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1l'initiation le goût de Callot; c’est même un Callot avant la lettre. (V. ce qu'en dit Eliphas Lévi. Histoire de la magie, p. 368.) Cette dernière planche, d’une sanglante ironie et d’un art sauvage vraiment savoureux, manque à peu pris dans tous les exemplaires. Les nombreux enne mis du théosopho, qui s'y voient caricaturés d’un génie Apre et que sans peine on devine triomphale ment soucieux des ressemblances, s’acharnèrent à faire disparaître une gravure d’un si scandaleux intérêt. Pour les autres pantacles, ceux dont nous avons fait suivre l'énoncé d’une astérisque * font également défaut dans nombre d’exemplaires. ♦ * * Occupons-nous, à cette heure, du texte divisé en deux sections. Les soixante premières pages, numé rotées à part, comprennent un privilège impérial (en date de 1598), puis diverses pièces : discours, dédi cace. poésies, prologue, arguments. Enfin le texte des proverbes de Salomon, dont le reste de l’Amphitheatrum est le commentaire ésotérique. Vient ensuite ce commentaire, constituant l’ou vrage proprement dit. en sept chapitres, suivis euxmêmes d'éclaircissements très curieux sous ce titre 1 Interpretationcs et Annotationes Henrici Khunrath, Total de cette seconde partie: 222 pages. Un dernier feuillet porte le nom de l'imprimeur: G. Antonius, et la date: Hanoviæ. M. DC. IX. Nous terminerons cette description par une note importante du savant bibliophile G.-F. de Bure, qui
2NOTICE SCR LA ROSE-CROIX 2 03 dit, au tome H de sa Bibliographie : « Il est à remar quer que dans la première partie de cet ouvrage, qui est de soixante pages, on doit trouver, entre les pages 18 et 19, une espèce de table particulière imprimée sur une feuille entière à onglets, et qui est intitulée : Summa Amphitheatri sapientiæ etc..., et dans la deuxième partie, de deux cent vingt-deux pages, Ton doit trouver une autre table, pareillement imprimée sur une feuille entière, à onglets, et qui doit être placée à la page i5i. où elle est rappelée par deux étoiles que l'on a mises dans le discours imprimé. — Nous avons remarqué que ces deux tables manquaient dans les exemplaires que nous avons vus ; c'est pourquoi il sera bon d'y prendre garde... » (page 248). Passons maintenant à l'étude de la planche kabbalistique que Y Initiation a offerte à ses abonnés. * ¥ * ANALYSE DE LA ROSE-CROIX d'après Henry Khumuth. Cette figure est un merveilleux pantacle, c’est-à-dire le résumé hiéroglyphique de toute une doctrine : on trouve là synthétisés, comme la revue l’a annoncé précédemment, tous les mystères pentagrammatiques de la Rose-Croix des adeptes. C’est d’abord le point central déployant la circon férence à trois degrés différents, ce qui nous donne les trois régions circulaires et concentriques figurant le processus de Y Emanation proprement dite.
3l'initiation ■ Au centre, un Christ en croix dans une rose de lumière : c'est le resplendissement du Verbe ou de Y Adam Kadmùn ]ie ip DTK; c’est l'emblème du Grand Arcanc : jamais on n'a plus audacieusement révélé l’identité d’essence entre l'Homme-Synthèse et Dieu manifesté. Ce n’est pas sans les raisons les plus profondes que l’hiérographe a réservé pour le milieu de son pantaclc le symbole qui figure l’incarnation du Verbe éternel. C'est en ellèt par le Verbe, dans le Verbe et à travers le Verbe (indissolublement uni lui-mème à la Vie), que toutes choses, tant spirituelles que corporelles, ont été créées. — « In principio erat Vcrbum (dit saint Jean), et Vcrbum erat apud Deum, et Dcus erat Verbum.... Omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihilquod factum est. In ipso vita erat.... » Si l’on veut prendre garde à quelle partie de la figure humaine est attribuable le point centra! déployant la circonférence, on comprendra avec quelle puissance hiéroglyphique l’Initiateur a su exprimer ce mystère fondamental.) Le rayonnement lumineux fleurit alentour ; c’est une rose épanouie en cinq pétales, — l'astre à cinq pointes du Microcosme kabbalisttque, Y Etoile flam boyante de la Maçonnerie, le symbole de la volonté toute-puissante, armée du glaive de feu des Kcroubs. Pour parler le langage du Christianisme éxotérique, c’est la sphère de Dieu le fils, placée entre celle de Dieu le Père (la Sphère d’ombre d’en haut où tranche Aïn-Soph "N en caractères lumineux), et celle de Dieu le Saint-Esprit, Rùach HakkadôshXj'~ p" n:*1.