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1100 L’INITIATION ment les faits, plus on est forcé d’en arriver, bon gré mal gré, à admettre, pour les expliquer, la théorie donnée par la magie. Aussi est-ce avec une douce joie que nous voyons certains savants modernes se vanter de ne s’en rapporter qu’auxfaits, aux faits scientifi quement constatés, et dédaigner la théorie. Ces mes sieurs peuvent travailler à leur aise, les conclusions de leurs recherches sont posées d’avance depuis plu sieurs siècles. La découverte de la suggestion men— tale en a montré quelque chose. Cela posé, revenons à l’envoûtement. L’occultisme enseigne (et l’expérience prouve)qu’on ne peut communiquer fiuidiquement avec une per sonne si aucun lien, visible ou invisible, n’existe préa— lablement. Un employé du télégraphe qui veut transmettre Ï1ne dépêché a besoin de trois choses : l ‘ 1° Un appareil transmetteur, au lieu d’origine; 2° Un appareil récepteur, au lieu d’arrivée; 3° Un fil unissant les deux appareils. La sorcière qui voulait envoûter quelqu'un devait aussi posséder: 1° Un apppareil transmetteur formé par un objet quelconque (animal vivant, statue de cire, cierge, etc.) surlequel elle exerçait ses maléfices; 2° Un appareil récepteur de ces maléfices qui était justement la personne envoûtée ; 3° Mais illui fallait absolument quelque chose ayant appartenu à la personne à envoûter, quelque chose' imprégné de son fluide, une mèche de che -‘...”I W
2-W— mua-m y m-rLI-«7r2ma .. .:..’......"W57‘7'.13:W..,_::9 »’_.tgg.,., 3 , ,;j fAt‘.f:'_j‘àfl’.{7f*jW’ .J-‘.-;»3:,‘_. ..'I _fl '\ r 4 a LA-BAS I 0 I veux, une dent (I) et, au moins, un morceau de vête— ment longtemps porté. Sans cet objet le fil entre la transmission et la réception n’existait plus. La sorcière aurait été semblable à un télégraphiste essayant de transmettre une dépêche quand le fil du télégraphe a été coupé. Voyobs une ou deux expériences encore qui éclairent cette question. A. — Si l’on met un sujet à l’état somnambulique en relation par le toucher avec une gravure de modes quelconque, et qu’on emporte la gravure dans une chambre voisine, hors de la portée visuelle ou auditive du sujet, les piqûres qu’on fait avec une épingle sur le bras ou la jambe de l’être représenté dans la gra vure seront ressenties aux places correspondantes par le sujet. Dans ce cas l’appareil transmetteur est la gravure de modes, l’appareil récepteurle sujet, et le fil est établi par le contact préalable entre le sujet et la gravure. B. —- M. de Rochas a démontré, dans un important travail que l’Initiafion reproduira dans son prochain numéro, qu’il existe des états profonds de l’hypnose, états dans lesquels certaines facultés curieuses prennent naissance. Nous avons répété ces expériences à la clinique d’hypnotisme de la Charité et nous les avons réussies en tous points. L’un de ces états profonds de l’hypnose. est caractérisé par ce fait que chaque fois que le magné tiseur éprouve une sensation quelconque (piqûre, (U C'est de a que vi:nt l'expression :_ avoir une dent cpntre quel— qu'un. Remarquez le mot contre qui indique l’origine de Impression, :
3102 L’INITIATION r}) ._ x _\A. \w \.. .N._ .«uc... . ..u . » _.. brûlure, froid, etc.) en un point quelconque de corps, le sujet placé à distance éprouve la même sensation. Dans ce cas l’appareil transmetteur est l’opérateur, l’appareil récepteur le sujet, et le lien fluidique est éta bli par la situation du magnétiseur vis—à-vis de son sujet (1). ‘ Telles sont les bases, soit logiques, soit expérimen— tales sur lesquelles on peut établir la vieille théorie de l’envoûtement. _ Voyons comment M. Huysmans expose cette théo rie. Aux chap. XIV et XV, p. 270 et 294‘de son livre, nous apprenons que l’envoûtement se pratique au moyen « d’esprits volants » à qui l’on fait porter le poison matériel sur des objets matériels. Ainsi on envoie le corps astral (périsprit) d’une somnambule porter le maléfice sur une personne qui n’est en au— cune sorte en communication fluidique avec ce sujet, ou l’on envoie de préférence « l’esprit » d’un mort qu’on a évoqué faire cette singulière besogne. De là le nom « d’esprit volant ». ' Félicitons vivement l’auteur de Là-Bas d’avoir trouvé le moyen de « communiquer » sans appareil (visible ou occulte) de communication; mais avouons cependant que, pour quelqu’un qui prétend connaître l’occultisme et donner des leçons aux chercheurs actuels, c’est maigre. (1) M. Jules Lerminala analysé un procédé d‘envoûtement basé sur l'action par le maléficmnt sur la photographie du maléficié, photogra phIe à laquelle on a fait subir une opération d‘inversion très curieuse pour la rendre adéquate à l’individu vivant. , . ..À «. .L 4qæ.ç ..-...
