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1I f)6 l’initiation qu'on retrouve sur leurs autels sous les noms dcsainl Laurent, saint Louis, etc. De plus, ils offraient des sacrifices de (leurs nouvellement ccloscs à une déesse qui semble être celle de la nature et qu'ils appellent Marie. On retrouve aussi plusieurs images d’animaux sur leurs autels, un chien, à côté d’un dieu inférieur, saint Roch, et même un porc accompagnant un autre dieu, saint Antoine. Il y aussi des cerfs (saint Hubert) des agneaux, etc. Ils semblent avoir particulièrement adoré cet animal qu'ils représentent très souvent couché sur un livre. » Ces conclusions nous font rire et hausser les épaules; eh bien! quelle idée se ferait un initié antique, instructeur de Moïse ou de Pvthagore, accusé par le savant contemporain d’adorer des oignons ou des crocodiles! L’argument de polythéisme et d'idolâtrie ne prouve qu’une chose; c'est l’ignorance ou la mauvaise foi de ceux qui l'emploient, il faut laisser ces moyens aux curés de campagne et aux membres de la sacrée con grégation de l'Index. Le rôle de l'initié antique était avant tout social : les initiés formaient dans le monde entier une fraternité d'intelligence unie par une doctrine unitaire. C’est cette fraternité que toutes les sociétés secrètes ont pour but de reconstituer plus ou moins. Mais tous ces travaux n'ont en somme pour nous qu’un intérêt secondaire. L'antiquité, pour toute aussi attrayante que soit son étude, n’excitera jamais tant notre attention que notre société actuelle. Aussi c’est là qu'il nous faut maintenant voir l'initié.
2q u ’e s t -c e q u ’un IN ITIÉ? 197 Disons tout d’abord qu’il est très facile d’ètrc un initié. Il suffit pour cela de connaître les données les plus élémentaires de la Science Occulte et de com prendre, grûcc à elle, la nécessité impérieuse de l’union fraternelle de tous les hommes. Ces données peuvent être acquises par le travail personnel ou par les sociétés d’initiation. Ceci demande quelques mots d’explication. Si l’on a bien saisi la différence capitale que nous attribuons aux deux termes d’initié et d'adepte, il est facile d’en déduire qu’on peut former jusqu’à un cer tain point des initiés; mais qu’on ne forme pas d'adeptes, les hommes, rares entre tous, qui par viennent à cet état ne peuvent le faire que par leurs propres forces. L’idéal d'une société d'initiation est donc d’indi quer de son mieux à ses membres le chemin du per fectionnement sans pouvoir jamais aller plus loin que cette indication. La doctrine enseignée doit surtout porter sur cette fraternité, source de tous les développements posté rieurs de l'ètre humain. Pratiquement la société doit faire tous ses efforts pour réaliser entre ses membres le but quelle pour suit et pour faire de chacun d'eux un apôtre militant et. partant, un véritable initié. Deux grands moyens sont employés pour l’ensei gnement dans l'initiation : ces moyens différenciant particulièrement les écoles d’initiation de source orien tale d'avec celles de source occidentale, indiquent très facilement la provenance d'un centre occulte.
3l ’in it ia t io n 198 L'Oriental opère surtout par la méditation, c'est-àdire que le but à atteindre étant de faire créer par chaque individu sa doctrine synthétique, sa manière de voir l’Univers et sa constitution, l'Oriental donne à son élève un texte très court et très synthétique sur lequel l'clève doit méditer de longues semaines, souvent de longs mois. Le résultat de cette méditation c’est de dégager peu à peu les principes analytiques contenus dans le verset et de créer une doctrine en la faisant pour ainsi dire sortir de soi-mème. L’Occidental procède d’une façon différente. 11 donne tout d’abord à son élève une foule de volumes sur la question et c’est quand celui-ci en a lu un très grand nombre qu’il le pousse à condenser toutes ces opinions et toutes ces idées différentes dans un résumé synthétique. On aboutit des deux partsau même résultat: l'Orien tal en développant un texte synthétique, l’Occidental en condensant des textes analytiques. Disons enfin que certaines sociétés pratiquent à la fois ces procédés en les échelonnant graduellement. Quoi qu'il en soit, le premier, je dirai même l’u nique but cherché, est de pousser l’élève à se créer lui-même une doctrine personnelle. Peu importe tout d’abord que cette doctrine soit en tous points excellente ou non. L’important c’est qu’elle existe. La Société donnant les bases générales évite ainsi les erreurs fondamentales. L’initié ayant ainsi une création personnelle la modifie selon les études ultérieures. On voit par là l’inanité des enseignements donnés
