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1198 l’initiation un seul et même signe que nous allons étudier plus loin. Disons tout de suite que les Egyptiens accompagnaientchaque groupe de signes, destinés à parler aux oreilles ou phonétiques, d'autres signes destinés à être vus et non prononcés. Ces signes, placés à la fin des phrases ou des mots, permettaient de ne pas se tromper en cas de prononciation pareille de plu sieurs mots et d’éviter ainsi une foule de confusions. —Ces signes, appelés déterminatifs ou symboliques, sont d’un grand secours à beaucoup de points de vue. Aussi notre hiéroglyphe du mot homme n'aurait pas été complet sans être déterminé par le dessin d'un bonhomme placé à la fin dudit hiéroglyphe. Le geste fait par ce petit bonhomme indique, de plus, le sens spirituel de l’hiéroglyphe. f Ainsi les Egyptiens parlant à l’oreille, ils faisaient en même temps appel à la vue. Voici le nom de Cléopâtre dans un cartouche. Ce nom est terminé par le signe d’une lettre ~ et par un œuf Ces deux signes ne se prononcent pas. Ils indiquent seulement s'il s’agit ééune femme dans le cartouche. La lettre Ti est le signe du féminin, et l’œuf aussi. Si le lecteur^ a bien saisi ce qui précède, il comj prendra parfaitement les détails du tableau suivant établi d’après Loret.
2LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 199 HIÉROGLYPHES ÉGYPTIENS Sons (Phonétiques) ou Idées (Idéographiques) SONS (Signes Phonétiques) SIGNES ALPHABÉTIQUES (lettres) (21) SIGNES SYLLABIQUES (syllabes) (120 environ) un verrou un aigle à la place la croix Q des ansée | trois signes S A — A N ANK IDÉES (Signes Idéographiques) DÉTERMINATIFS aucun sens par eux-mêmes, dé terminent sens phrase. Spèciaux ne s’appliquent qu’à un nombre gx . très restreint de mots de même na ture. Peau de panthère Générait# s’appliquent à des j?x groupes de mots fort nombreux. H / j Arbre Diei FIGURATIFS i OU SYMBOLIQUES tiennent lieu de \ mots entiers. i Figuratifs > le mol rendent des i —Seshen idées suscep- gx . ' . lotus blanc tibles d’être retracées par le d°ssin. / remplacé par le signe Symboliques rendent des idées non sus- p . ceptiblesd’être retracées par le dessin. 1X1 le mot Noter “Dieu” remplacé par J
320û l’initiation Les signes égyptiens peuvent représenter des sons ou des idées. Les signes phonétiques, qui re présentent des sons, peuvent être ou alphabétiques ou syllabiques, selon qu’ils expriment des lettres ou des syllabes. Les signes idéographiques, qui représentent des idées, peuvent n’avoir aucun sens par eux-mêmes et servir seulement, lorsqu’on les place à la suite des signes phonétiques, à distinguer les différents sens d’un même son. Ce sont les signes déterminatifs. Enfin, ces signes idéographiques peuvent, à eux seuls, tenir lieu de mots entiers. Selon qu’ils servent à rendre des idées susceptibles ou non d’être retracées figurativement par le dessin, ils sont figuratifs ou symboliques (i). A l’origine (2) de la création du système hiérogly phique ce sont évidemment les signes figuratifs qui ont été imaginés les premiers, tels que sa, « oie », am, « barque ». Puis, ces signes ne se prêtant qu’à l’expression des idées matérielles, on a inventé les signes symboliques de manière à rendre les idées abstraites, comme: J oiiadj, « être vert », qui représente une tige de papyrus ; seh, (( réunir », qui représente deux haches attachées ensemble; • dou, « donner », qui représente une main apportant un pain conique ; <dTquem, «trouver», qui représente un oiseau découvrant des aliments et baissant la tête pour les manger. Ce ne fut que lorsque le sens définitif — et, par (1) Voir Loret, 17. (2) Loret, p. 18.