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1100 L’INITIATION ment les faits, plus on est forcé d’en arriver, bon gré mal gré, à admettre, pour les expliquer, la théorie donnée par la magie. Aussi est-ce avec une douce joie que nous voyons certains savants modernes se vanter de ne s’en rapporter qu’auxfaits, aux faits scientifi quement constatés, et dédaigner la théorie. Ces mes sieurs peuvent travailler à leur aise, les conclusions de leurs recherches sont posées d’avance depuis plu sieurs siècles. La découverte de la suggestion men— tale en a montré quelque chose. Cela posé, revenons à l’envoûtement. L’occultisme enseigne (et l’expérience prouve)qu’on ne peut communiquer fiuidiquement avec une per sonne si aucun lien, visible ou invisible, n’existe préa— lablement. Un employé du télégraphe qui veut transmettre Ï1ne dépêché a besoin de trois choses : l ‘ 1° Un appareil transmetteur, au lieu d’origine; 2° Un appareil récepteur, au lieu d’arrivée; 3° Un fil unissant les deux appareils. La sorcière qui voulait envoûter quelqu'un devait aussi posséder: 1° Un apppareil transmetteur formé par un objet quelconque (animal vivant, statue de cire, cierge, etc.) surlequel elle exerçait ses maléfices; 2° Un appareil récepteur de ces maléfices qui était justement la personne envoûtée ; 3° Mais illui fallait absolument quelque chose ayant appartenu à la personne à envoûter, quelque chose' imprégné de son fluide, une mèche de che -‘...”I W
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3102 L’INITIATION r}) ._ x _\A. \w \.. .N._ .«uc... . ..u . » _.. brûlure, froid, etc.) en un point quelconque de corps, le sujet placé à distance éprouve la même sensation. Dans ce cas l’appareil transmetteur est l’opérateur, l’appareil récepteur le sujet, et le lien fluidique est éta bli par la situation du magnétiseur vis—à-vis de son sujet (1). ‘ Telles sont les bases, soit logiques, soit expérimen— tales sur lesquelles on peut établir la vieille théorie de l’envoûtement. _ Voyons comment M. Huysmans expose cette théo rie. Aux chap. XIV et XV, p. 270 et 294‘de son livre, nous apprenons que l’envoûtement se pratique au moyen « d’esprits volants » à qui l’on fait porter le poison matériel sur des objets matériels. Ainsi on envoie le corps astral (périsprit) d’une somnambule porter le maléfice sur une personne qui n’est en au— cune sorte en communication fluidique avec ce sujet, ou l’on envoie de préférence « l’esprit » d’un mort qu’on a évoqué faire cette singulière besogne. De là le nom « d’esprit volant ». ' Félicitons vivement l’auteur de Là-Bas d’avoir trouvé le moyen de « communiquer » sans appareil (visible ou occulte) de communication; mais avouons cependant que, pour quelqu’un qui prétend connaître l’occultisme et donner des leçons aux chercheurs actuels, c’est maigre. (1) M. Jules Lerminala analysé un procédé d‘envoûtement basé sur l'action par le maléficmnt sur la photographie du maléficié, photogra phIe à laquelle on a fait subir une opération d‘inversion très curieuse pour la rendre adéquate à l’individu vivant. , . ..À «. .L 4qæ.ç ..-...
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