Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1l’initîation 98 L’immobilisation de quoi que ce soit est donc contre nature. Par conséquent, il faut travailler : avec l’in telligence, avec le cœur, avec le corps ; ne vous refu sez à aucune dépense d’énergie ; n’accumulez pas pour les soleils et les dieux. La connaissance suit en nous le progrès de la sagesse : nous ne sommes donc tou jours conscients que de la partie du monde que nous pourrions être assez sages, si nous le voulions, pour diriger avec rectitude. Par suite, une formule de notre devoir qui embrasserait nos charges conscientes et inconscientes, serait de dire qu’il faut être toujours prêt à accomplir l’acte juste et opportun, quelque effort que cela puisse nous coûter. Etre prêt à subir le choc de la mort est le signe de cette maîtrise ; c’est pour cela que le Christchoisitl’exemple quel’on vient de voir. Et Sa parole est à comprendre littéralement lorsqu’il affirme « en vérité que le Seigneur établira * sur tout ce qu’il a, l’économe qu’il aura trouvé va- * quant avec fidélité à son intendance. » Le Père, en effet, ne nous demande que de Lui être'des intendants probes. La durée totale des incarnations d’une âme se chif frerait-elle, comme le disent aujourd’hui les Brahma nes, par des centaines de milliards d’années terres tres, — et cela n’est pas, parce que d’abord il n’y a qu'une seule âme qui reste présente du commence ment à la fin d’une création, et parce qu’ensuite les existences ayant lieu un peu partout, la durée du temps change avec les planètes où il est subi, — ce chiffre, qui dépasse notre compréhension, ne vaut pas un cen tième de seconde en face de l’éternité. Or, l’homme
2l’initiation CHRISTIQUE 99? qui se montre fidèle pendant ce clin d’œil divin, est fait ensuite libre, c’est-à-dire réellement, pratiquement, maître des créations futures et participant au Trésor de Lumière. Il a servi son Dieu pendant une duréeminuscule, son Dieu le sert à son tour tout au long; de l’éternité. Il ne s’agit donc pas pour l’homme de satisfaire sespropres désirs, de quelque nom pompeux que les sages de ce monde les habillent ; l’histoire de la mystique: conventuelle abonde en traits qui montrent que l’or gueil, la complaisance, Fauto-admiration engendrent des états extatiques et thaumaturgiques; le solitaire d’une tour d’ivoire n’est sage que pour la courte sagesse humaine. Il est tout logique que, plus on connaît dans sesdétails la volonté de son Maître, et plus on a reçu en dépôt de richesses, d’auxiliaires, de facultés, d’intel ligence, de volonté, plus on est responsable ; plus lemérite ou le démérite seront grands. Ainsi, comme on ne sait rien, ni sur soi-même ou sur les autres., que des apparences et des approximations, commetout ce que l’on sait faire peut être encore mieux fait, ij est prudent de prier avant chaque travail, avant: chaque acte, avant toute étude. On appelle ainsi cet Etre surhumain, venu sur terre et dans tous les plansde la vie terrestre, qui alluma Son feu régénérateur,, sépara la lumière de la ténèbre, et fut baptisé de ce> baptême unique, inédit, inimitable, qui est Sa propre: mort par holocauste. Appelons-le donc, à tout instant, à tout propos, par l’acte et par le désir, afin qu’il soit le véritable ouvrier
3100 l’initiation de notre œuvre, l’accent dans notre parole, le regard dans nos yeux, la vie dans tout notre être. Ce feu, dont nous parlions tout à l’heure devait être allumé par Jésus, modifie les courants généraux des mers fluidiques sur lesquelles nagent les mondes. Ainsi, l’Estet le Nord étaient, autrefois, les directions cardi nales bénéfiques et sacrées ; depuis le Christ c’est le Sud et l’Ouest qui ont reçu les propriétés des deux points précédents ; l’un comme centre des réalisations divines sur terre, l’autr^comme centre des réalisations humaines; mais les vingt siècles qui vont finir n’au ront été dans ce plan qu’une période de transforma tion dont les résultats ne seront nettement percep tibles que plus tard. *> * QUI SONT LES DISCIPLES Les Galiléens exécutés par ordre de Pilate, les dixhuit sur qui tomba la tour deSiloé. n’étaient pas, dit Jésus, plus grands pécheurs que le reste du peuple : parole dont certains