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1l’initiation accompagnés de l’inflexion vocale, s’étaient trans formés en mots de diverses espèces, en avaient cons titué ki multitude des langues parlées d’un bout à l’autre de la Terre; les mots n’étant pour ainsi dire qu'une substitution de signes, une transformation d’une chose immuable en une chose infinie dans ses modifications. Cela bien entendu, J’ai enseigné que chaque lettre de l’alphabet hébraïque avait représenté, dans l’ori gine de cette langue, un signe radical, dont j’ai mon tré le sens générique, en posant les vingt-deux lettres de cet alphabet, en attachant à chacune d'elles le sens générique qui lui est propre, en tant que signe. Ces vingt-deux signes étant ainsi fixés tant par la forme que pour l’expression, je suis allé en avant. J’ai affirmé que deux signes réunis forme raient toujours une racine verbale, portant le carac tère distinct des signes dont elle était formée, et que chaque racine verbale, monosyllabique, donnerait,en s’adjoignant à un nouveau signe ou à une autre ra cine, un mot composé ou dérivé polysyllabique.qui participerait au sens de la racine verbale, et à celui de la nouvelle adjonction qui y serait faite. Or, c’est ce qui doit arriver constamment pour que mon sys tème grammatical soit juste ; et c’est aussi ce qui arrive. Il suffirait pour faire crouler mon système de me prouver que cela n’arrive pas. J’ai montré, en expliquant les dix premiers chapi tres du Sepbter, que tous les mots qui le composent ont pu être analysés d’après mes principes gramma ticaux, et, sans aucune exeption ramenés à la raEXAMENS DE LA COSMOGONIE 207 cine verbale, monosyllabique, et celle-ci à ses signes constituants. Pourquoi n’a-t-on pas essayer d’infir mer ma démonstration? c'est parce qu’on ne l’a pas pu. C’eût été pourtant un excellent moyen de me combattre. Mais peut-être il était trop difficile. En voici un plus court et non moins sûr. Je le livre à mes adversaires, quels qu’ils soient, en les assurant qu’il est infaillible s’ils viennent à bout de l'emplo yer. J'ai expliqué tous les mots hébreux qui entrent dans la composition de la Cosmogonie de Moïse, en appliquant à leur analyse les principes gramma ticaux posés d’avance. On peut dire, si l’on veut, que le sens que j'ai trouvé, d’après cette analyse, est le produit de ces mêmes principes, et que, par con séquent, il est faux comme eux. C’est bien. Mais il y a parmi ces mots une foule d’expressions fixes et irréfragables, dont le sens ne peut être douteux; comme par exemple, celle de aôr (la lumière); ârt{ (la terre), sbamain (les cieux), etc., etc., dont les analogues se trouvent en chaldaïque. en arabe, en syriaque, en éthiopique ou dans d'autres idiomes tenant à la même souche. On sent bien que je ne puis pas les changer. Eh. bien qu’on me prouve qu’une seule de ces expressions, ou telle autre qu’on voudra choisir, dont le sens soit aussi authentique, n’est pas explicable dans ce sens par mes princi pes, et que son analyse leur résiste; alors, je me regarderai comme battu. J’en porte ici le défi positif à tous les savants du monde ; et pour rendre leur position encore meilleure, j’ajoute ce second défi au
2l'initiation 208 premier. Qu’ils prennent un mot hébreu, dont le sens ne soit ni fixe ni irréfragable, et que j’ai tra duit autrement que ne le fait la version hellénique, ou la vulgate, commecelui de(Rakîwha)parcxemplc, que l’une rend par Siérêoma, et l’autre par firtnamentmn, le firmament; ou bien celui de nabasb, que l’on trouve rendu ici par serpent, et là par opbis (un serpent); et qu’ils me prouvent ou que mes princi pes peuvent s’y appliquer dans ce sens, ou que ce sens peut être démontré par des analogies irrécusa bles prises dans les idiomes analogues; qu’ils mon trent, comme ils pourront, enfin, que le premier mot renferme en effet l’idée de fermeté, et l’autre celle de serpent et que j’ai eu tort en suivant mes principes de voir au contraire l’idée d’expension ou d’espace dans rakiwba et celle d’attraction ou de cu pidité dans nabast. En attendant que les savants répondent à ce défi si simple et si concluant, je persisterai à croire à la bonté de mes principes grammaticaux, et je regar derai comme inattaquable la traduction de la Cosmo gonie, dont je vais faire le commentaire dans une suite d’examens. ❖ :1c
