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18 L’INITIATION (pour parler le langage chrétien), nous ne cesserions de souffrir et de lutter qu’une fois tous nos frères sauvés comme nous! L’Egoî'sme intelligent conclut donc comme a con— clu la Science traditionnelle: l’universelle fraternité n’est pas un leurre; c’est une réalité de fait. Qui travaille pour autrui travaille pour soi; qui tue ou blesse son prochain se blesse ou se tue; qui l’outrage, s’insulte soi—même. Que ces termes mystiques ne t’efiarouchent pas: nous sommes les mathématiciens de l’ontologie, les algébristes de la métaphysique. Souviens-toi, fils de la Terre, que ta grande ambi tion doit être de reconquérir l’Eden {odiacal d’où tu n’auraisjamziis dû descendre, et de rentrer enfin dans l’Inefiable Unité, HORS DE LAQUELLE TU N’ES RIEN, et dans le sein de laquelle tu trouveras, après tant de travaux et de tourments, cette paix céleste, ce som meil conscient que les Hindous connaissent sous le nom de Nirvânâ : la béatitude suprême de l'Omni— science, en Dieu. STANISLAS DE GUAITA i}. S.'. I.'.
2PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE är QÊTSTÈME lEÉ@SUPEIQUE EXTRAIT d'un tr_;avail que fait en ce moment M. EUGÈNE Nus sur les Idées métaphysiques du jour. ÊISTOIRIÆ ou roman, révélation ou chimère, chiffres Œ fabuleux, affirmations prodigieuses s’exposant et s’imposant avec un aplomb qui renverse et une logique presque toujours incontsstable, voilà ce que nous présente le livre de M. Sinnet, tlze esoteric Buddhz‘sm, écrit, assure-t-il, sous l’inspiration et parfois sous la dictée des Mahatmas. Ce n’est encore là qu’un abrégé de la science ésoté rique, car les maîtres nous mesurent la dose. Si les secrets qu’ils gardent par devers eux concernent les pouvoirs formidables que la théosophie leur attribue, ils font bien de les tenir cachés. A voir l’usage que nous faisons des forces mises en circulation par notre physique et notre chimie, il est grandement désirable que nos puissances pour mal faire ne s’enrichissent pas de procédés nouveaux.
3.1o L’INITIATION Ce qui nous importe dans le désarroi où nous sommes, c’est de trouver une lueur qui nous aide, si la chose est possible, à débrouiller le chaos de nos idées. Les détenteurs des traditions antiques pré tendent qu’ils possèdent cette lumière, et que le temps est arrivé où nous pouvons et devons la recevoir. Accueillons-la avec les égards qui lui sont dus, mais sous bénéfice d’inventaire. Elle date de loin, cette science cachée, si l’on en croit ses disciples. Elle ne serait même pas le fruit de la branche aryenne. Les Aryens l'auraient reçue de races antérieures qui développèrent jadis des civilisa— tions évanouies, sur des continents disparus. Voilà, diront nos professeurs d’histoire, la fantaisie qui commence,et l’archéologie, la géologie, toutes nos sciences en gie vont faire chorus. Nous ne voyons pas dans l’antiquité plus loin que le bout du nez d’He’rodote. Encore accusons—nous le vieux chroni— queur de s’être laissé mettre sur cette excroissance des besicles grossissantes par les occultistes de son temps. Manéthon, qui s’est permis de rédigerune chronologie égyptienne, reculant de quelques misérables siècles l’époque où Gain, sans autre aide possible que les bras de son fils Hénoch, bâtissait une ville entière poury loger sa famille, Manéthon, disons—nous, a été mis par ses collègues au ban de l’histoire et des historiens. Ceux d’aujourd’hui, même parmi les mécréants qui se moquent de Moïse et de sa bible, n’osent pas encore relever leur malheureux confrère de l’anathème prononcé contre lui par les annalistes chrétiens. On comprend l’accueil’que Vont recevoir n'Il
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
