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1g8 l’initiation de recherches, intellectuelles d'abord, astrales en suite. C'est le premier ouvrage de Saint-Yves où les expériences pratiques de dédoublement aient permis à fauteur de pénétrer dans les sanctuaires les plus secrets de la terre pour vérifier des renseignements oraux. La constitution de l'Agarttha est révélée pour la première fois aux lecteurs d’Occident, et la question non pas « des » mais, « du » Mahatma est rétablie à sa véritable place. Ce n'est pas sans un ineffable sourire que les initiés de l’Église Brahmanique entendaient des Européens ayant essayé d'étudier le Boudhisme parler des « Ma hatmas ». Après les avoir multipliés, on en a fait un «collège»; on a même, en Amérique, délivré des diplômes issus de ce prétendu Collège de Mahatma ! Saint-Yves, dansun appendiceà son œuvre, Jeanne d’Arc victorieuse, avait publié une courte note à ce sujet. Le titre de Mahatma appartient à l’Eglise Brah manique, et il caractérise la fonction d’un seul indi vidu. 11 n’y a pas plus de collège de Mahatmas que de conciles de cardinaux luthériens. L’avenir montrera avec évidence que les sources auxquelles a puisé Saint-Yves sont non seulement véritables, mais encore vivantes. Mais il s’agit ici de choses sacrées. La polémique y serait déplacée et notre Maître n’a jamais répondu aux basses injures proférées sur son œuvre et sur son compte. Nous ne saurions oublier de remercier encore le
2MISSION DE L INDE EN EUROPE 99 comte Alexandre Relier, qui a eu la délicate pensée de nous transmettre le seul exemplaire existant de cette œuvre précieuse qui ne devait pas voir le jour du vi vant de notre Maître. C’est avec respect que nous recommandons la lec ture de ces pages à ceux qui « veulent savoir ». Les amis de Saint-Yves. ¡3 février 1910 PRÉFACE Approbations publiques dont les Missions précé dentes ont été l'objet, remerciements, critiques dont les Missions ont été l'objet, réponses. Avant d’écrire ces pages, j’ai longtemps hésité, long temps prié dans l’angoisse, dans l’humilité et dans l’anéantissement de moi-même. Je me suis relevé avec une indicible résolution, certain du bien que je vais faire, non seulement aux nobles esprits qui ont adhéré à mes œuvres précé dentes, mais aux peuples des deux parties du monde auxquelles je m’adresse ici. Mais, avant tout, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à l’élite des intelligences et des âmes qui ont eu le courage de témoigner publiquement par écrit de leur assentiment à cette loi organique de ¡'His toire et des sociétés humaines: la Synarchie, c’est-àdire le contraire de l’Anarchie. A tous, j’offre ce livre pour leur prouver la persévé100 l’initiation rance de mes efforts, ce qui est ma meilleure manière de les remercier de leur inappréciable concours. La Synarchie est un terrain de conciliation aussi bien que de salut social dans chaque nation comme entre toutes. C’est une raison pour qu’elle ait eu l’honneur d'at taques assez violentes. Comme le groupe de Carpeaux, ma Mission des Juifs a reçu son coup d’encrier. Voici le résumé des critiques, comme j’ai donné celui des adhésions : i° L’origine celtique des Aryas et le cycle de Ram sont un roman plagié dans Fabre d’Olivet que je n’aurais même pas cité ; 2° Il n’y avait aucune science réelle dans les tempies antiques; 3° Qui dit religion et théocratie dit ignorance et tyrannie ; 4° L’ésotérisme des textes sacrés de tous les peuples est une imagination des Kabbalistes du moyen âge et ne cache aucune science réelle. Voilà le réquisitoire, et voici ma réponse : Autant d’affirmations autant d’erreurs. Le cycle de Ram et son origine occidentale sont une réalité historique, dont toute l’Inde, en y joignant l’Asie centrale, est encore témoin et garante. Quant à Fabre d’Olivet, il n’a pas plus fait de roman que moi. J’ai vérifié ses sources, et je l’ai cité deux fois dans la Mission des Juifs : une fois tout justement à propos du cycle celtique de Ram, qu’il a trouvé lui-même dans les indianistes de l’école de Calcutta.