3FXAMENS DE LA COSMOGONIE 209 PREMIER EXAMEN Sepber Beroesbitb Le nom que l’ouvrage de Moïse porte en hébreu est celui de Sepber, c’est-à-dire le livre par exellence. Celui de Bible que nous lui donnons vient du grec Biblos ou Biblion. Nous l’avons emprunté à la tra duction hellénistique, dite Version des Septante. Le mot grec signifie également un livre, mais il a moins de force et d’étendue que l’hébreu ; d'ailleurs, il paraît être formé d’après un autre ordre d’idées. On doit entendre par Sepber une production de la sagesse éternelle, et par Bible, seulement une introduction à la science de la Nature. Le mot latin Liber, dont nous avons tiré le français Livre, a encore moins de force que le grec Biblos, puisqu’il ne signifie qu'une pro duction quelconque ou plutôt une chose émanée ou séparée d’une autre chose(f). Il paraît que les anciens ( l) L’étyiuologie du mot Sepher se trouve dans la dissertation introductive, p. il. Ce serait une répétition inutile d’y revenir ici. Les mots grecs Biblos ou Biblios ont été apportés en Grèce par les Phéniciens. Ils sont composés de mots judéens « Babhyleh ou Bab-hylion » c’est à dire Bal, la porte ou l’entrée Hyley ou hylion de tout ce qui est élevé par l'esprit, élaboré par le travail de la Nature ; proprement la matière, le principe matériel appelé de ce même mot « Hyleh » par les Grecs. Quant au mot latin Liber, il s’attache à la même racine que le verbe Liberarc, qui exprime l’action de porter du dedans au dehors de mettre en liberté, de produire. Cette racine estégalement celtique; et delà, le chaldeique « bnr » une création, un fils, le verbe hébreu * barâ » créer; et le saxon Baban, enfanter; l’anglais to be born, naître, etc.. 9
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation accompagnés de l’inflexion vocale, s’étaient trans formés en mots de diverses espèces, en avaient cons titué ki multitude des langues parlées d’un bout à l’autre de la Terre; les mots n’étant pour ainsi dire qu'une substitution de signes, une transformation d’une chose immuable en une chose infinie dans ses modifications. Cela bien entendu, J’ai enseigné que chaque lettre de l’alphabet hébraïque avait représenté, dans l’ori gine de cette langue, un signe radical, dont j’ai mon tré le sens générique, en posant les vingt-deux lettres de cet alphabet, en attachant à chacune d'elles le sens générique qui lui est propre, en tant que signe. Ces vingt-deux signes étant ainsi fixés tant par la forme que pour l’expression, je suis allé en avant. J’ai affirmé que deux signes réunis forme raient toujours une racine verbale, portant le carac tère distinct des signes dont elle était formée, et que chaque racine verbale, monosyllabique, donnerait,en s’adjoignant à un nouveau signe ou à une autre ra cine, un mot composé ou dérivé polysyllabique.qui participerait au sens de la racine verbale, et à celui de la nouvelle adjonction qui y serait faite. Or, c’est ce qui doit arriver constamment pour que mon sys tème grammatical soit juste ; et c’est aussi ce qui arrive. Il suffirait pour faire crouler mon système de me prouver que cela n’arrive pas. J’ai montré, en expliquant les dix premiers chapi tres du Sepbter, que tous les mots qui le composent ont pu être analysés d’après mes principes gramma ticaux, et, sans aucune exeption ramenés à la raEXAMENS DE LA COSMOGONIE 207 cine verbale, monosyllabique, et celle-ci à ses signes constituants. Pourquoi n’a-t-on pas essayer d’infir mer ma démonstration? c'est parce qu’on ne l’a pas pu. C’eût été pourtant un excellent moyen de me combattre. Mais peut-être il était trop difficile. En voici un plus court et non moins sûr. Je le livre à mes adversaires, quels qu’ils soient, en les assurant qu’il est infaillible s’ils viennent à bout de l'emplo yer. J'ai expliqué