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1104. , L’INITIATION . v 4. ‘ _3_ü LES GRANDS INITIÉS Est-il possible à l’homme de devenir une incarna tion du verbe divin sur Terre P C’est à la solution de ce problème que notre auteur a consacré son œuvre. L’histoire de chacun des grands initiés est présentée sous l’aspect de l’histoire du développement intellec— tuel et spirituel d’un homme jusqu’au summum de son élévation. Le grand mérite de M. Schuré, c’est en effet_de chercher à démontrer que tous ces hommes divins ont été d’abord des hommes comme les autres pendant leur enfance et leur adolescence et que c’est par des moyens providentiels, mais à la portée de toute nature humaine qui sait y atteindre, que le développement psychique de l’être est atteint. Par là sont évités deux grands obstacles : de ne voir dans les grands initiés que des hommes ordinaires un peu fanatiques, idée de M. Renan à propos de Jésus, ou de ne voir dans ces initiés que des hommes—dieux dès leur naissance, idée des théologiens. Ce n’est pas un .des moins grands mérites de l’auteur que d’avoir cherché à prouver raisonnablementl’alliance possible de la Volonté Humaine et de la Providence dans un homme qui sait et qui veut réaliser cette alliance. Ainsi l’être humain peut devenir l’incarnation du Verbe divin, ou mieux, il peut manifester totalement le Verbe divin qui est en chaque homme et cela en développant au summum la partie la plus élevée de son esprit, appelée par l’ésotérisme indou: le 7° Prz‘n:
2LES GRANDS INITIE'S 1015 . .- _vm.-...—«I .41.<, cipe (I). —— De même que l’homme qui fait fonction— ner son intelligence (5° principe) par les procédés d’instruction ordinaires devient un savant, de même l’homme qui développe son âme angélique (6° Prin— cipe) par la pratique de la morale, devient un saint, et de même l’homme qui parvient à manifester en lui son âme divine (7’ Principe) par le sacrifice total de l’individualité à la collectivité, devient un Dieu sur terre. L’initiation suprême enseigne les moyens de par venir à ces divers développements, sans pouvoir aller plus loin que l’indication de ces moyens. C’est l’initié seul qui peut, par son travail personnel, comprendre la portée de ces moyens et conquérir l’adeptat. Voilà ce que nous enseigne l’histoire de chacun des grands initiés étudiés par M. Schuré. RAMA, druide initié souffre des malheurs de sa race. Cette souffrance pour la collectivité développe, à son insu peut-être,le principe spirituel de cet homme et l’influence Providentielle se manifeste à lui dans un songe. Le Grand Ancêtre apparaît et lui donne le moyen de guérirle mal affreux qui menace d’anéantir la race blanche : la lèpre, — le ‘moyen c’estle gui du chêne. L’histoire de Rama développée par Fabre D’O— livet et Saint—Yves d’Alveydre est trop connue des occultistes pour en parler plus longtemps ; disons simplement que M. Schuré a su la présenter sous de chaudes et attrayantes couleurs. Le sacrifice des hommes terf'estres pour la méditation à la suite d’un (1) Voy. l‘étude sur la localisation physiologique des sept Principes de l'Homme par Papus — Carré, éditeur. v i.s :tm
3IOÔ L'INITIATION nouveau songe fait définitivement de Rama le grand ancêtre divin de toute la race blanche. KRISHNA nous montre la création du Dieu dans l’homme par la méditation et la vertu. L’initiation totale donnée à Krishna par la contemplation et l’ex— tase réalisent définitivement en lui l’incarnation Divine quand il va Volontairement sacrifier sa vie à l’humanité ignorante qui le massacre sans le com prendre. Il semble que tout homme tué pour son idée transforme de ce fait même cette idée en une force cosmique dont il devient l’âme directrice et cela dans tous les plans d’activité humaine. Voilà ce qui éta— blit la différence entre les souffrances d’un fakir et celles d’un Jésus, celles de la brute indoue sont pure ment physiques tandis que celles de l’adepte sont en même temps morales. Il souffre plus des malheurs et de l’ignorance de ceux qui le tuent que de ses souf frances propres et c’est là réellement la divinisation humaine que ce sacrifice volontaire pour sauver du mal ses assassins. HERMÊS ne nous apparaît personnellement qu’à propos de sa vision si poétiquement et si majestueuse— ment décrite, aussi n’en dirons-nous rien de plus. Moïse au contraire est, avec Pythagore et Jésus, le chef-d’œuvre de M. Schuré. Cette façon de présenter la vie du grand initiateur des peuples occidentaux, à la lumière de la tradition ésotérique ne peut que frap per vivement toute âme sincère et dévouée à la Vérité. Saint-Yves d’Alveydre nous avait déjà montré tout ce qu’on pouvait tirer de grandeur de la vie du grand prophète juif. M. Schuré, suivant ses traces, nous 0 ..:'M
