Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LA NAISSANCE ig5 Un ancêtre vénéré à levé premier le voile du sens caché ; mais, pas plus que lui, je ne veux lever le second, si ce n’est en parlant, au second chapitre, du Mystère des sexes et du nom de Jéhovah; Voici tout ce que je puis dire pour le moment. Principe immortel de l’Existence, cause rayonnante à travers le corps visible et le corps invisible, l’Ame est. La Théurgie la trouve ; la Psycurgie, qui est la science et l’art d’aimer et de vouloir, la prouve expé rimentalement. En physiologie, elle est la force qui anime et meut, attire ou repousse, élit ou élimine. La Naissance est donc grave; l’Amour et les Sexes sont choses religieuses ; et rien n’est banal dans la Nature pas plus qu’en Dieu. La Naissance est la corporation des âmes. Vous préexistiez à votre naissance, vous survivrez à votre trépas. C’est pourquoi, au nom de Moïse, au nom de Jésus et de Mahomet, debout ! Et écoutez ! Savoir, c’est se souvenir : Souvenons-nous donc ensemble. Ames immortelles, qui, dans l’Espèce ter restre, soupirez après le Règne Céleste de l’Homme et voulez le Divin de la Vie. Dans les Mystères du Saint-Esprit est la Science totale, l’Art complet, l’Amour parfait de la Vie. Ils se révèlent dans l’Aurore du jour, dans les yeux des Fiancés et des Époux, dans le sourire et les larmes de la Maternité. Penchez-vous sur ce berceau, Orient de la Vie sociale, tombeau de la Vie cosmogonique de l’Ame.
2196 l'initiation Dans cet enfant palpite w# Mystère du Saint-Esprit et de Y Épouse du Père. Cet enfant est un ancêtre, une âme céleste, dans une effigie terrestre, une immortalité qui vient se mortifier, se purifier dans la douleur, se parfaire dans l’épreuve, poursuivre, où et comme il le faut, soit l’ex piation, soit l’élaboration, soit la mission, soit la création, depuis des siècles commencées et reprises. L’inégalité des conditions n’est donc, pour le Sage, que ce qu’elle devrait être dans un État Social par fait : l’échelle d’équité qui gradue les états psycurgiques, les nécessités indispensables aux âmes pour évertuer leur bonne volonté dans une sphère sociale correspondante à celle de leur Ciel. C’est pourquoi l’Iniatiation graduée des Sexes et des Rangs est voulue parla Providence, afin que l’homme cesse de maudire le Destin, qui, le plus souvent, est la loi qu’a suscitée sa volonté. Mais, je lésais, la Science seule ne peut éclairer vos Ames, et je vais demander à l’art un Secret psycurgique, grâce auquel, doucement, les poètes de la Promesse pourront par la suite les attirer et les entraîner dans le mouvement de la lumière du Saint-Esprit. Ainsi, cette âme est née au monde des effigies et des épreuves ; et elle en crie. Son élément était le fluide céleste, là Lumière inté rieure de l’Univers, l’Ether spiritueux, le dedans et l’endroit de la Substance cosmogonique. La voilà à l’envers, au dehors, en pleine nuit. Elle ne voit plus son corps céleste, il s’éclipse. Elle en a perdu la science, la conscience, la vie
3LA NAISSANCE 197 réelle. Son intelligence se ferme, sa clairvoyance directe ne voit plus, son entendement n’entend plus, sa sensibilité psycurgique est partout accablée. Entre elle et l’Univers s’interpose un obstacle ter rible, quelque chose d’obscur et de limitant, de courbe, d’obtus, d’âcre et de chaud, étrange composé qui bruit et fourmille, voile savamment et artistement tissé, replié sur lui-même et sur elle, dont toutes les contextures animées, images de l’Univers, en commu nion précise avec Lui, figures des facultés de l’âme, en conjonction substantielle et spécifique avec elle, s’en lacent et l'enlacent dans les méandres tortueux des organes et des viscères : c’est le corps. Si le corps crie, c’est que l’Ame souffre. Elle veut fuir, mais elle retombe dans une irradia tion qui lui rappelle la lumière vivante Ionah, la subs tance céleste; c’est un baiser maternel. Parfois il lui semble qu’elle est morte. Elle se rap pelle comme dans un songe l’immensité de cette Lumière secrète où elle se baignait nue dans des tour billons resplendissants, les croupes, les vallons éthérés d’un astre aimé, sans atmosphère élémentaire, sans attraction physique, monde des essences, des arômes et des parfums de la vie, d’où elle entendait monter et descendre les Harmonies et les Mélodies intérieures des Temps et des Espaces, des Etres et des Choses, d’où elle s’élançait, frémissante, à la voix intime des bienaimées et des bien-aimés pour contempler Shamaïm, l’Ether, la Mer azurée du Ciel, les îles, les flottes sidé rales, les mouvements de leurs Génies animateurs et de leurs Puissances animatrices.