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1l’initiation 198 lui-même n’avait pas insisté pour expliquer que tout ce qu’il décrivait avec les formes de temps et d’es pace terrestres ne s'acomplissait sans aucun de ces facteurs en l’Absolu. Le Verbe peut venir manifester son Principe dans un point de l’espace sans cesser en rien d’être en FAbsolu, puisque ce point particulier se confond à tous moments avec lui-même. Claude de Saint-Mar tin a consacré bien des pages à montrer que l'homme de chair matérialisé par la chute de l’Adam Kadmon ne pouvait être réparé en son essence que par un Principe non humain venant se fondre avec sa nature. Et par cette fusion, le Principe accepte toutes les con ditions d'existence terrestre, y compris l'oubli du plan divin et l’angoisse de l’abandon du Père. Pour bien résoudre ce problème, il faudrait savoir si un seul corps physique suffit à la force et à l’activité d’un homme, et cela, nous ne le savons pas. Nous répon drons plus tard à l’objection tirée de l’histoire de Krishna, objection dont l’archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre montre toutes les clefs. A l’école de Lyon, le docteur Philippe a fait l’expé rience suivante pour montrer l’inanité du temps et de l’espace dans un certain plan : il a fait tirer un coup de fusil vers un arbre où il n’y avait rien et un oiseau qui se trouvait assez loin derrière le tireur a été at teint comme si on avait tiré dans le sens diamétrale ment opposé. Le même maître m’a permis, lors d’un de mes derniers voyages, de faire toucher à une jeune fille le front de sa sœur malade qui se trouvait à 2 ki lomètres de distance et de la guérir par ce procédé.
2JÉSUS DE NAZARETH ET iJÉSOTERISME 199 Cette action au loin est connue de beaucoup de ma gnétiseurs et c'est un pouvoir des plus rudimentaires. Sa théorie est seule intéressante pour le sujet qui nous occupe. ★ ¥ ¥ « Jésus a-t-il une existence métaphvsique ou est-il un Principe vivant et actuellement agissant par rapportà nosactions terrestresetà l'histoiredespeuples? Beaucoup de personnes se figurent le Verbe comme un Principe placé au-dessus des nuages, auquel en parle rarement en se mettant à genoux et en lui di sant des paroles qu’on récite par cœur sans les penser et surtout sans vérifier si elles correspondent bien à nos pensées. D'autres, fréquentant assidûment les églises, pensent qu’il a délégué, depuis sa venue sur terre, tous ses pouvoirs aux prêtres et particulièrement aux prêtres catholiques et que désobéir à ceux-ci, c’est désobéir à Dieu. Enfin, les esprits plus éclairés ad mettent bien une action du plan divin sur les bonnes actions et les bonnes pensées, mais ne vont pas plus loin. Le lecteur studieux devrait avoir commenté Tou- % vrage de Lacuria sur les Harmonies de l'Etre ex primées pa?' les nombres ». Il y aurait trouvé des éclaircissements très importants sur la Personnalité de Jésus. Il y aurait vu surtout que le Verbe créateur est un Principe intimement lié à toutes les manifes tations vivantes de la nature et que rien, dans aucun plan, ne recevrait la vie sans un sacrifice permanent
3200 l’initiation du Père, rien ne recevrait la faculté d’action et de ré flexion créatrice sans un sacrifice permanent du Verbe, et rien ne recevrait la lumière de la sensibilité et de l'intelligence sans une action constante de l’es prit divin. Et qu'on ne vienne pas ici nous accuser de pan théisme, car ces actions et ces assistances du divin se font en dehors de sa personnalité propre, comme la mère qui allaite son enfant n’est pas forcée d’être l’intelligence de cet enfant, tout en lui donnant la vie et la faculté de croître. Il découle de là qu'être chrétien ce n’est pas seule ment écouter un prêtre ou un pasteur une fois par semaine et faire consciemment mourir ses frères par la faim ou par la calomnie les six autres jours. Ce n’est pas non plus marmotter des prières en faisant les yeux blancs dans une