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1] 10 l'initiation leur ventre, selon l’expression de Clément d’Alexan drie, il serait même injuste que ces hommes fussent encore gratifiés de songes agréables et véritables pendant leur sommeil. U t »i* noetc levis, S ll tibi «jenu brevis. {Ecole Je Saterne.) jMais les gens qui mènent une vie réglée, sobre, « quiète et tranquille » dit encore Dupleix, ont un sommeil et des rêves bien différents. C’est ainsi que Galien assure qu’il avait d’ordinaire des songes véri tables. Et tous ceux qui observent un régime de vie frugal, humain et non bestial, sont plus ou moins dans le môme cas. Il y a, en outre, des moyens accessoires de se placer dans les conditions convenables pour recevoir des songes par la porte de corne. I lérodote, Nicandrc, Tcrtullien, Cardan, etc., disent que lorsqu’on dort près des tombeaux on a des songes véritables. Cardan attribue la même vertu aux livres saints. Toute l'antiquité (et la tradition s’en est conservée parmi le peuple), a cru, d’apres l’expérience, que le même résultat était obtenu lorsqu’on dormait dans des temples et autres lieux sacrés. C’est de la superstition, disent les plus fortes tètes de la science, soit; mais que m’importe? Si, dormant dans le temple d’Esculapc, j’apprends en rêve quel remède convient à un mal que, vous, tout cndoctoriscs
2LA DIVINATION- ARTIFICIELLE 1 I I que vous ôtes, vous ôtes incapable de guérir, faudrat-il que je renonce à la santé, à la vie peut-être, et seul je soufTrc ou meure selon votre formule ? La fin justifie les moyens. Esculapc me sauve, ses prétendus prêtres me condamnent, je me réfugie dans le temple. Mais, dit-on, les songes sont quelquefois trompeurs, et encore plus souvent obscurs et sujets à interpré tation. D’accord ; les songes sont trompeurs et obscurs, nous venons d’en donner une des raisons, lorsque notre esprit obscurci par la sensualité ne sait pas dis tinguer la porte de corne de la porte d’ivoire. .Mais il ne faut pas conclure de là, a priori, qu’il n’y a aucune possibilité de distinguer les uns des autres et de lever le voile qui les obscurcit. V. — La faculté d’interpréter les songes et les autres genres de divination, l’art de distinguer les inspira tions divines des naturelles, et de résoudre l’obscurité qui peut environner môme les inspirations divines tient à la fois de la nature et de l’art. Tout le monde n’est pas également apte à l’inter prétation. Tel individu qui a de grandes dispositions pour recevoir des inspirations, n’a pas celles qui sont nécessaires pour les interpréter et réciproquement. Et la faculté de les interpréter, comme celle de les rece voir, est susceptible de perfectionnement par le moyen d’exercices appropriés. Nous n'inventons par ces assertions; toute l’anti quité a constaté ce fait, Dupleix, déjà cité, et qui n’est point un fanatique de la divination, il s’en faut de
3I 12 l’initiation beaucoup, observe que tout le monde n’est pas apte à avoir des songes véritables, ni à les interpréter; et que, « en outre de la grâce divine, il y a des préceptes pour interpréter les songes ». Et il ajoute : « La science d’interpréter les songes se peut encore remarquer spécialcmeut en ceux qui vivent saintement. » Vous me direz : l'autorité des anciens ne prouve rien. Tout ce qu’ils ont dit n’est pas mot d'Evangile: s’il fallait croire sur parole toutes les absurdités qu’ils nous content, où en serions-nous? C'est à l’expérience qu’il faut s’en rapporter. .Mais que dis-je autre chose ? Ce n’est pas parce que les anciens l’ont dit que je le crois, c’est parce que mes observations se trouvent conformes à leurs asser tions. Les vôtres ne sont pas dans le même cas. parce que vous n’en faites pas, ou que vous ne vous placez pas dans les conditions convenables. Eh bien ! ce que je me propose, c'est précisément de vous donner un aperçu des règles à observer pour constater les phénomènes de cet ordre. Je ne vous demande pas de croire avant d’avoir vu, je vous engage même à ne pas croire après. Ne croyez, qu’après avoir expérimenté vous-même. Mais expéri mentez. au lieu de nier sans examen ce que vous ne connaissez pas. Pour comprendre et interpréter les songes, — et ceque nous disons ici s'applique aussi bien aux inspi rations de la veille qu’à celles du sommeil, et à celles qu’on obtient par les procédés artificiels, — il faut i# s’accoutumer à distinguer les inspirations divines
