Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LA-BAS 1 03 L’INCUBAT ET LE SUCCUBAT Cette question est une des plus importantes, mais . aussi des plus obscures de la Science occulte. Elle touche d’une part à l’étude des élémentals, d’autre part à celle des élémentaires et, par un autre côté, à l’étude des lois occultes concernant l’influence des productions dynamiques du cerveau humain. On rapporte que l’abbé de Villars paya de sa vie la révélation des secrets concernant la communication entre les hommes et les esprits des éléments (élémen7 tals). ‘ La théorie est la suivante : Le cerveau humain génère, dans certaines condi tions d’.exaltatîo‘n, des idées capables d’animer (donner une âme à) des forces de la nature qui7 faisant corps avec l’idée générée, produisant des êtres 772ate’riels et palpables et surtout des êtres susceptibles d’impres sionner une plaque photographique. Il ne s’agit pas là d’hallucination dans le sens étroit du mot. Il s’agit de l’objectivation complète de la pensée humaine. Cette objectivatîon est«elle possible ? 1° Les expériences de communication de pensée' sans contact faites soit par Julien Lçgay entre Paris et Alger, soit par moi-même entre Paris et Marseille, soit plus récemment par M. Lemerle à quelques mètres de distance prouvent que certaines pensées impératives agissent comme de véritables courants dynamiques de cerveau à cerveau. '
2I. 04 L’IN ITIATION ÏFMWhZæMMWWW»Mœ:h«w .-....... .... .z—»‘..,—,U ‘ I .= n ‘_.. 2° Mais dans ce cas la pensée n’indique pas une forme particulière qu’on peut transmettre. Les expé riences de M. Schmoll relatées dans le présent numéro de l’Inz'tz‘alz‘on viennent montrer que, dans certains cas, des images, des formes, sont transmissi bles de cerveau à cerveau. 3° Il n’y a toujours pas objectivation, matérialisa— tion de l’idée. L’ingénieur des arts et manufactures Mac Nab a rapporté une expérience très curieuse à ce point de vue. En faisant considérer attentivement par un sujet très sensible une vieille gravure pendant un certain temps et en laissant ensuite le sujet entrer en « transes », plusieurs assistants ont vu la gravure devenue un être véritable dont on a pu obtenir un cliché photographique. Un être tangible et matériel s’est objectivé ayant pour point de départ une idée, une image fixée dans le cerveau du sujet. Personnellement je n’ai encore pu vérifier des expériences de ce genre. Je ne puis donc rien avancer qui me soit propre sur ce point. Quoi qu’il en soit, toutes les traditions de l’occul tisme sont d’accord sur cette théorie. Voici un extrait d’Eliphas Lévi sur la question : « Ces larves ont donc un corps aérien formé de la vapeur du sana. C’est pour cela qu’elles cherchent le sang répandu et se nourrissaient autrefois de la fumée du sacrifice. « Ce sont les enfants mon‘strueux de ces cauche mars impurs qu’on appelait autrefois les incubes et les succubes. ' « Lorsqu’ils sont assez condensés pour être vus. ce W ..A
3LA-BAS 1 o 5 n’est qu’une vapeur coloréepar le reflet d’une image ; ils n’ont pas de vie propre, mais ils imitent la vie de celui qui les évoque comme l’ombre imite le corps (I). » La question de remords et certain cas d’aliénation mentale se gœfl“ent aussi sur l’étude des incubes et des succubes. _ \ On voit quel parti des métaphysiciens de la force'suppose’e des héros de M. Huysmans auraient pu tirer de la Science occulte, si, au lieu d’en atta quer sans cesse les représentants, l’auteur ne s’en était rapporté qu’à lui-même pour approfondir les don— nées principales. Au lieu de cela les chap. IX et X (surtout p. 202) nous présentent une théorie bien amusante de l’incu bat et du succubat pratiqués avec les morts évo qués. Mais cette évocation n’est pas possible sans l’al— liance du périsprit de l’âme évoquée avec celui d’un médium. Ce médium perd tant de force vitale qu’il doit être pour le moins en léthargie. Il n’y a que M. Lacroix qui pratique ce genre de relations avec les grandes dames défuntes, et encore cela se passe le plus souvent... en Amérique et sans autre témoin que celuiqui le raconte, ce qui permet d’être très sceptique à cet égard. Quelle singulière idée de faire expliquer l’incubat par l’évocation spirite... sans médium. LA MESSE NOIRE L’auteur de Lei—Bas décoche quelques pointes à Elli— phas Lévi qui ne satisfait pas, parait-il, la juste curio sité du lecteur. (1) Eliphas Lév7, Hz’st. de la Magie, p. nÉ.