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1200 L INITIATION . o que nous vivons dans le mystère, que nous sommes nous—mêmes un mystère, un miracle de tous les ins tants, une énigme incompréhensible pour celui qui n’accepte pas les enseignements de l’Église. » La vérité, comme le dit Carlyle, « c’est que c’est une pauvre science que celle qui voudrait nous ca cher la grande, profonde, sacrée infinitude de la nescience, où nous ne pouvons pénétrer, surlaquelle toute science flotte comme une pure pellicule superfi— cielle ». De telles paroles sont d’ailleurs exactes; il est très vrai que notre science est pleine d’inconnu, que nos connaissances sont incertaines et que la négation de parti pris de tout ce que nous ignorons ne prouve nullement la non-existence des faits dont nous ne sa— vons pas la cause prochaine. Que sais-je Î-‘ disait jadis Montaigne. Que notre devise moderne ait pour formule scien tifique : PEUT-ÊTREl « G. VITOUX. i )lÿr ) (L \
2PARTIE INITIATIQUE “@GillllilSiflë et Êplt’lil3lflfi ËE dernier Congrès spirite et spiritualiste a vu se réa a liser, dans un accord vraiment fraternel, l’union entre toutes les écoles du Spiritisme et toutes celles d’Occultisme. Il serait puéril de nier l’impulsion que ce Congrès a donnée au mouvement tout entier et les discussions dont sont partout l’objet les idées émises dans les différentes sections. Les écoles diverses ont appris à se connaître, à mieux apprécierleurs doctrines réciproques et à prendre comme criterium futur de leur union les enseignements de l’expérimentation judicieusement faite. Un point qu’il est utile de comprendre avant tout, c’est qu’il ne saurait plus exister entre les adhérents du Congrès aucun sectarisme. Nous étudions tous un même ordre de phénomènes; la vérité saura bien se produire en dehors de toute petite chapelle. Nous désirons aujourd’hui appeler l’attention de nos
3202» L’INITIATION lecteurs sur certains points de doctrine qu’il est important de connaître de part et d’autre. Il existe en effet des sectaires qui disent_à tout venant: « N’étudiez pas l’Occultisme, vous deviendriez matérialiste ! » tandis qu’une autre variété de fanatiques clame : « Ne faites pas de spiritisme, vous deviendriez fou! » On n’etudie pas l’occultisme, on ne fait pas de spiritisme, on s’instruit et on fait des expériences, voilà tout: dans cette voie seule on est sûr de toujours marcher droit. Dans un précédent article (n° 7 de l’Inz‘tiatz‘on) nous avons mis en parallèle les deux explications fournies par le Spiritisme et l’Occultisme à propos des phéno mènes. Fidèles à la méthode suivie dans la Revue. nous n’avons défendu aucune des deux théories, car il faut bien comprendre que, si, à propos des phé— nomènes, des partisans de doctrines purementoccultes, comme Donald Mac-Nab, écrivent ici, des spirites distingués, comme Gabriel Delanne, Henri Sausse et Bouvery, sont aussi rédacteurs. Nous sommes indé— pendants de toute école et nous protesterons chaque fois qu’on oubliera ce caractère bien spécial de 1'In itia tion . Plusieurs écrivains spirites ont soulevé, à propos de l’occultisme’, des objections qu’il nous faut exposer dans l’intérêt même de notre instruction commune. Ces objections peuvent se ramener toutes aux sui vantes : 1° La théorie du Corps astral et del’lnconscient dé truit les plus importants des enseignements du Spi ritisme. Elle vient inutilement compliquer l’expli—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1200 L INITIATION . o que nous vivons dans le mystère, que nous sommes nous—mêmes un mystère, un miracle de tous les ins tants, une énigme incompréhensible pour celui qui n’accepte pas les enseignements de l’Église. » La vérité, comme le dit Carlyle, « c’est que c’est une pauvre science que celle qui voudrait nous ca cher la grande, profonde, sacrée infinitude de la nescience, où nous ne pouvons pénétrer, surlaquelle toute science flotte comme une pure pellicule superfi— cielle ». De telles paroles sont d’ailleurs exactes; il est très vrai que notre science est pleine d’inconnu, que nos connaissances sont incertaines et que la négation de parti pris de tout ce que nous ignorons ne prouve nullement la non-existence des faits dont nous ne sa— vons pas la cause prochaine. Que sais-je Î-‘ disait jadis Montaigne. Que notre devise moderne ait pour formule scien tifique : PEUT-ÊTREl « G. VITOUX. i )lÿr ) (L \
2PARTIE INITIATIQUE “@GillllilSiflë et Êplt’lil3lflfi ËE dernier Congrès spirite et spiritualiste a vu se réa a liser, dans un accord vraiment fraternel, l’union entre toutes les écoles du Spiritisme et toutes celles d’Occultisme. Il serait puéril de nier l’impulsion que ce Congrès a donnée au mouvement tout entier et les discussions dont sont partout l’objet les idées émises dans les différentes sections. Les écoles diverses ont appris à se connaître, à mieux apprécierleurs doctrines réciproques et à prendre comme criterium futur de leur union les enseignements de l’expérimentation judicieusement faite. Un point qu’il est utile de comprendre avant tout, c’est qu’il ne saurait plus exister entre les adhérents du Congrès aucun sectarisme. Nous étudions tous un même ordre de phénomènes; la vérité saura bien se produire en dehors de toute petite chapelle. Nous désirons aujourd’hui appeler l’attention de nos
3202» L’INITIATION lecteurs sur certains points de doctrine qu’il est important de connaître de part et d’autre. Il existe en effet des sectaires qui disent_à tout venant: « N’étudiez pas l’Occultisme, vous deviendriez matérialiste ! » tandis qu’une autre variété de fanatiques clame : « Ne faites pas de spiritisme, vous deviendriez fou! » On n’etudie pas l’occultisme, on ne fait pas de spiritisme, on s’instruit et on fait des expériences, voilà tout: dans cette voie seule on est sûr de toujours marcher droit. Dans un précédent article (n° 7 de l’Inz‘tiatz‘on) nous avons mis en parallèle les deux explications fournies par le Spiritisme et l’Occultisme à propos des phéno mènes. Fidèles à la méthode suivie dans la Revue. nous n’avons défendu aucune des deux théories, car il faut bien comprendre que, si, à propos des phé— nomènes, des partisans de doctrines purementoccultes, comme Donald Mac-Nab, écrivent ici, des spirites distingués, comme Gabriel Delanne, Henri Sausse et Bouvery, sont aussi rédacteurs. Nous sommes indé— pendants de toute école et nous protesterons chaque fois qu’on oubliera ce caractère bien spécial de 1'In itia tion . Plusieurs écrivains spirites ont soulevé, à propos de l’occultisme’, des objections qu’il nous faut exposer dans l’intérêt même de notre instruction commune. Ces objections peuvent se ramener toutes aux sui vantes : 1° La théorie du Corps astral et del’lnconscient dé truit les plus importants des enseignements du Spi ritisme. Elle vient inutilement compliquer l’expli—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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