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1] 10 l'initiation leur ventre, selon l’expression de Clément d’Alexan drie, il serait même injuste que ces hommes fussent encore gratifiés de songes agréables et véritables pendant leur sommeil. U t »i* noetc levis, S ll tibi «jenu brevis. {Ecole Je Saterne.) jMais les gens qui mènent une vie réglée, sobre, « quiète et tranquille » dit encore Dupleix, ont un sommeil et des rêves bien différents. C’est ainsi que Galien assure qu’il avait d’ordinaire des songes véri tables. Et tous ceux qui observent un régime de vie frugal, humain et non bestial, sont plus ou moins dans le môme cas. Il y a, en outre, des moyens accessoires de se placer dans les conditions convenables pour recevoir des songes par la porte de corne. I lérodote, Nicandrc, Tcrtullien, Cardan, etc., disent que lorsqu’on dort près des tombeaux on a des songes véritables. Cardan attribue la même vertu aux livres saints. Toute l'antiquité (et la tradition s’en est conservée parmi le peuple), a cru, d’apres l’expérience, que le même résultat était obtenu lorsqu’on dormait dans des temples et autres lieux sacrés. C’est de la superstition, disent les plus fortes tètes de la science, soit; mais que m’importe? Si, dormant dans le temple d’Esculapc, j’apprends en rêve quel remède convient à un mal que, vous, tout cndoctoriscs
2LA DIVINATION- ARTIFICIELLE 1 I I que vous ôtes, vous ôtes incapable de guérir, faudrat-il que je renonce à la santé, à la vie peut-être, et seul je soufTrc ou meure selon votre formule ? La fin justifie les moyens. Esculapc me sauve, ses prétendus prêtres me condamnent, je me réfugie dans le temple. Mais, dit-on, les songes sont quelquefois trompeurs, et encore plus souvent obscurs et sujets à interpré tation. D’accord ; les songes sont trompeurs et obscurs, nous venons d’en donner une des raisons, lorsque notre esprit obscurci par la sensualité ne sait pas dis tinguer la porte de corne de la porte d’ivoire. .Mais il ne faut pas conclure de là, a priori, qu’il n’y a aucune possibilité de distinguer les uns des autres et de lever le voile qui les obscurcit. V. — La faculté d’interpréter les songes et les autres genres de divination, l’art de distinguer les inspira tions divines des naturelles, et de résoudre l’obscurité qui peut environner môme les inspirations divines tient à la fois de la nature et de l’art. Tout le monde n’est pas également apte à l’inter prétation. Tel individu qui a de grandes dispositions pour recevoir des inspirations, n’a pas celles qui sont nécessaires pour les interpréter et réciproquement. Et la faculté de les interpréter, comme celle de les rece voir, est susceptible de perfectionnement par le moyen d’exercices appropriés. Nous n'inventons par ces assertions; toute l’anti quité a constaté ce fait, Dupleix, déjà cité, et qui n’est point un fanatique de la divination, il s’en faut de
3I 12 l’initiation beaucoup, observe que tout le monde n’est pas apte à avoir des songes véritables, ni à les interpréter; et que, « en outre de la grâce divine, il y a des préceptes pour interpréter les songes ». Et il ajoute : « La science d’interpréter les songes se peut encore remarquer spécialcmeut en ceux qui vivent saintement. » Vous me direz : l'autorité des anciens ne prouve rien. Tout ce qu’ils ont dit n’est pas mot d'Evangile: s’il fallait croire sur parole toutes les absurdités qu’ils nous content, où en serions-nous? C'est à l’expérience qu’il faut s’en rapporter. .Mais que dis-je autre chose ? Ce n’est pas parce que les anciens l’ont dit que je le crois, c’est parce que mes observations se trouvent conformes à leurs asser tions. Les vôtres ne sont pas dans le même cas. parce que vous n’en faites pas, ou que vous ne vous placez pas dans les conditions convenables. Eh bien ! ce que je me propose, c'est précisément de vous donner un aperçu des règles à observer pour constater les phénomènes de cet ordre. Je ne vous demande pas de croire avant d’avoir vu, je vous engage même à ne pas croire après. Ne croyez, qu’après avoir expérimenté vous-même. Mais expéri mentez. au lieu de nier sans examen ce que vous ne connaissez pas. Pour comprendre et interpréter les songes, — et ceque nous disons ici s'applique aussi bien aux inspi rations de la veille qu’à celles du sommeil, et à celles qu’on obtient par les procédés artificiels, — il faut i# s’accoutumer à distinguer les inspirations divines
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