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1LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 201 conséquent, une prononciation toujours régulière ment la même — eut fini par s’attacher à ces signes, qu'on put songer à les employer uniquement pour les sons qu'ils représentaient, sans plus tenir compte de leur sens originel. Le signe devint alors la syllabe sa: j la syllabe ouadj ; la syllabe seh. Enfin un certain nombre de ces signes furent choisis pour représenter les lettres de l’alphabet. A ce mo ment l’emploi de l'écriture était déjà général, et l’on avait fini, à force de progrès, par sentir la nécessité de créer les lettres. Tandis que les signes idéographiques et sylla biques avaient été armés d une manière logique et progressive, les signes alphabétiques, au contraire, furent formés d'une façon toute conventionnelle, et furent certainement l’œuvre d’un congrès de savants qui se réunit au commencement de l’Ancien Empire. On prit un certain nombre de signes représentant des objets partout connus, et on décida qu’ils ne seraient jamais employés qu'avec une valeur alpha bétique, valeur tirée de la première lettre qui dési gnait ce mot en égyptien. Un aigle se dit akbem, l’aigle devint la lettre a ; Une bouche se dit rou, la bouche <=> devint la I lettre r; Un verrou se dit ses. Le verrou —- devint la lettre s; Une main se dit doud, —* lettre d. la main devint la
2202 l’initiation Les déterminatifs ne vinrent que plus tard pour distinguer les uns des autres les homonymes. « Dans le sens métaphorique ou symbolique, les signes s’interprètent de trois manières différentes : Selon la première, la métaphore s’interprète par le nom propre d’une chose conformément à Limita tion de ce nom (par le signe). Selon la deuxième, le signe s'interprète d’une manière qui se rapproche de la métaphore. Dans la troisième, le signe s’interprète clairement par un autre objet, en raison de certains rapports allusifs (i). » L'ALPHABET EGYPTIEN On trouve plusieurs types d’alphabets égyptiens. Dans les anciennes éditions certains caractères, déter minés depuis comme syllabiques, sont graphiés comme syllabiques simples. Nous avons reproduit ci-dessous l’alphabet de M. Berger, issu des travaux de Champollion. Il est (i) Saint Clément, traduction de Brière. LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 203 très clair pour les débutants. Nous avons établi ses rapports avec l’hébreu pour les Kabbalistes et les étudiants de l’archéomètre. Alphabet hiéroglyphique des as signes et alphabet hébraïque 1 X A 1 et A ou À k il * • A ou A F 9 1 U " b Î D ; V U S W ou F Ka 2«V î P g Ë P M Y *= 1 X j K bo - ¿JJ 1 s R-L <=> -A*. b" n H ra n H ou H' 1 ÿjo ° J X tu K« 0 Ce 0 S - P Sot Ui è, S‘, Sh ■K QED loj < Co Q A 3 G ou K D K — J U T K n D ou T » J-*” lû - n T, Ts. Dj
3204 L'INITIATION SIGNES SYLLABIQUES L’emploi des signes alphabétiques simples, ou signes, pour chaque lettre d’un mot a bientôt paru long et se prêtant peu aux applications artistiques. Au lieu d’écrire H.O.M. en trois signes, on en vint bientôt à l’emploi des signes syllabiques, c’està-dire que deux signes de lettres simples se combi nent pour former un seul signe nouveau, ou qu’un nouveau dessin vient remplacer le son de deux lettres combinées ensemble. Si nous avons à écrire Pa en signes simples, nous écrirons P un carré g , et a un aigle ; pour aller plus vite, un oiseau volant les ailes éployées remplace par un seul signe les deux signes pré cédents et se lit Pa. Mes, formé de deux lettres, M et S —" , est remplacé par le signe 3E= unique. Nefer, formé de signes N F *— et R*=^, S est remplacé par ce seul signe +*-©, qui se lit Nefer à lui seul. Kepar, K.P.R, formé de trois signes , est rem placé par une seule image : Il est donc indispensable, pour ceux qui veulent lire à peu près les signes hiéroglyphiques, d’avoir dans la mémoire ou sous les yeux, à côté des vingt et un signes alphabétiques simples, les images des cent vingt signes syllabiques. Nous allons donner plus loin une table de ces signes avec les caractères alphabétiques de notre langue en regard. lecture de l’alphabet HIÉROGLYPHIQUE 205
