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1P A R T IE I N I T I A T I Q U E Déclaration a ms lecteurs e t a ms A3ùmms 'id ée qui a présidé à la fondation de l'Initiation est la Tolérance absolue pour toutes les écoles s’occupant plus ou moins des sujets de Haute Philo sophie et d’Occultisme. Devant le sectarisme sans cesse grandissant, qui menaçait de transformer en ennemis les écrivains et les penseurs poursuivant un même but, nous avons voulu faire œuvre de conciliation et de synthèse. Nous avons voulu montrer aux membres de la Société Théosophique, aux Labbalislcs occidentaux, aux fervents du Spiritisme, du Magnétisme ou des autres branches de l’Occultisme, qu’une doctrine iden tique par beaucoup de points les rassemblait tous dans un même but. Les questions de personnes ont malheureusement trop souvent le pas sur les ques tions de doctrines et c’est là qu'il faut chercher la cause véritable des dissensions qui partagent en sectes 4
2L INITIATION 98 souvent irréconciliables, toutes les petites chapelles passées, présentes et à venir. Voilà pourquoi nous avons fait appel à toutes les écoles en fondant l’Initiation, et nous sommes heu reux de constater l’empressement avec lequel écrivains et public ont répondu à notre attente. L’indépendance absolue garantie à tous les rédac teurs a permis de grouper dans un même organe des Théosophes et des Spirites, des Philosophes et des Magnétiseurs en compagnie de littérateurs et de poètes tous déjà connus et beaucoup déjà célèbres. C’est qu'il s’agissait d’idées et non de Personnes, de Doctrines et non de Dogmes. L’indépendance a quelquefois ses désagréments et chaque éccle n’a pas manqué de protester contre une Revue qui laissait place aux autres idées. La Société Théosophiquc nous a dit que nous n’étions pas assez exclusivement théosophe, les Spirites nous ont accusé de l’être trop, les Catholiques nous ont soupçonné de trop de Franc-Maçonnerie et les Francs-Maçons de trop de Catholicisme. Nous sommes indépendants, voilà tout, c’est là notre seule raison d’être et nous pouvons être fiers d’avoir atteint notre but. Mais, une conséquence plus grave de l’indépendance, c’est l’hésitation du Public à se faire une opinion devant les déclarations, identiques sur le fond quoique différentes dans la forme, des diverses écoles. L’Initiation consiste cependant à fournir des éléments de travail que l’initié développe ensuite d’après scs seules forces et suivant ses désirs; mais le Public, sauf de rares exceptions, n’aime guère travailler et
3DKCLARATION 99 cherche à acquérir de nouvelles connaissances le plus agréablement qu'il peut. Nous tenons à honneur de le contenter et pour cela deux moyens nous sont offerts. D’abord de réunir le comité de rédaction de l'Ini tiation, composé d’écrivains français connus et appré ciés par le public, et de transformer ce comité en petit tribunal dogmatique qui ajouterait des notes dans le texte des auteurs dont l’opinion serait diffé rente de celle du comité. Ce procédé est déplorable au premier chef; d’abord parce qu’il supprime du coup la raison d’ètre de la Revue : l’Indépendance ; ensuite parce qu’il crée un inconvénient encore plus grave. Celui qui met les notes, n’a, le plus souvent, jamais lu les ouvrages sur lesquels s'appuie l’auteur dans scs déductions, ce qui le porte à commettre des erreurs dont est coutumière certaine Revue dont c’est là le procédé. Outre l'indélicatesse de l’action, cela crée des froisse ments entre l’auteur et la Revue d’où résultent des polémiques, prenant de la place et fatiguant le public qui achète un journal pour s’instruire et non pour assister à une scène de pugilat épistolaire. Voilà pourquoi nous éviterons toujours les polé miques et, si nous sommes obligés d’en venir là, nous les reléguerons dans le petit texte, tout au bout de la Revue. Le procédé des notes dans le texte est donc impra ticable et force nous est d’en chercher un autre. Après réflexion, nous avons écarté de même l’idée de faire suivre d’articles rectificatifs les travaux de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1P