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1194 l'imtiation l’occasion de discuter de longues heures à ce sujet avec elle à Londres. ant étudié l’ésotérisme chrétien avec un moine du mont Athos, Mme Blavatsky a parfaitement posé la différence des deux principes Chresios et Christos qui sont une des clefs de cet ésotérisme. Mais elle raison nait autant avec ses passions qu’avec des arguments, et la discussion courtoise que j’ai eue avec elle venait justement de ce fait que, comme martiniste, j’avais sur le Christ des opinions tout à fait différentes de la plu part des membres de la Société Théosophique d'alors. Or, pour affirmer l’existence de la personnalité du Christ, nous allons éliminer, en tant que critique : r i° LesEvangiles, dont nous ne tiendrons pas compte au point de vue critique pour ce sujet, alors que nous les considérons comme la lumière vivante pour tous les autres ; r 2° Les théologiens et les Pères de l’Eglise avec tous leurs arguments métaphysiques ; 3° Les œuvres des gnostiques et de tous les chré tiens intéressés à soutenir l’existence terrestre du Verbe. Qu’est-ce qui nous reste ? Les œuvres des païens et celles des ennemis du Christ : les Juifs. On peut citer Josèphe (p. 67), Tacite (p. 69), Sué tone (p. 70). S’appuyant sur ces auteurs, on peut affirmer l’existence terrestre de Jésus. Ce sont là des arguments sérieux ; mais il ne faut pas oublier que cer tains critiques de mauvaise foi ont prétendu que ces passages étaient interpolés !
2JÉSUS DE NAZARETH ET LÉSOTERISME iç5 L’interpolation est un argument très usité dans les académies. Je ne me rappelle plus quel était l’égypto logue qui, ne pouvant pas expliquer avec son système un hiéroglyphe, alors 'que tous les autres du monu ment s’expliquaient facilement, se demandait si ledit hiéroglyphe n’était pas interpolé? Une interpolation gravée à io mètres de hauteur sur un obélisque! Comme cest beau ! Or, je signalerai un texte peu connu qui ne peut pas être considéré comme interpolé puisqu’il ne figure que dans les œuvres des ennemis de Jésus : les Talmudistes, et que ledit texte se réfère uniquement à une question de jurisprudence. Voici ce texte : «Talmud de Babylone(Synhédrin, p. Ô7),Talmud de Jérusalem (Sanhédrin, VII, XVI, p. 26) traitent de ce mode de ce témoignage dans les procès criminels et, en les représentant comme loi traditionnelle, ils citent seulement le procès de Jésus dans lequel il a été mis en usage. » (Graet{, Sinaï et Golgotha, p. 338, cité par Hippolyte Rodrigues, le Roi des Juifs, p. 245.) Ce texte a une importance capitale, car il prouve péremptoirement l’existence du personnage qui a été l’objet de cette jurisprudence toute spéciale. Outre ce document, il y a celui sur lequel s’appuie Eliphas Lévi qu’on croit essénicn. C’est un livre écrit par les rabbins de la synagogue contre le Christ et il s’appelle « le Livre de l'imposteur », Sepher Toldos Jeschouah. Il est tout à fait pharisien et absolument antichrétien. Toutes les histoires ignobles et les ca lomnies portées contre Jésus et sa famille sont puiig6 l’initiation sées dans ce recueil. Mais, tout mauvais qu’il soit, il affirme, de par le témoignage des ennemis mêmes du Christ, deux faits importants : i° L’existence en tant qu’individu du Christ : 2° La réalité de ses miracles. En résumé, si nous abandonnons aux critiques les Évangiles, les théologiens, les Pères de ¡’Eglise et les gnostiques ainsi que tous les chrétiens, il nous reste la preuve absolue de l’existence historique de Jésus fournie : ie Par les païens; 2° Par les rabbins contemporains ; 3° Par le Talmud. Cela nous suffit. ★ * 4 2° Jésus est-il un homme évolué ou le Verbe in carné ? Dans toutes