église. C’est vivre effective ment les enseignements du Christ écrits dans la lu mière invisible de la terre depuis sa création et c’est les vivre autant individuellement que socialement. La femme du peuple qui n’a qu’une soupe et qui la partage avec les enfants de sa voisine qui crient famine est plus chrétienne que la mondaine, qui va écouter la messe pour montrer une belle toilette et qui donne un sou en sortant au pauvre officiel de l'église. Et comme tout est vivant, nos actions comme nos pensées et nos désirs, l’enfant de la femme du peuple, s’il est malade, sera guéri à la moindre demande, tandis que l’enfant de la mondaine sera presque im possible à sauver malgré les neuvaines, les bénédic201 JÉSUS DE NAZARETH ET L ESOTERISME tions d’évêque et les consultations des professeurs de médecine. Car le Principe qui est incarné en Jésus de Naza reth n'a pas quitté le plan physique, qu'il soit terres tre ou autre, et il est toujours là pour guérir la femme du peuple qui, ne sachant rien du tout, vient toucher son vêtement. Il en est de même en social. Un peuple qui en égorge un autre est un cambrio leur social qui assume une responsabilité terrible devant la vie principe. Mais les peuples qui laissent égorger le faible sans intervenir sont aussi coupables presque que l'assassin, et chacun des habitants de ces peuples sera responsable dans sa santé, dans celle de ses enfants et dans sa fortune, car le Ciel ne con naît pas l'hypocrisie qui se croise les bras derrière l'apathie des gouvernants. Quand la guerre fera chez nous les ravages qu'elle a fait dans l'Afrique du Sud, il sera trop tard pour se plaindre, et c’est nous tous, Européens, qui l'auront voulu, en croyant gagner du temps et jouer un bon tour à son voisin. « Que ceux qui ont des yeux pour voir » regardent et ils verront quel est le nom dans l'invisible du prin cipe qui a permis à une poignée de paysans chrétiens de résister aux soldats et aux canons des financiers d’Europe et de répondre par la clémence et la prière aux barbaries et aux blasphèmes des envahisseurs. « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre » écoutent dans l’invisible, et ils entendront la voix du Seigneur de la terre appelant les puissants et les forts au secours ou au jugement.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation 198 lui-même n’avait pas insisté pour expliquer que tout ce qu’il décrivait avec les formes de temps et d’es pace terrestres ne s'acomplissait sans aucun de ces facteurs en l’Absolu. Le Verbe peut venir manifester son Principe dans un point de l’espace sans cesser en rien d’être en FAbsolu, puisque ce point particulier se confond à tous moments avec lui-même. Claude de Saint-Mar tin a consacré bien des pages à montrer que l'homme de chair matérialisé par la chute de l’Adam Kadmon ne pouvait être réparé en son essence que par un Principe non humain venant se fondre avec sa nature. Et par cette fusion, le Principe accepte toutes les con ditions d'existence terrestre, y compris l'oubli du plan divin et l’angoisse de l’abandon du Père. Pour bien résoudre ce problème, il faudrait savoir si un seul corps physique suffit à la force et à l’activité d’un homme, et cela, nous ne le savons pas. Nous répon drons plus tard à l’objection tirée de l’histoire de Krishna, objection dont l’archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre montre toutes les clefs. A l’école de Lyon, le docteur Philippe a fait l’expé rience suivante pour montrer l’inanité du temps et de l’espace dans un certain plan : il a fait tirer un coup de fusil vers un arbre où il n’y avait rien et un oiseau qui se trouvait assez loin derrière le tireur a été at teint comme si on avait tiré dans le sens diamétrale ment opposé. Le même maître m’a permis, lors d’un de mes derniers voyages, de faire toucher à une jeune fille le front de sa sœur malade qui se trouvait à 2 ki lomètres de distance et de la guérir par ce procédé.