tous les mots hébreux qui entrent dans la composition de la Cosmogonie de Moïse, en appliquant à leur analyse les principes gramma ticaux posés d’avance. On peut dire, si l’on veut, que le sens que j'ai trouvé, d’après cette analyse, est le produit de ces mêmes principes, et que, par con séquent, il est faux comme eux. C’est bien. Mais il y a parmi ces mots une foule d’expressions fixes et irréfragables, dont le sens ne peut être douteux; comme par exemple, celle de aôr (la lumière); ârt{ (la terre), sbamain (les cieux), etc., etc., dont les analogues se trouvent en chaldaïque. en arabe, en syriaque, en éthiopique ou dans d'autres idiomes tenant à la même souche. On sent bien que je ne puis pas les changer. Eh. bien qu’on me prouve qu’une seule de ces expressions, ou telle autre qu’on voudra choisir, dont le sens soit aussi authentique, n’est pas explicable dans ce sens par mes princi pes, et que son analyse leur résiste; alors, je me regarderai comme battu. J’en porte ici le défi positif à tous les savants du monde ; et pour rendre leur position encore meilleure, j’ajoute ce second défi au
2l'initiation 208 premier. Qu’ils prennent un mot hébreu, dont le sens ne soit ni fixe ni irréfragable, et que j’ai tra duit autrement que ne le fait la version hellénique, ou la vulgate, commecelui de(Rakîwha)parcxemplc, que l’une rend par Siérêoma, et l’autre par firtnamentmn, le firmament; ou bien celui de nabasb, que l’on trouve rendu ici par serpent, et là par opbis (un serpent); et qu’ils me prouvent ou que mes princi pes peuvent s’y appliquer dans ce sens, ou que ce sens peut être démontré par des analogies irrécusa bles prises dans les idiomes analogues; qu’ils mon trent, comme ils pourront, enfin, que le premier mot renferme en effet l’idée de fermeté, et l’autre celle de serpent et que j’ai eu tort en suivant mes principes de voir au contraire l’idée d’expension ou d’espace dans rakiwba et celle d’attraction ou de cu pidité dans nabast. En attendant que les savants répondent à ce défi si simple et si concluant, je persisterai à croire à la bonté de mes principes grammaticaux, et je regar derai comme inattaquable la traduction de la Cosmo gonie, dont je vais faire le commentaire dans une suite d’examens. ❖ :1c
3FXAMENS DE LA COSMOGONIE 209 PREMIER EXAMEN Sepber Beroesbitb Le nom que l’ouvrage de Moïse porte en hébreu est celui de Sepber, c’est-à-dire le livre par exellence. Celui de Bible que nous lui donnons vient du grec Biblos ou Biblion. Nous l’avons emprunté à la tra duction hellénistique, dite Version des Septante. Le mot grec signifie également un livre, mais il a moins de force et d’étendue que l’hébreu ; d'ailleurs, il paraît être formé d’après un autre ordre d’idées. On doit entendre par Sepber une production de la sagesse éternelle, et par Bible, seulement une introduction à la science de la Nature. Le mot latin Liber, dont nous avons tiré le français Livre, a encore moins de force que le grec Biblos, puisqu’il ne signifie qu'une pro duction quelconque ou plutôt une chose émanée ou séparée d’une autre chose(f). Il paraît que les anciens ( l) L’étyiuologie du mot Sepher se trouve dans la dissertation introductive, p. il. Ce serait une répétition inutile d’y revenir ici. Les mots grecs Biblos ou Biblios ont été apportés en Grèce par les Phéniciens. Ils sont composés de mots judéens « Babhyleh ou Bab-hylion » c’est à dire Bal, la porte ou l’entrée Hyley ou hylion de tout ce qui est élevé par l'esprit, élaboré par le travail de la Nature ; proprement la matière, le principe matériel appelé de ce même mot « Hyleh » par les Grecs. Quant au mot latin Liber, il s’attache à la même racine que le verbe Liberarc, qui exprime l’action de porter du dedans au dehors de mettre en liberté, de produire. Cette racine estégalement celtique; et delà, le chaldeique « bnr » une création, un fils, le verbe hébreu * barâ » créer; et le saxon Baban, enfanter; l’anglais to be born, naître, etc.. 9
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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