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198 l’imtiation quelque part et elle est le résultat de l'action du sang sur un organe particulier ou sur des organes particu liers. (Voir notre Physiologie synthétique}. En attendant une démonstration plus certaine, nous adoptons sur ce point la théorie du docteur Jules Luys et nous admettrons que la transformation qui donne naissance à la force nerveuse s’accomplit dans le cervelet. Nous n'avons pas ici à rappeler les nombreuses expériences et les nombreux cas pathologiques qui prouvent que le cervelet estun organe nerveux moteur. Les traités de physiologie classiques suffisent à cet effet. L’anatomie du cervelet est des plus simples : des deux hémisphères de cet organe émanent trois con duits appelés pédoncules : un pédoncule supérieur, un pédoncule inférieur et un pédoncule moyen. Le pédoncule cérébelleux supérieur met le cervelet en relations avec le cerveau antérieur au niveau du noyau rouge de Stilling. Le pédoncule cérébelleux inférieur met le cervelet en relations avec les cornes grises antérieures (motrices) de la moelle. Enfin, le pédoncule cérébelleux moyen réunit les deux moitiés du cervelet en formant le pont de Varóle. • Que se passe-t-il au point de vue physiologique en admettant que le cervelet est l’organe transformateur de l'incitation nerveuse ? Nous allons maintenant le comprendre facilement. Mais auparavant, il nous est indispensable de rappePHYSIOLOGIE DU SOMMEIL gg 1er quelques éléments de la physiologie du système nerveux. Il y a dans l'être humain deux systèmes nerveux bien distincts au point de vue physiologique : l’un, qui fonctionne quand nous sommes réveillés, est le sys tème nerveux de la conscience avec ses trois adapta tions : sensibilité, intelligence et volonté. Ce système comprend le cerveau et ses annexes et la moelle épi nière. Son rayon d’action est bien facile à déterminer : il agit en effet sur tous les organes qui sont suscep tibles de s’arrêter pendant le sommeil. L’autre système nerveux a des fonctions moins nobles : il s’occupe de l'animal qui fabrique les forces organiques : c’est, selon l'expression de Paracelse « la ménagère de l'organisme ou l’ouvrier caché ». La science contemporaine lui donne le nom de système nerveux de la vie végétative. Il est formé de ganglions spéciaux et de muscles à fibres lisses avec une foule d'autres organes : glandes, organes splanchniques, etc. Ce système nerveux a, comme organe principal d'ac tion, le nerf grand sympathique dont les filets sont répandus partout, entourant les artères et les veines, les glandes, les périostes osseux. Ce système nerveux ne s’endort jamais et si l'on veut délimiter sa zone d'action, il suffit de considérer quels sont les organes qui marchent pendant le sommeil. Or, ce nerf grand sympathique, où puise-t-il la force nerveuse nécessaire à son action ? Dans les racines grises antérieures de la moelle, nous répond la physiologie classique. Revenons maintenant au cervelet et remarquons un
2100 l’initiation fait. Par son pédoncule supérieur, le cervelet est en contact avec le système nerveux conscient et par son pédoncule inférieur il est en contact avec le système nerveux du grand sympathique par l'intermédiaire de la moelle antérieure. Si nous considérons le cervelet comme un généra teur de force nerveuse, nous remarquons que cet organe peut envoyer cette force aussi bien vers le cer veau que vers les accumulateurs du grand sympa thique. Cette action est-elle continue ou alternée? C’est-à-dire le cervelet envoie-t-il en même temps la force nerveuse par ses deux pédoncules? C’est ce que nous allons nous demander? La succession des deux états : état de veille et état de sommeil, nous indique qu'il doit y avoir alternance dans le fonctionnement des deux incitations ner veuses. Pendant le fonctionnement de la vie consciente le pédoncule supérieur agit seul. 11 envoie sa force au cerveau et c’estsousl’influence de cetafflux que celui-ci agit. C’est l’état de veille. A un moment, il y a encombrement de cellules nerveuses usées, de là sensation de sommeil, par ten sion sanguinecérébrale. Le courant cérébelleux change de direction avec un symptôme analysé à ce propos par Luys : le bâillement. Le bâillement est le réflexe qui se produit chaque fois qu’il y a appel de force vers le cerveau (Bâillement précédant un cours ou une leçon technique qui demande une attention spéciale) ou reflux de force du cerveau vers la moelle : sensation de sommeil.
3PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL IOI Ace moment, le courant de force nerveuse change de direction et se dirige vers le grand sympathique. C’est ce que nous appellerons : la charge des accumu lateurs organiques : l'Homme dort. Pendant ce sommeil il y a afflux de sang au cerveau. Le grand sympathique vient prendre possession de cet organe en nettoyant les cellules nerveuses usées. Il « fait le ménage ». Quand les toxines ont disparu, il se produit un nouveau changement de courant. La force nerveuse reflue du sympathique vers le cervelet et de là vers le cerveau. Le réveil a lieu et la vie con sciente recommence. Les figures jointes à cet article montreront ces divers stades de la circulation nerveuse. Papus. DONNÉES ANATOMIQUES Cervelet. A. — Pédoncule ccrcbcllcux supérieur allant du cer velet au noyau rouge de Stilling (S) dans le cerveau antérieur. li. — Pédoncule cérébel leux moyen allant du cer velet à la colonne grise an térieure de la moelle (D). C. — Pédoncule cérébel leux (Pont de Varolc) réu nissant les deux hémisphères du cervelet. Grand sympathique. E. — Plexus laryngien. F. — Plexus cardiaque. G. — Plexus solaire du grand sympathique. II. — Filet réunissant les cornes grises antérieures de la moelle aux plexus sym pathiques. État de veille. Le courant nerveux se dirige vers le cerveau. Sommeil. Charge des accumuiatCurs du grand sympathique. Réveil et action d'un excitant. Reflux de la force nerveuse du sympathique vers le cervelet et du cervelet vers le cerveau.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
198 l’imtiation quelque part et elle est le résultat de l'action du sang sur un organe particulier ou sur des organes particu liers. (Voir notre Physiologie synthétique}. En attendant une démonstration plus certaine, nous adoptons sur ce point la théorie du docteur Jules Luys et nous admettrons que la transformation qui donne naissance à la force nerveuse s’accomplit dans le cervelet. Nous n'avons pas ici à rappeler les nombreuses expériences et les nombreux cas pathologiques qui prouvent que le cervelet estun organe nerveux moteur. Les traités de physiologie classiques suffisent à cet effet. L’anatomie du cervelet est des plus simples : des deux hémisphères de cet organe émanent trois con duits appelés pédoncules : un pédoncule supérieur, un pédoncule inférieur et un pédoncule moyen. Le pédoncule cérébelleux supérieur met le cervelet en relations avec le cerveau antérieur au niveau du noyau rouge de Stilling. Le pédoncule cérébelleux inférieur met le cervelet en relations avec les cornes grises antérieures (motrices) de la moelle. Enfin, le pédoncule cérébelleux moyen réunit les deux moitiés du cervelet en formant le pont de Varóle. • Que se passe-t-il au point de vue physiologique en admettant que le cervelet est l’organe transformateur de l'incitation nerveuse ? Nous allons maintenant le comprendre facilement. Mais auparavant, il nous est indispensable de rappePHYSIOLOGIE DU SOMMEIL gg 1er quelques éléments de la physiologie du système nerveux. Il y a dans l'être humain deux systèmes nerveux bien distincts au point de vue physiologique : l’un, qui fonctionne quand nous sommes réveillés, est le sys tème nerveux de la conscience avec ses trois adapta tions : sensibilité, intelligence et volonté. Ce système comprend le cerveau et ses annexes et la moelle épi nière. Son rayon d’action est bien facile à déterminer : il agit en effet sur tous les organes qui sont suscep tibles de s’arrêter pendant le sommeil. L’autre système nerveux a des fonctions moins nobles : il s’occupe de l'animal qui fabrique les forces organiques : c’est, selon l'expression de Paracelse « la ménagère de l'organisme ou l’ouvrier caché ». La science contemporaine lui donne le nom de système nerveux de la vie végétative. Il est