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I f)6 l’initiation qu'on retrouve sur leurs autels sous les noms dcsainl Laurent, saint Louis, etc. De plus, ils offraient des sacrifices de (leurs nouvellement ccloscs à une déesse qui semble être celle de la nature et qu'ils appellent Marie. On retrouve aussi plusieurs images d’animaux sur leurs autels, un chien, à côté d’un dieu inférieur, saint Roch, et même un porc accompagnant un autre dieu, saint Antoine. Il y aussi des cerfs (saint Hubert) des agneaux, etc. Ils semblent avoir particulièrement adoré cet animal qu'ils représentent très souvent couché sur un livre. » Ces conclusions nous font rire et hausser les épaules; eh bien! quelle idée se ferait un initié antique, instructeur de Moïse ou de Pvthagore, accusé par le savant contemporain d’adorer des oignons ou des crocodiles! L’argument de polythéisme et d'idolâtrie ne prouve qu’une chose; c'est l’ignorance ou la mauvaise foi de ceux qui l'emploient, il faut laisser ces moyens aux curés de campagne et aux membres de la sacrée con grégation de l'Index. Le rôle de l'initié antique était avant tout social : les initiés formaient dans le monde entier une fraternité d'intelligence unie par une doctrine unitaire. C’est cette fraternité que toutes les sociétés secrètes ont pour but de reconstituer plus ou moins. Mais tous ces travaux n'ont en somme pour nous qu’un intérêt secondaire. L'antiquité, pour toute aussi attrayante que soit son étude, n’excitera jamais tant notre attention que notre société actuelle. Aussi c’est là qu'il nous faut maintenant voir l'initié.
2q u ’e s t -c e q u ’un IN ITIÉ? 197 Disons tout d’abord qu’il est très facile d’ètrc un initié. Il suffit pour cela de connaître les données les plus élémentaires de la Science Occulte et de com prendre, grûcc à elle, la nécessité impérieuse de l’union fraternelle de tous les hommes. Ces données peuvent être acquises par le travail personnel ou par les sociétés d’initiation. Ceci demande quelques mots d’explication. Si l’on a bien saisi la différence capitale que nous attribuons aux deux termes d’initié et d'adepte, il est facile d’en déduire qu’on peut former jusqu’à un cer tain point des initiés; mais qu’on ne forme pas d'adeptes, les hommes, rares entre tous, qui par viennent à cet état ne peuvent le faire que par leurs propres forces. L’idéal d'une société d'initiation est donc d’indi quer de son mieux à ses membres le chemin du per fectionnement sans pouvoir jamais aller plus loin que cette indication. La doctrine enseignée doit surtout porter sur cette fraternité, source de tous les développements posté rieurs de l'ètre humain. Pratiquement la société doit faire tous ses efforts pour réaliser entre ses membres le but quelle pour suit et pour faire de chacun d'eux un apôtre militant et. partant, un véritable initié. Deux grands moyens sont employés pour l’ensei gnement dans l'initiation : ces moyens différenciant particulièrement les écoles d’initiation de source orien tale d'avec celles de source occidentale, indiquent très facilement la provenance d'un centre occulte.
3l ’in it ia t io n 198 L'Oriental opère surtout par la méditation, c'est-àdire que le but à atteindre étant de faire créer par chaque individu sa doctrine synthétique, sa manière de voir l’Univers et sa constitution, l'Oriental donne à son élève un texte très court et très synthétique sur lequel l'clève doit méditer de longues semaines, souvent de longs mois. Le résultat de cette méditation c’est de dégager peu à peu les principes analytiques contenus dans le verset et de créer une doctrine en la faisant pour ainsi dire sortir de soi-mème. L’Occidental procède d’une façon différente. 11 donne tout d’abord à son élève une foule de volumes sur la question et c’est quand celui-ci en a lu un très grand nombre qu’il le pousse à condenser toutes ces opinions et toutes ces idées différentes dans un résumé synthétique. On aboutit des deux partsau même résultat: l'Orien tal en développant un texte synthétique, l’Occidental en condensant des textes analytiques. Disons enfin que certaines sociétés pratiquent à la fois ces procédés en les échelonnant graduellement. Quoi qu'il en soit, le premier, je dirai même l’u nique but cherché, est de pousser l’élève à se créer lui-même une doctrine personnelle. Peu importe tout d’abord que cette doctrine soit en tous points excellente ou non. L’important c’est qu’elle existe. La Société donnant les bases générales évite ainsi les erreurs fondamentales. L’initié ayant ainsi une création personnelle la modifie selon les études ultérieures. On voit par là l’inanité des enseignements donnés
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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