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1196 I/INITIATION morales a été employé pour en démontrer la recti tude. Il est inutile que je répète ici à quelle occasion je me suis engagé dans ce travail, j’ai assez dit ailleurs comment, cherchant à rassembler des monuments pour composer l'Histoire de la Terre, je me trouvai en présence du plus admirable de tous, de celui qui remonte le plus haut dans la profondeur des temps, et qui énarre avec le plus de force et de clarté le décret éternel qui a déterminé le Principe des choses et l’origine de I’Univers : Le Sepber de Moise. Mais ce n’était pas assez, comme je l’ai dit encore (i), d'avoir trouvé ce monument et d’en avoir senti toute l'importance : il fallait le présenter de manière à ce que chacun pût le voir et le juger comme moi, indé pendamment de tous les préjugés qui pouvaient en traîner un enthousiasme aveugle ou rebuter une or gueilleuse ignorance. L’entreprise était certainement difficile et périlleuse. Depuis longtemps, ainsi que je l’ai exposé, et que c'était d’ailleurs une chose connue de tous les savants, on regardait la langue hébraïque comme perdue, c'est-à-dire comme isolée de toutes les autres et ne présentant aucun principe fixe d’après lequel on pût, avec certitude, déterminer le sens de ses termes les plus importants. Le judicieux Richard Simon, auteur d’une excellente histoire critique de la Bible, avait (1) Voyez principalement VE lut social de l’homme, Disserl. Iatrod.(p .4). et la Nolionsur le sens de l’ouïe: Eclaircis, prélim. (p. 19).
2EXAMENS DE LA COSMOGONIE 197 rassemblé sur ce sujet un nombre infini de recherches, et il avait prouvé, avec la dernière évidence, que la perte de cette langue antique et célèbre remontait, d'après la Bible elle-même qui le prouve, jusqu’à la captivité de Babylone, en sorte qu'il résultait de ses assertions, non encore démenties, que près de six siècles avant notre ère, les hébreux eux-même ne comprenaient plus la langue de leurs aïeux et par laient une sorte de jargon mêlé de chaldaïque, de persan, de syriaque, dans lequel on était obligé, dans la synagogue, de leur paraphraser le livre de la loi (t). Sans entrer ici dans les détails de tous les travaux auxquels je fus obligé de me livrer pour parvenir au but que je m'étais proposé de restituer la langue hébraïque, afin de rétablir ainsi que sa base l’admi rable monument que nous ont transmis les Hébreux, qu'il me suffise de dire que le résultatdeces travaux, qu'aucune difficulté ne put ni ralentir ni rebuter, pendant le cours de plusieurs années, fut de mettre enfin entre mes mains les principes de cette langue, et de me rendre possesseur du génie même qui avait présidé à sa formation. Une fois maître de ces principes, leur application me devint facile. Convaincu de la fécondité et de la solidité de leurs résultats, je les présentai même aux savants philologues, non seulement comme don- (i) C’est dans ce jargon informe, qualifié très mal à propos d’hébreu, et plus tard enrichi de quelques mots grecs et latin, que sont écrits l’un et l’autre Thahnucl et la plupart des livreskabbjdistiques des juifs modernes tels que Zoliar, le Jezirah, etc...
3198 L'INITIATION liant la clef de la langue hébraïque, en particulier, mais encore comme pouvant être d’une grande uti lité pour l’étude des langues en général. Je dis alors dans un prospectus que je publiai, guidé par la seule théorie, ce que je répète ici, instruit par l’expéri ence : que ces principes n'étaient pas difficiles à com prendre, et que je Redoutais pas qu’une personne studieuse qui aurait vaincu la première difficulté atta chée à la lecture des caractères, ne pût les posséder en six mois au plus (i). A cette époque, quelques savants orientalistes ayant entendu parler de la res titution de la langue hébraïque, regardèrent, il est vrai, cette restitution comme une chimère; et pen sèrent que c’était à l’aide delà Kabbale rabbinique et des livres de la Gemarre, que j’étais parvenu a quel que supposition gratuite ; mais je pris soin de leur dire, dans ce même prospectus dont je répandis un grand nombre d’exemplaires en Europe, que c'était une erreur de leur part ; que mes principes, dont l’ex trême simplicité faisait la force, étaient irrésistibles, en cela même qu’ils étaient tirés de l’essence même de la chose qu’ils prouvaient ; que ce n’étaient point des conjectures, des hypothèses plus ou moins heu reuses, des opinions remplaçant d’autres opinions; (r) C’est précisément ce que j’ai vu, et dont les preuves irrécu sables sont entre mes mains. M. Lasonnerie instituteur, ayant donné ma grammaire hébraïque à étudier à un de ses professeurs, M. Txxx, celui-ci apprit l’hébreu tout seul, en suivantpasà pas la marche de mes principes, et, en moins de six mois, me présenta une traduc tion du XIe et du XIIe chapitre du Berashitte, telle qu’il m’aurait été impossible de la mieuî concevoir ni la mieux exécuter moimême. . \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1196 