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1INITIATION 9 diaires invariables ; il sc fait aussi de Fun à l’autre un mouvement incessant de descente dans lequel l’Esprit devient Matière par les désintégrations successives qu’expriment l’idée, la Volonté et le Cosmos. C’est ce qui constitue la création. Mais, puisque le Cosmos lui meme est en mouve ment évolutif comme nous le prouvent nos sciences et puisque, d’après elles, ce mouvement s'accuse claire ment vers une synthèse progressive qui spiritualise l’être vivant en le composant de plus en plus, le schéma précédent n’exprime que la moitié de FUnivers, celle descendante, il y faut joindre une autre moitié qui ramène l’atome, w, à son principe opposé a à travers les synthèses progressives des vies indivi duelles. C’est le Progrès, suite de la Création. Ainsi FUnivers nous apparaît comme un courant circulaire dont le sens est nécessairement inverse dans les deux arcs opposés : du pôle positif a, au pôle négatif co, le courant descend : c’est F Involution, la descente de l’Esprit dans la matière: du pôle négatif w, au pôle positif a, le courant remonte ; c’est YEvolution, la spiritualisation de la matière : nous arriverons tout à l’heure à sa description : * * ¥ Concluons pour l’homme : Nos sciences nous le montrent avec évidence sur l’arc ascendant et loin déjà du pôle négatif, puisqu’il est à la tète des troisrègnes du monde terrestre. Il appar tient ainsi au monde sensiblere FUnivers; le monu ment imposant de la science témoigne de la place
210 l’initiation qu’il occupe encore dans le monde intellectuel ; mais en même temps, scs erreurs, ses incertitudes, les lacunes énormes de son savoir, ses passions aussi, montrent assez qu’ici il n’est plus maître comme dans le monde inférieur. — Quant au monde divin, il le conçoit, il le pressent, mais c’est à peine s'il peut l'at teindre, par la foi plutôt que par la science. L’homme est donc un être qui, dans sa réascension est parvenu à la région moyenne et vers le centre de cette région : sa place est au milieu de l’arc ascendant entre les êtres supérieurs et ceux inférieurs de la créa tion dominant les uns, dominé par les autres, entre l’Ange et la Bête. Situation nécessairement pénible à cause de l’égalité des deux forces contraires qui y ralentissent l'ascension, véritable point mort qu'il faut vaincre par un effort spécial. L’Initiation est l’enseignement qui facilite à ce moment l’éclosion du papillon humain. Nous allons pouvoir comprendre maintenant en quoi elle consiste. ★ ¥ ¥ LesAnciens,aveclapuissanccordinairc de leur génie synthétique, avaient symbolisé l’ensemble de l'Invor lution et de l'Evolution par une suite de vingt-deux figures pleines de significations, qui constituent ce que les occultistes nomment les vingt-deux Grands Arcanes. En prenant les dix premiers comme description de l’Involution, on trouve dans les autres les phases suc cessives de l’initiation, telles que les décrivent les 12 heures (ou Sentences) qui constituent le NuctemeINITIATION I I von attribué à Apollonius de Tyane. et que nous allons énumérer. 11 faut d’abord, et pour plus de clarté, revenir un instant encore sur l’évolution : En fait, son analyse n’est pas complète avec les dix termes qui nous ont conduits au Cosmos, équi libre dynamique de la Force et de la Matière. Ce Cos mos peut s’analyser à son tour en deux principes que toutes nos sciences montrent en conflit dans tout mouvement de la matière, savoir: l'.4c///'ct le Passif (mâle et femelle des organismes, acide et base de la chimie, pôles opposés de l'électricité, etc...). C'est seulement dans leur équilibre absolu que réside la matière complètement inerte, le pôle insaisissable exactement opposé à l’a ; l’o» de l’IJnivers. Les occultistes ont représenté cette 4' tétrakis, dont le Cosmos est le premier ternie (la tétrakis du monde inférieur, inféra, les enfers), par les onzième, dou zième et treizième arcanes. Le dernier, celui qui porte le chiffre 13, si généralement redouté, mérite d’être signalé. Il se nomme la Mort et la Résurrection: c’est là, en effet, qu’est l’inertie absolue, mais c’est là aussi que l’Involution s’arrête, et que l'Évolution commence, car l’équilibre des deux principes actif et passif ne persiste jamais. Cela semble en contradiction avec la remarque précédente que la description de l’initiation, c’est-àdire de la réascension, débute par l’arcane 10 et non par le quatorzième. Il n'en est rien, cependant, et voici pourquoi: dans l’Evolution, l’être doit reprendre en sens inverse, pour en faire la synthèse, tous les
