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1LES GRANDS INITIÉS 101 arrivait à agirpar lui—même, là où de nos jours il n’agit que d’après ce qu’on lui a appris. Cette méthode d’enseignement tendait surtout à la sélection raison née des intelligences au lieu des mémoires. Il n’ya pas d’autres causes à la grandeur prodigieuse de ces civilisations comparées aux nôtres ; le cerveau humain était alors fait comme aujourd’hui. L’instruction à tous les degrés était donnée dans les temples sous le nom d’initiation. Les professeurs et les docteurs ès-sciences théogoniques, androgo— niques, cosmogoniques ou naturelles se nommaient vulgairement prêtres ou initiés. Les grands Mystères transmettaient7 avec les pouvoirs magiques, la tradi tion sacrée de l’antique révélation. M. Schuré étudie successivement les mystères indou._s dans l’initiation de Krishna par le vieil ascète initié Vasichta, puis parles anachorètes réunis (p. 85). Mais cette étude n’est qu’effleurée; c’est dans les mystères égyptiens majestueusement décrits dans son Hermès qu’apparaissent au grand jour les deux qua lités maîtresses de notre auteur :- l’érudition solide appuyée sur un style entraînant et tout éclatant de vives couleurs. Les Mystères de Dionysos étudiés dans son Orphe’e, ceux de Delphes décrits dans son Pythagore et ceux d’Eleusz’s reconstitués dans son Pluton font de Cette série d’études l’histoire la plus complète que nous ayons aujourd’hui des Mystères anciens jusqu’à Jésus. Quand on pense au petit nom bre de documents qui nous restent sur ces sujets à cause du terrible serment fait par les initiés, on ne peut qu’admirer la patience que l’auteur a dû dé
2I 02 L’INITIATION ployer pour reconstruire un édifice complet avec les matériaux mis à sa disposition. Cette étude devrait _servir d’introduction à tous les livres de franc—maçon nerie. LES DOCTRINES DE L’INITIATION Dans l’article sur la Kabbale (I) nous avons résumé une grande partie des doctrines de l’Initiation. Nous allons cependant revenir sur ces importants sujets que M. Schuré développe magistralement dans le cours de son ouvrage. Toute la doctrine initiatique pivote autour des trois principes absolus révélés par le Tarot : Dieu, l’Homme, l’Univers. DIEU. — C’est dans son étude sur l’Inde que cet important sujet est surtout abordé. Cependant l’au teur y revient à propos de chaque initiation. L’Union inséparable des deux principes l’Eternel . masculin et l’Eternelféminin produit éternellement Dieu lui-même (2). Le Verbe créateur répandu dans la Nature est iden tique à l’Homme lui-même conçu dans sa totalité. Les mystères du Verbe dévoilent les mystères de l’âme humaine. L’AME HUMAINE. —-— L’étude de l’âme et de ses des tinées tient une grande place dans le livre de M. Schuré. La doctrine de la Réincarnation est par— (1) N° 9 de l‘Initiation. (z) Jupiter est l'époux et l'épouse divine (p. 232).
3LES GRANDS INITIÉS 103 _ . . -.«..iqm I .ävÿ..«a .1 U a n Igmn. a, . W 1-.nh.Œ. .. r... ticulièrement étudiée à propos de Krischna (p. 147) et surtout à propos de la doctrine pythagoricienne. La Chute et la Réintégration sont décrites dans les mystères grecs et dans les enseignements de Pythagore (p. 346). ’ L’Immortalz‘té de l’âme est expérimentalement ‘ prouvée aux initiés par la Mort et la Résurrection, der nière épreuve de l’initiation (p. 137) et est décrite au début de la Religion védique (p. 43). Nous ne pouvons quitter cet important sujet sans signaler les théories de l’Extase et de la Divination fort bien établies à propos de Pythagore (p. 288). Disons aussi que M. Schuré expose au début de ce livre la théorie des races humaines d’après Fabre D’Olivet. L’UNIVERS. —- « Pour produire tout ce qui existe, l’Etre suprême s’immole lui—même ; il se divise pour sortir de son unité. » Voilà le début du grand mystère Divin : l’involu— tion suivie perpétuellement de l’évolution. Ce double courant, descendant ou humanisation du Divin, et ascendant ou Divinisation de l’Humain, donne la clef de la physiologie de l’Univers. A cette impor tante question notre auteur consacre presque tout son Moïse et une partie du Pythagore. C’est à ce propos que sont abordées et développées les théories de la Lumière astrale et de la Magie (p. 292). Enfin Dieu, l’Homme et l’Univers forment les trois mondes de l’Esotérisme. Chacun d’eux triplement réfracté donne la clef des Sephiroth Kabbalistiques ainsi que nous l’avons vu à ce propos.