3MISSiON DE L’iNDE EN EUROPE 101 J'ajoute, pour couler à fond cette torpille politi* cienne de plagiat, que l’Histoire Universelle ne peut être réelle qu’à la condition d’être l’universel plagiat des idées et des faits de toute l’Humanîté, dont il n’appartient à personne de réclamer le monopole. Momentanément, règne un trouble profond dans d'immenses centres d’initiation hermétiquement fer més, où la tradition antiqueest conservée intacte depuis des cycles de siècles, par des millions d’initiés, qui ne s’attendent certes pas à la divulgation que je vais faire. Aussi, connaissant à fond les réserves de l’Asie et y sentant toute la portée de mon acte, je n’hésite pas à dire qu’il constitue en lui-même un coup d’Ètat au trement important que tous ceux qu’aient jamais accomplis les hommes politiques, depuis que les des tinées de l'Humanité leur sont livrées. A cette déclaration, la plupart des lecteurs euro péens esquisseront un sourire de scepticisme, mais il n'en sera certes pas de même parmi les millions d’initiés asiatiques qui liront, traduiront ou com menteront ce livre. ils se demanderont avec anxiété l’effet que la pré cision des révélations qui s’y trouvent aura pu pro duire dans les hautes régions des cultes, des univer sités, de la franc-maçonnerie et de certaines cours d’Europe, deux surtout. lis chercheront enfin comment j’ai pu soulever le voile qui recouvre les plus secrets de leurs mystères, alors que tous les efforts réunis des missionnaires et des diplomates n’y sont jamais parvenus. En effet, ce voile est formé de montagnes im102 L INITIATION menses, de forteresses, de forêts vierges, de déserts, de villes, de temples, de cryptes, de cités souterraines d’une effrayante étendue. Et le secret qu’il couvre est gardé par des millions d’hommes de science et de conscience enchaînés entre eux dans le sein de la divinité par les mêmes serments qu'au temps des Moïse, des Jethro, des Orphée, des Zoroastre, des Fo-Hi. Aussi, quel que soit le scepticisme que ce livre rencontre en Europe, est-il impossible de décrire la commotion idéo-psychique qui en résultera, visible ou non, à travers toute l’Asie. Du pic de Ram jusqu’à Pékin, de la mer des Indes à l’Himalaya, de l’Afghanistan aux plateaux de la Haute-Tartarie ; de la Boukharie à Tiflis, mon faible souffle, grandissant avec la distance, se changera en tempête spirituelle, et le remous des âmes refluera encore de Jérusalem au Caire et à la Mecque, du Gaou aux Imans, et du chef des Druses du Liban au Rich-Ammo des Souffas de Badgad, antiques dis ciples esséniens de saint Jean-Baptiste. A ce vaste océan d’âmes, je répondrai pieusement : « Dieu le veut, car c’est l’heure ! » Quant à moi, je serais le dernier des infidèles, si, gardant pour moi seul de tels secrets, je songeais à mon propre péril, quand le salut général est en jeu Qu’ai-je à craindre des hommes ? Rien. De Dieu ? Une seule chose : faillir à la tâche que sa miséricorde a daigné m’imposer. Je ne crains rien des hommes, parce que je n’appelle point la mort un sujet de crainte.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1g8 l’initiation de recherches, intellectuelles d'abord, astrales en suite. C'est le premier ouvrage de Saint-Yves où les expériences pratiques de dédoublement aient permis à fauteur de pénétrer dans les sanctuaires les plus secrets de la terre pour vérifier des renseignements oraux. La constitution de l'Agarttha est révélée pour la première fois aux lecteurs d’Occident, et la question non pas « des » mais, « du » Mahatma est rétablie à sa véritable place. Ce n'est pas sans un ineffable sourire que les initiés de l’Église Brahmanique entendaient des Européens ayant essayé d'étudier le Boudhisme parler des « Ma hatmas ». Après les avoir multipliés, on en a fait un «collège»; on a même, en Amérique, délivré des diplômes issus de ce prétendu Collège de Mahatma ! Saint-Yves, dansun appendiceà son œuvre, Jeanne d’Arc victorieuse, avait publié une courte note à ce sujet. Le titre de Mahatma appartient à l’Eglise Brah manique, et il caractérise la fonction d’un seul indi vidu. 11 n’y a pas plus de collège de Mahatmas que de conciles de cardinaux luthériens. L’avenir montrera avec évidence que les sources auxquelles a puisé Saint-Yves sont non seulement véritables, mais encore vivantes. Mais il s’agit ici de choses sacrées. La polémique y serait déplacée et notre Maître n’a jamais répondu aux basses injures proférées sur son œuvre et sur son compte. Nous ne saurions oublier de remercier encore le
