Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1DISCOURS ÏNITIATIQUE 5 turc la notion, en lui assignant des bornes: un Dzeu défini est un dieu fini(1). Mais de cet insondable Absolu émane éternelle ment la Dyade androgynz’que, formée de deux prin cipes indissolublement unis: 1’Esprit Vivificateur Ç et l’Ame—vz‘vante universelle A Le mystère de leur union constitue le Grand Arcane du Verbe. Or, le Verbe, c’est l’Honzme collectif considéré dans sa synthèse divine, avant sa désintégration. C’est l’Adam Céleste avant sa chute; avant que cet Etre Universel ne se soit modalisé, en passant de l’Unité au Nombre; de l’Absolu au Relatif; de la Col— lectzvité à l’Indz’vidualisme; de l’Infini à l’Espace et de I’Eternité au Temps. Sur la Chute d’Adam, voici quelques notions de l’enseignement traditionnel : lncités par un mobile intérieur dont nous devons taire ici la nature essentielle, mobile que Moïse appelle nm, NAÏ-IASH, et que nous définirons, si tu veux, la soif égoïste de l’existence individuelle, un grand nombre de Verbes fragmentaires, consciences poten , ,ielles vaguement éveillées en mode d'énzanalion dans le sein du Verbe Absolu, se séparèrent de ce Verbe qui les contenait. ’ Ils se détachèrent, —- infimes sous-multiples, — de l’Unité mère qui les avait engendrés. Simples rayons ‘ (1) Eliphas Lévi.
26 L’INITIATION de ce soleil occulte, ils dardèrent à l’infini dans les ténèbres leur naissante individualité, qu’ils souhai— taient indépendante de tout principe antérieur, en un mot, autonome. Mais comme le rayon lumineux n’existe que d’une existence relative, par rapport au foyer qui l’a pro-« duit, ces Verbes également relatifs, dénués de prin cipe autodivin et de lumière propre, s’obscure‘rer‘zt à mesure qu’ils s’éloignaient du Verbe absolu. Ils tombèrent dans la matière, mensonge de la sub stance en délire d’objectivité; dans la matière, qui est au Non-Être ce que I’Esprit est à l’Être ; ils descen dirent jusqu’à l’exz‘stence élémentaire, jusqu’à l’ani— malité, jusqu’au végétal, jusqu’au minéral! Ainsi, la matière fut élaborée de l’Esprit, et l’Univers concret prit une vie ascendante, qui remonte de la pierre, apte à la cristallisation, jusqu’à l’homme, susceptible de penser, de prier, d’assentir l’intelligible et de se dévouer pour son semblable! Cette répercussion sensible de l’Esprit captif, subli mant les formes progressives de la Matière et de la Vie, pour tâcher de sortir de sa prison, — la Science contemporaine la constate et l’étudie sous le nom d’Évolution. L’Évolution, c’est l’universelle Rédemption de l’Es— prit. En évoluant, l’Esprit remonte. Mais avant de remonter, I'Esprit était descendu : c’est ce que nous appelons : l’1nvolution. Comment le sous—multiple verbal s’est-il arrêté à un point donné de sa chute? Quelle Force lui a permis de rebrousser chemin P Comment la conscience obscu’
3u ..—..—.......—.—.—.w—_.——a—IZ.AU< rv‘“" \ DISCOURS INITIATIQUE ' 7 rée de sa divinité collective s’est—elle enfin réveillée en lui, sous la forme encore bien imparfaite de la Socia biIité 9— Voilà de profonds mystères, que nous ne pouvons pas même aborder ici, et dont tu sauras acquérir l’intelligence, si la Providence est avec toi. Je m’arrête. Nous t’avons conduit assez avant sur la voie; te voilà muni d’une boussole occulte qui te permettra, sinon de ne jamais t’égarer, du moins de retrouver toujours le droit chemin. *.1 Voilà donc quelques données précises sur la grande affaire (1) de l’humaine destinée: à toi le soin d’en déduire le reste, et de donner au problème sa solution. Mais comprends bien, mon frère, une troisième et dernière fois je t’en adjure, comprends bien que l’AI Zruisme est la seule voie qui conduise au but unique et final, -— je veux dire la réintégration des sous multiples dans l’Unité Divine ;——-la seule doctrine qui en fournisse le moyen, qui est le déchirement des entraves matérielles, pour l’ascension, à travers les hiérarchies supérieures, vers l’astre central de la régé nération et de la paix. N’oublie jamais que l’Universel Adam est un Tout homogène, un Être vivant” dont nous sommes les atomes organiques et les cellules constitutives. Nous vivons tous les uns dans les autres, les uns par les autres; et fussions—nous individuellement sauvés (l) Saint—Martin. |,‘|Ë' ' |-. .
