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1ü.i SYMBOLES ET DE LEURS SENS i(j5 « Le seul but de la religion, a dit le F.*. Priestley, est de rendre les hommes meilleurs afin de les rendre plus heureux. » A cela, le F.-. Volney a répondu : « 11 n’v a réellement dans le monde que deux religions : celle du bon sens et de la bienfaisance, et cclic de la malice et de l’hypocrisie. » Si Volney avait donné quelque attention à l’his toire des religions et en particulier à l’histoire des premiers temps du christianisme, il n’aurait pas parlé ainsi, et il ne serait pas venu dire, comme le F.'. Dupuy l’a dit dans son Origine de tous les cultes, que la religion était une folie et une monstruosité. Pour démontrer cela, ces deux écrivains ne se sont pas attardés à examiner les doctrines , ils se sont con tentés de gratter un peu l’écorce des symboles, et en opérant ce grattage ils sont arrivés à découvrir que le Vichnou des Indiens n’était que l’un des mille em blèmes du soleil en Égypte, et que les incarnations de ce dieu en poisson, en sanglier, en lion, en tortue, etc., n’étaient que les métamorphoses de l’astre radieux passant successivement dans les signes des douze ani maux. Le taureau japonais qui brise l’œuf du monde n’était que celui du ciel qui, jadis, ouvrait l’âge de la création, l’équinoxe du printemps. Ce taureau, c’était encore l’animal qui, sous le nom de Bœuf Apis, était adoré en Égypte, et que les Juifs adorèrent aussi dans l’idole du Veau d'Or. Ce taureau, c’était également celui qui, sacrifié dans les mystères de Mithra, versait un sang fécond pour le monde.
2C’était également le bœuf de l’Apocalypse, avec ses ailes, symbole de l’air; et VAgneau des chrétiens, comme le taureau de Mil'initiation 196 thra, immolé pour le salut du monde, n’était toujours que le même soleil au signe du Bélier céleste, lequel dans un âge postérieur, ouvre à son tour l’équinoxe, délivre le monde du règne du mal, c’est-à-dire de la constellation du serpent, de cette grande couleuvre, mère de l’hiver et emblème de l’Arhimane, le Satan des Perses. Enfin, toute la base des systèmes religieux était le culte du soleil. C’était le soleil qui,sous le nom d’Orus, ou de Jésus, naissait au solstice d’hiver, dans les bras de la vierge céleste. C’était le soleil qui, sous le nom d'Osiris, présenté par Typhon et les tyrans de l'air, était mis à mort, renfermé dans un obscur tombeau, emblème de l’hémisphère d’hiver, et qui, ensuite, se relevant de la zone inférieure, vers le point culminant des cieux, ressuscitait, vainqueur des géants et des anges destructeurs. La tonsure du prêtre catholique n’était que le disque du soleil, l'étole son zodiaque, le chapelet l’emblème des astres et des planètes. La mitre, la crosse, le manteau des pontifes et des prélats, n’étaient que ceux d’Osiris. La croix chrétienne, était celle de Sérapis, tracée par la main des prêtres égyptiens sur le plan d’un monde figuré, et cette croix, passant par les équinoxes et les tropiques, devenait, comme l’autre, l’emblème de la vie future et de la résurrection. Les 12 travaux dTIercule, les 12 tribus d’Israël, les 12 apôtres, tout cela, c’était encore les 12 signes du zodiaque, les 12 mois de l’année, les 12 heures de la journée. C’est ainsi qu’à grands coups d’érudition, les FF.*. Dupuy et Volney ont cru démontrer la folie et
3DES SYMBOLES ET DE LEURS SENS IÇ7 la monstruosité des religions en les rattachant toutes au culte du soleil : or, ils ne se sont pas aperçus qu’en s'évertuant à donner aux religions une commune origine, ils montraient par cela meme que leurs fon dateurs avaient tous lu dans le même livre de la na ture — ce livre admirable qu’il n’est pas donné à tout le monde de comprendre, et dans lequel Saint-Yves d’Alveydre a su découvrir l’absolu, en même temps que la base scientifique de son Archéomètre. C’est une faute bien grave, quand on interprète mal le symbolisme d'une religion quelconque, que de la décrier au moyen de cette interprétation, de la con vertir en folie ou en monstruosité, et de lui attribuer ensuite tous les maux du genre humain. Si, par toute la terre, on s’est souvent servi des re ligions pour faire le mal, il n’en est pas moins vrai qu’elles ont été instituées pour faire le bien, et qu’au cune d’elles n’enseigne ce qui est tenu pour mauvais par la conscience humaine. C’est donc une grande inconséquence que de leur reprocher d’avoir répandu le sang, alors qu’elles défendent précisément le meur tre. Les troubles qui ont désolé et désolent encore la terre ne sont nés que de la loi du plus fort, et quand l’orgueil, l'intérêt, l'égoïsme, l’envie de jouir, sont devenus des motifs de faire fortune et la base de toutes les conditions humaines. Comment donc accu ser les religions précisément de ce qui n’aurait pas lieu, si leurs principes étaient gravés profondément dans tous les cœurs ? Quant à la malice et à l’hypocrisie, dont le F.’. Volney a fait une religion, elles sont justement les armes
