pour les profanes. Ne t’envole pas, doux reflet de l’astre des Mages ! Immortelle, souviens-toi ! Elle croit les voir encore, les blanches, les divines, hommes et femmes, déesses et dieux diaphanes, lumineuses formes, types de la Beauté, calices de la Vérité, se mouvant, planant, s’enlaçant dans les ondes magiques du céleste Amour, dans les commu nions éblouissantes de la Sapience. Ne sont-ce point encore les Théories sacrées, les Poèmes vivants du Verbe occulte, les Hymnes des Pensées créatrices, les Symphonies des Sentiments animateurs, les enseignements hiérarchiques des Cer cles psycurgiques, le trouble saint des Grands Mys tères, les Dieux, rayon du Dieu, dont la Lumière est l’Ombre, le sillon lumineux, le vol aromal des Génies, des Envoyés, des Intelligences parfaites des Esprits immortels, des Ames victorieuses et glorifiées. O vertige ! là, n’est-ce point encore le quadruple cercle inférieur des âmes montant ou descendant, l’Océan fluidique, étincelant, sur lequel passe la brise de l’Amour, dans le fond duquel crient la Naissance et la Mort? N’est-ce point encore... ? Mais qu’allais-je dire?
2LA NAISSANCE 199 • Que s’est-il donc passé ? Chante fille des dieux ! Ecoutez ! Un grand trouble, un vertige, un enivrement subit, une lourdeur étrange, un magnétisme lointain, une attraction douce et terrible, une incantation des Astres, un mot d’ordre, un cri de sphère en sphère, des adieux déchirants à la Vie Supérieure, aux bienaimées, une prière, une cérémonie solennelle, aux rites funèbres, une dernière étreinte, un dernier baiser, un serment de se souvenir et de revenir, un Génie aux pieds ailés qui prend l’immortelle et l’entraîne vers les Gouffres. L’Immensité d’en haut qui se ferme, celle d’en bas qui s’ouvre avec fracas, l’Océan tumultueux des générations, Abîmes d’Ames gagnant ou quittant la cime ou le fond de l’atmosphère d’un autre astre, bataille électrique des passions et des insticts de la Terre... puis... quoi donc ? C’est l’orbe de la Terre, c’est l’Océan métallique déroulant ses flux, enroulant ses reflux. On traverse des tourbillons d’Ames qui s’élèvent ou s’abaissent, les unes diaphanes et pures, spiritualisées et légères, s’exhortant à vaincre cellesqui s’opposent, à gravir dans la Lumière l’échelle des rayons célestes, à franchir la région des Nuées et des courants fluidiques, à gagner la Citadelle Ignée du Feu supérieur, les cercles de l’Ether; les autres, obscures et marbrées de taches comme des peaux de fauves et de reptiles, souillées par les vices, enténébrées par les crimes, matérialisées par l’instinct, alourdies par l’Egoïsme, impuissantes à briser les Fleuves Electriques de l’Air, emportées parles Orages et les Vents, roulant loin de
3200 l’initiation la barque d’Isis dans le Puits démoniaque de PAbîme ; dans le vertigineux cône des ténèbres que la Terre traîne dans les Cieux criant dans le Silence, s’accro chant aux premières et essayant de les entraîner avec elles pour diminuer d’autant le poids épouvantable du Destin. — Qu’est-ce encore ? Souviens-toi ! Ce sont dans l’atmosphère les Nuées, les grands Courants polaires, les souffles de l’Orient, les rafales de l’Occident, les Fleuves aériens secouant l’écume des nuages, agitant leurs serpents électriques: c’est l’Océan inférieur de l’Air avec ses quatre régions, celle des aigles, des grands migrateurs, des alouettes et des colombes. Dans cette dernière, commence le règne de la Substance plastique sur la Terre avec ses quatre Nômes : Minéral, Végétal, Animal, Hominal, et ses sept Tourbillons de Puissance génératrices et de Gé nérations spécifiées. Après les cirques et les amphithéâtres vertigineux des montagnes blanches, après la féerie éblouissante des glaciers et des abîmes, voici venir à l’infini des molles ondulations des collines vertes, l’écoulement écumeux des torrents, le serpentement écaillé des rivières et des fleuves métalliques, le balancement des forêts sonnantes, l’immensité circulaire des cam pagnes herbeuses, où courent et se jouent des fris sons. C’est laTerre, l’une des mille citadelles du royaume de l’Homme, fils immortel et mortel &e.Dieu-les-Dieux, c’est Demèter, c’est Adamah, le monde des Effigies et
