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1L’ARCHÉOMÈTRE Conférence du 26 mars igio Par Papus Mesdames, Messieurs. Vous venez d’entendre quelques adaptations musi cales d’une œuvre curieuse qui s'appelle l'archéomètre et qui a comme auteur, feu le marquis Saint-Yves d’Alveydre. Cet archéomètre a déjà fait couler beau coup d’encre et on se demande toujours ce que c’est, en principe, que l’archéomètre. C’est un rapporteur esthétique, c’est un instrument d'art et de science, chargé de remplacer les inventions humaines parla parole divine. Vous allez me dire que cette définition est très orgueilleuse; je vais essayer de la justifier devant vous, de vous montrer avec quelle inlassable patience, le marquis Saint-Yvesd’Alveydre a poursuivi pendant vingt ans la solution de ce problème : rem placer l’invention humaine par la parole de Dieu. Pour résoudre ce problème il faut d'abord bien se figurer, être absolument sûr que Dieu vit au milieu de nous et qu’il nous parle. Il faut ensuite rechercher quelles sont ses paroles, quels sont les divers modes de parler, qui est-ce qui nous parle à travers la nature, et
2l’archéomètre 107 il faut enfin adapter ces modes à l’intelligence humaine. Tel est le but de l’archéomètre, but grandiose, tel lement considérable, que comme le souffle de la mer qui lorsqu'il est déchaîné détruit tout devant lui, la révélation de l’archéomètre est susceptible de trans former nos moeurs sociales et jusqu’à nos convictions religieuses à travers l’art renouvelé. Et si ce n’était pas un homme de génie, si Saint-Yves ne s’était pas attelé à ces œuvres, j’aurais à peine osé en parler, mais je puis vous affirmer que cette œuvre, il l'a réa lisée et que si elle n'est pas comprise, ce n’est pas sa faute, c'est la nôtre, c’est celle de ses traducteurs qui sont inférieurs à son génie, c’est celle de tous ceux qui sont trop petits pour s’efforcer de mettre à la por tée de tous une révélation qui illumine tellement l’es prit qu’on a peine à se la figurer complète. L'archéo mètre permet de réformer nos conceptions sur l'ar chitecture, sur la musique, sur la peinture, sur tous les arts graphiques, de retrouver les données de toutes les religions antiques et il nous faut nous demander pour être un peu clairs quel a été le point de départ de cette œuvre, alors nous arriverons peut-être à la com prendre. Lorsqu’on veut créer un système dans l’hu manité, quatre-vingt-dix fois sur cent, c’est une con ception du cerveau qu’on essaye d’appliquer à la mentalité des êtres humains en général; et tous les systèmes de philosophie, les systèmes religieux partent de ce point de vue : une conception humaine adaptée à la foule. Le point de départ de Saint-Yves d'Alveydre est tout autre, il laisse de côté l’homme, il ne s’occupe
3io8 l’initiation pas si cet homme est un artiste qui a l’oreille juste, si cet homme est un être instruit qui connaît les reli gions anciennes, si cet homme est un architecte de génie; il ne s'occupe pas de cela, il s’occupe d’abord d’écouter parler la voix divine. Ces paroles nous semblent étranges, nous semblent neuves, nous nous demandons s'il est vrai qu’il y a dans la nature, quelque chose qui parle; nous en sommes arrivés à un tel orgueil de notre pouvoir mental que nous ne con cevons pas dans la nature un autre pouvoir en action que le cerveau humain qui doit agir. Laissons de côté toutes les conceptions philosophiques, faisons comme cesenfants de qui la parole du Christ dit que le monde des cieux leur est ouvert. Voici le soleil qui se couche, il dore de ses rayons pourpres l’horizon, des lueurs splendides nous apparaissent des couleurs mer veilleuses se montrent à nous ; peu à peu l’obscurité se fait dans le ciel, c’est alors qu’apparaissent des lumières : lumière tremblotante et fixe des étoiles, lumière mouvante des planètes, puis, en un moment, le ciel s’illumine à l’opposé du point où le soleil s’est couché et une douce lumière bleuâtre inonde la nature : c’est la lune qui vient de se lever, qui éclaire les paysages terrestres, qui les représente sous un aspect nouveau et, tel paysage qui semblait, sous l’in fluence du soleil nous montrer la nature dans toute sa puissance de création, nous montre un tableau nouveau de calme et de douceur. En même temps toutes les étoiles brillent au ciel; une sorte de lueur mystérieuse, étrange et transparente baigne cette nature endormie et il faut le génie d’un musicien