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ü.i SYMBOLES ET DE LEURS SENS i(j5 « Le seul but de la religion, a dit le F.*. Priestley, est de rendre les hommes meilleurs afin de les rendre plus heureux. » A cela, le F.-. Volney a répondu : « 11 n’v a réellement dans le monde que deux religions : celle du bon sens et de la bienfaisance, et cclic de la malice et de l’hypocrisie. » Si Volney avait donné quelque attention à l’his toire des religions et en particulier à l’histoire des premiers temps du christianisme, il n’aurait pas parlé ainsi, et il ne serait pas venu dire, comme le F.'. Dupuy l’a dit dans son Origine de tous les cultes, que la religion était une folie et une monstruosité. Pour démontrer cela, ces deux écrivains ne se sont pas attardés à examiner les doctrines , ils se sont con tentés de gratter un peu l’écorce des symboles, et en opérant ce grattage ils sont arrivés à découvrir que le Vichnou des Indiens n’était que l’un des mille em blèmes du soleil en Égypte, et que les incarnations de ce dieu en poisson, en sanglier, en lion, en tortue, etc., n’étaient que les métamorphoses de l’astre radieux passant successivement dans les signes des douze ani maux. Le taureau japonais qui brise l’œuf du monde n’était que celui du ciel qui, jadis, ouvrait l’âge de la création, l’équinoxe du printemps. Ce taureau, c’était encore l’animal qui, sous le nom de Bœuf Apis, était adoré en Égypte, et que les Juifs adorèrent aussi dans l’idole du Veau d'Or. Ce taureau, c’était également celui qui, sacrifié dans les mystères de Mithra, versait un sang fécond pour le monde.
2C’était également le bœuf de l’Apocalypse, avec ses ailes, symbole de l’air; et VAgneau des chrétiens, comme le taureau de Mil'initiation 196 thra, immolé pour le salut du monde, n’était toujours que le même soleil au signe du Bélier céleste, lequel dans un âge postérieur, ouvre à son tour l’équinoxe, délivre le monde du règne du mal, c’est-à-dire de la constellation du serpent, de cette grande couleuvre, mère de l’hiver et emblème de l’Arhimane, le Satan des Perses. Enfin, toute la base des systèmes religieux était le culte du soleil. C’était le soleil qui,sous le nom d’Orus, ou de Jésus, naissait au solstice d’hiver, dans les bras de la vierge céleste. C’était le soleil qui, sous le nom d'Osiris, présenté par Typhon et les tyrans de l'air, était mis à mort, renfermé dans un obscur tombeau, emblème de l’hémisphère d’hiver, et qui, ensuite, se relevant de la zone inférieure, vers le point culminant des cieux, ressuscitait, vainqueur des géants et des anges destructeurs. La tonsure du prêtre catholique n’était que le disque du soleil, l'étole son zodiaque, le chapelet l’emblème des astres et des planètes. La mitre, la crosse, le manteau des pontifes et des prélats, n’étaient que ceux d’Osiris. La croix chrétienne, était celle de Sérapis, tracée par la main des prêtres égyptiens sur le plan d’un monde figuré, et cette croix, passant par les équinoxes et les tropiques, devenait, comme l’autre, l’emblème de la vie future et de la résurrection. Les 12 travaux dTIercule, les 12 tribus d’Israël, les 12 apôtres, tout cela, c’était encore les 12 signes du zodiaque, les 12 mois de l’année, les 12 heures de la journée. C’est ainsi qu’à grands coups d’érudition, les FF.*. Dupuy et Volney ont cru démontrer la folie et
3DES SYMBOLES ET DE LEURS SENS IÇ7 la monstruosité des religions en les rattachant toutes au culte du soleil : or, ils ne se sont pas aperçus qu’en s'évertuant à donner aux religions une commune origine, ils montraient par cela meme que leurs fon dateurs avaient tous lu dans le même livre de la na ture — ce livre admirable qu’il n’est pas donné à tout le monde de comprendre, et dans lequel Saint-Yves d’Alveydre a su découvrir l’absolu, en même temps que la base scientifique de son Archéomètre. C’est une faute bien grave, quand on interprète mal le symbolisme d'une religion quelconque, que de la décrier au moyen de cette interprétation, de la con vertir en folie ou en monstruosité, et de lui attribuer ensuite tous les maux du genre humain. Si, par toute la terre, on s’est souvent servi des re ligions pour faire le mal, il n’en est pas moins vrai qu’elles ont été instituées pour faire le bien, et qu’au cune d’elles n’enseigne ce qui est tenu pour mauvais par la conscience humaine. C’est donc une grande inconséquence que de leur reprocher d’avoir répandu le sang, alors qu’elles défendent précisément le meur tre. Les troubles qui ont désolé et désolent encore la terre ne sont nés que de la loi du plus fort, et quand l’orgueil, l'intérêt, l'égoïsme, l’envie de jouir, sont devenus des motifs de faire fortune et la base de toutes les conditions humaines. Comment donc accu ser les religions précisément de ce qui n’aurait pas lieu, si leurs principes étaient gravés profondément dans tous les cœurs ? Quant à la malice et à l’hypocrisie, dont le F.’. Volney a fait une religion, elles sont justement les armes
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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