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2LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 213 il se regarde, il indique que le mot sba-it a un rap port quelconque avec le temps symbolisé par le Soleil. Voici le signe, Mer, qui, phonétiquement, se lit tou jours de même et qui a une foule de sens indiqués par des déterminatifs placés à la fin du mot. (Koir le Tableau précédent,) Les déterminatifs ont pour but de distinguer les divers sens d'une même racine. Ce sont des signes que l’on place après la partie phonétique d’un mot, et dont la ligure sert à rappeler immédiatement à l'esprit la nuance spéciale exprimée par le mot. Ba, signifiant buisson, est déterminé par un groupe de fleurs. Le même mot, signifiant âme, est déterminé par un oiseau à tête humaine, forme sous laquelle les 9 Egyptiens représentaient l'âme. Dans le sens de peau de panthère, Pa s’écrit avec une peau de panthère ; Signifiant huile, il est déterminé par un vase; Signifiant sarcler, par un hoyau. Les déterminatifs ne modifient en rien la sonorité des mots, ils agissent sur la vue du lecteur, et non sur l’oreille de l’auditeur. LES HIÉROGLYPHES SYMBOLIQUES Les caractères symboliques servent principalement à exprimer les idées abstraites qu’il n’était possible de rendre que par des images conventionnelles ou allégoriques.
3214 L’INITIATION Les caractères symboliques sont donc, le plus souvent, des caractères figuratifs détournés de leur sens primitif et plus ou moins modifiés. Grâce à la perfection que les Egyptiens avaient atteinte dans l’art de dessiner les hiéroglyphes et à la richesse des renseignements fournis par des monuments écrits s’échelonnant sur un espace de quarante siècles, on peut saisir, mieux que dans aucune autre langue, les procédés au moyen desquels on a tiré les symboles des images et en suivre les transformations succes sives. Le procédé le plus simple et le plus frequent con siste à prendre l’abstrait pour le concret : un homme à genoux, les mains levées, rendra l’idée d’ado ration; une lampe suspendue au plafond, ou une étoile au ciel, T. l’idée de nuit et d’obscurité. Mais souvent le rapport est plus complexe. Tantôt on forme les symboles en prenant la cause pour l’effet, par exemple le disque du Soleil pour l’idée de jour, tantôt encore on les forme par métaphore : l’abeille désigne le roi ; un têtard, des centaines de mille ; ou bien par énigmes, c’est-à-dire par des méta phores dans lesquelles le rapport entre le signe et l’idée est très éloigné, quelquefois même purement conventionnel : la plume d’autruche rend l'idée de justice, parce que toutes les plumes des ailes de cet animal sont égales. Un même signe peut donner naissance à plusieurs catégories de symboles : ainsi (1) Ph„ Berger, op. cit., p. 95.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
155 . s6 ro t li 1k ft* ún) //a _ 1 57 i f 1Hi S* ' i ! ; «s iHi » /Í&IL. ? 6o Í 0 1k H & M 6i Ÿ h&K f IP H&, b î n ® kt He ¿t V » ** A *1 I «o 6S % K U 66 a © *—U1 ■ /<A A 67 0 e 68 i ; • <2. kk^ 69 $ kt-i-R 70 f 9 kCchv 7‘ \p T> WAŸ. 71 5$ 0 A*VA /Û» MC' 7? ¿y VA\M a KK^¿t 74 it • W/A K ¡oCr> ejt 75 za <È> «a. p s 76 é1 p^ 1$a. 77 p& \5 O~ 78 --Â Pi ^5 75 ¥ Pi 1 M CA. 80 ? p& 5 &. 