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16 l'initiation toniciens, — les Pythagoriciens, — puis les savants modernes mystiques : Wronsky, — Fabre d'Olivet, — Lucas, etc. On est alors en pleine Théosophie. Cette série demande cependant encore bien des modifications selon le caractère, les aptitudes scienti fiques de l'étudiant. Il faut cependant indiquer quelques traits de cette théorie nécessaire à l'intelli gence de notre sujet principal ; le lecteur voudra bien se souvenir seulement que le procédé de leur expo sition est tout personnel à Fauteur de cet article, et n’en imputera pas les erreurs à la Théosophie ellemême. ★* * Nos sciences positives donnent pour dernière for mule du monde sensible : Pas de matière sans force: pas de force sans ma tière. Formule incontestable, mais incomplète si l’on ajoute le commentaire suivant : 1° La combinaison de ce que nous nommons Force et Matière se présente en toutes proportions depuis ce que l’on pourrait appeler la Force matérialisée (la roche, le minerai, le corps chimique simple) jusqu'à la Matière subtilisée ou Force (le grain de pollen, le spermatozoïde, Matière l’atome électrique); la Matière et la Force bien que nous ne puissions les isoler s’offrent donc comme les limites mathématiques extrêmes et opposées (ou de signes contraires) d'une série dont nous ne voyons que
2INITIATION 7 quelques termes moyens; limites abstraites mais indubitables. 2° Les termes de cette série, c'est-à-dire les indi vidus delà nature, ne sont jamais stables; la Force, dont la mobilité infinie est le caractère, entraîne comme à travers un courant continuel d’un pôle à l’autre, la matière essentiellement inerte qui s’accuse par un contre-courant de retour. C’est ainsi, par exemple, qu'un atome de phosphore emprunté par le végétal aux phosphates minéraux deviendra l'élément d'une cellule cérébrale humaine (matière subtilisée) pour retomber par désintégration dans le règne mi néral inerte. 3° Le mouvement, résultat de cet équilibre instable, n'est pas désordonné; il offre une série d'harmonies enchaînées que nous appelons l.oia et qui se synthé tisent à nos yeux dans la loi suprême de Y Evolution. La conclusion s'impose: Cette synthèse harmo nieuse de phénomènes est la manifestation évidente de ce que nous nommons une Volonté. Donc, d’après la science positive, le monde sen sible est l'expression d'une volonté qui se manifeste par l'équilibre instable, mais progressif de la b'orce et de la Matière. 11 se traduit par ce quaternaire : I. Volonté (source simple) III. F orce (Eléments de la Volonté polarisés) —11. Matière IV. Le Monde Sensible (Résultat de leur équilibre instable, dynamique) La méthode positive ne nous permet pas de nous arrêter là : il faut analyser la Volonté à son tour.
38 l’initiation Abrégeons ici cette analyse que le lecteur fera sans peine avec tous les traités de psychologie : elle conduit, à travers les deux termes opposés de V affirmation et de lanegafcoæ, à une nouvelle cause supérieure, d’ap parence simple, Vidée que l’analyse décomposera encore en conscience et inconscience pour remonter sans pouvoir aller plus loin à ce terme absolu VUn à la fois conscient et insconscient, affirmatif et négatif, force et matière, innommable, incompréhensible pour l'homme. Désignons ce terme suprême par A, et l’atome matériel par D, nous aurons, d’après notre ana lyse, pour représentation de l’Uni vers, la série suivante de quaternaires hiérarchisés : + Conscience (O A (2) Inconscience Monde Divin (Le Transcendant) (4) Idée 6) Affirmation (5) Négation (7) Volonté (9) Force (8) Matière (10) le Cosmos Monde Intelligible (La Logique) Monde Sensible (La Science positive) Les termes extrêmes, a et m, Esprit et Matière, également inaccessibles à l’intelligence humaine dans leur infinie grandeur et leur petitesse infinie (1), ne sont pas seulement reliés par des chaînons intermé- (1) Le premier a Un et infiniment grand; intégration d’12 — Le second u> ; multiple composé d’un nombre infini d'éléments infiniment petits ; analyse d’a.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