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 201 conséquent, une prononciation toujours régulière ment la même — eut fini par s’attacher à ces signes, qu'on put songer à les employer uniquement pour les sons qu'ils représentaient, sans plus tenir compte de leur sens originel. Le signe devint alors la syllabe sa: j la syllabe ouadj ; la syllabe seh. Enfin un certain nombre de ces signes furent choisis pour représenter les lettres de l’alphabet. A ce mo ment l’emploi de l'écriture était déjà général, et l’on avait fini, à force de progrès, par sentir la nécessité de créer les lettres. Tandis que les signes idéographiques et sylla biques avaient été armés d une manière logique et progressive, les signes alphabétiques, au contraire, furent formés d'une façon toute conventionnelle, et furent certainement l’œuvre d’un congrès de savants qui se réunit au commencement de l’Ancien Empire. On prit un certain nombre de signes représentant des objets partout connus, et on décida qu’ils ne seraient jamais employés qu'avec une valeur alpha bétique, valeur tirée de la première lettre qui dési gnait ce mot en égyptien. Un aigle se dit akbem, l’aigle devint la lettre a ; Une bouche se dit rou, la bouche <=> devint la I lettre r; Un verrou se dit ses. Le verrou —- devint la lettre s; Une main se dit doud, —* lettre d. la main devint la
2202 l’initiation Les déterminatifs ne vinrent que plus tard pour distinguer les uns des autres les homonymes. « Dans le sens métaphorique ou symbolique, les signes s’interprètent de trois manières différentes : Selon la première, la métaphore s’interprète par le nom propre d’une chose conformément à Limita tion de ce nom (par le signe). Selon la deuxième, le signe s'interprète d’une manière qui se rapproche de la métaphore. Dans la troisième, le signe s’interprète clairement par un autre objet, en raison de certains rapports allusifs (i). » L'ALPHABET EGYPTIEN On trouve plusieurs types d’alphabets égyptiens. Dans les anciennes éditions certains caractères, déter minés depuis comme syllabiques, sont graphiés comme syllabiques simples. Nous avons reproduit ci-dessous l’alphabet de M. Berger, issu des travaux de Champollion. Il est (i) Saint Clément, traduction de Brière. LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 203 très clair pour les débutants. Nous avons établi ses rapports avec l’hébreu pour les Kabbalistes et les étudiants de l’archéomètre. Alphabet hiéroglyphique des as signes et alphabet hébraïque 1 X A 1 et A ou À k il * • A ou A F 9 1 U " b Î D ; V U S W ou F Ka 2«V î P g Ë P M Y *= 1 X j K bo - ¿JJ 1 s R-L <=> -A*. b" n H ra n H ou H' 1 ÿjo ° J X tu K« 0 Ce 0 S - P Sot Ui è, S‘, Sh ■K QED loj < Co Q A 3 G ou K D K — J U T K n D ou T » J-*” lû - n T, Ts. Dj
3204 L'INITIATION SIGNES SYLLABIQUES L’emploi des signes alphabétiques simples, ou signes, pour chaque lettre d’un mot a bientôt paru long et se prêtant peu aux applications artistiques. Au lieu d’écrire H.O.M. en trois signes, on en vint bientôt à l’emploi des signes syllabiques, c’està-dire que deux signes de lettres simples se combi nent pour former un seul signe nouveau, ou qu’un nouveau dessin vient remplacer le son de deux lettres combinées ensemble. Si nous avons à écrire Pa en signes simples, nous écrirons P un carré g , et a un aigle ; pour aller plus vite, un oiseau volant les ailes éployées remplace par un seul signe les deux signes pré cédents et se lit Pa. Mes, formé de deux lettres, M et S —" , est remplacé par le signe 3E= unique. Nefer, formé de signes N F *— et R*=^, S est remplacé par ce seul signe +*-©, qui se lit Nefer à lui seul. Kepar, K.P.R, formé de trois signes , est rem placé par une seule image : Il est donc indispensable, pour ceux qui veulent lire à peu près les signes hiéroglyphiques, d’avoir dans la mémoire ou sous les yeux, à côté des vingt et un signes alphabétiques simples, les images des cent vingt signes syllabiques. Nous allons donner plus loin une table de ces signes avec les caractères alphabétiques de notre langue en regard. lecture de l’alphabet HIÉROGLYPHIQUE 205
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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