81 1 PI Ò ûU, 82 ï 6 enu «3 ¿a 84 1 AA.AAAA Ôc-A/ »5 Pi ô Â'fe 86 1 6eX »7 T 0 i SJSL ™ ¡ ( °°k J ÓK ¿L °9 P 1 C3SZ3 e $C ">D4A. 90 w <aàox. cm □ SK. «/> 5' 2 S £*&**• 92 1 rm Sk es 93 *=\ cm $/> t-cL 2 l’initiation loi ’°5 S fi °k *°y .1 106 * 107 □ io8 ^rnr O • top LX&O lecture de l’alphabet hiéroglyphique 212 L’INITIATION L'IDÉOGRAPHISME Les Déterminatifs Mais l’emploi des signes phonétiques simples, d’une part, l’emploi des signes syllabiques, de l’autre, pouvaient prêter à confusion. Ainsi le mot serpent et le mot œil s'écrivent par les mêmes signes phonétiques. Les Égyptiens ont résolu le problème d’une ma nière fort élégante. A côté des signes destinés à l'oreille, ils ont placé des signes destinés seulement aux yeux. A la lin de chaque phrase, et quelquefois à chaque mot, un signe symbolique vient expliquera quel genre d’idée se rapportent le mot et la phrase. xo ÎÜVl(Xa>a W. P'i COÀMC ù^x. g h AOwAn/V} Ainsi voici un signe Llil © , qui se lit Sba-it, la saison de l’inondation. Or, les deux premiers signes seuls se lisent, ils sont seuls phonétiques; le dernier signe qui représente le Soleil ne se lit pas,
2LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 213 il se regarde, il indique que le mot sba-it a un rap port quelconque avec le temps symbolisé par le Soleil. Voici le signe, Mer, qui, phonétiquement, se lit tou jours de même et qui a une foule de sens indiqués par des déterminatifs placés à la fin du mot. (Koir le Tableau précédent,) Les déterminatifs ont pour but de distinguer les divers sens d'une même racine. Ce sont des signes que l’on place après la partie phonétique d’un mot, et dont la ligure sert à rappeler immédiatement à l'esprit la nuance spéciale exprimée par le mot. Ba, signifiant buisson, est déterminé par un groupe de fleurs. Le même mot, signifiant âme, est déterminé par un oiseau à tête humaine, forme sous laquelle les 9 Egyptiens représentaient l'âme. Dans le sens de peau de panthère, Pa s’écrit avec une peau de panthère ; Signifiant huile, il est déterminé par un vase; Signifiant sarcler, par un hoyau. Les déterminatifs ne modifient en rien la sonorité des mots, ils agissent sur la vue du lecteur, et non sur l’oreille de l’auditeur. LES HIÉROGLYPHES SYMBOLIQUES Les caractères symboliques servent principalement à exprimer les idées abstraites qu’il n’était possible de rendre que par des images conventionnelles ou allégoriques.
3214 L’INITIATION Les caractères symboliques sont donc, le plus souvent, des caractères figuratifs détournés de leur sens primitif et plus ou moins modifiés. Grâce à la perfection que les Egyptiens avaient atteinte dans l’art de dessiner les hiéroglyphes et à la richesse des renseignements fournis par des monuments écrits s’échelonnant sur un espace de quarante siècles, on peut saisir, mieux que dans aucune autre langue, les procédés au moyen desquels on a tiré les symboles des images et en suivre les transformations succes sives. Le procédé le plus simple et le plus frequent con siste à prendre l’abstrait pour le concret : un homme à genoux, les mains levées, rendra l’idée d’ado ration; une lampe suspendue au plafond, ou une étoile au ciel, T. l’idée de nuit et d’obscurité. Mais souvent le rapport est plus complexe. Tantôt on forme les symboles en prenant la cause pour l’effet, par exemple le disque du Soleil pour l’idée de jour, tantôt encore on les forme par métaphore : l’abeille désigne le roi ; un têtard, des centaines de mille ; ou bien par énigmes, c’est-à-dire par des méta phores dans lesquelles le rapport entre le signe et l’idée est très éloigné, quelquefois même purement conventionnel : la plume d’autruche rend l'idée de justice, parce que toutes les plumes des ailes de cet animal sont égales. Un même signe peut donner naissance à plusieurs catégories de symboles : ainsi (1) Ph„ Berger, op. cit., p. 95.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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