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1104. , L’INITIATION . v 4. ‘ _3_ü LES GRANDS INITIÉS Est-il possible à l’homme de devenir une incarna tion du verbe divin sur Terre P C’est à la solution de ce problème que notre auteur a consacré son œuvre. L’histoire de chacun des grands initiés est présentée sous l’aspect de l’histoire du développement intellec— tuel et spirituel d’un homme jusqu’au summum de son élévation. Le grand mérite de M. Schuré, c’est en effet_de chercher à démontrer que tous ces hommes divins ont été d’abord des hommes comme les autres pendant leur enfance et leur adolescence et que c’est par des moyens providentiels, mais à la portée de toute nature humaine qui sait y atteindre, que le développement psychique de l’être est atteint. Par là sont évités deux grands obstacles : de ne voir dans les grands initiés que des hommes ordinaires un peu fanatiques, idée de M. Renan à propos de Jésus, ou de ne voir dans ces initiés que des hommes—dieux dès leur naissance, idée des théologiens. Ce n’est pas un .des moins grands mérites de l’auteur que d’avoir cherché à prouver raisonnablementl’alliance possible de la Volonté Humaine et de la Providence dans un homme qui sait et qui veut réaliser cette alliance. Ainsi l’être humain peut devenir l’incarnation du Verbe divin, ou mieux, il peut manifester totalement le Verbe divin qui est en chaque homme et cela en développant au summum la partie la plus élevée de son esprit, appelée par l’ésotérisme indou: le 7° Prz‘n:
2LES GRANDS INITIE'S 1015 . .- _vm.-...—«I .41.<, cipe (I). —— De même que l’homme qui fait fonction— ner son intelligence (5° principe) par les procédés d’instruction ordinaires devient un savant, de même l’homme qui développe son âme angélique (6° Prin— cipe) par la pratique de la morale, devient un saint, et de même l’homme qui parvient à manifester en lui son âme divine (7’ Principe) par le sacrifice total de l’individualité à la collectivité, devient un Dieu sur terre. L’initiation suprême enseigne les moyens de par venir à ces divers développements, sans pouvoir aller plus loin que l’indication de ces moyens. C’est l’initié seul qui peut, par son travail personnel, comprendre la portée de ces moyens et conquérir l’adeptat. Voilà ce que nous enseigne l’histoire de chacun des grands initiés étudiés par M. Schuré. RAMA, druide initié souffre des malheurs de sa race. Cette souffrance pour la collectivité développe, à son insu peut-être,le principe spirituel de cet homme et l’influence Providentielle se manifeste à lui dans un songe. Le Grand Ancêtre apparaît et lui donne le moyen de guérirle mal affreux qui menace d’anéantir la race blanche : la lèpre, — le ‘moyen c’estle gui du chêne. L’histoire de Rama développée par Fabre D’O— livet et Saint—Yves d’Alveydre est trop connue des occultistes pour en parler plus longtemps ; disons simplement que M. Schuré a su la présenter sous de chaudes et attrayantes couleurs. Le sacrifice des hommes terf'estres pour la méditation à la suite d’un (1) Voy. l‘étude sur la localisation physiologique des sept Principes de l'Homme par Papus — Carré, éditeur. v i.s :tm
3IOÔ L'INITIATION nouveau songe fait définitivement de Rama le grand ancêtre divin de toute la race blanche. KRISHNA nous montre la création du Dieu dans l’homme par la méditation et la vertu. L’initiation totale donnée à Krishna par la contemplation et l’ex— tase réalisent définitivement en lui l’incarnation Divine quand il va Volontairement sacrifier sa vie à l’humanité ignorante qui le massacre sans le com prendre. Il semble que tout homme tué pour son idée transforme de ce fait même cette idée en une force cosmique dont il devient l’âme directrice et cela dans tous les plans d’activité humaine. Voilà ce qui éta— blit la différence entre les souffrances d’un fakir et celles d’un Jésus, celles de la brute indoue sont pure ment physiques tandis que celles de l’adepte sont en même temps morales. Il souffre plus des malheurs et de l’ignorance de ceux qui le tuent que de ses souf frances propres et c’est là réellement la divinisation humaine que ce sacrifice volontaire pour sauver du mal ses assassins. HERMÊS ne nous apparaît personnellement qu’à propos de sa vision si poétiquement et si majestueuse— ment décrite, aussi n’en dirons-nous rien de plus. Moïse au contraire est, avec Pythagore et Jésus, le chef-d’œuvre de M. Schuré. Cette façon de présenter la vie du grand initiateur des peuples occidentaux, à la lumière de la tradition ésotérique ne peut que frap per vivement toute âme sincère et dévouée à la Vérité. Saint-Yves d’Alveydre nous avait déjà montré tout ce qu’on pouvait tirer de grandeur de la vie du grand prophète juif. M. Schuré, suivant ses traces, nous 0 ..:'M
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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