les écoles rattachées de plus ou moins loin à la tradition orientale et, par suite, non chré tienne, de même que dans beaucoup de centres pytha goriciens, on dit aux néophytes ceci : «Tout homme possède en lui une étincelle divine venue du Logos ou Verbe divin. Il suffit de dévelop per cette étincelle pour devenir Christ. Jésus a fait ainsi et il est un homme évolué à son maximum. Voilà tout ». On dit aussi que c’est en Orient que Jésus aurait été chercher un centre capable de lui développer son étincelle divine. A notre avis, et d’après tous les renseignements des
3JÉSUS DE NAZARETH ET l’ÉSOTERISME 197 véritables Rose-Croix et des Fraternités occidentales, c’est une erreur. Pour les Hermétistes illuminés comme pour Jacob Boehm Swedenborg et Claude de Saint-Martin, Jésus est le Principe-Verbe involué, c'est-à-dire venu en chair et non pas une chair humaine divinisée. Leur opinion, outre le résultat des visions directes dans l'invisible dont nous ne parlons pas ici par principe, est établie sur ce fait que, seul de tous les révélateurs venus sur terre, Jésus a passé à travers la mort et est revenu dans le même corps qui avait subi la mort terrestre, montrant ainsi le néant des terreurs humaines concernant ce passage d’un plan à l'autre. Ni Bouddha, ni Moïse, ni aucun de ceux qu’on a voulu mettre en parallèle avec le Réparateur et qui étaient, eux, des hommes évolués, aucun de ceux-là n’a pu franchir la porte des morts et revenir dans la même enveloppe charnelle. Par la réincarnation, par la substitution des corps, il est possible de continuer une vie physique comme le fait le Dalaï-Lama; mais le principe del’existence peut seul animer de nouveau un corps blessé et torturé, car il ne s’agit pas ici d’une léthargie volontaire comme ont essayé de l'insinuer les critiques déconcertées par cette résurrection. Le fait énoncé, il est nécessaire de parler de cette objection que l’Absolu ne peut pas se particulariser et que le Verbe ne peut s’incarner dans un point de l’espace et dans un cycle du temps. Cette objection aurait peut-être quelque valeur si le temps et l’espace, tels que les conçoivent les hommes incarnés, existaient par l’Absolu et si Jacob Boehm
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1194 l'imtiation l’occasion de discuter de longues heures à ce sujet avec elle à Londres. ant étudié l’ésotérisme chrétien avec un moine du mont Athos, Mme Blavatsky a parfaitement posé la différence des deux principes Chresios et Christos qui sont une des clefs de cet ésotérisme. Mais elle raison nait autant avec ses passions qu’avec des arguments, et la discussion courtoise que j’ai eue avec elle venait justement de ce fait que, comme martiniste, j’avais sur le Christ des opinions tout à fait différentes de la plu part des membres de la Société Théosophique d'alors. Or, pour affirmer l’existence de la personnalité du Christ, nous allons éliminer, en tant que critique : r i° LesEvangiles, dont nous ne tiendrons pas compte au point de vue critique pour ce sujet, alors que nous les considérons comme la lumière vivante pour tous les autres ; r 2° Les théologiens et les Pères de l’Eglise avec tous leurs arguments métaphysiques ; 3° Les œuvres des gnostiques et de tous les chré tiens intéressés à soutenir l’existence terrestre du Verbe. Qu’est-ce qui nous reste ? Les œuvres des païens et celles des ennemis du Christ : les Juifs. On peut citer Josèphe (p. 67), Tacite (p. 69), Sué tone (p. 70). S’appuyant sur ces auteurs, on peut affirmer l’existence terrestre de Jésus. Ce sont là des arguments sérieux ; mais il ne faut pas oublier que cer tains critiques de mauvaise foi ont prétendu que ces passages étaient interpolés !