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1198 l’initiation un seul et même signe que nous allons étudier plus loin. Disons tout de suite que les Egyptiens accompagnaientchaque groupe de signes, destinés à parler aux oreilles ou phonétiques, d'autres signes destinés à être vus et non prononcés. Ces signes, placés à la fin des phrases ou des mots, permettaient de ne pas se tromper en cas de prononciation pareille de plu sieurs mots et d’éviter ainsi une foule de confusions. —Ces signes, appelés déterminatifs ou symboliques, sont d’un grand secours à beaucoup de points de vue. Aussi notre hiéroglyphe du mot homme n'aurait pas été complet sans être déterminé par le dessin d'un bonhomme placé à la fin dudit hiéroglyphe. Le geste fait par ce petit bonhomme indique, de plus, le sens spirituel de l’hiéroglyphe. f Ainsi les Egyptiens parlant à l’oreille, ils faisaient en même temps appel à la vue. Voici le nom de Cléopâtre dans un cartouche. Ce nom est terminé par le signe d’une lettre ~ et par un œuf Ces deux signes ne se prononcent pas. Ils indiquent seulement s'il s’agit ééune femme dans le cartouche. La lettre Ti est le signe du féminin, et l’œuf aussi. Si le lecteur^ a bien saisi ce qui précède, il comj prendra parfaitement les détails du tableau suivant établi d’après Loret.
2LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 199 HIÉROGLYPHES ÉGYPTIENS Sons (Phonétiques) ou Idées (Idéographiques) SONS (Signes Phonétiques) SIGNES ALPHABÉTIQUES (lettres) (21) SIGNES SYLLABIQUES (syllabes) (120 environ) un verrou un aigle à la place la croix Q des ansée | trois signes S A — A N ANK IDÉES (Signes Idéographiques) DÉTERMINATIFS aucun sens par eux-mêmes, dé terminent sens phrase. Spèciaux ne s’appliquent qu’à un nombre gx . très restreint de mots de même na ture. Peau de panthère Générait# s’appliquent à des j?x groupes de mots fort nombreux. H / j Arbre Diei FIGURATIFS i OU SYMBOLIQUES tiennent lieu de \ mots entiers. i Figuratifs > le mol rendent des i —Seshen idées suscep- gx . ' . lotus blanc tibles d’être retracées par le d°ssin. / remplacé par le signe Symboliques rendent des idées non sus- p . ceptiblesd’être retracées par le dessin. 1X1 le mot Noter “Dieu” remplacé par J
320û l’initiation Les signes égyptiens peuvent représenter des sons ou des idées. Les signes phonétiques, qui re présentent des sons, peuvent être ou alphabétiques ou syllabiques, selon qu’ils expriment des lettres ou des syllabes. Les signes idéographiques, qui représentent des idées, peuvent n’avoir aucun sens par eux-mêmes et servir seulement, lorsqu’on les place à la suite des signes phonétiques, à distinguer les différents sens d’un même son. Ce sont les signes déterminatifs. Enfin, ces signes idéographiques peuvent, à eux seuls, tenir lieu de mots entiers. Selon qu’ils servent à rendre des idées susceptibles ou non d’être retracées figurativement par le dessin, ils sont figuratifs ou symboliques (i). A l’origine (2) de la création du système hiérogly phique ce sont évidemment les signes figuratifs qui ont été imaginés les premiers, tels que sa, « oie », am, « barque ». Puis, ces signes ne se prêtant qu’à l’expression des idées matérielles, on a inventé les signes symboliques de manière à rendre les idées abstraites, comme: J oiiadj, « être vert », qui représente une tige de papyrus ; seh, (( réunir », qui représente deux haches attachées ensemble; • dou, « donner », qui représente une main apportant un pain conique ; <dTquem, «trouver», qui représente un oiseau découvrant des aliments et baissant la tête pour les manger. Ce ne fut que lorsque le sens définitif — et, par (1) Voir Loret, 17. (2) Loret, p. 18.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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