18 L’INITIATION (pour parler le langage chrétien), nous ne cesserions de souffrir et de lutter qu’une fois tous nos frères sauvés comme nous! L’Egoî'sme intelligent conclut donc comme a con— clu la Science traditionnelle: l’universelle fraternité n’est pas un leurre; c’est une réalité de fait. Qui travaille pour autrui travaille pour soi; qui tue ou blesse son prochain se blesse ou se tue; qui l’outrage, s’insulte soi—même. Que ces termes mystiques ne t’efiarouchent pas: nous sommes les mathématiciens de l’ontologie, les algébristes de la métaphysique. Souviens-toi, fils de la Terre, que ta grande ambi tion doit être de reconquérir l’Eden {odiacal d’où tu n’auraisjamziis dû descendre, et de rentrer enfin dans l’Inefiable Unité, HORS DE LAQUELLE TU N’ES RIEN, et dans le sein de laquelle tu trouveras, après tant de travaux et de tourments, cette paix céleste, ce som meil conscient que les Hindous connaissent sous le nom de Nirvânâ : la béatitude suprême de l'Omni— science, en Dieu. STANISLAS DE GUAITA i}. S.'. I.'.
2PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE är QÊTSTÈME lEÉ@SUPEIQUE EXTRAIT d'un tr_;avail que fait en ce moment M. EUGÈNE Nus sur les Idées métaphysiques du jour. ÊISTOIRIÆ ou roman, révélation ou chimère, chiffres Œ fabuleux, affirmations prodigieuses s’exposant et s’imposant avec un aplomb qui renverse et une logique presque toujours incontsstable, voilà ce que nous présente le livre de M. Sinnet, tlze esoteric Buddhz‘sm, écrit, assure-t-il, sous l’inspiration et parfois sous la dictée des Mahatmas. Ce n’est encore là qu’un abrégé de la science ésoté rique, car les maîtres nous mesurent la dose. Si les secrets qu’ils gardent par devers eux concernent les pouvoirs formidables que la théosophie leur attribue, ils font bien de les tenir cachés. A voir l’usage que nous faisons des forces mises en circulation par notre physique et notre chimie, il est grandement désirable que nos puissances pour mal faire ne s’enrichissent pas de procédés nouveaux.
3.1o L’INITIATION Ce qui nous importe dans le désarroi où nous sommes, c’est de trouver une lueur qui nous aide, si la chose est possible, à débrouiller le chaos de nos idées. Les détenteurs des traditions antiques pré tendent qu’ils possèdent cette lumière, et que le temps est arrivé où nous pouvons et devons la recevoir. Accueillons-la avec les égards qui lui sont dus, mais sous bénéfice d’inventaire. Elle date de loin, cette science cachée, si l’on en croit ses disciples. Elle ne serait même pas le fruit de la branche aryenne. Les Aryens l'auraient reçue de races antérieures qui développèrent jadis des civilisa— tions évanouies, sur des continents disparus. Voilà, diront nos professeurs d’histoire, la fantaisie qui commence,et l’archéologie, la géologie, toutes nos sciences en gie vont faire chorus. Nous ne voyons pas dans l’antiquité plus loin que le bout du nez d’He’rodote. Encore accusons—nous le vieux chroni— queur de s’être laissé mettre sur cette excroissance des besicles grossissantes par les occultistes de son temps. Manéthon, qui s’est permis de rédigerune chronologie égyptienne, reculant de quelques misérables siècles l’époque où Gain, sans autre aide possible que les bras de son fils Hénoch, bâtissait une ville entière poury loger sa famille, Manéthon, disons—nous, a été mis par ses collègues au ban de l’histoire et des historiens. Ceux d’aujourd’hui, même parmi les mécréants qui se moquent de Moïse et de sa bible, n’osent pas encore relever leur malheureux confrère de l’anathème prononcé contre lui par les annalistes chrétiens. On comprend l’accueil’que Vont recevoir n'Il
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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