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1LE SYSTÈME THÉOSOPHIQUE I I ‘cÏ" :“ . ' n dans nos régions savantes ces civilisations rouge et noire, séparées l’une de l’autre, disent leurs révéla teurs, par un intervalle de sept cent mille ans. Mais, avant d’aborder cette question délicate de la chrono— logie occulte, prenons une'vue générale de la doctrine qui permet à ses adeptes de se livrer, sans s’émouvoir, à de pareilles conceptions. . Tout part, comme dans les Védas, des jours et des nuits de Brahma, Manuantaras et Pralayas, dans la langue sanscrite. Écoutons les maîtres de la philosophie préhisto— rique : « La chose éternelle, impérissable de l’Univers, que le Pralaya universel même traverse sans la détruire, 3 est ce qui peut être appelé indifféremment espace, durée, matière ou mouvement, non une chose ayant ces quatre attributs, mais une chose qui est ces quatre attributs à la fois, et toujours. Et l’évolution prend sa source dans la polarité atomique que le mouvement engendre. En cosmogonie, les forces positive et néga tive, ou active et passive correspondent aux principes mâle et femelle. L’influ spirituel entre. dans le voile de la matière cosmique. Le principe actif est attiré par le principe passif, et, si nous pouvons ici aider à l’imagination en ayant recours à un ancien symbole occulte, le grand Nag, le serpent, emblème de l’éter nité, attire sa queue dans sa bouche, formant ainsi le cycle de l’éternité, ou plutôt les cycles dans l’éternité. « Le principal attribut du principe spirituel univer— sel qui don;ize la vie inconsciente mais toujours active, est de répandre et de donner ; celui du prin
212 L’INITIATION cipe matériel universel est de recueillir et de iéconder. Inconscients et mon existants quand ils sont séparés, .ils deviennent conscients et vivants quand ils sont ensemble. » Qu’elle vienne des noirs, des rouges ou des blancs, voilà une métaphysique d’une belle envolée et tracée magistralement, réserve faite toutefois sur cette con ception, un peu trop idéale peut être, des deux prin cipes non existants quand ils sont séparés. Et d’abord sont-ils jamais séparés, autrement que dans l’abstrac— tion de la pensée hindoue, reprise et\embrouillée par la nébulosité germaine P c Nous pouvons voir maintenant, ajoute M. Sinnet, que tout est voulu parun seul etunique élément dans l’Univers, et par l’action de cet élément comme Andro .gyne. » . Ne remontons pas plus haut que cét An drogyne dans la sphère des causes. C’est déjà une belle hau— teur. A s’aventurer plus loin, s’il y a un plus loin, dans les dissertations sur l’inconscience ou l’hyper conscience du Tout qui n’est rien, ou du Rien qui est tout, on risque de se perdre dans les profondeurs de sa propre pensée. Cette loi d’alternance, activité et repos, régit tous les degrés du Cosmos et des êtres. Comme la plante, comme l’animal, comme l’homme, chaque échelon de la hiérarchie des Mondes a ses phases périodiques de veille et de sommeil. Les Planètes, les soleils, les univers, les systèmes d’univers, avant la concentra— tion générale que suivra une nouvelle expansion de la Nature naturante, traversent successivement ces pé
3LE SYSTÈME THEÔSOPHIQUE I 3 riodes d’obscuration et de lumière, dont la durée se chiffre par des nombres de plus en plus prodigieux, à mesure que l’on atteint par la pensée les grands fonc tionnements de l’évolution universelle qui nous ramène, enrichis de la conscience,dans la sphère mys térieuse d’où nous sommes descendus à l’état neutre et inconscient. Car voici en deux mots le secret de la vie voulue. par l’élément éternel et impérissable: descente de l’esprit dans la matière, le subjectif s’objectz‘vant; retour, à travers la matière, des monades spirituelles, conscientes et individualisées, au principe qui les émane. Nous sommes des atomes de l’unité divine. Chacun des atomes de cette unité, consubstantiel à elle, contient en germe toutes les puissances de l’être, et le long parcours de l’existence a pour cause et pour but de développer ces puissances et de nous faire remonter, devenus Dieu nous—mêmes, au sein du Dieu universel. * I>-Ï» Sachant, enfin, par la science antique, qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons, exami— nons l’état des lieux qui nous servent d’habitation provisoire. ' Nous croyons que le tourbillon solaire, dont la terre fait partie, se compose uniquement des planètes visibles à nos yeux, découvertes par nos télescopes ou soupçonnées par nos calculs. L’ésotérisme prétend que, là comme ailleurs, nos sens et nos sciences nous renseignent insuffisamment, et qu’il y a autour