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11mltbmrñf: :-a v _ ". ૺH W...- .: .l. ' - LIDÉE DE DIEU 103 vinité,non plus que pour une idée quelconque, quand elle nest pas le produit ou une simple généralisation de lexpérience. Aussi Auguste Comte ne se faisait pas scrupule dannoncer que le règne de Dieu était arrivé à son terme et que celui de lhumanité commençait. Mais, avec une naïveté charmante, il avait soin dajouter que lhumanité ne serait point ingrate, quelle tien drait compte à Dieu de ses services provisoires. Prise à la lettre, la division adoptée par Auguste Comte est inacceptable. Comment soutenir que, pen dant la période métaphysique, au XVII° siècle par exemple, qui marque le moment le plus brillant de cette période, la science fut entièrement inconnue ou négligée ? Qui oserait dire que Descartes, linventeur de lalgèbre appliqué à la gépmétrie, Newton à qui nous devons la connaissance de lattraction univer selle, et Leibniz, lun des fondateurs, sinon le fonda teur unique du calcul inዾnitésimal, naient été que des métaphysiciens, c'est-àdire, selon Comte, des esprits chimériques et des abstracteurs de quintes sence? Du xvusiècle passez au xvrn° et même à la première moitié du XIX": cest bien un temps où ዿorissait la science, où lon ne jurait que par elle, où on lui promettait la régénération du monde, le temps des Lavoisier, des Lagrange, des Laplace, ' des Buዿ°on, des Cuvier, des Monge, etc., etc. Estce que, durant toute cette époque, la métaphysique a sommeillé? Cest alors que lAllemagne a vu paraî tre coup sur coup 'ou simultanément des systèmes comme ceux de Kant, Schelling etHegel, et la France WMR«M- \. »=_rf---MwnwNw\w ,-_«. æૺ-k.muW. km
2104 LINITIATION .-....... A- ......" c-'..-m -o.-.. .n -:.::2! ૺJ%trlâi!hዾ4»- .; 'vv-n' -.I "'e -urvm r; des penseurs tels que Joseph de Maistre, de Bonald, Maine de Biran, et, si lon me pardonne de les nom mer après eux, dans notre siècle de dénigrement, La mennais, Cousin et Jouዾ'roy. Je parle de métaphy sique et de science; mais, entre les deux, ny a-t-il pas une grande place occupée par la théologie ? Cé tait bien de théologie quil sagissait pour les jansé nistes, les molinistes, les quiétistes, pour Port-Royal, Pascal, Fénelon, M'ૺ" Guyon, les gallicans, les ultra montains. Lamennais, de Maistre, de Bonald, que jai nommés tout à lheure, étaient des théologiens autant et peut-être plus que des philosophes. Aujourdhui même, en face du positivisme et de nos physiolo gistes à outrance, linterprétation de lÉcriture ou des livres bibliques se partage entre deux écoles : lécole rationaliste et lécole traditionnelle. Or, quest-ce que ces deux écoles, sinon des écoles de théologie ? Laissant de côté la division introduite par Comte dans lhistoire de la pensée humaine, arrivons à lidée quil sest faite de la science. Cette idée nest plus la même que celle que sen faisaient les grands philo sophes de lantiquité, tels que Platon, Aristote, les stoiciens, et les grands philosophes du XVII" siècle, à savoir Descartes, Newton, Leibniz; même ceux (du xvx°, parmi lesquels nous comptons Copernic et Képler, et ceux du xvm° siècle, au nombre desquels Kant, mathématicien, physicien et astronome, en même que métaphysicien, nous représente, au point de vue de la science, une très grande ዾgure. Les savants de ces diverses époques, embrassant la science dans son unité comme le plus grand effort, lapplication la /
3Wmዿlዾ-r--rዿrü-tzüw --v--« . . .. .. ..__.,.___. . .. . ., LIDEE DE DIEU I 05 plus complète de lintelligence humaine, ne la sépa rent pas des idées nécessaires de la raison, des idées métaphysiques, tout en les distinguant de la métaphy sique ellemême. Ils tiennent compte des idées de" temps, despace, déternité, dinዾni, de cause active, de cause ዾnale, dunité, de perfection. Cest Kant,le fondateur du scepticisme idéaliste, qui a écrit ces belles paroles : « Deux choses me remplissent dun respect et dune admiration toujours croissants: le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi. Lun me révèle la grandeur de Dieu, lautre celle de lhomme. » Aujourdhui, la science est à peu près restée ce quAuguste Comte voulait quelle fût : lobservation et lanalyse des phénomènes, ou le raisonnement appliqué àla détermination de ces mêmes phéno mènes, sans lintervention des idées métaphysi ques, des idées universelles dont nous venons de parler. Le mouvement même, le progrès illimité des diffé rentes branches des connaissances humaines a imposé aux savants cette manière de voir. Il a fallu que cha cun deux se renfermât dans la sphère quil avait choisie comme objet de ses explorations. Il a fallu, par exemple, que le physicien se conዾnât dans la physique, le chimiste dans la chimie, lastronome dans lastronomie, le mécanicien dans la mécanique, le mathématicien dans la science des nombres et de létendue. Ils navaient pas à sinquiéter, ni à tenir compte dautre chose. Ils pouvaient se croire permis de nier lexistence des idées si chères à leurs devan
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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