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1NOTICE SUR LA ROSE-CROIX 2 0 5 (la sphère lumineuse d’en bas où l'hiérogramme Œmct/i îiqn tranche en caractères noirs). Ces deux sphères apparaissent comme perdues dans les nuages d’At^iluth, mSiW, pour indiquer la nature occulte de la première et de la troisième personne de la Sainte Trinité : le mot hébreu qui les exprime se détache en vigueur, lumineux ici sur fond d’ombre, là ténébreux sur fond de lumière, pour faire entendre que notre esprit, inapte à pénétrer ces principes dans leur essence, peut seulement entrevoir leurs rapports antithétiques, en vertu de l’analogie des contraires. Au-dessus de la sphère d'Aïn-Soph, le mot sacré de Jéhovah ou Ihodh se décompose dans un triangle de flamme, comme il suit : Sans nous engager dans l’analyse hiéroglyphique de ce vocable sacré, sans prétendre surtout à exposer ici les arcanes de sa génération — ce qui voudrait d’interminables développements, — nous pouvons dire qu’à ce point de vue spécial. Iod - symbolise le Père, Jah rp le Fils, Iahâ PEsprit-Saint. fahùah m rr l’Univers vivant : et ce triangle mystique est attribué à la sphère de l'ineffable Aïn-Soph, ou de Dieu le Père. Les Kabbalistes ont voulu montrer par là que le Père est la source de la Trinité tout entière, et bien plus, contient en virtualité occulte tout ce qui est, fut ou sera.
22ofi l'initiation # * Au-dessus de la sphère d’Œmeth ou de l'Esprit Saint, dans l'irradiation même de la rose-croix et sous les pieds du Christ, une colombe ù tiare pontificale prend son vol enflammé : emblème du doublecourant d'amour et de lumière qui descend du Pcre au fils, — de Dieu à l'Homme — et remonte du Fi’.s au Père, — de l’Homme à Dieu, — ses deux ailes étendues correspondent exactement au symbole païen des deux serpents entrelacés au caducée d'Hermès, Aux seuls initiés l'intelligence de ce rapprochement mystérieux. * * * Revenons à la sphère du Fils, qui demande des commentaires plus étendus. Nous avons marqué ci-dessus le caractère impénétrable du Père et de l’Esprit-Saint, envisagés dans leur essence. Seule, la seconde personne de la Trinité, — figurée par la Rose-Croix centrale, — perce les nuages d’A/çiluth, en y dardant les dix rayons séphirotiques. Ce sont comme autant de fenêtres ouvertes sur le grand arcane du Verbe, et par où l'on peut contem pler sa splendeur à dix points de vue différents. Le Zohar compare, en effet, les dix Séphircs à autant de vases transparents de couleur disparate, à travers lesquels resplendit, sous dix aspects divers, le foyer central de l’Unité-synthèse.— Supposons encore une tour percée de dix croisées et au centre de laquelle brille un candélabre à cinq branches ; ce lumineux quinaire sera visible à chacune d'entre elles; celui qui s’y arrêtera successivement pourra compter dix
3NOTICE SUR LA ROSE-CROIX 2O7 candélabres ardents aux cinq brandies... (Multipliez ie pentagramme par dix, en faisant rayonner les cinq pintes à chacune des dix ouvertures, et vous aurez les Cinquante Portes de Lumière). Celui qui prétend à la synthèse doit entrer dans la tour; celui qui ne sait que la contourner est un ana lytique pur. On voit à quelles erreurs d’optique il s’expose, dès qu’il veut raisonner sur l’ensemble. * * * Nous dirons quelques mots plus loin du système séphirotique ; il faut en finir avec l’emblème centralRéduit aux proportions géométriques d’un schéma, il peut se tracer ainsi : ü Une croix renfermée dans l’étoile flamboyante. C’est le quaternaire qui trouve son expansion dans le quinaire; c’est l’Esprit qui se sous-multiplie pour descendre au cloaque de la matière où il s'embour bera pour un temps, mais son destin est de trouver dans son avilissement même la révélation de sa per sonnalité et déjà — présage de salut — il sent, au dernier échelon de sa déchéance, sourdre en lui la grande force de la Volonté. C'est le Verbe, rr.v, qui s’incarne et devient le Christ douloureux ou l’homme corporel, ~”w“ \ jusqu'au jour où assumant avec lui