2JÉSUS DE NAZARETH ET iJÉSOTERISME 199 Cette action au loin est connue de beaucoup de ma gnétiseurs et c'est un pouvoir des plus rudimentaires. Sa théorie est seule intéressante pour le sujet qui nous occupe. ★ ¥ ¥ « Jésus a-t-il une existence métaphvsique ou est-il un Principe vivant et actuellement agissant par rapportà nosactions terrestresetà l'histoiredespeuples? Beaucoup de personnes se figurent le Verbe comme un Principe placé au-dessus des nuages, auquel en parle rarement en se mettant à genoux et en lui di sant des paroles qu’on récite par cœur sans les penser et surtout sans vérifier si elles correspondent bien à nos pensées. D'autres, fréquentant assidûment les églises, pensent qu’il a délégué, depuis sa venue sur terre, tous ses pouvoirs aux prêtres et particulièrement aux prêtres catholiques et que désobéir à ceux-ci, c’est désobéir à Dieu. Enfin, les esprits plus éclairés ad mettent bien une action du plan divin sur les bonnes actions et les bonnes pensées, mais ne vont pas plus loin. Le lecteur studieux devrait avoir commenté Tou- % vrage de Lacuria sur les Harmonies de l'Etre ex primées pa?' les nombres ». Il y aurait trouvé des éclaircissements très importants sur la Personnalité de Jésus. Il y aurait vu surtout que le Verbe créateur est un Principe intimement lié à toutes les manifes tations vivantes de la nature et que rien, dans aucun plan, ne recevrait la vie sans un sacrifice permanent
3200 l’initiation du Père, rien ne recevrait la faculté d’action et de ré flexion créatrice sans un sacrifice permanent du Verbe, et rien ne recevrait la lumière de la sensibilité et de l'intelligence sans une action constante de l’es prit divin. Et qu'on ne vienne pas ici nous accuser de pan théisme, car ces actions et ces assistances du divin se font en dehors de sa personnalité propre, comme la mère qui allaite son enfant n’est pas forcée d’être l’intelligence de cet enfant, tout en lui donnant la vie et la faculté de croître. Il découle de là qu'être chrétien ce n’est pas seule ment écouter un prêtre ou un pasteur une fois par semaine et faire consciemment mourir ses frères par la faim ou par la calomnie les six autres jours. Ce n’est pas non plus marmotter des prières en faisant les yeux blancs dans une église. C’est vivre effective ment les enseignements du Christ écrits dans la lu mière invisible de la terre depuis sa création et c’est les vivre autant individuellement que socialement. La femme du peuple qui n’a qu’une soupe et qui la partage avec les enfants de sa voisine qui crient famine est plus chrétienne que la mondaine, qui va écouter la messe pour montrer une belle toilette et qui donne un sou en sortant au pauvre officiel de l'église. Et comme tout est vivant, nos actions comme nos pensées et nos désirs, l’enfant de la femme du peuple, s’il est malade, sera guéri à la moindre demande, tandis que l’enfant de la mondaine sera presque im possible à sauver malgré les neuvaines, les bénédic201 JÉSUS DE NAZARETH ET L ESOTERISME tions d’évêque et les consultations des professeurs de médecine. Car le Principe qui est incarné en Jésus de Naza reth n'a pas quitté le plan physique, qu'il soit terres tre ou autre, et il est toujours là pour guérir la femme du peuple qui, ne sachant rien du tout, vient toucher son vêtement. Il en est de même en social. Un peuple qui en égorge un autre est un cambrio leur social qui assume une responsabilité terrible devant la vie principe. Mais les peuples qui laissent égorger le faible sans intervenir sont aussi coupables presque que l'assassin, et chacun des habitants de ces peuples sera responsable dans sa santé, dans celle de ses enfants et dans sa fortune, car le Ciel ne con naît pas l'hypocrisie qui se croise les bras derrière l'apathie des gouvernants. Quand la guerre fera chez nous les ravages qu'elle a fait dans l'Afrique du Sud, il sera trop tard pour se plaindre, et c’est nous tous, Européens, qui l'auront voulu, en croyant gagner du temps et jouer un bon tour à son voisin. « Que ceux qui ont des yeux pour voir » regardent et ils verront quel est le nom dans l'invisible du prin cipe qui a permis à une poignée de paysans chrétiens de résister aux soldats et aux canons des financiers d’Europe et de répondre par la clémence et la prière aux barbaries et aux blasphèmes des envahisseurs. « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre » écoutent dans l’invisible, et ils entendront la voix du Seigneur de la terre appelant les puissants et les forts au secours ou au jugement.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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