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1DISCOURS ÏNITIATIQUE 5 turc la notion, en lui assignant des bornes: un Dzeu défini est un dieu fini(1). Mais de cet insondable Absolu émane éternelle ment la Dyade androgynz’que, formée de deux prin cipes indissolublement unis: 1’Esprit Vivificateur Ç et l’Ame—vz‘vante universelle A Le mystère de leur union constitue le Grand Arcane du Verbe. Or, le Verbe, c’est l’Honzme collectif considéré dans sa synthèse divine, avant sa désintégration. C’est l’Adam Céleste avant sa chute; avant que cet Etre Universel ne se soit modalisé, en passant de l’Unité au Nombre; de l’Absolu au Relatif; de la Col— lectzvité à l’Indz’vidualisme; de l’Infini à l’Espace et de I’Eternité au Temps. Sur la Chute d’Adam, voici quelques notions de l’enseignement traditionnel : lncités par un mobile intérieur dont nous devons taire ici la nature essentielle, mobile que Moïse appelle nm, NAÏ-IASH, et que nous définirons, si tu veux, la soif égoïste de l’existence individuelle, un grand nombre de Verbes fragmentaires, consciences poten , ,ielles vaguement éveillées en mode d'énzanalion dans le sein du Verbe Absolu, se séparèrent de ce Verbe qui les contenait. ’ Ils se détachèrent, —- infimes sous-multiples, — de l’Unité mère qui les avait engendrés. Simples rayons ‘ (1) Eliphas Lévi.
26 L’INITIATION de ce soleil occulte, ils dardèrent à l’infini dans les ténèbres leur naissante individualité, qu’ils souhai— taient indépendante de tout principe antérieur, en un mot, autonome. Mais comme le rayon lumineux n’existe que d’une existence relative, par rapport au foyer qui l’a pro-« duit, ces Verbes également relatifs, dénués de prin cipe autodivin et de lumière propre, s’obscure‘rer‘zt à mesure qu’ils s’éloignaient du Verbe absolu. Ils tombèrent dans la matière, mensonge de la sub stance en délire d’objectivité; dans la matière, qui est au Non-Être ce que I’Esprit est à l’Être ; ils descen dirent jusqu’à l’exz‘stence élémentaire, jusqu’à l’ani— malité, jusqu’au végétal, jusqu’au minéral! Ainsi, la matière fut élaborée de l’Esprit, et l’Univers concret prit une vie ascendante, qui remonte de la pierre, apte à la cristallisation, jusqu’à l’homme, susceptible de penser, de prier, d’assentir l’intelligible et de se dévouer pour son semblable! Cette répercussion sensible de l’Esprit captif, subli mant les formes progressives de la Matière et de la Vie, pour tâcher de sortir de sa prison, — la Science contemporaine la constate et l’étudie sous le nom d’Évolution. L’Évolution, c’est l’universelle Rédemption de l’Es— prit. En évoluant, l’Esprit remonte. Mais avant de remonter, I'Esprit était descendu : c’est ce que nous appelons : l’1nvolution. Comment le sous—multiple verbal s’est-il arrêté à un point donné de sa chute? Quelle Force lui a permis de rebrousser chemin P Comment la conscience obscu’
3u ..—..—.......—.—.—.w—_.——a—IZ.AU< rv‘“" \ DISCOURS INITIATIQUE ' 7 rée de sa divinité collective s’est—elle enfin réveillée en lui, sous la forme encore bien imparfaite de la Socia biIité 9— Voilà de profonds mystères, que nous ne pouvons pas même aborder ici, et dont tu sauras acquérir l’intelligence, si la Providence est avec toi. Je m’arrête. Nous t’avons conduit assez avant sur la voie; te voilà muni d’une boussole occulte qui te permettra, sinon de ne jamais t’égarer, du moins de retrouver toujours le droit chemin. *.1 Voilà donc quelques données précises sur la grande affaire (1) de l’humaine destinée: à toi le soin d’en déduire le reste, et de donner au problème sa solution. Mais comprends bien, mon frère, une troisième et dernière fois je t’en adjure, comprends bien que l’AI Zruisme est la seule voie qui conduise au but unique et final, -— je veux dire la réintégration des sous multiples dans l’Unité Divine ;——-la seule doctrine qui en fournisse le moyen, qui est le déchirement des entraves matérielles, pour l’ascension, à travers les hiérarchies supérieures, vers l’astre central de la régé nération et de la paix. N’oublie jamais que l’Universel Adam est un Tout homogène, un Être vivant” dont nous sommes les atomes organiques et les cellules constitutives. Nous vivons tous les uns dans les autres, les uns par les autres; et fussions—nous individuellement sauvés (l) Saint—Martin. |,‘|Ë' ' |-. .
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.