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1Il y a donc tout lieu de croire que c’est au Moyen Age, et non pas après que la Maçonnerie eut com mencé à décliner, que les Philosophes, devenant libres-maçons, ont introduit dans la Maçonnerie leur symbolisme. fEvidemment ces nouveaux venus n'ont pas dû rapporter des symboles dont ils n’auraient pas com pris le sens. Évidemment, ils n’ont pas dû les ré véler à des ouvriers peu aptes à les comprendre. Quand donc, afin d’assurer l’existence à leur asso ciation, les Philosophes formèrent et formulèrentl’enseignement maçonnique que nous connaissons, et confièrent leurs vieux symboles à la garde des Loges, il est bien clair qu’ils ont du garder pour eux-mêmes le sens philosophique de ces symboles, en donnant aux ouvriers la seule explication morale qu’ils pou vaient saisir. Telle est la raison pour laquelle l’ignorance pré vaut encore dans la plupart de nos Loges, où la lettre a le pas sur l'esprit. Considérez, par exemple, le 47e problème que l’on voit parmi nos symboles. Nulle explication : ce n’est donc plus un symbole. Il eut pourtant un sens pro fond pour Pythagore, et nous savons ce qu’il était, parle Gâthâs du Zend-Avesta. Mais Plutarque ne l’a pas su. Ce sens était déjà perdu de son temps et l’ex plication qu’il en donne est aussi sotte qu’insigni fiante.
2DES SYMBOLES ET DE LEURS SENS 205 Voyez maintenant les nombres 3 et 4, qui consti tuent le nombre 7. Les Philosophes hermétiques se servent du 4, représenté par le carré, pour symbo liser la terre, ou la nature, ou les 4 éléments, feu, air, terre et eau. Mais, pour Zarathrustra, 4 représen tait, comme les 4 bras de la croix, les 4 énergies masculines de la Divinité, c’est-à-dire la Sagesse Divine, le Mot Divin, la Puissance Divine et la Souveraineté Divine; et 3, les Potentialités féminines de la Divinité à travers la nature, c'est-à-dire le Désir de propager, la l'orceou Virilité et la vitalité. Le fait que le sens de beaucoup de symboles ait été inconnu de la masse des Maçons ne prouve pas qu’ils l’ont possédé et qu’ils l'ont perdu. Il est plus raisonnable de penser qu'ils ne l’ont jamais connu, parce qu'ils étaient incapables de le pénétrer, et que, lorsque les symboles firent partie des degrés maçonniques, l’explication qu’on en donna fut seulement celle que nous avons aujourd’hui et qui en masque une autre, à laquelle, bien certainement, n’ont pas songé les FF.'. Dupuyet Volney. J’ai dit tout à l’heure qu’entre le petit nombre et le grand nombre le sens des symboles différait, et, à ce sujet, j’ai donné comme preuve la préface d’un livre écrit, en 1721, parle F.'. Robert Samber. J’y arrive. Tous ceux qui, parmi vous, s’occupent d’occultisme, savent que le nom de Philalèthes, adopté plus tard par un Rite maçonnique fondé à Paris, fut mis en usage, comme nom de plume collectif, par une longue série de philosophes hermétiques.
3Ainsi Eugenius Philalèthes a été le pseudonyme du célèbre Thomas Vaughan; Eireneus Philalèthes, celui de Georges Starkey ; Irenaeus Philalèthes, celui de William Spang, de Burckhard, de Louis Du moulin, de Samuel Prypkowski, etc. Eh bien, en 1722, juste une année avant la publica tion des premières Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre parut à Londres, sous la signature Eugenius Philalèthes junior, Membre de la Société Royale, un petit opuscule intitulé «Long Livers», Dédié au Grand-Maître, Maîtres, Surveillants et Frères de la Très Ancienne et Très Honorable Fra ternité des Francs-Maçons de Grande-Bretagne et alrlande. Ceci est d’une très grande importance, comme vous ailez le voir, car Eugenius Philalèthes junior,n’était autre qu’un écrivain assez connu, le F Robert Samber, membre de la Société Royale et intimement lié avec le F duc de Montagne, Grand-Maître de la Grande Loge d’Angleterre, auquel, d'ailleurs, il a donné dans un autre de ses écrits signé de son nom réelle titre de « meilleur des maîtres, meilleur des amis et meilleur des bienfaiteurs ». . Dans la préface de son livre dédié au Grand-Maître, son ami, voici donc comment s’exprimait le Philo sophe hermétique Eugenius Philalèthes, autrement dit F.-. Robert Samber : « Hommes, Frères, « Je m’adresse à vous de cette manière, parcequ’elle est le véritable langage de la Fraternité, et parce que