prédicants terroristes devraient bien se souvenir. Il y a, en effet, une moyenne éthi que pour une collectivité donnée; très peu restent en deçà ou vont au delà ; c’est une raison pour être indulgents les uns envers les autres ; et pour se guérir de la manie cléricale de voir le doigt de Dieu, la co lère de Dieu, le châtiment de Dieu, dans toute catas trophe. Dieu nepunit jamais. Ce sont les hommes qui par certains actes provoquent des réactions climatéril'initiation CHRISTIQUE 10] ques, météorologiques, géologiques, des accidents, des épidémies ; mais c’est là un processus naturel, du même ordre que celui par lequel l’homme coléreux qui frappe sur une table peut se fouler le poignet. Jésus exprime bien d’ailleurs la longanimité du Ciel. Le figuier, c’est l’homme ; son propriétaire, c’est Dieu; le vigneron, c’est le Messie. L’homme ne donne pas le fruit qu’il devrait; il est stérile avec une ténacité et une obstination effrayantes ; mais le Christ intervient, et grâce à lui la Clémence du Père s’émeut, et de nouvelles existences nous sont accordées pour un amendement toujours possible. Nous avons déjà eu l’occasion de nous renseigner sur la doctrine de Jésus relative à l’observance étroite et superstitieuse du Sabbat. La nature des ma ladies qu’il guérit : paralysie et hydropisie, avait d’ail leurs un certain rapport avec le 7. Mais obéir aux lois est bien plus sûr que d’en instituer. C’est pourquoi on doit donner une extrême attention à sa conduite ; car tout le monde est un peu législateur, de plus ou moins vaste envergure, et tout le monde a une ten dance innée à imposer au voisin sa fantaisie, sa ma nière de voir, pour prendre commodément ses aises. Il faut donc surveiller cela, apprendre à se gêner, chercher cette porte étroite par où peuvent passer ceux-là seuls qui furent humbles et charitables. Sans quoi, au jugement de la race, nous serions laissés hors de la maison du Seigneur, c’est-à-dire hors de la planète, ou du continent où son règne sera établi ; alors toute supplication sera veine. Aucune religion ne donne avec certitude le privL
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initîation 98 L’immobilisation de quoi que ce soit est donc contre nature. Par conséquent, il faut travailler : avec l’in telligence, avec le cœur, avec le corps ; ne vous refu sez à aucune dépense d’énergie ; n’accumulez pas pour les soleils et les dieux. La connaissance suit en nous le progrès de la sagesse : nous ne sommes donc tou jours conscients que de la partie du monde que nous pourrions être assez sages, si nous le voulions, pour diriger avec rectitude. Par suite, une formule de notre devoir qui embrasserait nos charges conscientes et inconscientes, serait de dire qu’il faut être toujours prêt à accomplir l’acte juste et opportun, quelque effort que cela puisse nous coûter. Etre prêt à subir le choc de la mort est le signe de cette maîtrise ; c’est pour cela que le Christchoisitl’exemple quel’on vient de voir. Et Sa parole est à comprendre littéralement lorsqu’il affirme « en vérité que le Seigneur établira * sur tout ce qu’il a, l’économe qu’il aura trouvé va- * quant avec fidélité à son intendance. » Le Père, en effet, ne nous demande que de Lui être'des intendants probes. La durée totale des incarnations d’une âme se chif frerait-elle, comme le disent aujourd’hui les Brahma nes, par des centaines de milliards d’années terres tres, — et cela n’est pas, parce que d’abord il n’y a qu'une seule âme qui reste présente du commence ment à la fin d’une création, et parce qu’ensuite les existences ayant lieu un peu partout, la durée du temps change avec les planètes où il est subi, — ce chiffre, qui dépasse notre compréhension, ne vaut pas un cen tième de seconde en face de l’éternité. Or, l’homme