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1igS l’initiation Comme un reflet d’étoile sur une eau qui fris sonne, un souvenir tombe et tremble encore en elle de la grande réalité. Elle exhale encore la céleste ambroisie des Mystères éternels du Saint-Esprit : et les effluves de l’autre Monde ne s’évaporent que lentement de sa balsa mique essence que la Mère boit, respire et baise avec une ivresse étrange pour les profanes. Ne t’envole pas, doux reflet de l’astre des Mages ! Immortelle, souviens-toi ! Elle croit les voir encore, les blanches, les divines, hommes et femmes, déesses et dieux diaphanes, lumineuses formes, types de la Beauté, calices de la Vérité, se mouvant, planant, s’enlaçant dans les ondes magiques du céleste Amour, dans les commu nions éblouissantes de la Sapience. Ne sont-ce point encore les Théories sacrées, les Poèmes vivants du Verbe occulte, les Hymnes des Pensées créatrices, les Symphonies des Sentiments animateurs, les enseignements hiérarchiques des Cer cles psycurgiques, le trouble saint des Grands Mys tères, les Dieux, rayon du Dieu, dont la Lumière est l’Ombre, le sillon lumineux, le vol aromal des Génies, des Envoyés, des Intelligences parfaites des Esprits immortels, des Ames victorieuses et glorifiées. O vertige ! là, n’est-ce point encore le quadruple cercle inférieur des âmes montant ou descendant, l’Océan fluidique, étincelant, sur lequel passe la brise de l’Amour, dans le fond duquel crient la Naissance et la Mort? N’est-ce point encore... ? Mais qu’allais-je dire?
2LA NAISSANCE 199 • Que s’est-il donc passé ? Chante fille des dieux ! Ecoutez ! Un grand trouble, un vertige, un enivrement subit, une lourdeur étrange, un magnétisme lointain, une attraction douce et terrible, une incantation des Astres, un mot d’ordre, un cri de sphère en sphère, des adieux déchirants à la Vie Supérieure, aux bienaimées, une prière, une cérémonie solennelle, aux rites funèbres, une dernière étreinte, un dernier baiser, un serment de se souvenir et de revenir, un Génie aux pieds ailés qui prend l’immortelle et l’entraîne vers les Gouffres. L’Immensité d’en haut qui se ferme, celle d’en bas qui s’ouvre avec fracas, l’Océan tumultueux des générations, Abîmes d’Ames gagnant ou quittant la cime ou le fond de l’atmosphère d’un autre astre, bataille électrique des passions et des insticts de la Terre... puis... quoi donc ? C’est l’orbe de la Terre, c’est l’Océan métallique déroulant ses flux, enroulant ses reflux. On traverse des tourbillons d’Ames qui s’élèvent ou s’abaissent, les unes diaphanes et pures, spiritualisées et légères, s’exhortant à vaincre cellesqui s’opposent, à gravir dans la Lumière l’échelle des rayons célestes, à franchir la région des Nuées et des courants fluidiques, à gagner la Citadelle Ignée du Feu supérieur, les cercles de l’Ether; les autres, obscures et marbrées de taches comme des peaux de fauves et de reptiles, souillées par les vices, enténébrées par les crimes, matérialisées par l’instinct, alourdies par l’Egoïsme, impuissantes à briser les Fleuves Electriques de l’Air, emportées parles Orages et les Vents, roulant loin de
3200 l’initiation la barque d’Isis dans le Puits démoniaque de PAbîme ; dans le vertigineux cône des ténèbres que la Terre traîne dans les Cieux criant dans le Silence, s’accro chant aux premières et essayant de les entraîner avec elles pour diminuer d’autant le poids épouvantable du Destin. — Qu’est-ce encore ? Souviens-toi ! Ce sont dans l’atmosphère les Nuées, les grands Courants polaires, les souffles de l’Orient, les rafales de l’Occident, les Fleuves aériens secouant l’écume des nuages, agitant leurs serpents électriques: c’est l’Océan inférieur de l’Air avec ses quatre régions, celle des aigles, des grands migrateurs, des alouettes et des colombes. Dans cette dernière, commence le règne de la Substance plastique sur la Terre avec ses quatre Nômes : Minéral, Végétal, Animal, Hominal, et ses sept Tourbillons de Puissance génératrices et de Gé nérations spécifiées. Après les cirques et les amphithéâtres vertigineux des montagnes blanches, après la féerie éblouissante des glaciers et des abîmes, voici venir à l’infini des molles ondulations des collines vertes, l’écoulement écumeux des torrents, le serpentement écaillé des rivières et des fleuves métalliques, le balancement des forêts sonnantes, l’immensité circulaire des cam pagnes herbeuses, où courent et se jouent des fris sons. C’est laTerre, l’une des mille citadelles du royaume de l’Homme, fils immortel et mortel &e.Dieu-les-Dieux, c’est Demèter, c’est Adamah, le monde des Effigies et
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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