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’ARCHÉOMÈTRE Conférence du 26 mars igio Par Papus Mesdames, Messieurs. Vous venez d’entendre quelques adaptations musi cales d’une œuvre curieuse qui s'appelle l'archéomètre et qui a comme auteur, feu le marquis Saint-Yves d’Alveydre. Cet archéomètre a déjà fait couler beau coup d’encre et on se demande toujours ce que c’est, en principe, que l’archéomètre. C’est un rapporteur esthétique, c’est un instrument d'art et de science, chargé de remplacer les inventions humaines parla parole divine. Vous allez me dire que cette définition est très orgueilleuse; je vais essayer de la justifier devant vous, de vous montrer avec quelle inlassable patience, le marquis Saint-Yvesd’Alveydre a poursuivi pendant vingt ans la solution de ce problème : rem placer l’invention humaine par la parole de Dieu. Pour résoudre ce problème il faut d'abord bien se figurer, être absolument sûr que Dieu vit au milieu de nous et qu’il nous parle. Il faut ensuite rechercher quelles sont ses paroles, quels sont les divers modes de parler, qui est-ce qui nous parle à travers la nature, et
2l’archéomètre 107 il faut enfin adapter ces modes à l’intelligence humaine. Tel est le but de l’archéomètre, but grandiose, tel lement considérable, que comme le souffle de la mer qui lorsqu'il est déchaîné détruit tout devant lui, la révélation de l’archéomètre est susceptible de trans former nos moeurs sociales et jusqu’à nos convictions religieuses à travers l’art renouvelé. Et si ce n’était pas un homme de génie, si Saint-Yves ne s’était pas attelé à ces œuvres, j’aurais à peine osé en parler, mais je puis vous affirmer que cette œuvre, il l'a réa lisée et que si elle n'est pas comprise, ce n’est pas sa faute, c'est la nôtre, c’est celle de ses traducteurs qui sont inférieurs à son génie, c’est celle de tous ceux qui sont trop petits pour s’efforcer de mettre à la por tée de tous une révélation qui illumine tellement l’es prit qu’on a peine à se la figurer complète. L'archéo mètre permet de réformer nos conceptions sur l'ar chitecture, sur la musique, sur la peinture, sur tous les arts graphiques, de retrouver les données de toutes les religions antiques et il nous faut nous demander pour être un peu clairs quel a été le point de départ de cette œuvre, alors nous arriverons peut-être à la com prendre. Lorsqu’on veut créer un système dans l’hu manité, quatre-vingt-dix fois sur cent, c’est une con ception du cerveau qu’on essaye d’appliquer à la mentalité des êtres humains en général; et tous les systèmes de philosophie, les systèmes religieux partent de ce point de vue : une conception humaine adaptée à la foule. Le point de départ de Saint-Yves d'Alveydre est tout autre, il laisse de côté l’homme, il ne s’occupe
3io8 l’initiation pas si cet homme est un artiste qui a l’oreille juste, si cet homme est un être instruit qui connaît les reli gions anciennes, si cet homme est un architecte de génie; il ne s'occupe pas de cela, il s’occupe d’abord d’écouter parler la voix divine. Ces paroles nous semblent étranges, nous semblent neuves, nous nous demandons s'il est vrai qu’il y a dans la nature, quelque chose qui parle; nous en sommes arrivés à un tel orgueil de notre pouvoir mental que nous ne con cevons pas dans la nature un autre pouvoir en action que le cerveau humain qui doit agir. Laissons de côté toutes les conceptions philosophiques, faisons comme cesenfants de qui la parole du Christ dit que le monde des cieux leur est ouvert. Voici le soleil qui se couche, il dore de ses rayons pourpres l’horizon, des lueurs splendides nous apparaissent des couleurs mer veilleuses se montrent à nous ; peu à peu l’obscurité se fait dans le ciel, c’est alors qu’apparaissent des lumières : lumière tremblotante et fixe des étoiles, lumière mouvante des planètes, puis, en un moment, le ciel s’illumine à l’opposé du point où le soleil s’est couché et une douce lumière bleuâtre inonde la nature : c’est la lune qui vient de se lever, qui éclaire les paysages terrestres, qui les représente sous un aspect nouveau et, tel paysage qui semblait, sous l’in fluence du soleil nous montrer la nature dans toute sa puissance de création, nous montre un tableau nouveau de calme et de douceur. En même temps toutes les étoiles brillent au ciel; une sorte de lueur mystérieuse, étrange et transparente baigne cette nature endormie et il faut le génie d’un musicien
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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