2l’initiation CHRISTIQUE 99? qui se montre fidèle pendant ce clin d’œil divin, est fait ensuite libre, c’est-à-dire réellement, pratiquement, maître des créations futures et participant au Trésor de Lumière. Il a servi son Dieu pendant une duréeminuscule, son Dieu le sert à son tour tout au long; de l’éternité. Il ne s’agit donc pas pour l’homme de satisfaire sespropres désirs, de quelque nom pompeux que les sages de ce monde les habillent ; l’histoire de la mystique: conventuelle abonde en traits qui montrent que l’or gueil, la complaisance, Fauto-admiration engendrent des états extatiques et thaumaturgiques; le solitaire d’une tour d’ivoire n’est sage que pour la courte sagesse humaine. Il est tout logique que, plus on connaît dans sesdétails la volonté de son Maître, et plus on a reçu en dépôt de richesses, d’auxiliaires, de facultés, d’intel ligence, de volonté, plus on est responsable ; plus lemérite ou le démérite seront grands. Ainsi, comme on ne sait rien, ni sur soi-même ou sur les autres., que des apparences et des approximations, commetout ce que l’on sait faire peut être encore mieux fait, ij est prudent de prier avant chaque travail, avant: chaque acte, avant toute étude. On appelle ainsi cet Etre surhumain, venu sur terre et dans tous les plansde la vie terrestre, qui alluma Son feu régénérateur,, sépara la lumière de la ténèbre, et fut baptisé de ce> baptême unique, inédit, inimitable, qui est Sa propre: mort par holocauste. Appelons-le donc, à tout instant, à tout propos, par l’acte et par le désir, afin qu’il soit le véritable ouvrier
3100 l’initiation de notre œuvre, l’accent dans notre parole, le regard dans nos yeux, la vie dans tout notre être. Ce feu, dont nous parlions tout à l’heure devait être allumé par Jésus, modifie les courants généraux des mers fluidiques sur lesquelles nagent les mondes. Ainsi, l’Estet le Nord étaient, autrefois, les directions cardi nales bénéfiques et sacrées ; depuis le Christ c’est le Sud et l’Ouest qui ont reçu les propriétés des deux points précédents ; l’un comme centre des réalisations divines sur terre, l’autr^comme centre des réalisations humaines; mais les vingt siècles qui vont finir n’au ront été dans ce plan qu’une période de transforma tion dont les résultats ne seront nettement percep tibles que plus tard. *> * QUI SONT LES DISCIPLES Les Galiléens exécutés par ordre de Pilate, les dixhuit sur qui tomba la tour deSiloé. n’étaient pas, dit Jésus, plus grands pécheurs que le reste du peuple : parole dont certains prédicants terroristes devraient bien se souvenir. Il y a, en effet, une moyenne éthi que pour une collectivité donnée; très peu restent en deçà ou vont au delà ; c’est une raison pour être indulgents les uns envers les autres ; et pour se guérir de la manie cléricale de voir le doigt de Dieu, la co lère de Dieu, le châtiment de Dieu, dans toute catas trophe. Dieu nepunit jamais. Ce sont les hommes qui par certains actes provoquent des réactions climatéril'initiation CHRISTIQUE 10] ques, météorologiques, géologiques, des accidents, des épidémies ; mais c’est là un processus naturel, du même ordre que celui par lequel l’homme coléreux qui frappe sur une table peut se fouler le poignet. Jésus exprime bien d’ailleurs la longanimité du Ciel. Le figuier, c’est l’homme ; son propriétaire, c’est Dieu; le vigneron, c’est le Messie. L’homme ne donne pas le fruit qu’il devrait; il est stérile avec une ténacité et une obstination effrayantes ; mais le Christ intervient, et grâce à lui la Clémence du Père s’émeut, et de nouvelles existences nous sont accordées pour un amendement toujours possible. Nous avons déjà eu l’occasion de nous renseigner sur la doctrine de Jésus relative à l’observance étroite et superstitieuse du Sabbat. La nature des ma ladies qu’il guérit : paralysie et hydropisie, avait d’ail leurs un certain rapport avec le 7. Mais obéir aux lois est bien plus sûr que d’en instituer. C’est pourquoi on doit donner une extrême attention à sa conduite ; car tout le monde est un peu législateur, de plus ou moins vaste envergure, et tout le monde a une ten dance innée à imposer au voisin sa fantaisie, sa ma nière de voir, pour prendre commodément ses aises. Il faut donc surveiller cela, apprendre à se gêner, chercher cette porte étroite par où peuvent passer ceux-là seuls qui furent humbles et charitables. Sans quoi, au jugement de la race, nous serions laissés hors de la maison du Seigneur, c’est-à-dire hors de la planète, ou du continent où son règne sera établi ; alors toute supplication sera veine. Aucune religion ne donne avec certitude le privL
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.