de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LE SYSTÈME THÉOSOPHIQUE I I ‘cÏ" :“ . ' n dans nos régions savantes ces civilisations rouge et noire, séparées l’une de l’autre, disent leurs révéla teurs, par un intervalle de sept cent mille ans. Mais, avant d’aborder cette question délicate de la chrono— logie occulte, prenons une'vue générale de la doctrine qui permet à ses adeptes de se livrer, sans s’émouvoir, à de pareilles conceptions. . Tout part, comme dans les Védas, des jours et des nuits de Brahma, Manuantaras et Pralayas, dans la langue sanscrite. Écoutons les maîtres de la philosophie préhisto— rique : « La chose éternelle, impérissable de l’Univers, que le Pralaya universel même traverse sans la détruire, 3 est ce qui peut être appelé indifféremment espace, durée, matière ou mouvement, non une chose ayant ces quatre attributs, mais une chose qui est ces quatre attributs à la fois, et toujours. Et l’évolution prend sa source dans la polarité atomique que le mouvement engendre. En cosmogonie, les forces positive et néga tive, ou active et passive correspondent aux principes mâle et femelle. L’influ spirituel entre. dans le voile de la matière cosmique. Le principe actif est attiré par le principe passif, et, si nous pouvons ici aider à l’imagination en ayant recours à un ancien symbole occulte, le grand Nag, le serpent, emblème de l’éter nité, attire sa queue dans sa bouche, formant ainsi le cycle de l’éternité, ou plutôt les cycles dans l’éternité. « Le principal attribut du principe spirituel univer— sel qui don;ize la vie inconsciente mais toujours active, est de répandre et de donner ; celui du prin
212 L’INITIATION cipe matériel universel est de recueillir et de iéconder. Inconscients et mon existants quand ils sont séparés, .ils deviennent conscients et vivants quand ils sont ensemble. » Qu’elle vienne des noirs, des rouges ou des blancs, voilà une métaphysique d’une belle envolée et tracée magistralement, réserve faite toutefois sur cette con ception, un peu trop idéale peut être, des deux prin cipes non existants quand ils sont séparés. Et d’abord sont-ils jamais séparés, autrement que dans l’abstrac— tion de la pensée hindoue, reprise et\embrouillée par la nébulosité germaine P c Nous pouvons voir maintenant, ajoute M. Sinnet, que tout est voulu parun seul etunique élément dans l’Univers, et par l’action de cet élément comme Andro .gyne. » . Ne remontons pas plus haut que cét An drogyne dans la sphère des causes. C’est déjà une belle hau— teur. A s’aventurer plus loin, s’il y a un plus loin, dans les dissertations sur l’inconscience ou l’hyper conscience du Tout qui n’est rien, ou du Rien qui est tout, on risque de se perdre dans les profondeurs de sa propre pensée. Cette loi d’alternance, activité et repos, régit tous les degrés du Cosmos et des êtres. Comme la plante, comme l’animal, comme l’homme, chaque échelon de la hiérarchie des Mondes a ses phases périodiques de veille et de sommeil. Les Planètes, les soleils, les univers, les systèmes d’univers, avant la concentra— tion générale que suivra une nouvelle expansion de la Nature naturante, traversent successivement ces pé
3LE SYSTÈME THEÔSOPHIQUE I 3 riodes d’obscuration et de lumière, dont la durée se chiffre par des nombres de plus en plus prodigieux, à mesure que l’on atteint par la pensée les grands fonc tionnements de l’évolution universelle qui nous ramène, enrichis de la conscience,dans la sphère mys térieuse d’où nous sommes descendus à l’état neutre et inconscient. Car voici en deux mots le secret de la vie voulue. par l’élément éternel et impérissable: descente de l’esprit dans la matière, le subjectif s’objectz‘vant; retour, à travers la matière, des monades spirituelles, conscientes et individualisées, au principe qui les émane. Nous sommes des atomes de l’unité divine. Chacun des atomes de cette unité, consubstantiel à elle, contient en germe toutes les puissances de l’être, et le long parcours de l’existence a pour cause et pour but de développer ces puissances et de nous faire remonter, devenus Dieu nous—mêmes, au sein du Dieu universel. * I>-Ï» Sachant, enfin, par la science antique, qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons, exami— nons l’état des lieux qui nous servent d’habitation provisoire. ' Nous croyons que le tourbillon solaire, dont la terre fait partie, se compose uniquement des planètes visibles à nos yeux, découvertes par nos télescopes ou soupçonnées par nos calculs. L’ésotérisme prétend que, là comme ailleurs, nos sens et nos sciences nous renseignent insuffisamment, et qu’il y a autour de
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