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l'initiation le goût de Callot; c’est même un Callot avant la lettre. (V. ce qu'en dit Eliphas Lévi. Histoire de la magie, p. 368.) Cette dernière planche, d’une sanglante ironie et d’un art sauvage vraiment savoureux, manque à peu pris dans tous les exemplaires. Les nombreux enne mis du théosopho, qui s'y voient caricaturés d’un génie Apre et que sans peine on devine triomphale ment soucieux des ressemblances, s’acharnèrent à faire disparaître une gravure d’un si scandaleux intérêt. Pour les autres pantacles, ceux dont nous avons fait suivre l'énoncé d’une astérisque * font également défaut dans nombre d’exemplaires. ♦ * * Occupons-nous, à cette heure, du texte divisé en deux sections. Les soixante premières pages, numé rotées à part, comprennent un privilège impérial (en date de 1598), puis diverses pièces : discours, dédi cace. poésies, prologue, arguments. Enfin le texte des proverbes de Salomon, dont le reste de l’Amphitheatrum est le commentaire ésotérique. Vient ensuite ce commentaire, constituant l’ou vrage proprement dit. en sept chapitres, suivis euxmêmes d'éclaircissements très curieux sous ce titre 1 Interpretationcs et Annotationes Henrici Khunrath, Total de cette seconde partie: 222 pages. Un dernier feuillet porte le nom de l'imprimeur: G. Antonius, et la date: Hanoviæ. M. DC. IX. Nous terminerons cette description par une note importante du savant bibliophile G.-F. de Bure, qui
2NOTICE SCR LA ROSE-CROIX 2 03 dit, au tome H de sa Bibliographie : « Il est à remar quer que dans la première partie de cet ouvrage, qui est de soixante pages, on doit trouver, entre les pages 18 et 19, une espèce de table particulière imprimée sur une feuille entière à onglets, et qui est intitulée : Summa Amphitheatri sapientiæ etc..., et dans la deuxième partie, de deux cent vingt-deux pages, Ton doit trouver une autre table, pareillement imprimée sur une feuille entière, à onglets, et qui doit être placée à la page i5i. où elle est rappelée par deux étoiles que l'on a mises dans le discours imprimé. — Nous avons remarqué que ces deux tables manquaient dans les exemplaires que nous avons vus ; c'est pourquoi il sera bon d'y prendre garde... » (page 248). Passons maintenant à l'étude de la planche kabbalistique que Y Initiation a offerte à ses abonnés. * ¥ * ANALYSE DE LA ROSE-CROIX d'après Henry Khumuth. Cette figure est un merveilleux pantacle, c’est-à-dire le résumé hiéroglyphique de toute une doctrine : on trouve là synthétisés, comme la revue l’a annoncé précédemment, tous les mystères pentagrammatiques de la Rose-Croix des adeptes. C’est d’abord le point central déployant la circon férence à trois degrés différents, ce qui nous donne les trois régions circulaires et concentriques figurant le processus de Y Emanation proprement dite.
3l'initiation ■ Au centre, un Christ en croix dans une rose de lumière : c'est le resplendissement du Verbe ou de Y Adam Kadmùn ]ie ip DTK; c’est l'emblème du Grand Arcanc : jamais on n'a plus audacieusement révélé l’identité d’essence entre l'Homme-Synthèse et Dieu manifesté. Ce n’est pas sans les raisons les plus profondes que l’hiérographe a réservé pour le milieu de son pantaclc le symbole qui figure l’incarnation du Verbe éternel. C'est en ellèt par le Verbe, dans le Verbe et à travers le Verbe (indissolublement uni lui-mème à la Vie), que toutes choses, tant spirituelles que corporelles, ont été créées. — « In principio erat Vcrbum (dit saint Jean), et Vcrbum erat apud Deum, et Dcus erat Verbum.... Omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihilquod factum est. In ipso vita erat.... » Si l’on veut prendre garde à quelle partie de la figure humaine est attribuable le point centra! déployant la circonférence, on comprendra avec quelle puissance hiéroglyphique l’Initiateur a su exprimer ce mystère fondamental.) Le rayonnement lumineux fleurit alentour ; c’est une rose épanouie en cinq pétales, — l'astre à cinq pointes du Microcosme kabbalisttque, Y Etoile flam boyante de la Maçonnerie, le symbole de la volonté toute-puissante, armée du glaive de feu des Kcroubs. Pour parler le langage du Christianisme éxotérique, c’est la sphère de Dieu le fils, placée entre celle de Dieu le Père (la Sphère d’ombre d’en haut où tranche Aïn-Soph "N en caractères lumineux), et celle de Dieu le Saint-Esprit, Rùach HakkadôshXj'~ p" n:*1.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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