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA-BAS 1 03 L’INCUBAT ET LE SUCCUBAT Cette question est une des plus importantes, mais . aussi des plus obscures de la Science occulte. Elle touche d’une part à l’étude des élémentals, d’autre part à celle des élémentaires et, par un autre côté, à l’étude des lois occultes concernant l’influence des productions dynamiques du cerveau humain. On rapporte que l’abbé de Villars paya de sa vie la révélation des secrets concernant la communication entre les hommes et les esprits des éléments (élémen7 tals). ‘ La théorie est la suivante : Le cerveau humain génère, dans certaines condi tions d’.exaltatîo‘n, des idées capables d’animer (donner une âme à) des forces de la nature qui7 faisant corps avec l’idée générée, produisant des êtres 772ate’riels et palpables et surtout des êtres susceptibles d’impres sionner une plaque photographique. Il ne s’agit pas là d’hallucination dans le sens étroit du mot. Il s’agit de l’objectivation complète de la pensée humaine. Cette objectivatîon est«elle possible ? 1° Les expériences de communication de pensée' sans contact faites soit par Julien Lçgay entre Paris et Alger, soit par moi-même entre Paris et Marseille, soit plus récemment par M. Lemerle à quelques mètres de distance prouvent que certaines pensées impératives agissent comme de véritables courants dynamiques de cerveau à cerveau. '
2I. 04 L’IN ITIATION ÏFMWhZæMMWWW»Mœ:h«w .-....... .... .z—»‘..,—,U ‘ I .= n ‘_.. 2° Mais dans ce cas la pensée n’indique pas une forme particulière qu’on peut transmettre. Les expé riences de M. Schmoll relatées dans le présent numéro de l’Inz'tz‘alz‘on viennent montrer que, dans certains cas, des images, des formes, sont transmissi bles de cerveau à cerveau. 3° Il n’y a toujours pas objectivation, matérialisa— tion de l’idée. L’ingénieur des arts et manufactures Mac Nab a rapporté une expérience très curieuse à ce point de vue. En faisant considérer attentivement par un sujet très sensible une vieille gravure pendant un certain temps et en laissant ensuite le sujet entrer en « transes », plusieurs assistants ont vu la gravure devenue un être véritable dont on a pu obtenir un cliché photographique. Un être tangible et matériel s’est objectivé ayant pour point de départ une idée, une image fixée dans le cerveau du sujet. Personnellement je n’ai encore pu vérifier des expériences de ce genre. Je ne puis donc rien avancer qui me soit propre sur ce point. Quoi qu’il en soit, toutes les traditions de l’occul tisme sont d’accord sur cette théorie. Voici un extrait d’Eliphas Lévi sur la question : « Ces larves ont donc un corps aérien formé de la vapeur du sana. C’est pour cela qu’elles cherchent le sang répandu et se nourrissaient autrefois de la fumée du sacrifice. « Ce sont les enfants mon‘strueux de ces cauche mars impurs qu’on appelait autrefois les incubes et les succubes. ' « Lorsqu’ils sont assez condensés pour être vus. ce W ..A
3LA-BAS 1 o 5 n’est qu’une vapeur coloréepar le reflet d’une image ; ils n’ont pas de vie propre, mais ils imitent la vie de celui qui les évoque comme l’ombre imite le corps (I). » La question de remords et certain cas d’aliénation mentale se gœfl“ent aussi sur l’étude des incubes et des succubes. _ \ On voit quel parti des métaphysiciens de la force'suppose’e des héros de M. Huysmans auraient pu tirer de la Science occulte, si, au lieu d’en atta quer sans cesse les représentants, l’auteur ne s’en était rapporté qu’à lui-même pour approfondir les don— nées principales. Au lieu de cela les chap. IX et X (surtout p. 202) nous présentent une théorie bien amusante de l’incu bat et du succubat pratiqués avec les morts évo qués. Mais cette évocation n’est pas possible sans l’al— liance du périsprit de l’âme évoquée avec celui d’un médium. Ce médium perd tant de force vitale qu’il doit être pour le moins en léthargie. Il n’y a que M. Lacroix qui pratique ce genre de relations avec les grandes dames défuntes, et encore cela se passe le plus souvent... en Amérique et sans autre témoin que celuiqui le raconte, ce qui permet d’être très sceptique à cet égard. Quelle singulière idée de faire expliquer l’incubat par l’évocation spirite... sans médium. LA MESSE NOIRE L’auteur de Lei—Bas décoche quelques pointes à Elli— phas Lévi qui ne satisfait pas, parait-il, la juste curio sité du lecteur. (1) Eliphas Lév7, Hz’st. de la Magie, p. nÉ.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.