2MISSION DE L INDE EN EUROPE 99 comte Alexandre Relier, qui a eu la délicate pensée de nous transmettre le seul exemplaire existant de cette œuvre précieuse qui ne devait pas voir le jour du vi vant de notre Maître. C’est avec respect que nous recommandons la lec ture de ces pages à ceux qui « veulent savoir ». Les amis de Saint-Yves. ¡3 février 1910 PRÉFACE Approbations publiques dont les Missions précé dentes ont été l'objet, remerciements, critiques dont les Missions ont été l'objet, réponses. Avant d’écrire ces pages, j’ai longtemps hésité, long temps prié dans l’angoisse, dans l’humilité et dans l’anéantissement de moi-même. Je me suis relevé avec une indicible résolution, certain du bien que je vais faire, non seulement aux nobles esprits qui ont adhéré à mes œuvres précé dentes, mais aux peuples des deux parties du monde auxquelles je m’adresse ici. Mais, avant tout, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à l’élite des intelligences et des âmes qui ont eu le courage de témoigner publiquement par écrit de leur assentiment à cette loi organique de ¡'His toire et des sociétés humaines: la Synarchie, c’est-àdire le contraire de l’Anarchie. A tous, j’offre ce livre pour leur prouver la persévé100 l’initiation rance de mes efforts, ce qui est ma meilleure manière de les remercier de leur inappréciable concours. La Synarchie est un terrain de conciliation aussi bien que de salut social dans chaque nation comme entre toutes. C’est une raison pour qu’elle ait eu l’honneur d'at taques assez violentes. Comme le groupe de Carpeaux, ma Mission des Juifs a reçu son coup d’encrier. Voici le résumé des critiques, comme j’ai donné celui des adhésions : i° L’origine celtique des Aryas et le cycle de Ram sont un roman plagié dans Fabre d’Olivet que je n’aurais même pas cité ; 2° Il n’y avait aucune science réelle dans les tempies antiques; 3° Qui dit religion et théocratie dit ignorance et tyrannie ; 4° L’ésotérisme des textes sacrés de tous les peuples est une imagination des Kabbalistes du moyen âge et ne cache aucune science réelle. Voilà le réquisitoire, et voici ma réponse : Autant d’affirmations autant d’erreurs. Le cycle de Ram et son origine occidentale sont une réalité historique, dont toute l’Inde, en y joignant l’Asie centrale, est encore témoin et garante. Quant à Fabre d’Olivet, il n’a pas plus fait de roman que moi. J’ai vérifié ses sources, et je l’ai cité deux fois dans la Mission des Juifs : une fois tout justement à propos du cycle celtique de Ram, qu’il a trouvé lui-même dans les indianistes de l’école de Calcutta.
3MISSiON DE L’iNDE EN EUROPE 101 J'ajoute, pour couler à fond cette torpille politi* cienne de plagiat, que l’Histoire Universelle ne peut être réelle qu’à la condition d’être l’universel plagiat des idées et des faits de toute l’Humanîté, dont il n’appartient à personne de réclamer le monopole. Momentanément, règne un trouble profond dans d'immenses centres d’initiation hermétiquement fer més, où la tradition antiqueest conservée intacte depuis des cycles de siècles, par des millions d’initiés, qui ne s’attendent certes pas à la divulgation que je vais faire. Aussi, connaissant à fond les réserves de l’Asie et y sentant toute la portée de mon acte, je n’hésite pas à dire qu’il constitue en lui-même un coup d’Ètat au trement important que tous ceux qu’aient jamais accomplis les hommes politiques, depuis que les des tinées de l'Humanité leur sont livrées. A cette déclaration, la plupart des lecteurs euro péens esquisseront un sourire de scepticisme, mais il n'en sera certes pas de même parmi les millions d’initiés asiatiques qui liront, traduiront ou com menteront ce livre. ils se demanderont avec anxiété l’effet que la pré cision des révélations qui s’y trouvent aura pu pro duire dans les hautes régions des cultes, des univer sités, de la franc-maçonnerie et de certaines cours d’Europe, deux surtout. lis chercheront enfin comment j’ai pu soulever le voile qui recouvre les plus secrets de leurs mystères, alors que tous les efforts réunis des missionnaires et des diplomates n’y sont jamais parvenus. En effet, ce voile est formé de montagnes im102 L INITIATION menses, de forteresses, de forêts vierges, de déserts, de villes, de temples, de cryptes, de cités souterraines d’une effrayante étendue. Et le secret qu’il couvre est gardé par des millions d’hommes de science et de conscience enchaînés entre eux dans le sein de la divinité par les mêmes serments qu'au temps des Moïse, des Jethro, des Orphée, des Zoroastre, des Fo-Hi. Aussi, quel que soit le scepticisme que ce livre rencontre en Europe, est-il impossible de décrire la commotion idéo-psychique qui en résultera, visible ou non, à travers toute l’Asie. Du pic de Ram jusqu’à Pékin, de la mer des Indes à l’Himalaya, de l’Afghanistan aux plateaux de la Haute-Tartarie ; de la Boukharie à Tiflis, mon faible souffle, grandissant avec la distance, se changera en tempête spirituelle, et le remous des âmes refluera encore de Jérusalem au Caire et à la Mecque, du Gaou aux Imans, et du chef des Druses du Liban au Rich-Ammo des Souffas de Badgad, antiques dis ciples esséniens de saint Jean-Baptiste. A ce vaste océan d’âmes, je répondrai pieusement : « Dieu le veut, car c’est l’heure ! » Quant à moi, je serais le dernier des infidèles, si, gardant pour moi seul de tels secrets, je songeais à mon propre péril, quand le salut général est en jeu Qu’ai-je à craindre des hommes ? Rien. De Dieu ? Une seule chose : faillir à la tâche que sa miséricorde a daigné m’imposer. Je ne crains rien des hommes, parce que je n’appelle point la mort un sujet de crainte.
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