16 l'initiation toniciens, — les Pythagoriciens, — puis les savants modernes mystiques : Wronsky, — Fabre d'Olivet, — Lucas, etc. On est alors en pleine Théosophie. Cette série demande cependant encore bien des modifications selon le caractère, les aptitudes scienti fiques de l'étudiant. Il faut cependant indiquer quelques traits de cette théorie nécessaire à l'intelli gence de notre sujet principal ; le lecteur voudra bien se souvenir seulement que le procédé de leur expo sition est tout personnel à Fauteur de cet article, et n’en imputera pas les erreurs à la Théosophie ellemême. ★* * Nos sciences positives donnent pour dernière for mule du monde sensible : Pas de matière sans force: pas de force sans ma tière. Formule incontestable, mais incomplète si l’on ajoute le commentaire suivant : 1° La combinaison de ce que nous nommons Force et Matière se présente en toutes proportions depuis ce que l’on pourrait appeler la Force matérialisée (la roche, le minerai, le corps chimique simple) jusqu'à la Matière subtilisée ou Force (le grain de pollen, le spermatozoïde, Matière l’atome électrique); la Matière et la Force bien que nous ne puissions les isoler s’offrent donc comme les limites mathématiques extrêmes et opposées (ou de signes contraires) d'une série dont nous ne voyons que
2INITIATION 7 quelques termes moyens; limites abstraites mais indubitables. 2° Les termes de cette série, c'est-à-dire les indi vidus delà nature, ne sont jamais stables; la Force, dont la mobilité infinie est le caractère, entraîne comme à travers un courant continuel d’un pôle à l’autre, la matière essentiellement inerte qui s’accuse par un contre-courant de retour. C’est ainsi, par exemple, qu'un atome de phosphore emprunté par le végétal aux phosphates minéraux deviendra l'élément d'une cellule cérébrale humaine (matière subtilisée) pour retomber par désintégration dans le règne mi néral inerte. 3° Le mouvement, résultat de cet équilibre instable, n'est pas désordonné; il offre une série d'harmonies enchaînées que nous appelons l.oia et qui se synthé tisent à nos yeux dans la loi suprême de Y Evolution. La conclusion s'impose: Cette synthèse harmo nieuse de phénomènes est la manifestation évidente de ce que nous nommons une Volonté. Donc, d’après la science positive, le monde sen sible est l'expression d'une volonté qui se manifeste par l'équilibre instable, mais progressif de la b'orce et de la Matière. 11 se traduit par ce quaternaire : I. Volonté (source simple) III. F orce (Eléments de la Volonté polarisés) —11. Matière IV. Le Monde Sensible (Résultat de leur équilibre instable, dynamique) La méthode positive ne nous permet pas de nous arrêter là : il faut analyser la Volonté à son tour.
38 l’initiation Abrégeons ici cette analyse que le lecteur fera sans peine avec tous les traités de psychologie : elle conduit, à travers les deux termes opposés de V affirmation et de lanegafcoæ, à une nouvelle cause supérieure, d’ap parence simple, Vidée que l’analyse décomposera encore en conscience et inconscience pour remonter sans pouvoir aller plus loin à ce terme absolu VUn à la fois conscient et insconscient, affirmatif et négatif, force et matière, innommable, incompréhensible pour l'homme. Désignons ce terme suprême par A, et l’atome matériel par D, nous aurons, d’après notre ana lyse, pour représentation de l’Uni vers, la série suivante de quaternaires hiérarchisés : + Conscience (O A (2) Inconscience Monde Divin (Le Transcendant) (4) Idée 6) Affirmation (5) Négation (7) Volonté (9) Force (8) Matière (10) le Cosmos Monde Intelligible (La Logique) Monde Sensible (La Science positive) Les termes extrêmes, a et m, Esprit et Matière, également inaccessibles à l’intelligence humaine dans leur infinie grandeur et leur petitesse infinie (1), ne sont pas seulement reliés par des chaînons intermé- (1) Le premier a Un et infiniment grand; intégration d’12 — Le second u> ; multiple composé d’un nombre infini d'éléments infiniment petits ; analyse d’a.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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