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA NAISSANCE ig5 Un ancêtre vénéré à levé premier le voile du sens caché ; mais, pas plus que lui, je ne veux lever le second, si ce n’est en parlant, au second chapitre, du Mystère des sexes et du nom de Jéhovah; Voici tout ce que je puis dire pour le moment. Principe immortel de l’Existence, cause rayonnante à travers le corps visible et le corps invisible, l’Ame est. La Théurgie la trouve ; la Psycurgie, qui est la science et l’art d’aimer et de vouloir, la prouve expé rimentalement. En physiologie, elle est la force qui anime et meut, attire ou repousse, élit ou élimine. La Naissance est donc grave; l’Amour et les Sexes sont choses religieuses ; et rien n’est banal dans la Nature pas plus qu’en Dieu. La Naissance est la corporation des âmes. Vous préexistiez à votre naissance, vous survivrez à votre trépas. C’est pourquoi, au nom de Moïse, au nom de Jésus et de Mahomet, debout ! Et écoutez ! Savoir, c’est se souvenir : Souvenons-nous donc ensemble. Ames immortelles, qui, dans l’Espèce ter restre, soupirez après le Règne Céleste de l’Homme et voulez le Divin de la Vie. Dans les Mystères du Saint-Esprit est la Science totale, l’Art complet, l’Amour parfait de la Vie. Ils se révèlent dans l’Aurore du jour, dans les yeux des Fiancés et des Époux, dans le sourire et les larmes de la Maternité. Penchez-vous sur ce berceau, Orient de la Vie sociale, tombeau de la Vie cosmogonique de l’Ame.
2196 l'initiation Dans cet enfant palpite w# Mystère du Saint-Esprit et de Y Épouse du Père. Cet enfant est un ancêtre, une âme céleste, dans une effigie terrestre, une immortalité qui vient se mortifier, se purifier dans la douleur, se parfaire dans l’épreuve, poursuivre, où et comme il le faut, soit l’ex piation, soit l’élaboration, soit la mission, soit la création, depuis des siècles commencées et reprises. L’inégalité des conditions n’est donc, pour le Sage, que ce qu’elle devrait être dans un État Social par fait : l’échelle d’équité qui gradue les états psycurgiques, les nécessités indispensables aux âmes pour évertuer leur bonne volonté dans une sphère sociale correspondante à celle de leur Ciel. C’est pourquoi l’Iniatiation graduée des Sexes et des Rangs est voulue parla Providence, afin que l’homme cesse de maudire le Destin, qui, le plus souvent, est la loi qu’a suscitée sa volonté. Mais, je lésais, la Science seule ne peut éclairer vos Ames, et je vais demander à l’art un Secret psycurgique, grâce auquel, doucement, les poètes de la Promesse pourront par la suite les attirer et les entraîner dans le mouvement de la lumière du Saint-Esprit. Ainsi, cette âme est née au monde des effigies et des épreuves ; et elle en crie. Son élément était le fluide céleste, là Lumière inté rieure de l’Univers, l’Ether spiritueux, le dedans et l’endroit de la Substance cosmogonique. La voilà à l’envers, au dehors, en pleine nuit. Elle ne voit plus son corps céleste, il s’éclipse. Elle en a perdu la science, la conscience, la vie
3LA NAISSANCE 197 réelle. Son intelligence se ferme, sa clairvoyance directe ne voit plus, son entendement n’entend plus, sa sensibilité psycurgique est partout accablée. Entre elle et l’Univers s’interpose un obstacle ter rible, quelque chose d’obscur et de limitant, de courbe, d’obtus, d’âcre et de chaud, étrange composé qui bruit et fourmille, voile savamment et artistement tissé, replié sur lui-même et sur elle, dont toutes les contextures animées, images de l’Univers, en commu nion précise avec Lui, figures des facultés de l’âme, en conjonction substantielle et spécifique avec elle, s’en lacent et l'enlacent dans les méandres tortueux des organes et des viscères : c’est le corps. Si le corps crie, c’est que l’Ame souffre. Elle veut fuir, mais elle retombe dans une irradia tion qui lui rappelle la lumière vivante Ionah, la subs tance céleste; c’est un baiser maternel. Parfois il lui semble qu’elle est morte. Elle se rap pelle comme dans un songe l’immensité de cette Lumière secrète où elle se baignait nue dans des tour billons resplendissants, les croupes, les vallons éthérés d’un astre aimé, sans atmosphère élémentaire, sans attraction physique, monde des essences, des arômes et des parfums de la vie, d’où elle entendait monter et descendre les Harmonies et les Mélodies intérieures des Temps et des Espaces, des Etres et des Choses, d’où elle s’élançait, frémissante, à la voix intime des bienaimées et des bien-aimés pour contempler Shamaïm, l’Ether, la Mer azurée du Ciel, les îles, les flottes sidé rales, les mouvements de leurs Génies animateurs et de leurs Puissances animatrices.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.