formé de ganglions spéciaux et de muscles à fibres lisses avec une foule d'autres organes : glandes, organes splanchniques, etc. Ce système nerveux a, comme organe principal d'ac tion, le nerf grand sympathique dont les filets sont répandus partout, entourant les artères et les veines, les glandes, les périostes osseux. Ce système nerveux ne s’endort jamais et si l'on veut délimiter sa zone d'action, il suffit de considérer quels sont les organes qui marchent pendant le sommeil. Or, ce nerf grand sympathique, où puise-t-il la force nerveuse nécessaire à son action ? Dans les racines grises antérieures de la moelle, nous répond la physiologie classique. Revenons maintenant au cervelet et remarquons un
2100 l’initiation fait. Par son pédoncule supérieur, le cervelet est en contact avec le système nerveux conscient et par son pédoncule inférieur il est en contact avec le système nerveux du grand sympathique par l'intermédiaire de la moelle antérieure. Si nous considérons le cervelet comme un généra teur de force nerveuse, nous remarquons que cet organe peut envoyer cette force aussi bien vers le cer veau que vers les accumulateurs du grand sympa thique. Cette action est-elle continue ou alternée? C’est-à-dire le cervelet envoie-t-il en même temps la force nerveuse par ses deux pédoncules? C’est ce que nous allons nous demander? La succession des deux états : état de veille et état de sommeil, nous indique qu'il doit y avoir alternance dans le fonctionnement des deux incitations ner veuses. Pendant le fonctionnement de la vie consciente le pédoncule supérieur agit seul. 11 envoie sa force au cerveau et c’estsousl’influence de cetafflux que celui-ci agit. C’est l’état de veille. A un moment, il y a encombrement de cellules nerveuses usées, de là sensation de sommeil, par ten sion sanguinecérébrale. Le courant cérébelleux change de direction avec un symptôme analysé à ce propos par Luys : le bâillement. Le bâillement est le réflexe qui se produit chaque fois qu’il y a appel de force vers le cerveau (Bâillement précédant un cours ou une leçon technique qui demande une attention spéciale) ou reflux de force du cerveau vers la moelle : sensation de sommeil.
3PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL IOI Ace moment, le courant de force nerveuse change de direction et se dirige vers le grand sympathique. C’est ce que nous appellerons : la charge des accumu lateurs organiques : l'Homme dort. Pendant ce sommeil il y a afflux de sang au cerveau. Le grand sympathique vient prendre possession de cet organe en nettoyant les cellules nerveuses usées. Il « fait le ménage ». Quand les toxines ont disparu, il se produit un nouveau changement de courant. La force nerveuse reflue du sympathique vers le cervelet et de là vers le cerveau. Le réveil a lieu et la vie con sciente recommence. Les figures jointes à cet article montreront ces divers stades de la circulation nerveuse. Papus. DONNÉES ANATOMIQUES Cervelet. A. — Pédoncule ccrcbcllcux supérieur allant du cer velet au noyau rouge de Stilling (S) dans le cerveau antérieur. li. — Pédoncule cérébel leux moyen allant du cer velet à la colonne grise an térieure de la moelle (D). C. — Pédoncule cérébel leux (Pont de Varolc) réu nissant les deux hémisphères du cervelet. Grand sympathique. E. — Plexus laryngien. F. — Plexus cardiaque. G. — Plexus solaire du grand sympathique. II. — Filet réunissant les cornes grises antérieures de la moelle aux plexus sym pathiques. État de veille. Le courant nerveux se dirige vers le cerveau. Sommeil. Charge des accumuiatCurs du grand sympathique. Réveil et action d'un excitant. Reflux de la force nerveuse du sympathique vers le cervelet et du cervelet vers le cerveau.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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