I/INITIATION morales a été employé pour en démontrer la recti tude. Il est inutile que je répète ici à quelle occasion je me suis engagé dans ce travail, j’ai assez dit ailleurs comment, cherchant à rassembler des monuments pour composer l'Histoire de la Terre, je me trouvai en présence du plus admirable de tous, de celui qui remonte le plus haut dans la profondeur des temps, et qui énarre avec le plus de force et de clarté le décret éternel qui a déterminé le Principe des choses et l’origine de I’Univers : Le Sepber de Moise. Mais ce n’était pas assez, comme je l’ai dit encore (i), d'avoir trouvé ce monument et d’en avoir senti toute l'importance : il fallait le présenter de manière à ce que chacun pût le voir et le juger comme moi, indé pendamment de tous les préjugés qui pouvaient en traîner un enthousiasme aveugle ou rebuter une or gueilleuse ignorance. L’entreprise était certainement difficile et périlleuse. Depuis longtemps, ainsi que je l’ai exposé, et que c'était d’ailleurs une chose connue de tous les savants, on regardait la langue hébraïque comme perdue, c'est-à-dire comme isolée de toutes les autres et ne présentant aucun principe fixe d’après lequel on pût, avec certitude, déterminer le sens de ses termes les plus importants. Le judicieux Richard Simon, auteur d’une excellente histoire critique de la Bible, avait (1) Voyez principalement VE lut social de l’homme, Disserl. Iatrod.(p .4). et la Nolionsur le sens de l’ouïe: Eclaircis, prélim. (p. 19).
2EXAMENS DE LA COSMOGONIE 197 rassemblé sur ce sujet un nombre infini de recherches, et il avait prouvé, avec la dernière évidence, que la perte de cette langue antique et célèbre remontait, d'après la Bible elle-même qui le prouve, jusqu’à la captivité de Babylone, en sorte qu'il résultait de ses assertions, non encore démenties, que près de six siècles avant notre ère, les hébreux eux-même ne comprenaient plus la langue de leurs aïeux et par laient une sorte de jargon mêlé de chaldaïque, de persan, de syriaque, dans lequel on était obligé, dans la synagogue, de leur paraphraser le livre de la loi (t). Sans entrer ici dans les détails de tous les travaux auxquels je fus obligé de me livrer pour parvenir au but que je m'étais proposé de restituer la langue hébraïque, afin de rétablir ainsi que sa base l’admi rable monument que nous ont transmis les Hébreux, qu'il me suffise de dire que le résultatdeces travaux, qu'aucune difficulté ne put ni ralentir ni rebuter, pendant le cours de plusieurs années, fut de mettre enfin entre mes mains les principes de cette langue, et de me rendre possesseur du génie même qui avait présidé à sa formation. Une fois maître de ces principes, leur application me devint facile. Convaincu de la fécondité et de la solidité de leurs résultats, je les présentai même aux savants philologues, non seulement comme don- (i) C’est dans ce jargon informe, qualifié très mal à propos d’hébreu, et plus tard enrichi de quelques mots grecs et latin, que sont écrits l’un et l’autre Thahnucl et la plupart des livreskabbjdistiques des juifs modernes tels que Zoliar, le Jezirah, etc...
3198 L'INITIATION liant la clef de la langue hébraïque, en particulier, mais encore comme pouvant être d’une grande uti lité pour l’étude des langues en général. Je dis alors dans un prospectus que je publiai, guidé par la seule théorie, ce que je répète ici, instruit par l’expéri ence : que ces principes n'étaient pas difficiles à com prendre, et que je Redoutais pas qu’une personne studieuse qui aurait vaincu la première difficulté atta chée à la lecture des caractères, ne pût les posséder en six mois au plus (i). A cette époque, quelques savants orientalistes ayant entendu parler de la res titution de la langue hébraïque, regardèrent, il est vrai, cette restitution comme une chimère; et pen sèrent que c’était à l’aide delà Kabbale rabbinique et des livres de la Gemarre, que j’étais parvenu a quel que supposition gratuite ; mais je pris soin de leur dire, dans ce même prospectus dont je répandis un grand nombre d’exemplaires en Europe, que c'était une erreur de leur part ; que mes principes, dont l’ex trême simplicité faisait la force, étaient irrésistibles, en cela même qu’ils étaient tirés de l’essence même de la chose qu’ils prouvaient ; que ce n’étaient point des conjectures, des hypothèses plus ou moins heu reuses, des opinions remplaçant d’autres opinions; (r) C’est précisément ce que j’ai vu, et dont les preuves irrécu sables sont entre mes mains. M. Lasonnerie instituteur, ayant donné ma grammaire hébraïque à étudier à un de ses professeurs, M. Txxx, celui-ci apprit l’hébreu tout seul, en suivantpasà pas la marche de mes principes, et, en moins de six mois, me présenta une traduc tion du XIe et du XIIe chapitre du Berashitte, telle qu’il m’aurait été impossible de la mieuî concevoir ni la mieux exécuter moimême. . \
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