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES GRANDS INITIÉS 101 arrivait à agirpar lui—même, là où de nos jours il n’agit que d’après ce qu’on lui a appris. Cette méthode d’enseignement tendait surtout à la sélection raison née des intelligences au lieu des mémoires. Il n’ya pas d’autres causes à la grandeur prodigieuse de ces civilisations comparées aux nôtres ; le cerveau humain était alors fait comme aujourd’hui. L’instruction à tous les degrés était donnée dans les temples sous le nom d’initiation. Les professeurs et les docteurs ès-sciences théogoniques, androgo— niques, cosmogoniques ou naturelles se nommaient vulgairement prêtres ou initiés. Les grands Mystères transmettaient7 avec les pouvoirs magiques, la tradi tion sacrée de l’antique révélation. M. Schuré étudie successivement les mystères indou._s dans l’initiation de Krishna par le vieil ascète initié Vasichta, puis parles anachorètes réunis (p. 85). Mais cette étude n’est qu’effleurée; c’est dans les mystères égyptiens majestueusement décrits dans son Hermès qu’apparaissent au grand jour les deux qua lités maîtresses de notre auteur :- l’érudition solide appuyée sur un style entraînant et tout éclatant de vives couleurs. Les Mystères de Dionysos étudiés dans son Orphe’e, ceux de Delphes décrits dans son Pythagore et ceux d’Eleusz’s reconstitués dans son Pluton font de Cette série d’études l’histoire la plus complète que nous ayons aujourd’hui des Mystères anciens jusqu’à Jésus. Quand on pense au petit nom bre de documents qui nous restent sur ces sujets à cause du terrible serment fait par les initiés, on ne peut qu’admirer la patience que l’auteur a dû dé
2I 02 L’INITIATION ployer pour reconstruire un édifice complet avec les matériaux mis à sa disposition. Cette étude devrait _servir d’introduction à tous les livres de franc—maçon nerie. LES DOCTRINES DE L’INITIATION Dans l’article sur la Kabbale (I) nous avons résumé une grande partie des doctrines de l’Initiation. Nous allons cependant revenir sur ces importants sujets que M. Schuré développe magistralement dans le cours de son ouvrage. Toute la doctrine initiatique pivote autour des trois principes absolus révélés par le Tarot : Dieu, l’Homme, l’Univers. DIEU. — C’est dans son étude sur l’Inde que cet important sujet est surtout abordé. Cependant l’au teur y revient à propos de chaque initiation. L’Union inséparable des deux principes l’Eternel . masculin et l’Eternelféminin produit éternellement Dieu lui-même (2). Le Verbe créateur répandu dans la Nature est iden tique à l’Homme lui-même conçu dans sa totalité. Les mystères du Verbe dévoilent les mystères de l’âme humaine. L’AME HUMAINE. —-— L’étude de l’âme et de ses des tinées tient une grande place dans le livre de M. Schuré. La doctrine de la Réincarnation est par— (1) N° 9 de l‘Initiation. (z) Jupiter est l'époux et l'épouse divine (p. 232).
3LES GRANDS INITIÉS 103 _ . . -.«..iqm I .ävÿ..«a .1 U a n Igmn. a, . W 1-.nh.Œ. .. r... ticulièrement étudiée à propos de Krischna (p. 147) et surtout à propos de la doctrine pythagoricienne. La Chute et la Réintégration sont décrites dans les mystères grecs et dans les enseignements de Pythagore (p. 346). ’ L’Immortalz‘té de l’âme est expérimentalement ‘ prouvée aux initiés par la Mort et la Résurrection, der nière épreuve de l’initiation (p. 137) et est décrite au début de la Religion védique (p. 43). Nous ne pouvons quitter cet important sujet sans signaler les théories de l’Extase et de la Divination fort bien établies à propos de Pythagore (p. 288). Disons aussi que M. Schuré expose au début de ce livre la théorie des races humaines d’après Fabre D’Olivet. L’UNIVERS. —- « Pour produire tout ce qui existe, l’Etre suprême s’immole lui—même ; il se divise pour sortir de son unité. » Voilà le début du grand mystère Divin : l’involu— tion suivie perpétuellement de l’évolution. Ce double courant, descendant ou humanisation du Divin, et ascendant ou Divinisation de l’Humain, donne la clef de la physiologie de l’Univers. A cette impor tante question notre auteur consacre presque tout son Moïse et une partie du Pythagore. C’est à ce propos que sont abordées et développées les théories de la Lumière astrale et de la Magie (p. 292). Enfin Dieu, l’Homme et l’Univers forment les trois mondes de l’Esotérisme. Chacun d’eux triplement réfracté donne la clef des Sephiroth Kabbalistiques ainsi que nous l’avons vu à ce propos.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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