A R T IE I N I T I A T I Q U E Déclaration a ms lecteurs e t a ms A3ùmms 'id ée qui a présidé à la fondation de l'Initiation est la Tolérance absolue pour toutes les écoles s’occupant plus ou moins des sujets de Haute Philo sophie et d’Occultisme. Devant le sectarisme sans cesse grandissant, qui menaçait de transformer en ennemis les écrivains et les penseurs poursuivant un même but, nous avons voulu faire œuvre de conciliation et de synthèse. Nous avons voulu montrer aux membres de la Société Théosophique, aux Labbalislcs occidentaux, aux fervents du Spiritisme, du Magnétisme ou des autres branches de l’Occultisme, qu’une doctrine iden tique par beaucoup de points les rassemblait tous dans un même but. Les questions de personnes ont malheureusement trop souvent le pas sur les ques tions de doctrines et c’est là qu'il faut chercher la cause véritable des dissensions qui partagent en sectes 4
2L INITIATION 98 souvent irréconciliables, toutes les petites chapelles passées, présentes et à venir. Voilà pourquoi nous avons fait appel à toutes les écoles en fondant l’Initiation, et nous sommes heu reux de constater l’empressement avec lequel écrivains et public ont répondu à notre attente. L’indépendance absolue garantie à tous les rédac teurs a permis de grouper dans un même organe des Théosophes et des Spirites, des Philosophes et des Magnétiseurs en compagnie de littérateurs et de poètes tous déjà connus et beaucoup déjà célèbres. C’est qu'il s’agissait d’idées et non de Personnes, de Doctrines et non de Dogmes. L’indépendance a quelquefois ses désagréments et chaque éccle n’a pas manqué de protester contre une Revue qui laissait place aux autres idées. La Société Théosophiquc nous a dit que nous n’étions pas assez exclusivement théosophe, les Spirites nous ont accusé de l’être trop, les Catholiques nous ont soupçonné de trop de Franc-Maçonnerie et les Francs-Maçons de trop de Catholicisme. Nous sommes indépendants, voilà tout, c’est là notre seule raison d’être et nous pouvons être fiers d’avoir atteint notre but. Mais, une conséquence plus grave de l’indépendance, c’est l’hésitation du Public à se faire une opinion devant les déclarations, identiques sur le fond quoique différentes dans la forme, des diverses écoles. L’Initiation consiste cependant à fournir des éléments de travail que l’initié développe ensuite d’après scs seules forces et suivant ses désirs; mais le Public, sauf de rares exceptions, n’aime guère travailler et
3DKCLARATION 99 cherche à acquérir de nouvelles connaissances le plus agréablement qu'il peut. Nous tenons à honneur de le contenter et pour cela deux moyens nous sont offerts. D’abord de réunir le comité de rédaction de l'Ini tiation, composé d’écrivains français connus et appré ciés par le public, et de transformer ce comité en petit tribunal dogmatique qui ajouterait des notes dans le texte des auteurs dont l’opinion serait diffé rente de celle du comité. Ce procédé est déplorable au premier chef; d’abord parce qu’il supprime du coup la raison d’ètre de la Revue : l’Indépendance ; ensuite parce qu’il crée un inconvénient encore plus grave. Celui qui met les notes, n’a, le plus souvent, jamais lu les ouvrages sur lesquels s'appuie l’auteur dans scs déductions, ce qui le porte à commettre des erreurs dont est coutumière certaine Revue dont c’est là le procédé. Outre l'indélicatesse de l’action, cela crée des froisse ments entre l’auteur et la Revue d’où résultent des polémiques, prenant de la place et fatiguant le public qui achète un journal pour s’instruire et non pour assister à une scène de pugilat épistolaire. Voilà pourquoi nous éviterons toujours les polé miques et, si nous sommes obligés d’en venir là, nous les reléguerons dans le petit texte, tout au bout de la Revue. Le procédé des notes dans le texte est donc impra ticable et force nous est d’en chercher un autre. Après réflexion, nous avons écarté de même l’idée de faire suivre d’articles rectificatifs les travaux de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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