3I 2 i/initiation étages à travers lesquels l’a s’est désintégré dans le cours de l’Involution. L’homme est le résultat actuel d’un travail de ce genre antérieur à son état présent. tage de la Volonté, il n'en a pas conscience ; il l'a subi seulement sous la pression fatale de la Force pure d’abord, puis de l’instinct, des désirs, des pas sions; il ne connaît donc pas son évolution antérieure, et cependant comment pourra-t-il se rendre maître de quelqu’un de ces mondes solidaires sans les con naître tous ? Sa première opération dans l’initiation doit donc être de redescendre jusqu'à scs débuts dans l’Evolution, de prendre connaissance de tous ses degrés, de toutes les forces, de tous les êtres qu'il y a traversés, de plonger, pour ainsi dire, jusqu’aux ra cines de la vie. jusqu’à la Mort, et d'apprendre à la dominer. Ce n’est point là, comme on va le voir, une figure; le Néophyte ne peut arriver à l’exercice certain, volon taire, des facultés transcendantes sans se rendre maître des forces qui y produisent l'illusion, qui menaceraient sa vie même; sans atteindre l'Inertie et la vaincre. Il faut que, co mue le Christ, modèle de l’homme régénéré, il expire sur la croix et ressus cite le irozsièftze jour, c'est-à-dire apres cire descendu à travers les trois derniers degrés représentés par les arcanes 11, 12, 13, jusqu'au fond des enfers pour y trouver la Mort et la dominer. Cela compris, décrivons les douze heures ou phases de VInitiation. * ¥ ¥
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1INITIATION 9 diaires invariables ; il sc fait aussi de Fun à l’autre un mouvement incessant de descente dans lequel l’Esprit devient Matière par les désintégrations successives qu’expriment l’idée, la Volonté et le Cosmos. C’est ce qui constitue la création. Mais, puisque le Cosmos lui meme est en mouve ment évolutif comme nous le prouvent nos sciences et puisque, d’après elles, ce mouvement s'accuse claire ment vers une synthèse progressive qui spiritualise l’être vivant en le composant de plus en plus, le schéma précédent n’exprime que la moitié de FUnivers, celle descendante, il y faut joindre une autre moitié qui ramène l’atome, w, à son principe opposé a à travers les synthèses progressives des vies indivi duelles. C’est le Progrès, suite de la Création. Ainsi FUnivers nous apparaît comme un courant circulaire dont le sens est nécessairement inverse dans les deux arcs opposés : du pôle positif a, au pôle négatif co, le courant descend : c’est F Involution, la descente de l’Esprit dans la matière: du pôle négatif w, au pôle positif a, le courant remonte ; c’est YEvolution, la spiritualisation de la matière : nous arriverons tout à l’heure à sa description : * * ¥ Concluons pour l’homme : Nos sciences nous le montrent avec évidence sur l’arc ascendant et loin déjà du pôle négatif, puisqu’il est à la tète des troisrègnes du monde terrestre. Il appar tient ainsi au monde sensiblere FUnivers; le monu ment imposant de la science témoigne de la place