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Il y a donc tout lieu de croire que c’est au Moyen Age, et non pas après que la Maçonnerie eut com mencé à décliner, que les Philosophes, devenant libres-maçons, ont introduit dans la Maçonnerie leur symbolisme. fEvidemment ces nouveaux venus n'ont pas dû rapporter des symboles dont ils n’auraient pas com pris le sens. Évidemment, ils n’ont pas dû les ré véler à des ouvriers peu aptes à les comprendre. Quand donc, afin d’assurer l’existence à leur asso ciation, les Philosophes formèrent et formulèrentl’enseignement maçonnique que nous connaissons, et confièrent leurs vieux symboles à la garde des Loges, il est bien clair qu’ils ont du garder pour eux-mêmes le sens philosophique de ces symboles, en donnant aux ouvriers la seule explication morale qu’ils pou vaient saisir. Telle est la raison pour laquelle l’ignorance pré vaut encore dans la plupart de nos Loges, où la lettre a le pas sur l'esprit. Considérez, par exemple, le 47e problème que l’on voit parmi nos symboles. Nulle explication : ce n’est donc plus un symbole. Il eut pourtant un sens pro fond pour Pythagore, et nous savons ce qu’il était, parle Gâthâs du Zend-Avesta. Mais Plutarque ne l’a pas su. Ce sens était déjà perdu de son temps et l’ex plication qu’il en donne est aussi sotte qu’insigni fiante.
2DES SYMBOLES ET DE LEURS SENS 205 Voyez maintenant les nombres 3 et 4, qui consti tuent le nombre 7. Les Philosophes hermétiques se servent du 4, représenté par le carré, pour symbo liser la terre, ou la nature, ou les 4 éléments, feu, air, terre et eau. Mais, pour Zarathrustra, 4 représen tait, comme les 4 bras de la croix, les 4 énergies masculines de la Divinité, c’est-à-dire la Sagesse Divine, le Mot Divin, la Puissance Divine et la Souveraineté Divine; et 3, les Potentialités féminines de la Divinité à travers la nature, c'est-à-dire le Désir de propager, la l'orceou Virilité et la vitalité. Le fait que le sens de beaucoup de symboles ait été inconnu de la masse des Maçons ne prouve pas qu’ils l’ont possédé et qu’ils l'ont perdu. Il est plus raisonnable de penser qu'ils ne l’ont jamais connu, parce qu'ils étaient incapables de le pénétrer, et que, lorsque les symboles firent partie des degrés maçonniques, l’explication qu’on en donna fut seulement celle que nous avons aujourd’hui et qui en masque une autre, à laquelle, bien certainement, n’ont pas songé les FF.'. Dupuyet Volney. J’ai dit tout à l’heure qu’entre le petit nombre et le grand nombre le sens des symboles différait, et, à ce sujet, j’ai donné comme preuve la préface d’un livre écrit, en 1721, parle F.'. Robert Samber. J’y arrive. Tous ceux qui, parmi vous, s’occupent d’occultisme, savent que le nom de Philalèthes, adopté plus tard par un Rite maçonnique fondé à Paris, fut mis en usage, comme nom de plume collectif, par une longue série de philosophes hermétiques.
3Ainsi Eugenius Philalèthes a été le pseudonyme du célèbre Thomas Vaughan; Eireneus Philalèthes, celui de Georges Starkey ; Irenaeus Philalèthes, celui de William Spang, de Burckhard, de Louis Du moulin, de Samuel Prypkowski, etc. Eh bien, en 1722, juste une année avant la publica tion des premières Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre parut à Londres, sous la signature Eugenius Philalèthes junior, Membre de la Société Royale, un petit opuscule intitulé «Long Livers», Dédié au Grand-Maître, Maîtres, Surveillants et Frères de la Très Ancienne et Très Honorable Fra ternité des Francs-Maçons de Grande-Bretagne et alrlande. Ceci est d’une très grande importance, comme vous ailez le voir, car Eugenius Philalèthes junior,n’était autre qu’un écrivain assez connu, le F Robert Samber, membre de la Société Royale et intimement lié avec le F duc de Montagne, Grand-Maître de la Grande Loge d’Angleterre, auquel, d'ailleurs, il a donné dans un autre de ses écrits signé de son nom réelle titre de « meilleur des maîtres, meilleur des amis et meilleur des bienfaiteurs ». . Dans la préface de son livre dédié au Grand-Maître, son ami, voici donc comment s’exprimait le Philo sophe hermétique Eugenius Philalèthes, autrement dit F.-. Robert Samber : « Hommes, Frères, « Je m’adresse à vous de cette manière, parcequ’elle est le véritable langage de la Fraternité, et parce que
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