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1NOTICE SUR LA ROSE-CROIX 2 0 5 (la sphère lumineuse d’en bas où l'hiérogramme Œmct/i îiqn tranche en caractères noirs). Ces deux sphères apparaissent comme perdues dans les nuages d’At^iluth, mSiW, pour indiquer la nature occulte de la première et de la troisième personne de la Sainte Trinité : le mot hébreu qui les exprime se détache en vigueur, lumineux ici sur fond d’ombre, là ténébreux sur fond de lumière, pour faire entendre que notre esprit, inapte à pénétrer ces principes dans leur essence, peut seulement entrevoir leurs rapports antithétiques, en vertu de l’analogie des contraires. Au-dessus de la sphère d'Aïn-Soph, le mot sacré de Jéhovah ou Ihodh se décompose dans un triangle de flamme, comme il suit : Sans nous engager dans l’analyse hiéroglyphique de ce vocable sacré, sans prétendre surtout à exposer ici les arcanes de sa génération — ce qui voudrait d’interminables développements, — nous pouvons dire qu’à ce point de vue spécial. Iod - symbolise le Père, Jah rp le Fils, Iahâ PEsprit-Saint. fahùah m rr l’Univers vivant : et ce triangle mystique est attribué à la sphère de l'ineffable Aïn-Soph, ou de Dieu le Père. Les Kabbalistes ont voulu montrer par là que le Père est la source de la Trinité tout entière, et bien plus, contient en virtualité occulte tout ce qui est, fut ou sera.
22ofi l'initiation # * Au-dessus de la sphère d’Œmeth ou de l'Esprit Saint, dans l'irradiation même de la rose-croix et sous les pieds du Christ, une colombe ù tiare pontificale prend son vol enflammé : emblème du doublecourant d'amour et de lumière qui descend du Pcre au fils, — de Dieu à l'Homme — et remonte du Fi’.s au Père, — de l’Homme à Dieu, — ses deux ailes étendues correspondent exactement au symbole païen des deux serpents entrelacés au caducée d'Hermès, Aux seuls initiés l'intelligence de ce rapprochement mystérieux. * * * Revenons à la sphère du Fils, qui demande des commentaires plus étendus. Nous avons marqué ci-dessus le caractère impénétrable du Père et de l’Esprit-Saint, envisagés dans leur essence. Seule, la seconde personne de la Trinité, — figurée par la Rose-Croix centrale, — perce les nuages d’A/çiluth, en y dardant les dix rayons séphirotiques. Ce sont comme autant de fenêtres ouvertes sur le grand arcane du Verbe, et par où l'on peut contem pler sa splendeur à dix points de vue différents. Le Zohar compare, en effet, les dix Séphircs à autant de vases transparents de couleur disparate, à travers lesquels resplendit, sous dix aspects divers, le foyer central de l’Unité-synthèse.— Supposons encore une tour percée de dix croisées et au centre de laquelle brille un candélabre à cinq branches ; ce lumineux quinaire sera visible à chacune d'entre elles; celui qui s’y arrêtera successivement pourra compter dix
3NOTICE SUR LA ROSE-CROIX 2O7 candélabres ardents aux cinq brandies... (Multipliez ie pentagramme par dix, en faisant rayonner les cinq pintes à chacune des dix ouvertures, et vous aurez les Cinquante Portes de Lumière). Celui qui prétend à la synthèse doit entrer dans la tour; celui qui ne sait que la contourner est un ana lytique pur. On voit à quelles erreurs d’optique il s’expose, dès qu’il veut raisonner sur l’ensemble. * * * Nous dirons quelques mots plus loin du système séphirotique ; il faut en finir avec l’emblème centralRéduit aux proportions géométriques d’un schéma, il peut se tracer ainsi : ü Une croix renfermée dans l’étoile flamboyante. C’est le quaternaire qui trouve son expansion dans le quinaire; c’est l’Esprit qui se sous-multiplie pour descendre au cloaque de la matière où il s'embour bera pour un temps, mais son destin est de trouver dans son avilissement même la révélation de sa per sonnalité et déjà — présage de salut — il sent, au dernier échelon de sa déchéance, sourdre en lui la grande force de la Volonté. C'est le Verbe, rr.v, qui s’incarne et devient le Christ douloureux ou l’homme corporel, ~”w“ \ jusqu'au jour où assumant avec lui
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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