2JÉSUS DE NAZARETH ET LÉSOTERISME iç5 L’interpolation est un argument très usité dans les académies. Je ne me rappelle plus quel était l’égypto logue qui, ne pouvant pas expliquer avec son système un hiéroglyphe, alors 'que tous les autres du monu ment s’expliquaient facilement, se demandait si ledit hiéroglyphe n’était pas interpolé? Une interpolation gravée à io mètres de hauteur sur un obélisque! Comme cest beau ! Or, je signalerai un texte peu connu qui ne peut pas être considéré comme interpolé puisqu’il ne figure que dans les œuvres des ennemis de Jésus : les Talmudistes, et que ledit texte se réfère uniquement à une question de jurisprudence. Voici ce texte : «Talmud de Babylone(Synhédrin, p. Ô7),Talmud de Jérusalem (Sanhédrin, VII, XVI, p. 26) traitent de ce mode de ce témoignage dans les procès criminels et, en les représentant comme loi traditionnelle, ils citent seulement le procès de Jésus dans lequel il a été mis en usage. » (Graet{, Sinaï et Golgotha, p. 338, cité par Hippolyte Rodrigues, le Roi des Juifs, p. 245.) Ce texte a une importance capitale, car il prouve péremptoirement l’existence du personnage qui a été l’objet de cette jurisprudence toute spéciale. Outre ce document, il y a celui sur lequel s’appuie Eliphas Lévi qu’on croit essénicn. C’est un livre écrit par les rabbins de la synagogue contre le Christ et il s’appelle « le Livre de l'imposteur », Sepher Toldos Jeschouah. Il est tout à fait pharisien et absolument antichrétien. Toutes les histoires ignobles et les ca lomnies portées contre Jésus et sa famille sont puiig6 l’initiation sées dans ce recueil. Mais, tout mauvais qu’il soit, il affirme, de par le témoignage des ennemis mêmes du Christ, deux faits importants : i° L’existence en tant qu’individu du Christ : 2° La réalité de ses miracles. En résumé, si nous abandonnons aux critiques les Évangiles, les théologiens, les Pères de ¡’Eglise et les gnostiques ainsi que tous les chrétiens, il nous reste la preuve absolue de l’existence historique de Jésus fournie : ie Par les païens; 2° Par les rabbins contemporains ; 3° Par le Talmud. Cela nous suffit. ★ * 4 2° Jésus est-il un homme évolué ou le Verbe in carné ? Dans toutes les écoles rattachées de plus ou moins loin à la tradition orientale et, par suite, non chré tienne, de même que dans beaucoup de centres pytha goriciens, on dit aux néophytes ceci : «Tout homme possède en lui une étincelle divine venue du Logos ou Verbe divin. Il suffit de dévelop per cette étincelle pour devenir Christ. Jésus a fait ainsi et il est un homme évolué à son maximum. Voilà tout ». On dit aussi que c’est en Orient que Jésus aurait été chercher un centre capable de lui développer son étincelle divine. A notre avis, et d’après tous les renseignements des
3JÉSUS DE NAZARETH ET l’ÉSOTERISME 197 véritables Rose-Croix et des Fraternités occidentales, c’est une erreur. Pour les Hermétistes illuminés comme pour Jacob Boehm Swedenborg et Claude de Saint-Martin, Jésus est le Principe-Verbe involué, c'est-à-dire venu en chair et non pas une chair humaine divinisée. Leur opinion, outre le résultat des visions directes dans l'invisible dont nous ne parlons pas ici par principe, est établie sur ce fait que, seul de tous les révélateurs venus sur terre, Jésus a passé à travers la mort et est revenu dans le même corps qui avait subi la mort terrestre, montrant ainsi le néant des terreurs humaines concernant ce passage d’un plan à l'autre. Ni Bouddha, ni Moïse, ni aucun de ceux qu’on a voulu mettre en parallèle avec le Réparateur et qui étaient, eux, des hommes évolués, aucun de ceux-là n’a pu franchir la porte des morts et revenir dans la même enveloppe charnelle. Par la réincarnation, par la substitution des corps, il est possible de continuer une vie physique comme le fait le Dalaï-Lama; mais le principe del’existence peut seul animer de nouveau un corps blessé et torturé, car il ne s’agit pas ici d’une léthargie volontaire comme ont essayé de l'insinuer les critiques déconcertées par cette résurrection. Le fait énoncé, il est nécessaire de parler de cette objection que l’Absolu ne peut pas se particulariser et que le Verbe ne peut s’incarner dans un point de l’espace et dans un cycle du temps. Cette objection aurait peut-être quelque valeur si le temps et l’espace, tels que les conçoivent les hommes incarnés, existaient par l’Absolu et si Jacob Boehm
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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