210 l’initiation qu’il occupe encore dans le monde intellectuel ; mais en même temps, scs erreurs, ses incertitudes, les lacunes énormes de son savoir, ses passions aussi, montrent assez qu’ici il n’est plus maître comme dans le monde inférieur. — Quant au monde divin, il le conçoit, il le pressent, mais c’est à peine s'il peut l'at teindre, par la foi plutôt que par la science. L’homme est donc un être qui, dans sa réascension est parvenu à la région moyenne et vers le centre de cette région : sa place est au milieu de l’arc ascendant entre les êtres supérieurs et ceux inférieurs de la créa tion dominant les uns, dominé par les autres, entre l’Ange et la Bête. Situation nécessairement pénible à cause de l’égalité des deux forces contraires qui y ralentissent l'ascension, véritable point mort qu'il faut vaincre par un effort spécial. L’Initiation est l’enseignement qui facilite à ce moment l’éclosion du papillon humain. Nous allons pouvoir comprendre maintenant en quoi elle consiste. ★ ¥ ¥ LesAnciens,aveclapuissanccordinairc de leur génie synthétique, avaient symbolisé l’ensemble de l'Invor lution et de l'Evolution par une suite de vingt-deux figures pleines de significations, qui constituent ce que les occultistes nomment les vingt-deux Grands Arcanes. En prenant les dix premiers comme description de l’Involution, on trouve dans les autres les phases suc cessives de l’initiation, telles que les décrivent les 12 heures (ou Sentences) qui constituent le NuctemeINITIATION I I von attribué à Apollonius de Tyane. et que nous allons énumérer. 11 faut d’abord, et pour plus de clarté, revenir un instant encore sur l’évolution : En fait, son analyse n’est pas complète avec les dix termes qui nous ont conduits au Cosmos, équi libre dynamique de la Force et de la Matière. Ce Cos mos peut s’analyser à son tour en deux principes que toutes nos sciences montrent en conflit dans tout mouvement de la matière, savoir: l'.4c///'ct le Passif (mâle et femelle des organismes, acide et base de la chimie, pôles opposés de l'électricité, etc...). C'est seulement dans leur équilibre absolu que réside la matière complètement inerte, le pôle insaisissable exactement opposé à l’a ; l’o» de l’IJnivers. Les occultistes ont représenté cette 4' tétrakis, dont le Cosmos est le premier ternie (la tétrakis du monde inférieur, inféra, les enfers), par les onzième, dou zième et treizième arcanes. Le dernier, celui qui porte le chiffre 13, si généralement redouté, mérite d’être signalé. Il se nomme la Mort et la Résurrection: c’est là, en effet, qu’est l’inertie absolue, mais c’est là aussi que l’Involution s’arrête, et que l'Évolution commence, car l’équilibre des deux principes actif et passif ne persiste jamais. Cela semble en contradiction avec la remarque précédente que la description de l’initiation, c’est-àdire de la réascension, débute par l’arcane 10 et non par le quatorzième. Il n'en est rien, cependant, et voici pourquoi: dans l’Evolution, l’être doit reprendre en sens inverse, pour en faire la synthèse, tous les
3I 2 i/initiation étages à travers lesquels l’a s’est désintégré dans le cours de l’Involution. L’homme est le résultat actuel d’un travail de ce genre antérieur à son état présent. tage de la Volonté, il n'en a pas conscience ; il l'a subi seulement sous la pression fatale de la Force pure d’abord, puis de l’instinct, des désirs, des pas sions; il ne connaît donc pas son évolution antérieure, et cependant comment pourra-t-il se rendre maître de quelqu’un de ces mondes solidaires sans les con naître tous ? Sa première opération dans l’initiation doit donc être de redescendre jusqu'à scs débuts dans l’Evolution, de prendre connaissance de tous ses degrés, de toutes les forces, de tous les êtres qu'il y a traversés, de plonger, pour ainsi dire, jusqu’aux ra cines de la vie. jusqu’à la Mort, et d'apprendre à la dominer. Ce n’est point là, comme on va le voir, une figure; le Néophyte ne peut arriver à l’exercice certain, volon taire, des facultés transcendantes sans se rendre maître des forces qui y produisent l'illusion, qui menaceraient sa vie même; sans atteindre l'Inertie et la vaincre. Il faut que, co mue le Christ, modèle de l’homme régénéré, il expire sur la croix et ressus cite le irozsièftze jour, c'est-à-dire apres cire descendu à travers les trois derniers degrés représentés par les arcanes 11, 12, 13, jusqu'au fond des enfers pour y trouver la Mort et la dominer. Cela compris, décrivons les douze heures ou phases de VInitiation. * ¥ ¥
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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